A non-government information center on Turkey
Un centre d'information non-gouvernemental
sur la Turquie
|
juillet 2005 July N° 323 53 rue de Pavie - 1000 Bruxelles Tél: (32-2) 215 35 76 - Fax: (32-2) 215 58 60 editor@info-turk.be Chief Editor /Rédacteur
en chef:
|
Human
Rights
Pressures on media Kurdish Question Minorities Interior politics Armed Forces Religious affairs Socio-economics Turkey-Europe Turkey-USA Regional Relations Cyprus and Greece Migration |
Cliquez FLASH our l'actualité du mois courant
Click FLASH for informations of the current monthMystère: Ankara a-t-elle reconnu
la République de Chypre ou non?
Juin/June 05 Mai/May 05 Avr/Apr 05 Mar/Mar 05 Fév/Feb 05 Jan/Jan 05 Déc/Dec 04 Nov/Nov 04 Oct/Oct 04 Sept/Sept 04 Août/Aug 04 Juil/July 04 Toutes les informations depuis 1998
All informations since 1998
IMPORTANT NOTICE: Few groups in the service of the Turkish State have recently launched Internet pages with addresses similar to Info-Turk's address. This is a new attempt of the Ankara regime that has used over three decades all odious means to silence our free voice. Info-Turk does not have any relation with these groups and is determined to contibute, in spite of all pressures, to the defense of human rights in Turkey . AVIS IMPORTANT: Certains groupes au service de l'Etat turc ont récemment lancé des pages Internet avec des adresses semblables à celle d'Info-Turk. Il s'agit d'une nouvelle tentative du régime d'Ankara qui a depuis trois décennies utilisé tous les moyens odieux pour étouffer notre libre voix. Info-Turk n'a aucune relation avec ces groupes et est résolu de contribuer, malgré tout, à la défense des droits de l'homme en Turquie.
Informations du mois
Informations of the monthDroits de l'Homme / Human Rights
La Turquie condamnée pour les meurtres de Gazi en 1995
La Turquie a été condamnée mardi par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour les émeutes qui avaient fait 17 morts en mars 1995 dans la confrérie alévie d'Istanbul.
La Cour a donné raison à 22 proches des personnes décédées en estimant que les autorités turques avaient violé l'article 2 (droit à la vie) de la Convention européenne des droits de l'homme en recourant "à une force qui n'était absolument pas nécessaire" pour réprimer des manifestations dans les quartiers de Gazi et d'Umraniye à Istanbul.
Les émeutes de Gazi, un quartier déshérité et peuplé d'Alévis, des musulmans qui revendiquent un islam d'inspiration soufie, avaient fait suite au meurtre d'un chauffeur de taxi le 12 mars 1995. 15 personnes avaient au total été tuées et 276 autres blessées par la police qui, selon les requérants, n'avaient pas hésité à faire feu sur la foule et à empêcher les manifestants d'emmener les blessés à l'hopital.
Trois jours plus tard à Umraniye, de nouvelles manifestations étaient réprimées brutalement par la police durant lesquelles deux autres personnes avaient été tuées et plusieurs blessées.
Selon les autorités turques, aucune des balles récupérées sur les corps des victimes ne correspondaient aux armes des représentants des forces qui étaient de service pendant les deux incidents, une version contestée par les proches des victimes qui avaient porté plainte devant la justice turque dès le mois suivant.
Deux policiers furent condamnés respectivement à cinq et un an et huit mois de prison pour avoir tué quatre personnes au total, mais une instruction, ouverte à la même époque et portant sur les décès de quatre autres victimes est toujours pendante.
La CEDH a également condamné mardi Ankara pour n'avoir pas mené une "enquête rapide et adéquate" sur les circonstances entourant les décès, estimant notamment que "la manière dont le système de justice pénale turc a opéré en résponse aux évènements tragiques de 1995 n'a pas permis de garantir que les fonctionnaires concernés répondent pleinement de leurs actes".
La Turquie a enfin été condamnée pour absence d'un "recours effectif" (article 13) qui aurait permis aux requérants de "se plaindre du décès de leurs proches" et d'obtenir des actions en réparation.
Les familles des victimes ont jusqu'à présent obtenu que 150 millions de livres turques (2.800 EUR) à titre d'indemnités d'un fonds d'entraide turc.
La Cour européenne a décidé mardi d'allouer 30.000 EUR conjointement à six des requérants et 30.000 EUR à chacun des 16 autres pour dommage moral. (AFP, 26 juillet 2005)
Explosion d'Istanbul: la presse soupçonne un attentat, enquête en cours
L'explosion qui a fait deux blessés samedi à Istanbul serait due à un attentat, selon des informations parues dimanche dans la presse, mais la police poursuivait son enquête sans en dévoiler les détails.
"L'incident est en cours d'examen et la cause de l'explosion deviendra plus claire quand les enquêteurs auront terminé leurs recherches", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police d'Istanbul.
Le porte-parole a refusé de se prononcer sur des informations de presse selon lesquelles l'explosion devant un café-restaurant de la métropole turque serait due à une bombe à retardement ou télécommandée.
Un touriste néerlandais et un serveur ont été blessés dans l'explosion qui s'est produite sous l'une des tables placées à l'extérieur du café, situé sous le pont de Galata à la Corne d'Or, sur la rive européenne du Bosphore.
Le chef de la police d'Istanbul Cellalettin Cerrah avait déclaré samedi que l'explosion n'était pas due à une fuite de gaz, sans autre indication sur son origine. (AFP, 24 juillet 2005)
Ankara s'apprête à amender la loi anti-terreur pour renforcer la répression
Suivant l'appel de l'Armée turque, le gouvernement s'apprête à amender la loi anti-terroriste pour renforcer la répression de l'opposition sous prétexte de faciliter la lutte contre des "terroristes".Dans un entretien publié jeudi par le quotidien Vatan, le ministre de la Justice Cemil Cicek a déclaré: "Les préparations en sont à leur stade final. Nous allons soumettre le projet de loi au Parlement dès qu'il se réunira, après les vacances estivales, le 1er octobre."
Cicek a fait valoir que les pays européens eux-mêmes procédaient à des révisions de leurs lois anti-terrorisme. "Nous examinons les mesures prises par l'Espagne et la Grande-Bretagne au lendemain des attaques d'al-Qaïda" qui ont frappé ces pays, a expliqué le ministre. "Nous allons aussi introduire des mesures dans ce contexte".
Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a confirmé mercredi qu'Ankara prévoyait aussi de créer une agence gouvernementale spécialisée dans les affaires de terrorisme.
L'armée avait appelé à la création d'une telle institution, attachée aux services du Premier ministre, qui définirait les stratégies et assurerait la coordination de la lutte anti-terroriste. (AFP, 21 juillet 2005)
Cinq morts dans une explosion à Kusadasi sur la côte turque
L'explosion samedi d'une bombe dans un minibus dans la station balnéaire turque de Kusadasi, sur la mer Egée, a fait cinq morts dont deux touristes, une Irlandaise et une Britannique, et treize blessés, dont plusieurs ressortissants du Royaume-Uni.
Cinq personnes, dont une Irlandaise, une Britannique et trois Turcs, ont été tuées et treize autres, dont cinq Britanniques, ont été blessées lorsqu'une bombe a a déchiqueté un minibus qui transportait des vacanciers d'une plage vers le centre de Kusadasi, sur la mer Egée.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, a condamné un "acte répugnant", et son homologue irlandais, Dermot Ahern, a estimé que cette "atrocité" était "totalement injustifiable".
Devant la presse, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié l'explosion d'"attaque terroriste", mais sans en désigner les auteurs.
Yilmaz Orhan, le chef de la police de la province de Aydin, dont dépend Kusadasi, a souligné que les forces de sécurité n'étaient pas parvenues à une conclusion définitive sur l'origine de l'explosion.
"Il n'apparaît pas clairement si cela a été causé par un kamikaze ou par la détonation d'un engin", a-t-il dit à l'agence Anatolie.
Selon le gouverneur adjoint de la province, Nurdogan Kaya, les explosifs utilisés étaient "d'un genre plutôt puissant".
Le vice-gouverneur de Kusadasi, Ali Baris, a d'abord évoqué la possibilité d'un attentat suicide perpétré par "une jeune fille de 16 ou 17 ans". Mais après que les cinq morts eurent été identifiés, il a déclaré à l'agence Anatolie que cette hypothèse s'affaiblissait.
Depuis avril, les heurts entre l'armée et le PKK se sont intensifiés dans le sud-est de la Turquie, faisant plus de 100 morts.
Les responsables turcs ont annoncé dimanche matin la mort de 10 militants fortement armés du PKK lors de combats ces derniers jours dans la province de Sirnak.
Les recettes générées par le tourisme en Turquie ont atteint en 2004 15,9 milliards de dollars (13,2 milliards d'euros), avec l'entrée de près de 17,5 millions de vacanciers étrangers, un record. (AFP, 16-17 juillet 2005)
Le PKK nie, des personnalités kurdes condamnent l'attentat de Kusadasi
Les premiers soupçons des autorités turques se sont portés sur le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) après l'attentat qui a fait cinq morts samedi dans la station balnéaire de Kusadasi, dans l'ouest de la Turquie, mais le PKK a nié dimanche toute responsabilité.
Samedi après-midi aucune revendication n'avait encore été rendue publique. Toutefois, cette dernière attaque s'est produite une semaine après un autre attentat à la bombe à Cesme, non loin de Kusadasi, revendiqué par les "Faucons de la Liberté du Kurdistan", un groupuscule clandestin kurde. Ce groupuscule a promis d'autres attentats contre des sites touristiques turcs.
Le PKK a démenti toute participation à l'attentat. "Les accusations sont complètement fausses et sans fondement (...) Nous n'avons rien à voir avec Kusadasi", a affirmé le PKK dans un communiqué paru dimanche sur le site web de l'agence MHA, proche de l'organisation séparatiste kurde.
Le PKK a aussi déclaré dans ce communiqué n'avoir "aucun lien" avec le TAK. Les responsables turcs demeurent néanmoins convaincus que le TAK fait bien partie du PKK et n'est qu'un paravent qui permet d'attaquer des cibles civiles sans ternir l'image du PKK.
Un groupe de quatorze activistes kurdes ont condamné l'attentat commis samedi contre un minibus dans la station balnéaire turque de Kusadasi, sur la mer Egée, qui a fait au moins quatre morts et quatorze blessés.
"Nous n'approuvons jamais et nous condamnons toute action contre des civils innocents et sans défense, quels qu'en soient les motifs et quels qu'en soient les auteurs", soulignent ces personnalités dans une déclaration commune publiée à Ankara.
Parmi les personnalités signataires de cette déclaration figurent notamment Mme Leyla Zana, la première autonomiste kurde à siéger au parlement turc, et M. Tuncer Bakirhan, président du Parti démocratique populaire, pro-kurde. (AFP, 16-17 juillet 2005)
Les principaux attentats en Turquie depuis 2003 (CHRONOLOGIE)
L'attentat commis samedi contre un minibus dans la station balnéaire de Kusadasi (ouest de la Turquie) et qui a provoqué la mort d'au moins quatre personnes, intervient après près de deux ans de recrudescence des actes de terrorisme en Turquie.
--2003--
- 15 et 20 nov: Quatre attentats suicide à la voiture piégée à Istanbul contre deux synagogues et contre le consulat britannique et la banque britannique HSBC font 63 morts, dont le consul général britannique, et des centaines de blessés.
Ces attentats sont revendiqués par le réseau Al-Qaïda.
--2004--
- 9 mars: Deux personnes, dont un des auteurs de l'attentat, sont tuées lors d'une attaque suicide contre un immeuble abritant une loge maçonnique à Istanbul.
- 17 mai: Trois bombes explosent devant des succursales de la banque britannique HSBC à Istanbul et Ankara, faisant des dégâts matériels, quelques heures avant l'arrivée du Premier ministre britannique Tony Blair dans la capitale turque.
- 24 juin: 4 morts dans l'explosion d'une bombe dans un autobus à Istanbul, dont une militante d'extrême gauche qui transportait l'engin.
L'attentat est revendiqué par le DHKP-C (Front-Parti de libération du peuple révolutionnaire).
Quelques heures auparavant, un engin de faible puissance avait explosé à Ankara près de l'hôtel où devait loger le président américain George W. Bush, avant de se rendre à Istanbul pour le sommet de l'Otan.
- 29 juin: Trois personnes blessées par l'explosion d'une bombe à bord d'un avion de la Turkish Airlines, après le débarquement des passagers à l'aéroport d'Istanbul. La police soupçonne un groupe d'extrême gauche.
- 2 juil: Trois personnes sont tuées et 24 blessées dans l'explosion d'une voiture piégée dans le centre de Van (est), au passage d'un convoi escortant le gouverneur local. La police attribue l'attentat à l'ex-PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, séparatiste -- rebaptisé Kongra-Gel) qui dément.
- 5 août: Une fillette de 13 ans est tuée dans l'explosion d'une bombe artisanale près d'une école dans la province de Mardin (sud-est).
- 10 août: Deux personnes sont tuées et 11 blessées, dont des touristes, dans des attentats à la bombe visant deux hôtels du centre d'Istanbul et un complexe gazier en périphérie de la ville. Un groupe kurde armé, les Faucons de la liberté du Kurdistan, revendique ces attaques.
- 19 sept: Une bombe explose à Mersin (sud), près d'un lieu où se déroulait un concert, faisant treize blessés. L'attentat est revendiqué par les Faucons de la liberté du Kurdistan.
--2005--
- 30 avr: Un attentat à l'explosif, revendiqué par les Faucons de la liberté du Kurdistan, tue un policier et en blesse quatre autres dans la ville touristique de Kusadasi sur la mer Egée.
- 1er juil: un militant d'extrême gauche recherché tente de commettre un attentat suicide contre une cible gouvernementale en plein centre d'Ankara avant d'être abattu par la police.
- 2 juil: Une bombe explose au passage d'un train dans l'est de la Turquie, une région à majorité kurde, causant la mort de six personnes et en blessant 11 autres.
- 10 juil : Une bombe de faible puissance explose dans la ville balnéaire turque de Cesme, sur la mer Egée, blessant 20 personnes. Le groupe armé kurde, les Faucons de la liberté du Kurdistan, a revendiqué cet attentat. (AFP, 16 juillet 2005)
La Turquie condamnée à Strasbourg pour enquête insuffisante sur un meurtre
La Cour européenne des droits de l'homme a condamné jeudi la Turquie pour avoir insuffisamment enquêté sur le meurtre d'un homme, proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et abattu en 1994 à Diyarbakir, dans le sud-est à majorité kurde du pays.
La Cour a estimé qu'Ankara avait violé les article 2 (droit à la vie) et 13 (droit à un recours effectif) de la Convention européenne des droits de l'homme et alloué 10.000 euros pour dommage moral à la veuve et aux trois orphelins de Halis Kaçar.
Il avait été tué de plusieurs balles dans le dos le 11 mars 1994, alors qu'il quittait son domicile, a rappelé la Cour dans son arrêt.
Son épouse soutenait qu'il avait été victime d'une exécution extrajudiciaire tandis que le gouvernement affirmait qu'il avait été tué dans règlement de comptes entre organisations terroristes."A la lumière des éléments en sa possession", la Cour a considéré "qu'une conclusion selon laquelle Halis Kaçar aurait été tué par des agents de l'Etat ou avec leur complicité relèverait plus du domaine de l'hypothèse et de la spéculation que d'indices fiables".
Toutefois, "les autorités turques ont fait preuve d'un manque de diligence dans la manière dont elles ont mené l'enquête pénale, celle-ci étant marquée par des périodes d'inactivité inexpliquées", a poursuivi la Cour, qui s'étonne notamment de négligences dans l'expertise balistique.
En outre, bien qu'une enquête ait été ouverte sur les auteurs présumés du meurtre, "tous n'ont pas été retrouvés et la procédure engagée contre certains des suspects" interpellés ou localisés est "toujours pendante", ajoute-t-elle. (AFP, 15 juillet 2005)
Physicians: "Isolation at Prisons Should be Eliminated"
The Istanbul Chamber of Physicians (ITO) has called on the government to improve the physical and psychological health conditions of the inmates, especially of those at the maximum-security F-type prisons. The Chamber has also asked the government to cooperate with the chambers of physicians when needed.
Through legal amendments, the government has left the people's right to a healthy life to the mercy of the market, the ITO board of directors said in a written statement. "This is also affecting the prisoners."
ITO said that tens of people have chosen to die since the "returning to life" operation 4.5 years ago. It cited the complaints of the families of inmates and added that health conditions at the F-type prisons are threatening the lives of the prisoners.
"The prisoners are forced to live in physical and social isolation," said the statement. "From the increasing number of complaints from their families, it can be told that the prisoners are deliberately left to die. Prison authorities are preventing treatment although some inmates have serious health problems. They are only transferred to hospitals at the very last stage of their sickness. They are even prevented from using medicine."
ITO had earlier applied to the Justice Ministry and proposed that an independent group of physicians, under the supervision of the Turkish Physicians Association, inspect the health services in prisons. The Justice Ministry rejected the proposal saying "health services are being provided in the related units," according to ITO.
"Media's silence about what's going on in the prisons is interesting," said ITO, adding:
"The pressure and insults the inmates and their families are faced with at the F-type prisons are unacceptable and cannot be kept in the dark anymore. They virtually have no rights. It is clear that hiding this problem would only lead to the creation of a cruel political regime and would have no contribution to the democratization of our country." (BIA News Center, july 12, 2005)
Ankara condamnée trois fois pour la violation des droits de l'Homme
La Cour européenne des droits de l'Homme a condamné mardi la Turquie dans trois procès pour la violation des droits de l'Homme.
1.
La Cour a condamné la Turquie pour avoir empêché des responsables du Parti de la démocratie et de la paix (DBP) de se rendre en 1998 dans plusieurs villes du sud-est du pays et de tenir une réunion publique dans celle de Van.
La Cour a estimé qu'Ankara avait notamment violé l'article 11 (liberté de réunion et d'association) de la Convention européenne des droits de l'homme et alloué 2.000 euros au parti DBP et 1.500 euros à chacun des trois requérants pour dommage moral.
Refik Karakoç, Ilhan Güneri et Nevzat Eski étaient alors respectivement président du DBP, président de la section locale de Van du DBP, et membre du comité directeur du parti, rappelle la Cour dans son arrêt.
Ils décidèrent début juin 1998 de visiter une douzaine de villes dont Mardin, Diyarbakir et Van afin de rencontrer la population de cette région du sud-est de la Turquie, à majorité kurde et soumise à l'état d'urgence.
Le 10 juin 1998, le préfet de la région interdit la tenue de la réunion en plein air prévue à Van, au motif que la situation y était "sensible", ainsi que les déplacements programmés à Mardin et Diyarbakir.
La Cour européenne a reconnu que "l'atmosphère politique pouvait peser (...) en raison de l'insécurité liée aux actes de terroristes perpétrés dans le sud-est de la Turquie à l'époque des faits".
"Néanmoins, le préfet était prévenu à l'avance", a poursuivi la Cour, rappelant que rien n'indiquait que le DBP allait "diffuser des idées de violence et de rejet de la démocratie".
La Cour a estimé que ces "mesures d'interdiction" ne pouvaient raisonnablement être considérées comme répondant à un besoin social impérieux".
2.
La Cour a condamné la Turquie pour avoir refusé en 1996 de fermer trois centrales thermiques polluantes, situées dans le sud-ouest du pays, malgré plusieurs décisions de justice allant dans ce sens.
Ces centrales, de Yatagan, Yeniköy et Gökova (Kemerköy) situées dans la province de Mugla, sont gérées par le ministère de l'Energie et des Ressources naturelles ainsi que par une société publique, la "Türkiye Elektrik Kurumu" (TEAS), rappelle la Cour dans son arrêt.
A la suite d'une action intentée au milieu des années 1990 par dix avocats, le tribunal administratif de Aydn ordonna une expertise.
Elle révéla que ces centrales émettaient des quantités considérables de dioxyde d'azote et de dioxyde de souffre et que leur exploitation était dangereuse pour l'environnement dans un périmètre de 25 à 30 kilomètres.
En juin 1996, le tribunal jugea notamment que la TEAS exploitait ces centrales depuis 1994 sans avoir obtenu les autorisations nécessaires pour la construction, les émissions de gaz et le rejet des eaux usées.
Il ordonna la suspension de leur exploitation. Cette décision fut confirmée par la suite par le Conseil d'Etat en juin 1998.
Toutefois, en septembre 1996, le gouvernement préféra poursuivre l'exploitation des centrales, soulignant entre autres que leur contribution à l'économie était de l'ordre de 500 milliards de livres turques.
"Les requérants ont le droit de vivre dans un milieu sain", a d'emblée rappelé la Cour européenne, relevant que la décision du gouvernement "était de toute évidence illégale au regard du droit interne" et qu'elle s'opposait à "la notion d'Etat de droit".
Elle a condamné Ankara pour violation de l'article 6 alinéa 1 (droit à un procès équitable) de la Convention européenne des droits de l'homme.
3.
La Turquie a été condamnée par la Cour pour traitements inhumains ou dégradants infligés à un mineur de 17 ans battu pendant sa garde-à-vue.
Soner Onder, Turc d'origine chaldéenne, avait été arrêté le 25 décembre 1991 pendant une manifestation à Istanbul.
Fin 1996, il avait été condamné à la peine de mort, commuée plus tard en 16 ans et 8 mois de prison, pour avoir lancé ce jour-là un cocktail molotov dans un magasin et pour aide à une organisation armée illégale.
Le requérant se plaignait devant la Cour européenne d'avoir été victime de mauvais traitements lors de sa garde-à-vue pour le contraindre à faire des aveux.
La veille de la fin de cette garde-à-vue de 15 jours, un rapport médical n'avait fait été d'aucune blessure. En revanche, quelques jours plus tard, à un moment où il était en détention provisoire, un second examen avait constaté des douleurs sur son corps et un gonflement inhabituel du testicule gauche.
"Au vu des éléments et en l'absence d'explication plausible de la part du gouvernement (turc), notamment sur la discordance constatée des rapports médicaux versés au dossier, force est de conclure que l'examen médical initial n'a pas eu lieu en bonne et due forme et que les séquelles constatées ont pour origine un traitement dont la Turquie porte la responsabilité", a estimé la Cour européenne.
Les juges ont ainsi condamné la Turquie pour traitements inhumains ou dégradants.
Ankara, qui a également été condamné pour la durée excessive de la procédure (5 ans et 11 mois), devra verser 8.000 euros au requérant pour dommage moral. (AFP, 12 juillet 2005)
Detention conditions worsening in F-type prisons
Union of Prisoners' Relatives (TUYAB) announced on 9 July that the conditions in the prisons worsened concerning the rights to communicate, live and health after the new TPC. They announced that the prisoners were arbitrarily sentenced by administration, were not treated and were beaten in F-type prisons.
Hanzey Güldogan, sister of Aysel Güldogan who is a prisoner in Gebze F-type Prison the prisoner, told that she made an official complaint in connection with the beating of her sister showing the traces of wounds on the body of her sister during the hearing at the Heavy Penal Court No 3. Güldogan, who told that the intensified searches are made to impose pressure on the prisoners, said: "Filiz Gülkokuer who suffers from leukaemia was not taken to the hospital because she denied to be searched continuously".
Seza Mis Horoz, a member of TUYAB, who told that the prisoners who were sentenced to life imprisonment were put to single cells after the new TPC come into force, said that Menderes Leyla and Ali Baba Ari were beaten when they were being taken to cells in the Tekirdag F-type Prison, and the leg of Menderes Leyla was broken. Horoz told that they wrote a petition to the Ministry of Justice upon the fact that the medicine of Zeynel Firik and Ali Sahin written on their recipes by the doctor were not bought. However, Horoz told, the Ministry told them the Prison should supply the medicines: "The prison administration told us to buy the medicine with our money. The rights of the convicts are violated."
Bahar Ertürk stated that her brother Kemal Ertürk in Ankara Sincan F-type Prison suffers from hypertension and diabetics but the prison administrations does not led him to be treated.
Meanwhile, it was revealed that the 121 letters written in the last three years to the political prisoner Murat Eser by his family were not delivered to him by the prison administration. His father Hüseyin Eser, who told that his son had been in Malatya Closed Prison in 2002 but sent to Elbistan Closed Prison in 2003, said that the letters were given to him when he went to visit to his son on 17 May. (Cumhuriyet-Özgür Gündem-TIHV, July 9-10, 2005)
OSCE report on the modification of the Turkish Penal Code
The OSCE Representative on Freedom of the Media, Miklos Haraszti, today praised the Turkish authorities for introducing important changes to the new Penal Code, following a legal review his Office produced last May listing 23 provisions that needed to be revoked. {BR}
However, "despite some improvements, the amendments do not sufficiently eliminate threats to freedom of expression and to a free press," Mr Haraszti said.
The revised Turkish Penal Code was finally approved by parliament on Wednesday, 29 June. It now has to be published in the Official Gazette in order to enter into force.
Out of the 23 changes the OSCE Representative suggested in May, seven provisions have been brought into line with media freedom principles.
A welcome improvement is the deletion of most of the provisions which assumed stronger sanctions when the media was involved. Turkish lawmakers acknowledged that information about crimes could be in the interest of free discussion of public affairs.
Relating to Article 305 on "offences against fundamental national interests", the Representative noted with satisfaction that two examples in the explanatory "Reasoning Document" - making it a crime to demand the withdrawal of Turkish troops from Cyprus or to claim that Armenians were exposed to genocide - have been removed.
On a negative note, however, Mr Haraszti observed three major areas where media freedom remains endangered:
- the right of journalists to report and discuss on public-interest issues is not secured;
- restrictions on access and disclosure of information have not been lifted;
- defamation and insult provisions remain a criminal rather than a civil offence, thereby leaving the free discussion of public affairs at risk.
The Representative expressed his hope that modernisation of the Turkish Penal Code would continue in the spirit of improving the freedom of public scrutiny, while the provisions promoting self-censorship would all be removed. (OSCE, July 10, 2005)
Le champion de la "tolérance zéro à la torture" entouré de tortionnaires!
L'année dernière, le passé sinistre de Maksut Karal, chef de la garde rapprochée du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, avait éclaté au grand jour lorsqu'un ex-détenu du DHKP-C exilé, du nom de Erdal Gökoglu, avait reconnu en lui le tortionnaire qui le maltraita dans le fameux centre de torture d'Ankara, connu sous le nom de « laboratoire de recherches approfondies ».
A présent, c'est un autre garde du corps du Premier, un certain Hanefi Karal, parent de Maksut Karal, qui est éclaboussé par des histoires de tortures.
Le 3 avril 2002, une opération policière avait été menée à Ankara contre des militants présumés du DHKP-C. Au cours de cette opération, quatre personnes avaient été arrêtées et sauvagement torturées. Par la suite, deux des victimes, Bahar Güler et Tekin Demir, ont porté plainte contre leurs tortionnaires. Parmi les 19 inculpés, il y avait Hanefi Karal.
Le 29 juin dernier, se déroulait la deuxième audience du procès des tortionnaires de Bahar Güler et Tekin Demir devant la Première cour des lourdes peines (l'équivalent de la cour d'assises) d'Ankara.
Néanmoins, Hanefi Karal n'a pas assisté à son procès pour des raisons professionnelles. Au cours de cette audience, Bahar Güler et Tekin Demir ont déclaré avoir été complètement déshabillés, avoir été aspergés d'eau, puis avoir subi des chocs électriques. Ils auraient été roués de coups et menacés de mort et de viol. Leurs cheveux auraient été arraché. Tekin Demir aurait eu les poils des moustaches arrachées une à une.
La date de la prochaine audience a été fixée au 27 juillet.
Ce n'est évidemment pas un hasard qu'Erdogan s'entoure de tortionnaires. Ce constat laisse même penser que le critère de sélection des sbires d'Erdogan aient été établis selon leurs palmarès en matière de tortures. En tout cas, ce nouveau scandale apporte un sérieux discrédit à la campagne "tolérance zéro à la torture" initiée par Erdogan lui-même, à l'aube de son mandat. Après cette affaire, peut-on encore se laisser bercer par le mythe de la démocratisation de l'Etat turc et nier que la torture demeure une politique d'Etat? (HÖC Info, 7 juillet 2005)
L'exécution policière d'un militant de gauche menotté à Ankara
Un militant de gauche recherché a été abattu à Ankara par la police sous les regards effarés des passants. Eyup Beyaz, âgé de 25 ans et membre du Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), a été tué par balles à une heure de pointe, dans un quartier bondé abritant des bâtiments gouvernementaux très protégés, dont les bureaux du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, après avoir été refoulé à l'entrée du ministère de la Justice.
Selon un communiqué de la police, l'homme portait deux bombes dans un corset et une explosion est survenue à un point de contrôle de la police juste à l'intérieur du ministère de la Justice alors qu'il était fouillé à 09H05 locales (06H05 GMT). Le communiqué ne précise pas si c'est la bombe ou seulement le détonateur qui a explosé. "L'autre bombe a été désamorcée" après qu'il eut été tué, selon la police.
Dans un premier temps, il a été mis à terre par les policiers et menotté, mais a réussi à prendre la fuite en direction d'un parc. Il a été blessé à la jambe mais, après avoir une nouvelle fois tenté de faire exploser sa bombe, les policiers ont visé la tête, le tuant sur le coup, selon l'agence Anatolie.
Un caméraman qui se trouvait par coïncidence dans le secteur a filmé l'événement, qui tournait en boucle vendredi sur les chaînes de télévision turques.
Dans un communiqué, TAYAD (Association d'entraide avec les prisonniers politiques de Turquie) a accusé le gouvernement d'assassiner ses opposants: "Aujourd'hui, une fois de plus, nous sommes témoins d'une exécution. Le 18 juin dernier, le pouvoir a perpétré un massacre en assassinant 17 révolutionnaires. Cette fois, l'Etat a exécuté un militant au grand jour, pour soi-disant le 'neutraliser'. D'après les informations émanant du ministère de la justice, le militant a tenté de pénétrer dans le bâtiment du ministère par la porte réservée au personnel. Au moment de sa fouille corporelle, il aurait actionné son détonanateur. A ce moment, il est parvenu à s'échapper des policiers qui l'avaient immobilisé et a commencé à courir vers le quartier de Kizilay. D'après les images télévisées, cette personne était visiblement menottée dans le dos. Ce pouvoir continue d'éliminer les opposants par les armes, l'isolement, les lois et la censure."
D'autre part, l'Association des droits de l'Homme de Turquie (IHD) critique la police d'abattre un homme menotté au lieu de l'arrêter vivant." (AFP-TAYAD-IHD, 1 juillet 2005)
TIHV's Recent Human Rights Reports in Brief
July 29, 2005
Egitim-Sen Case... Legal General Chamber of the Court of Cassation 2 announced the reasoned verdict concerning the closure case against teachers' union Egitim-Sen. It was stressed in the verdict that the Constitution rules that any language other that Turkish cannot be taught as mother tongue and the education must be in Turkish: "National unity means the unity in the public life so the public life necessitates a national culture which is under the protection of the law. Everybody, on the other hand, can live the culture that they are belonged to in their private life. The definite conclusion is that the education is done in Turkish in Turkish republic. Learning, broadcasting in other languages and dialects used in the society was accepted as a democratic right and legal amendments were made in this direction. ... Education in different languages would raise the social conflicts both in scientific and public realms". The verdict put that Egitim -Sen violated the Law on Trade Unions of Civil Servants and the Constitution by supporting education in mother tongues. Ankara Labour Case No. 2 had rejected closure case against teachers' union Egitim-Sen for the first time on 15 September 2004 but this decision had been quashed by the 9th Legal Chamber of the Court of Cassation. Upon this the court had rejected closure case for the second time. (Cumhuriyet)
The Umut (Hope) Case... On 28 July Ankara Heavy Penal Court No 11 concluded the case against 8 persons who were charged with 22 actions, including the killings of journalist Ugur Mumcu, Dr. Bahriye Üçok, Prof. Dr. Muammer Aksoy and Prof. Dr. Ahmet Taner Kislali. The court sentenced Ferhan Özmen to life imprisonment under the Article 146/1 TPC for "being member of an armed organization established to change constitutional order". Arrested defendants Hasan Kiliç and Mehmet Ali Tekin were sentenced to 11 years 6 months' imprisonment each for "being leading members of armed organization". However, these sentenced decreased to 6 years three months according to the Repentance Law. Mehmet Sahin, Fatih Aydin, Muzaffer Dagdeviren and Abdulhamit Çelik were sentenced to 3 years 1 month 15 days' imprisonment each, Yusuf Karakas was sentenced to 3 years 9 months', Ekrem Baytap was sentenced to 15 years' imprisonment. Baytap was released after this decision. (Cumhuriyet)
Destruction of Squatters' Houses... A quarrel broke out between the officers and the squatters living in Güzeltepe quarter in Alibeyköy district (Istanbul) during the destruction of the squatters on 28 July. A crowded group established a barricade in the quarter and did not led the destruction teams enter the quarter on the allegation that the municipality did not supply places to shelter to tenants although made an agreement with the owners of the houses. Police destructed the barricades with panzers, dispersed the crowd by gas bombs and detained five persons. Leyla Güzel and Telli Yön (65) were two of the detainees. Ismail (surname not known) had reportedly heart attack during the incident and taken to the hospital. (Atilim)
Attack to the MHP... Premise of MHP in Mamak district (Ankara) was set on fire by unidentified persons on the night of 26 July. "Anti-Fascist Forces (AFAK)" claimed the incident. (Atilim)
Students on Trial... A court case was launched against 20 students who protested the police officers who attended classes wearing uniforms at METU. The indictment wants the students to be sentenced for "resisting security forces and not obeying authorities". The case would commence at Ankara Penal Court of first Instance No 25 on 10 November. Meanwhile, defendant students Engin Bozkurt, Umut Soytas, Ismet Yücetas, Yücel Takak and Ali Kemal Arslan were reportedly not at the school on the day of the incident. (Atilim)
July 28, 2005
Torture Case... On 27 July Ankara Heavy Penal Court No 1 continued to hear the case against 19 police officers launched on the allegation of torturing Tekin Demir, Bahar Güler, Jale Kirman and another person who had been detained in 2002 in Ankara. The hearing was adjourned to a later date for recording the testimonies of police officers. (Cumhuriyet)
Incident in Mus... Sefik Yildirim living in Varto district of Mus appealed to the HRA on the allegations that police opened fire from a panzer on his house that is 150 meters distant from Varto Security Directorate. Yildirim told that there was nobody in the house during the incident. Sefik Yildirim's sister Sakine Yildirim told that police officers who came to the place of incident on 19 July made an investigation and apologized from the people living nearby: "A police panzer is on duty everyday near our house. We heard gunshots around 21.50 pm on the night of the incident. They raked the house of my brother. Next day police officers came and took the picture of the house. They wanted not to make complaint and offered to compensate the damages". (Özgür Gündem)
Detention and Arrests... Baris Yigit who was detained in Tunceli for "being member of the PKK" was arrested on 26 July. Meanwhile, Baris Yigit's mother Selvi Yigit told that the bag that had allegedly bomb in it was put by the soldiers when they raided their house: "They said that they found a bag 20 meters away the house. A special team member was holding the bag. Suddenly they said: 'This is a bomb'. Then they exploded it from 20-30 meters away. The explosion did not make so much noise. After the explosion they said that it was not a bomb. They talked by a radio and then went away". Enver Yanik who was detained in Istanbul on the allegations of "being member of DHKP-C and preparing for a suicide action" and Kaidr Al who allegedly aided Yanik were released by the public prosecutor in Istanbul on the grounds of "lack of evidence". Security authorities had alleged that "they had founded chemical substances used for making bomb in Yanik's house". Enver Yanik was arrested in connection with another case."(Aksam-Özgür Gündem)
Clash and Attacks in the Southeast... According to the announcement made by the PKK, Rifat Baysal who was one of the five militants reportedly died on 26 July nearby Hakkari was reportedly save his skin. Van Governorate announced that 15 militants were killed during the clash broke out nearby Gürpinar district. (Milliyet-Özgür Gündem)
July 27, 2005
Torture in DetentionŠCemil Bilgili who organized a press conference at the premise of the prisoners' relatives association TUHAD on 25 July announced that he and his nephew Cem Bilgili were tortured. He told that a fight broke out between his nephew and a friend of his on 14 July in Çaglayan quarter of Istanbul: "I stopped fighting but the police officers who came to the place of incident took us to the Çaglayan Police Station. They beat and insult at us. There were strokes on several parts of our bodies. We were examined at Sisli Etfal Hospital. When we told the police officers that we would make an official complaint against them we were subjected to insults and beatings again." Cemil Bilgili told that Cem Bilgili was arrested on the allegations of "insulting the flag" and "resisting the police" and they made an official complaint against the police officers to the public prosecutor in Sisli. (Özgür Gündem)
Persons Beaten by Police... The travesties "Hülya", "Eda" and "Ezgi" were reportedly beaten by police on 21 July in Çapa quarter of Istanbul. According to a new appeared on the daily Özgür Gündem, the three persons were forcibly taken out of a taxi when it stopped during the red light in the traffic by some 30 police officers and beaten. These persons were later detained and given 2 days' reports at the hospital but the reports were not delivered up to them. Accprding to the news, the three persons were reportedly sent to the public prosecutor in Fatih district on the allegation of "resisting police" and released after being testified. The travesties reportedly did not made an official complaint against the police officers because they thought that it would be fruitless. (Özgür Gündem)
Torture Trial... 1st Penal Chamber of the Court of Cassation denied the appeal against the acquittal decision against 10 police officers allegedly who tortured Erol Evcil during his detention at Bursa Security Directorate on the grounds of "not appealing within the legal time limit". Thus the acquittal decision was fixed. On the other hand, the Court of cassation quashed the verdict against the physicians Feridun Abdullah Karadag and Gündüz Sümeyre Döl who were sentenced to fine on the grounds that they gave report saying that "there was no trace of torture on Evcil's body". The court decided that the cases of the defendants should be handled according to the new TPC. On the same grounds, the Court of Cassation also quashed the life imprisonment sentences against Erol Evcil, who allegedly ordered the killing of Nesim Malki in Bursa on 28 November 1995, and the assassins Burhanettin Türkes and Sükrü Elverdi. The case against Evcil, Türkes and Elverdi had been launched in Istanbul SSC and then the case had been combined with the torture case launched in Bursa. The case had been concluded on 21 May 2004 at Bursa Heavy Penal Court No 2. (Hürriyet)
Righists Attacked... The group who waiting in front of Istanbul Courthouse to follow the DHKP-C case were attacked by the members of Idealist Union in Sariyer. Musa Kesler, correspondent with the daily Milliyet, was also beaten by the rightists during the incident. Chairman of Idealists' Union in Sariyer Dursun Karabacak, who was detained in connection with the attack, was released after being testified at Besiktas Police Station. (Radikal)
Detentions and Arrests... B.Y. was detained in Tunceli on the allegation of "being member of the PKK". Enver Yanik was detained in Istanbul on the allegation of "being member of DHKP-C". Enver Yanik had been released from prison in 2003 on the grounds of suffering Wernicke-Korsakoff due to death fast. (Hürriyet-Milliyet)
Incident in Gümüshane... Armed attacked was organized to a police car on the night of 25 July in Gümüshane. Police officer Eyüp Sahin and passerby Çetin Ergün were wounded slightly during the incident. (Milliyet)
Clash and Attacks in the Southeast... According to the announcement of the PKK, the militants who were killed during the clash on 20 July nearby Akinköy village of Ercis district (Van) were Yücel Yorgun and Mehmet Karakus. In the announcement it was alleged that the security forces used chemical weapons during the operations started on 14 July in Hakkari and the militants Hacer Benek, Vahit Bilir, Rifat Baysal, Mehmet Emin Sincar and Hasan Esmer died due to chemical weapons. Sirnak Governorate announced that two PKK militants were killed during the clash in Anilmis Valley on Cudi Mountain. These militants reportedly were Ahmet Bilal and Azad Tahiri. Three persons were reportedly detained during the operations carried out around Tüzek village of Gürpinar district (Van) that was evacuated in 1993. One of the detainees is reportedly Ahmet Sümer. Nurcan Gencer (19), who was detained on the allegation that she attended the funeral ceremony of the PKK militant Tekin Saybak in Bostaniçi town of Van, was arrested on 26 July. Vahdettin Inan had been killed by the soldiers during Saybak's funeral ceremony. The post train that was going from Elazig to Mus was turned upside down at Kale-Kurt Station on 26 July due to the bomb put on the rails. (Özgür Gündem-Star)
July 25, 2005
Police Officers on Trial... On 22 July, Van Heavy Penal Court continued to hear the case against the police officers Seyit Demir and Sabri Sivaci launched in connection with the killing of juvenile Saban Cadiroglu (14) on 19 August 1999 in Van by beating to death. Lawyer Menaf Kiran announced that the court adjourned the hearing to 18 October. (23 July, Özgür Gündem)
Villagers Beaten by Soldiers... The shepherds Resat Bozkurt and Mustafa Taskiran who were detained on Tendürek Mountain nearby Yilanli village in Dogubeyazit district of Agri on 20 July were allegedly beaten by the soldiers. They were reportedly detained for having lots of blankets and food with them. They were kept in detention for 2 days in Dogubeyazit Military HQ and were not allowed to see a lawyer. The detainees were reportedly given medical reports by Dogubeyazit State Hospital. Meanwhile Haci Mustafa Bozkurt, his son Mehmet Bozkurt and Burhan Bozkurt from Yilanli village were also detained on 21 July. The shepherds and the detainees were arrested by Dogubeyazit Peace Penal Court for "aiding an illegal organisation". (22 July, Özgür Gündem)
DEHAP Executives on Trial... Erzurum Heavy Penal Court No 2 concluded to hear the case against Tuncer Bakirhan, Chairman of DEHAP, Bedri Firat, DEHAP Chair for Erzurum, launched in connection with a speeches they made on 28 October 2002 before the elections in November 2002. The court acquitted the defendants. They had been first sentenced to 10 months' imprisonment by Erzurum SSC in 2003 under the Article 312 TPC, but Court of Cassation had quashed the verdict. (23 July, Özgür Gündem)
Activity Prevented, Associations Raided... The Governorate in Tunceli postponed "6th Munzur Culture and Nature Festival", which was planned to be held 8-31 July in Tunceli, for 45 days for security reasons. The premises of Association of Fundamental Rights and Freedoms and Tunceli Culture Art and Solidarity Association were raided and searched on 23 July on the grounds that illegal organisations would conduct action during the festival. At least 3 persons were detained during raids. (TIHV)
Refugees Died... 3 refugees from Ivory Coast were thrown into the sea between Bodrum and Cos Island by sailors in a Russian ship. The refugees reportedly got into the boat in Lebanon. The sailor threw them into the sea handcuffed after noticing they were in the boat. One refugee died, one is missing and one was rescued by a yacht. (23 July, Milliyet)
Mine Explosion... Mehmet Aydemir (48) died when he stepped on mine on 22 July nearby Uzungeçit town in Uludere district of Sirnak. Sefik Yildirim was wounded during the incident. (24 July, Radikal)
Incident in Istanbul... 2 persons (one of them was a tourist) were wounded during the explosion on 23 July in a restaurant on Galata Bridge in Istanbul. Celalettin Cerrah, Security Director in Istanbul, announced that the bomb was left under a table. (24 July, Milliyet)
Clashes and Attacks in Southeast... PKK announced on 24 July that the private Coskun Kirandi who was abducted would be released. After the clash nearby Akinköy village in Ercis district of Van on 20 July the villages Akinköy, Extê and Kilise were raided. Many villagers were detained. Cigerxwun Erisen and Cevdet Balikçi were reportedly detained in Ercis. 13 of 20 detainees were arrested on 23 July, 7 persons were released. Meanwhile PKK announced that none of the PKK militants died during the clash, but soldiers allegedly killed 2 villagers working on the field after the clash. A military helicopter was allegedly shot by PKK militants on 22 July nearby Çukurca district of Hakkari. 16 soldiers allegedly died and 10 soldiers were wounded. According to the official announcement by General Staff the helicopter landed on a mine nearby Pirinçeken Gendarmerie Station and 4 soldiers were wounded. According to the news appeared on papers the private Mehmet Kansiray died on 24 July during the clash nearby Çukurca district of Hakkari. According to the announcement by the Governorate in Sirnak 5 PKK militants allegedly died during a clash on 21 July. (22-23-24 July, Özgür Gündem-Radikal-Sabah)
July 22, 2005
Person Threatened... Selçuk Ulavur, member of Association of Fundamental Rights and Freedoms in Ankara, announced that he was threatened by police officers on 18 July. He said that 2 persons who alleged that they were from police intelligence service stopped him at about 11pm in Cebeci quarter. He added that they said: " We are not police officers. You can oppose the police. But if you oppose the state we would come and find you." Ulavur also stressed that they forced him to confess that he had relation with Eyüp Beyaz who was killed in front of the Ministry of Justice. Lawyer Selçuk Koza_açli announced that they made an official complaint on 20 July. (TIHV)
House Raids in Tunceli... Recent house raids and searches in Tunceli were allegedly conducted with legally invalid documents. According to the announcement by Murat Polat, DEHAP Chair for Tunceli, appeared on daily Özgür Gündem his house was raided on 6 July and he was detained: "Security forces besieged the house as if there would be a clash. They said that the raid was conducted upon a phone call. Although they alleged they were searching for bombs they were not look like searching for bombs." Alican Önlü, member of DEHAP Central Executive Committee, stressed that the searches on the roads to and from Tunceli were ordinary and without legal base: "There are 2 police point on the road to Ovacik. They check the IDs without mentioning a reason. If they are not looking for a determined person everyone going through that way is a suspect. They search the vehicles and check IDs as if they are looking the driving licenses. There are also serach warrants issued for a long period." Bülent Tas, Chairman of Tunceli Bar Association, announced: "Order for search and raids cannot be issued generally according to Regulation on Apprehension, Detention and Interrogation and Article 116 and following articles of TPC. The orders can be issued relying on a valid reason and suspicion and can be for a definite period." He added that the raids cannot be conducted upon phone calls and there has to evidences. He added that video recordings taken during raids have to be regarded violation of privacy of personal life. (Özgür Gündem)
Incident in Trabzon... On 21 July, Trabzon Peanl Court of First Instance No 2 started to hear the case launched in connection with the attack of some two thousand people against TAYAD members Zeynep Ertugrul, representative of the journal Ekmek ve Adalet (Bread and Justice), Nurgül Acar, Emre Batur and Ihsan Özdil in Trabzon on 6 April while they were distributing leaflets concerning "the conditions in prisons". Defendant Ilyas Aktas testified at the hearing to the effect that he was with crowd but he did not attack TAYAD members. The remaining defendants followed his defence. TAYAD member Zeynep Ertugrul said that they were attack upon an untrue allegation that that they were burning Turkish flag. She stressed that she remembers the faces of the defendants but she was not sure whether they were the attackers. She also said that the real attackers were free. The court decided to combine the case with the one against TAYAD members. (Milliyet)
Villagers Abducted... The shepherds Sinan Gürbüz (16) and Hakan Abi (18) were allegedly abducted by PKK militants on _spiriz Mountain nearby Ortayolu village in Baskale district of Van. (Milliyet)
Dismissed Students... Ismail Yildiz, student in Süleyman Demirel University in Isparta, was permanently dismissed from university for attending Newroz celebrations. 4 students were dismissed for 2 semesters, 8 students for one semester. University Disciplinary Council warned 3 students. The case launched against the students on charges of praising an offence is still ongoing at Isparta Penal Court of First Instance No2. (Evrensel)
Detentions and Arrests... Resul Geyik, against whom an arrest warrant had been issued for being member of PKK, was detained in Izmir. (IHA)
Clashes and Attacks in Southeast... According to the announcement by HPG, 3 soldiers died during the attack against the military unit nearby Ikizce village in Kumçati district of Sirnak on 20 July. It was also announced that soldiers opened random fire and wounded a female villager. (Özgür Gündem)
July 21, 2005
Exe-Judicial Trial... On 20 July, Eskisehir Heavy Penal Court No started to hear the case against the police officers Mehmet Karaca, Yasafettin Açiksöz, Seydi Ahmet Döngel and Salih Ayaz launched in connection with the killing of Ahmet Kaymaz and his son Ugur Kaymaz on 21 November 2004 in Kiziltepe district of Mardin. DEHAP, EMEP, ÖDP and SHP members, who gathered in front of the courthouse in the morning, were attacked by rightists. Five persons including one police officer were wounded in the fight. Juvenile Erkan Öngün who was heavily wounded by the rightists had reportedly no connection with the hearing. The police officers alleged in their defenses that Ahmet Kaymaz and Ugur Kaymaz opened fire first on the day of the incident. Tahir Elçi, acting as sub-plaintiff reminded that five months passed since the first hearing of the case held at Mardin Heavy Penal Court No 2: "We think it is not appropriate with the laws to transfer the case to Eskisehir. Ministry of Justice intervened the judgment by this decision. This decision was taken in order to intervene the reality but not on the grounds of security". The hearing was adjourned to 24 October. (Cumhuriyet-Özgür Gündem)
Workers Detained... 110 workers who were fired from work by the company Trakya Nakliyat that distributes Coca Cola occupied the factory of Coca Cola in Dudullu quarter of Istanbul. The workers were reportedly fired for being members of the trade union Nakliyat-Is. Police intervened the action and detained the workers by force. Relatives of the workers who were gathered in front of the factory were dispersed by force. 2 persons who fell ill during the police intervention were taken to hospital. (Cumhuriyet)
Detentions and Arrests... PKK militant I.A. reportedly surrendered to Provincial Gendarmerie Commandership in Agri. Semiha Can, member of DEHAP Youth Wings in Batman, was detained on 20 July. (Milliyet-Özgür Gündem)
Clash and Attacks in the Southeast... Non-commissioner officer Kenan (surname not known) was killed, one private was wounded during the clash broke out on 20 July nearby Akinköy village of Ercis district (Van). 2 PKK militants were allegedly killed in the same clash. Security forces continue to the operations to find the private Coskun Kirandi who was kidnapped by HPG militants nearby Tunceli. Five soldiers were wounded in the clash broke out during the operation conducted in Pülümür valley, Dokuzyakalar and Kutderesi regions of Tunceli on 20 July. Meanwhile, according to a news appeared on the newspaper Özgür Gündem, the soldiers who returned from the clash broke out nearby Marçik hamlet of Güleç village allegedly raked the houses randomly in Inönü quarter. According to the announcement of the HPG, it is not true that one HPG militant was killed in the clash broke out on the road between Tunceli and Pülümür. It was also alleged in the announcement that eight soldiers were killed in the attack organized to a military unit on Gabar Mountain nearby Sirnak on 19 July. (Hürriyet-Milliyet-Radikal-Özgür Gündem)
July 20, 2005
IHD Executive and Unionist on Trial... On 19 July Ankara Penal Court of First Instance started to hear the case against Alaattin Dinçer, Chairman of Egitim-Sen, and Yüksel Mutlu, board member of the HRA in connection with the speeches addressing "Peace Mothers" who visited Egitim-Sen on 12 July 2004. Lawyer Zuhal Çolak stated that there were material mistakes in the indictment, Yüksel Mutlu was the observer of the IHD during the visit so did not make announcement in the name of "Peace mothers". The hearing was adjourned to 11 November for hearing the witnesses. (BIA)
Detentions and Arrests... Nurten Karakas, Ankara Representative of Democratic Women Movement, was arrested on the allegation of "being member of illegal organization". Karakas, who had been detained on 15 July, was reportedly arrested in connection a press announcement made to protest the killing of 17 MKP militants in Tunceli.(TIHV)
Clash and Attacks in the Southeast... One PKK militant was killed, five soldiers were wounded in the clash broke out on 19 July on the road between Tunceli and Pülümür. Lieutenants Haluk Denli (Haluk Beydili) and Tuna Kara, privates Erkut Yilmaz and Bülent Yilmaz died when the military vehicle hit the mine on 19 July nearby Çigli village of Çukurca district (Hakkari). Firat Alus, Ismail Temel and two privates were wounded during the incident. Four soldiers were wounded in the clash broke out later at the same place. (Milliyet-Radikal)
July 19, 2005
Trial of Exe-Judicial Killing... On 18 July Adana Heavy Penal Court No. 2 continued to hear the case against 3 police officers in connection with the killing of Siar Perincek on 28 May in Adana. Lawyer Yasemin Dora Seker, acting as sub-plaintiff, alleged at the hearing that some of the documents presented by the lawyers of the defendants were fake or provided later. She put that the signatures on the arrest minutes that were said to be belonged to Nurettin Basçi were fake: "It is seen that the documents are not similar to the minutes presented by the lawyers of defendants. The minute was arranged later either by the lawyers of the defendants or somebody else. They attempted to mislead the court." The hearing was adjourned to 15 September. The indictment wants Security Director Davut Özates to be sentenced for "killing a person beyond intention", chief superintendent Mesut Gürkan and superintendent Erhan Çiloglu for "ill-treating Mehmet Nurettin Basçi". (Özgür Gündem)
Pressures in the Prison... According to the announcement made by the political prisoners in Erzurum Prison the prisoners, who sent petition to the prison administration to protest ban on receiving visitors, were again banned to see visitors and use the communication devices. (Özgür Gündem)
Demonstrators Detained... Some 20 Bergama peasants, who staged an action in order to protest Izmir Governor Yusuf Ziya Göksu on the allegation that he did not close the gold mine in Bergama, were detained during the ceremony organized in connection with the leaving of the governor from the city on 18 July.The demonstrators including Oktay Konyar, Chairman of Bergama Environment Execution Committee, were released in the evening. (Radikal)
Clash and Attacks in the Southeast... PKK militant who was killed on 11 July nearby Kemah district of Erzincan was reportedly Murat Yavuz. According to the announcement of the PKK, military forces allegedly used chemical weapons in the operation organized on 14-16 July in Hakkari. In the same announcement it was also put that 2 soldiers were killed during the clash broke out on 17 July nearby Bitlis. (Özgür Gündem)
July 18, 2005
Killings Unidentified Assailants and Disappearances... The graves of Edip Aksoy and Orhan Cingöz were opened on 14 July. PKK confessor and JITEM member Abdülkadir Aygan had announced on daily Özgür Gündem on 30 June that they had buried Edip Aksoy and Orhan Cingöz nearby a streambed on the road between Cizre and Silopi nearby Turkish Petroleum Corp (TPAO) after having killed them in detention on 7 June 1995. Public Prosecutor found out that the corpses had been found by cotton workers after 21 days of the disappearances by examining the files of the killings and buried. Orhan Cingöz and Edip Aksoy had been buried in the graves with the numbers 28 and 29 in Silopi Cemetery. The relatives of killed persons identified them from the pictures of the found bodies. Upon permission of public prosecutor the relatives of the killed persons, executives of IHD and officials went to the cemetery to open the graves. But the registry numbers given to the corpses were not correct and they had been given randomly just to be written on official documents. Upon this the workers in the cemetery were asked and they replied: "Especially between 1994 and 1999 we buried lots of unidentified persons. We cannot recognise all of them." But they showed a grave where there were 4 corpses. Sample bones were taken for DNA tests and sent to Forensic Institute. Chairman of IHD Diyarbakir branch Selahattin Demirtas announced: "The workers do not remember the incident. They are not sure. They contradict each other. We would wait for the results of DNA tests. If the bones do not belong to Cingöz and Aksoy, we would appela to open other graves." (16 July, Özgür Gündem)
Death in Prison... Mehmet Kaderci (40), incarcerated in Mugla Prison, committed suicide on 15 July. Kaderci was a police informer and he helped the police for the operations conducted against gangs in Muga. He was incarcerated with 64 persons who were related to the operation. He reportedly committed suicide due to pressures of those persons. (16 July, Cumhuriyet)
Death Fast... On 15 July, Üsküdar Heavy Penal Court No 1 continued to hear the case of 399 defendants, who had been in Üsküdar Prison at the time of the "Operation Return to Life" deployed in 20 prisons on 19 December 2000. (16 July, Cumhuriyet)
July 14, 2005
IHD Executive on Trial... On 13 July Kiziltepe Penal Court of First Instance started to hear the case against Mihdi Perinçek, IHD Representative for Eastern and South-eastern Anatolia, and Selahattin Demirtas, chairman of the IHD branch in Diyarbakir, in connection with "the report they prepared concerning the killing of Ahmet Kaymaz and his son Ugur Kaymaz in Kiziltepe district of Mardin on 21 November 2004". The hearing was adjourned to 21 October. Selatattin Demirtas stated after the hearing that the case was launched in order to pressurize on the IHD. Demirtas said the followings: "The case was launched against two person although the report was prepared by five persons. It is not clear why these two persons were chosen. We did not have possibility to make an announcement about the content of a file that we did not see. They launched the case according to the Law on Press as if we were journalists and made these things published. Spokesman of the General Security Directorate Ramazan Er made the clearest statement by announcing the results of the criminal investigation. Although we made an official complaint, the Chief Public Prosecutor in Ankara decided not to prosecute on the grounds that the announcements of Er were not related to the content of the file but they were for informing the public". (Özgür Gündem)
Pressures in Prisons... Administration of Kandira F-type Prion reportedly banned the humour journal "Masala" published by the prisoners to be sent out of the prison according to the Article 68/3 of the Law on Execution of the Sentences that foresees the ban of sending letters, fax and telegrams that endangers the security of the institution, targets the officials, helps the correspondence of members of terrorist or other criminal organizations, includes wrong and untrue information that would cause persons and institutions to take alarm. (Evrensel)
DEHAP Members Detained... DEHAP member Inan Yilmaz, member of municipality assembly in Hozat district of Tunceli, was detained on the allegations that "he aided PKK militants". Aydin Aydinoglu, former executive member of DEHAP in Besiktas district (Istanbul) was detained on 11 July in Çorlu district of Tekirdag. Aydinoglu was released in Istanbul on 13 July. (Özgür Gündem)
Bomb Attacks in Istanbul... Abdülkadir Karakus and Muhammet Tokaç were reportedly arrested in Iraq together with Sadettin Akdas and Burhan Kus, who were involved in the bomb attacks organized in Istanbul on 15-20 November 2003. (Hürriyet-Radikal)
Clash and Attacks in the Southeast... Non-commissioned officer Osman Topuz was wounded in the attack conducted to a military vehicle nearby Genç district of Bingöl on 13 July. According to the announcement of the HPG the private Coskun Kiran who was abducted on 11 July on Tunceli-Erzincan road was reportedly good in health. Gökhan Güzel, who allegedly hugged the PKK militants during the same incident and told that he supported the PKK, was arrested on 13 July. (Milliyet-Özgür Gündem)
July 13, 2005
Kürt-Der Closed... On 12 July Diyarbakir Penal Court of First Instance started to hear the case against Kurdish Democracy Culture and Solidarity Association (Kürt-Der) launched in connection with the statements in its statue about the education and broadcasting in Kurdish. The court decided to close the association temporarily. The hearing was adjourned to 18 August. (Özgür Gündem)
HADEP Members on Trial... On 12 July Çermik Penal Court of First Instance concluded the case against the executives of the closed HADEP launched on charges of "playing Kurdish music and shouting slogans in Kurdish" during the congress of HADEP in Çermik district (Diyarbakir) on 1 June 2002. The court acquitted Ali Yerlikaya who was not in Çermik on the date of congress while sentenced Ali Karakoç, chairman of HADEP in Çermik, Mehmet Emin Taskiran, Abdulkerim Yaman and Memhmet Demirkol to fine of YTL 1,089 each according to the Article 81/3 of the Law on Political Parties. (Özgür Gündem)
Conscientious Objector on Trial... On 12 July Sivas Military Court continued to hear the case against the conscientious objector Mehmet Tarhan, incarcerated in Sivas Military Prison, that was launched on the allegation of "insisting on disobedience to order". The hearing was adjourned to 4 August. (TIHV)
Clash and Attacks in the Southeast... According to the announcement of PKK 11 soldiers were allegedly killed during the clashes in the regions Tepe Siker and Tepe Sor nearby Semdinli district of Hakkari on 12 July. (Özgür Gündem)
Bomb Attacks in Istanbul... Sadettin Akdas and Burhan Kus, who were involved in the bomb attacks organized in Istanbul on 15-20 November 2003, were reportedly captured in Iraq. According to the news appeared on the daily Milliyet, the USA unofficially announced that they were captured. At the hearing held on 11 April at Istanbul Heavy Penal Court No 10 concerning the bomb attacks Sadettin Akdas and Burhan Kus had been reported as being prisoners in Abu Garip Prison in Irak. Habib Akdas had been killed during a clash, Azad Ekinci and Gürcan Baç died in a suicide attack in Iraq. (Milliyet)
Refugees Died... A boat carrying refugees from Aliaga district of Izmir to Lesbos island of Greece sank. Three Somalians died, 22 persons form Somalia, Palestine and Mauritania were saved. (Cumhuriyet)
July 12, 2005
TIHV Staff on Trial... On 11 July, Adana Penal Court of First Instance No 11 started to hear the case against lawyer Mustafa Çinkiliç, TIHV Adana Representative, and Mehmet Antmen, physician at TIHV Adana representation on charges of hiding the evidences and forgery in official documents.Cinkiliç testified at the hearing to the effect that the public prosecutor was trying to prove that we were trying to prevent an investigation on torture and the public prosecutor was the one who was trying to reveal information on torture. He stressed this could not be true relying on the activities and goals of TIHV. Lawyer Vedat Özkan stressed that the public prosecutor launched a case against the defendants, who certified torture, without any reasons in order to take revenge. He added that they do not believe that the prosecutor really wants to reveal information on torture. The court adjourned the hearing to 4 October. The indictment wants Çinkiliç to be sentenced for hiding the evidences and Antmen for hiding the evidences and forgery in official documents. Sükrü Boyav, who had been released from Adana E-type Prison some 2 years ago, had been given a letter including medical reports for his treatment to be given to a volunteer physician. Sükrü Boyav had made an official complaint with the public prosecutor against prison's administration and the guards. He had also added a copy of that letter in the file. Upon this Mehmet Antmen had been taken to prosecution office on 16 September 2004 by the police on order of the public prosecutor to testify. Mehmet Antmen and the lawyer Mustafa Cinkiliç, who had been with Antmen during interrogation, had said that they could not provide the original letter and they had to ask the TIHV Headquarters. The police had kept Antmen and Cinkiliç in detention for a while and wanted them to be arrested on the allegations of preventing the investigation by not giving the required document. But the court had rejected the demand and released them on the grounds that a copy of the letter was in the dossier of the case and if needed public prosecutor may demand the reports from the Forensic Institute. Lawyer Avukat Mustafa Çinkžlžç announced that public prosecutor launched a court case in March against himself and Mehmet Antmen. (TIHV)
Torture in Tunceli... Bülent Yžlmaz (30), living in Ovacik district of Tunceli, announced that he was abducted on the night of 10 July and tortured. He allegedthat he was abducted by JITEM members or police officers and said: "There is a gas station in the entrance of the district. I was there and a white car came. The persons in the car -one blond, one bearded and one bald- wanted me to get in and they started to insult and beat me. They were saying that I had friends and wanted me to tell where they were. They threatening me to kill my friends and me and throw the bodies in a field nearby Munzur. I said I did not understand what they meant. Upon this they started to beat me with the butts. They took me where the Munzur and Mercan streams merge. They put a snow mask on my head. There were 4-5 persons there. They left me with them. They continued to beat me." He added that he was taken to a construction area nearby Uzunçayir Dam and beaten there until 4am. He continued that he heart someone calling another person in the car as "officer" and said: "When they released me they said to me the I should not move for at least 1,5 hour or soldiers would shoot me. I waited there and then went to Pugluçayir village. I called my friends and they came to take me." He stressed that he was not given the medical report by the police charged at the hospital on the grounds that the report would be sent to public prosecutor. (Özgür Gündem)
Pressures in Prisons... Lawyer Sedat Özkan announced that 65 prisoners incarcerated in Adana Kürkçüler F-type Prison were banned from all social rights for giving petitions demanding the military operations to be ended and bettering the condition of Abdullah Öcalan. Özkan said that he saw his clients Fatih Aksever and Mehmet Tahir Geçer, after the new Law on Execution of Sentences the bans were broadened. He added that 3 persons who were arrested in June were put in a single-cell for singing in Kurdish. (Özgür Gündem)
Newroz Celebrations... On 11 July, Mersin Penal Court of First Instance No 2 continued to hear the case against six juveniles who allegedly attempted to burn Turkish flag during Newroz celebration on 21 March in Mersin. Hakon Arald Gulbrandsen from the Norwegian Embassy and Chris Bradley from the British Embassy wanted to attend the hearing as observers, but the court did not allow them to attend. The court adjourned the hearing to 3 November. The lawyer of the juveniles Ali Bozan made an announcement after the hearing and said: "These juveniles are not defendants, but victims. They were also subjected to torture and ill-treatment. We demanded the court to issue an official complaint against the officers. We would also make an official complaint." (Zaman)
DEHAP members on Trial... On 11 July, Ankara Penal Court of First Instance continued to hear the case against the DEHAP executives for Ankara in connection with the slogans shouted during the meeting organised by KESK on 24 September 2004. The court adjourned the hearing to 13 September. Ankara Heavy Penal Court No 2 decided not to be responsible with the case and sent the files to Penal Court of First Instance. DEHAP Chairman for Ankara Ismail Anci, DEHAP executives for Ankara Abdürrahim Bilen, Ismet Aras, Mehmet Kaya, Sirin Altay, M. Sirin Karademir, Erol Kaplan, Dilek Yildirim, Rahman Sümer, Metin Yildiz and Dursun Turan are prosecuted in the case. (Özgür Gündem)
Labour Day Trial... 11 July, Bursa Penal Court of First Instance No 10 started to hear the case against 15 members of Socialist Platform of Oppressed (ESP) who were arrested after the 1 May Labour Day celebrations in Bursa. The remanded defendants were released at the hearing. The names of the following defendants were known: Serpil Arslan, Riza Çimen, Hidir Aslan, Mehmet Genç, Özcan Pamuk, Baris Çirpan, Hüseyin Akbalik, Meral Anasin, Hacer Yildiz, Evrim Aliz, Aysel Akdemir, Ali Mete Kiraz. (TIHV)
Attack Against BBP... An armed attack was conducted against the Headquarters of Great Unity Party (BBP) on the night of 11 July in Ankara. Some 25 armed persons threw stones and broke the windows. Afterwards they opened fire. The attackers ran away when the security guards and police officers opened fire into the air. (Hürriyet)
Clashes and Attacks in Southeast... A PKK militant died during a clash on 11 July nearby Kemah district of Erzincan. Revzete Ay and Kemal Hüseyin (Irakî) were reportedly captured alive on 5 July nearby Dargeçit district of Mardin during the clash during which a PKK militant was killed. On the night of 11 July alleged PKK militants blocked the Tunceli-Erzincan road and abducted the soldier Coskun Kiran. (Hürriyet-Milliyet)
July 11, 2005
Killings by Unidentified Assailants, Disappearances... On 9 July, daily Özgür Gündem concluded publishing the confessions of Abdülkadir Aygan concerning the killings by unidentified assailants and disappearances. Aygan said followings concerning the killings of 2 persons whose names he did not recognise: "There is a bridge nearby Altindag Resort on the road from Diyarbakir to Ergani. A transporter was executed by Kemal Emlük under the bridge (nearby the bridge the body of Harbi Arman had been found). After the bridge there is a ramp. There is a village on the left side of the road. There are holes on the opposite side of the village. Corpse of a person was thrown there in a sack by members of intelligence branch in Diyarbakir. (9 July, Özgür Gündem)
Police Officer on Trail... On 8 July, Istanbul Heavy Penal Court No 1 concluded the case against the police officer Mehmet Yildiz launched on charges of killing of Burak Yilmaz on 22 May 2004 in Kumkapi quarter of Istanbul. Mehmet Yildiz was acquitted under the Article 24/1 TPC on the grounds that the officer's action remained within the limits of his duty". The court sentenced Asir Kurnaz to 4 years, 5 months and 10 days' imprisonment for "wounding a person by shooting, carrying unlicensed arm, firing against the officer with the intention of killing". Kurnaz was released after the decision on the grounds that he served during the trial. On 22 May 2004, Asir Kurnaz had wounded Haluk Önal. When he was trying to escape the officer Mehmet Yildiz had opened fire. During the clash Burak Yilmaz, who was with Asir Kurnaz, had been shot to death. (9 July, Hürriyet)
Demonstration for Mehmet Tarhan... 3 persons were detained during a demonstration in Istanbul demanding the release of conscientious objector Mehmet Tarhan who is now in Sivas Military Prison. The police did not intervene the demonstration on the grounds that an action conducted by 2 persons was not regarded as demonstration according to the Law on Demonstrations and Meetings. When IHD observer Dogan Özkan joint the action staged by Evsen Yasar Akçay and Bahar Bayram, members of Istanbul Initiative for Solidarity with Mehmet Tarhan, the police intervened and detained Özkan, Akçay and Bayram. The detainees were released on the evening. (9 July, Cumhuriyet)
Students on Trial... A court case was launched against the students H.O. (15) and K.K. (14) who allegedly tore a Turkish flag into pieces in the garden of Çukurova Primary School in Adana in May. The indictment wants the defendants, who were kept in detention for a while after the incident despite their ages, to be sentenced to 3 years' imprisonment for insulting the Turkish flag. (9 July, Radikal)
Detentions and Arrests... D.P., Z.D. and B.Ö. were detained in Istanbul on the allegations of "being member of DHKP/C". DEHAP Chair for Bostaniçi town of Van Casim Aslan, who was detained during raids on 7 July, was arrested on 8 July. Fuad Gök and Ali Gündogan were detained during house raids on 9 July in Tunceli. H.B., who was detained in Izmir on the allegations of "being member of PKK", was arrested on 1 July. His son K.D. was released. (8-9-10 July, Milliyet-Özgür Gündem)
Bomb Attack... Ali Çelikli heavily wounded and 22 persons including a Russian, a Hungarian and an English were slightly wounded when a bomb exploded on 10 July in Çesme district of Izmir. (11 July, Radikal)
Mine Explosion... Kasim Anik, Ahmet Tatar, Ismail Tatar, Abdülkerim Tatar, Idris Gerez, Sait Gerez and Agit Gerez were wounded when a truck hit a mine on 9 July nearby Sirnak. (10 July, Cumhuriyet)
Clashes and Attacks in Southeast... Minister of Interior Affairs Abdülkadir Aksu answered the question tabled by Mehmet Kesimoglu, CHP MP for Kirklareli. According to the answere 99 PKK militants were killed in 2004 and 139 were captured alive while 130 surrendered. He also added that 65 PKK militants were killed, 43 were captured alive and 41 surrendered in first 5 months of 2005. The privates Mehmet Çamci, Ender Alber and Ibrahim Boybey died when a military vehicle hit a mine nearby Derecik town in Semdinli district of Hakkari on 9 July. Non-commissioned officer Adem Sahan, the privates Cengiz Aydin, Hüseyin Torun, Nefi Yetitiren, Abdülaziz Çaliskan, Cem Öztürk, Abdullah Gezgin, Baris Gökbaslar, Bestavi Veziroglu, Cemal Sahin, Mehmet Engin, Zeynel Özdemir and 3 soldiers were wounded. Two soldiers were wounded when they stepped a mine in Çukurca district. The police officers Niyazi Karanfil, Mehmet Cibooglu and Mehmet Kiliç were wounded during the attack against the police point in front of the Hozat Governor's Office in Tunceli. (10-11 July, Cumhuriyet-Radikal-Özgür Gündem)
July 8, 2005
Killings Unidentified Assailants and Disappearances... Özgür Gündem published on 8 July the confessions of Abdülkadir Aygan concerning the killings of Necati Aydin (union for workers in health sector Tüm Saglik Sen Diyarbakžr branch Chairman), Mehmet Ay and Ramazan Keskin. The killings had been reported by TIHV in 1994. Aygan confessed that commander Abdülkerim Kirca, the sergeant Yüksel U. using the codename 'Seyhmus', Kemal Emlük, non-commissioned officer Nuri A. with the codename "Oguz", intelligence commander captain Tuna Y. involved the killings: "Necati Aydin was a relative of Vetha Aydin (People's Labour Party Chair for Diyarbakir and killed in 1991). Ramazan Keskin was either from Viransehir or Siverek. Mehmet Ay was from Bismil. They were taken to Diyarbakir SSC in connection with an incident. We went to SSC and started wait for them in front of the courthouse. When they left the building we told them they had to come to police station for deficient documents. We took them to JITEM and they were interrogated under torture for few days. We took them one day and went in a region nearby Kagitli station on the road between Diyarbakir and Silvan with two non-official vehicles of JITEM. We went off the road and Abdülkerim Kirca killed them on an arable field." Public Prosecutor in Diyarbakir had launched a case against Abdülkadir Aygan, retired commander Abdülkerim Kirca, non-commissioned officer charged at Siirt Gendarmerie HQ Ugur Yüksel, Mahmut Yildirim (known as "Yesil [Green]"), Muhsin Gül, Fethi Çetin, Kemal Emlük charged at Diyarbakir Security Directorate and his wife Saniye Emlük charged at Diyarbakir Military Office for "forming a gang to commit crime and intentional killing" in connection with 8 killings between 1992 and 1994. The cases against Kirca, Yüksel and Saniye Emlük were separated and sent to military court. (Özgür Gündem)
Killings Unidentified Assailants and Disappearances... The bodies of Orhan Cingöz and Edip Aksoy were found after 10 years relying on the confessions of Abdülkadir Aygan. Cingöz and Aksoy families applied to Public Prosecutor in Silopi with the representatives of TIHV and wanted the region Aygan mentioned to be searched. Upon the demand Public Prosecutor found out that the corpses had been found by cotton workers after 21 days of the disappearances by examining the files of the killings and buried. According to the document concerning the bodies the officials noted that the bodies could have been bodies of PKK members. Selahattin Demirtas, TIHV Chairman for Diyarbakir, announced that the Public Prosecutor had thought that they had been killed by the members of PKK and had not continued the investigation. Demirtas also added that Orhan Cingöz and Edip Aksoy had been buried in the graves with the numbers 28 and 29 in Silopi Cemetery. The relatives of killed persons identified them from the pictures of the found bodies. The graves would be opened for DNA tests. (Özgür Gündem)
HADEP Member KilledŠ According to the announcement appeared on the web site of "Party of Democratic Patriots" founded by Osman Öcalan in Northern Iraq Hikmet Fidan, vice chair for closed People's Democracy Party (HADEP), was killed by PKK. It was also alleged that Kemale Sor and Sipan Rojhilat were also killed by PKK for being separated from PKK. (Hürriyet-Zaman)
Stop WarningŠ On 6 July, soldiers opened fire against villagers who were allegedly smugglers nearby Tasdelen village in Uludere district of Sirnak. 8 horses of the villagers Cemil Altürk, Haydar Dinar, Kadri Aykut, Reber Aykut and Ziya Dindar were allegedly killed during the incident.Cemil Altirk announced: "We were 8 persons and were going to Iraq to bring goods. The soldiers started to fire without warning us to stop in a distance of some 200 meters to the border. We left the horses and ran away. When we got back the horses were killed." (Özgür Gündem)
DEHAP Members Detained... Casim Aslan, DEHAP Chair for Bostaniçi town of Van, and Orhan Tutuk, working for DEHAP, were detained during raids conducted on 7 July against DEHAP premises and Bostaniçi Women's Cooperative (BIKAD). BIKAD Chairwoman Hatice Asan announced that another shop was also raided in the building of BIKAD although the search warrants were issued for BIKAD and DEHAP. Murat Polat, DEHAP Chair for Tunceli, DEHAP members Hidir Aytaç and Nuray Atmaca were detained during house raids on the night of 6 July. Atmaca was released few hours later, Polat and Aytaç were released on 7 July. Police officers reportedly broke the door of house of DEHAP Board Member Alican Ünlü who was not in the city during the raid. (Özgür Gündem)
Detentions and Arrests... M.T., who was detained in Izmir on the allegations of "being member of Hezbollah", was arrested on 6 July. (Milliyet)
Attacks and Clashes in Southeast... On 6 July, the MKP militant Sergide Akinci was killed during a clash nearby Harman village in Çiçekli town of Tunceli. The name of the militant was announced by the paper as Ayten Gülmez. According to the announcement by PKK, Necati Yurdakul was killed in Hakkari for allegedly being JITEM member. PKK also announced that 4 soldiers died and 3 soldiers were wounded during the attack against the military barracks in Beytüssebap district of Sirnak on 5 July. A bomb exploded on the railway between Erzincan and Erzurum on 7 July. The train went off the rails and no casualties were reported. (Milliyet-Özgür Gündem)
July 7, 2005
Extra-judicial Killings, Disappearances... On 7 July (today), daily Özgür Gündem continued to publish the confessions of Abdülkadir Aygan. In the issue of 7 July the killings of Social Democrat People's Party members Servet Arslan and Sahabettin Latifeci were published. Aygan confessed the followings concerning the killings of Arslan and Latifeci on 4 September 1994: "The confessor Servet Toprak with the codename 'Serpil' helped us in finding Sahabettin Latifeci. He was taken to JITEM. He was suffocated there by the sergeant Yüksel U. introducing himself as 'Palulu Zaza (Zaza of Palu)' and using the codename 'Seyhmus'. He was punched at his chin before being killed and his chin was broken. Servet Aslan was also found by Servet Toprak. He was taken to Sivas for interrogation and killed there. The bodies were left in a luggage in the place behind the milk and cheese factory nearby Diyarbakir on the road to Silvan." The bodies of Latifeci and Arslan who had been counted in "killings by unidentified persons" in the reports of TIHV had been found 7 September 1994. (Özgür Gündem)
HADEP Member KilledŠ Hikmet Fidan, vice chair for closed People's Democracy Party (HADEP), was killed on 6 July in Diyarbakir. Hikmet Fidan who was attacked by two persons in Kaynartepe quarter of Baglar district, was reportedly shot at his nape. According to the official announcement Hikmet Fidan was not killed due to political reasons. (Milliyet)
Incident in HakkariŠ Villagers Sinem Korkmaz and Mecit Anuk were severely wounded, many villagers were slightly wounded when the village guards attacked the villagers in Çatma village of Yüksekova district (Hakkari). Villagers told that the village guards, who had been in Doganli village of Çukurca district before, had been settled to the land between Çatma and Kamisli villages of Yüksekova district in 1994 by Hakkari Governorship. Villagers announced that they always had problems with the village guards on the grounds that they used the lands of both villages, and they started to fight on 6 July. Sinem Korkmaz is reportedly a relative of a village guard and Macit Anuk reportedly lives in Çatma village. (Özgür Gündem)
Case ConcludedŠ On 6 July, Erzurum Heavy Penal Court No 2 concluded the case against Nese Deniz on charges of "being member of PKK". The court sentenced Nese Düzel who had surrendered to security forces on 22 December 2004 to 9 years' imprisonment. The case had been launched with demand of life imprisonment, but she was sentenced to 9 years on the gorunds that she benefited from so called Repentance Law. (Milliyet)
Clash and Attacks in the SoutheastŠ On 6 July, 2 soldiers were wounded during an attack against a control point on the road between Kozluk district and Ziyaret town in Siirt. A PKK militant was allegedly killed during a clash broke out nearby Dargeçit district of Mardin on 6 July. (Cumhuriyet-Milliyet)
July 5, 2005
Killings by Unknown Assailants, Disappearances... Daily Özgür Gündem continues to publish the confessions of PKK confessor and JITEM member Abdulkadir Aygan. It was appeared on 2 July that Hakki Kaya who had been detained by JITEM members in Lice district of Diyarbakir on 18 November 1996 had reportedly been killed. Aygan told that Kaya had been buried on the road between Karaçali (Tirelo) village of Diyarbakir and Hani district. Aygan put that another person had been also buried in the same place on the same day. Hakki Kaya was counted as disappeared in the Human Rights Report of the TIHV in 1996. It was told in the same edition that JITEM member Idris Yildirim had been detained in October 1994 in Silopi when he had wanted to leave JITEM and had been killed in Elazig. Aygan said that he and "the group commander Kemal Emlük" had burned the corpse of Idris Yildirim on the road between Elazig and Baskil district. On 4 July, the confessions concerning the killings of Hasan Ergül and Atilla Osmanoglu were released on the newspaper. Aygan told that Hasan Ergül, who had been detained on 5 June 1995 in Silopi had been thrown into Hazar Lake after having been killed. Atilla Osmanoglu, who had been detained on 25 March 1996, had been put into a junk petroleum tanker on the road to Habur stream from Silopi. Aygan told that Osmanoglu's face was destroyed in order not to be identified. He alleged that Hasan Ergül and Atilla Osmanoglu had been killed by the JITEM member Cindi Acet (or Acut) with the nickname "Koçero". The corpse of a person who had been alleged to be Osmanoglu, who had been found on 30 March 1996 in the place Aygan mentioned, had been buried in the graveyard for people without relatives in Silopi without conducting sufficient investigation. Atilla Osmanoglu was counted as disappeared in the Human Rights Report of the TIHV in 1997. On 5 July Abdülkadir Aygan's narrations about the killings of Izzettin Acet (Melle Izzettin) and Mehmet Emin Kaynar were published. Aypan put that these persons had been shot to death by the JITEM member Abdulhakim Güven and their corpses had been burned by he JITEM member Kemal Emlük. Aygan told that Izzettin Acet and Mehmet Emin Kaynar, who had been detained in Cizre on 29 October 1994, had been killed and burned nearby Karpuzlu village on Siverek-Diyarbakir road. The corpses of Izzettin Acet and Mehmet Emin Kaynar had been found after a short time. Their names were mentioned in the part of Killings by Unknown Assailants in the Human Rights Report of the TIHV in 1994. (Özgür Gündem)
Persons Beaten by Police... Dersim Culture Association, Democratic People's Platform, DEHAP and teachers' union Egitim-Sen organized a press announcement on 30 June in connection with the beatings of Ali Haydar Çatakçin and Ibrahim Çatakçin by special team members. Bülent Yüce, who read the press announcement, stated that the Çatakçin brothers were stopped and beaten by the special team members when they were returning from grave visit. (Özgür Gündem)
Pressures in the Prisons... According to the announcement made by "Committees of Revolutionary Prisoners' Families (DETAK)" at the IHD Istanbul branch, cells of the FEMALE prisoners were raided under the supervision of the public prosecutor in Gebze Prison on 24 June, the prisoners were beaten and their properties were destroyed. It was also put in the announcement that the political prisoners who were on hunger strike to protest the new Law on Execution Of Sentences were banned to correspond and have open visit for 6 months. It was added that the political prisoner Serpil Cabadan in the same prison started death fast due to the pressures. It was announced before that Fatma Koyupinar who was on death fast in Gebze Prison was forcibly taken to hospital. (Özgür Gündem)
Attack to the IHD Branch... Some unidentified persons who entered in the IHD Bingöl branch destroyed the properties on 3 July during the funeral ceremony organized in Bingöl for the security officials who died in the bomb attack conducted to the trains. Nobody was reportedly in the building during the attack. (Evrensel)
Blue Bazaar Case... On 30 June Istanbul Heavy Penal Court No 11 continued to hear the case of Ergin Atabay, Abdullah Günay, Azime Isik and Metin Yamalak charged in connection with a bomb explosion in the "Blue Bazaar" on 13 March 1999 that caused the death of 13 people. The indictment wants the defendants to be sentenced to life imprisonment under the Article 125 of the former TPC. (Özgür Gündem)
July 4, 2005
Extra-Judicial Killing... A suicide bomber Eyüp Beyaz, alleged member of the extreme leftist organization DHKP-C, was shot dead by Turkish police as he ran away of the Justice Ministry building where he had previously been handcuffed. According to the official complaint: "At about 9am Eyüp Beyaz wanted to get into to the Ministry of Justice. He was stopped by a police officer on the grounds that the x-ray system beeped and wanted to be searched. Since Beyaz rejected the demand, he was forced to lie down and handcuffed. He tried to explode the bomb he was carrying, only the fuse exploded. Since the officers panicked, he ran away handcuffed. He was shot at his leg nearby Güvenpark and he was shot dead at his head from close distance when he tried to stand up." The bomb allegedly he was carrying was defused by experts. There was reportedly a arrest warrant against him for 2 years. According to the official announcement by Ankara Security Directorate, Eyip Beyaz was captured dead because of warning fire and without intention. IHD also released a press announcement in connection with the incident and wanted an investigation to be started alleging that the killed person was handcuffed, lying on the ground and could have been captured alive. (2 July, Cumhuriyet)
Torture in Istanbul... Riza Tanis (15), who was hit by an armoured vehicle on 25 June during a demonstration in favour of Abdullah Öcalan in Küçükçekmece district of Istanbul and detained afterwards, was reportedly beaten by the officers in police station although his arm and ribs were broken. Riza Tanis said followings: "When I was going home I saw the crowd and started to watch the incident. Armoured vehicles were driven towards the crowd and hit me. I waited on the ground for some time. I had difficulty in breathing. Afterwards officers came and took me in an armoured vehicle. Although I was wounded they started to beat me, I could not breathe. They took me to Kanarya police station and kept beating me there. They were insulting and cursing. When they noticed that I could not breathe, one of them asked others to take me hospital. We went to State Hospital. He said the physician that I was hit by an armoured vehicle, but he did not believe. I asked for a medical report, but they rejected my demand alleging that they were not authorised to give. Lawyer Asiye Ülker announced that Tanis was taken to Halkali Children's Branch without treatment and Tanis was taken to Bakirköy State Hospital upon her demands. She added that Tanis had a surgery and given a medical report for 3 months. His father Ahmet Tanis announced that he was said that his son was dead and continued: "I asked the officers my son. I wanted my son dead or alive. They started to insult and assault me. They were saying that my son was dead. I could see my son only after a lawyer came. The physicians did not give a report. My son was taken to Halkali Children's Branch. When we arrived he was fainted and lying on the ground. The officers called us as traitor and terrorist in the branch." (2 July, Özgür Gündem)
Trial on Death in Custody... On 1 July, Ankara Heavy Penal Court No 2 continued to hear the case against the police officers Ibrahim Dedeoglu, Sadi Çayli, Hasan Cavit Orhan and Süleyman Sinkil in connection with the death in custody of student Birtan Altinbas on 16 January 1991. Lawyer Özgür Yilmaz, acting as sub-plaintiff, alleged that he was also tortured by the defendant Hasan Cavit Orhan. He presented the statements of former State President Süleyman Demirel appeared on daily Hürriyet saying "They tortured everyone" as evidence. The defence lawyers wanted the court register the allegations of Yilmaz as slander and the court accepted the demand. The hearing was adjourned to 29 July. (2 July, Özgür Gündem)
DEP MPs... On 25 1 July, Ankara Special Heavy Penal Court No 11 continued to hear the retrial of former DEP MPs Leyla Zana, Hatip Dicle, Orhan Dogan and Selim Sadak. Defence lawyer Yusuf Alatas objected the decision of the court concerning the investigation of alleged voice recordings of MPs by a commission of experts from Turkish Radio Television Corporation (TRT). He stressed that the recordings had been examined by 3 different independent commissions and they reported that it was impossible to determine to whom the voices were belonging. He added that a commission of TRT experts had also examined the recordings and decided they were recordings of the voices of MPs. He demanded the court appoint a commission composed of independent experts on the grounds that TRT was a governmental organisation and could not be objective. The court rejected the demand and adjourned the hearing to 12 August. (2 July, Özgür Gündem)
The Umut (Hope) Case... On 1 July, Ankara Heavy Penal Court No 11 continued to hear the case against 8 persons who were charged with 22 actions, including the killings of journalist Ugur Mumcu, Dr. Bahriye Üçok, Prof. Dr. Muammer Aksoy and Prof. Dr. Ahmet Taner Kislali. The hearing was adjourned to 28 July. (2 July, Cumhuriyet)
Clashes and Attacks in Southeast... The railway workers Celal Korkmaz (40), Özcan Türker (31), Mehmet Aygül (32), Saffet Albas (32) and Mehmet Simsek died, 12 persons were wounded when a bomb exploded on the railway between Elazig and Tatvan in Suveren region of Bingöl on 2 July. The bomb was put by PKK militants. Some of the wounded persons are Yavuz Kalkan, Fazli Yalçin, Gülhan Ilgiç, Ahmet Özel, Yusuf Sahin, Burhan Karadag and Muharrem Ekene. Another train, which was going to the place of incident, also went off the rails due to another bomb. Some persons were reportedly wounded during the second incident. 3 officers were wounded when trying to defuse a bomb in Üçyol quarter in Kulp district of Diyarbakir. (3 July, Cumhuriyet-Özgür Gündem)
July 1st, 2005
Confessions of Abdülkadir Aygan... The confessions of PKK confessor and JITEM member Abdülkadir Aygan were started to be published on daily Özgür Gündem on 30 June. He said that they had buried Edip Aksoy and Orhan Cingöz nearby a streambed on the road between Cizre and Silopi nearby Turkish Petroleum Corp (TPAO) after having killed them in detention on 7 June 1995. Edip Aksoy and Orhan Cingöz are counted as disappeared persons in the reports of the HRFT. According to the confessions appeared on the paper on 1 June Fethi Yildirim who had disappeared in January 1994, had been also killed and buried on the road between Karaçali village and Hani district in Diyarbakir. He said that the body had been buried on the western side of the road 2 km from Karaçali. Fethi Yildirim is also counted as disappeared person in the reports of HRFT. The confessions of Aygan concerning the activities of the JITEM had been first published on dailies Özgür Gündem and Özgür Politika in March 2004. Upon confessions of Aygan the body of Murat Aslan who had disappeared on 10 June 1994 was found in April 2004 nearby Körtük village of Silopi district in Sirnak. (Özgür Gündem)
Suspicious Death... The body of the villager Nevzat Akkaya from Agapinar village was found in a streambed between Çaglayan and Agapinar villages in Eskisehir. Akkaya was allegedly tortured and his head was damaged. Enver Teke, DEHAP Chair for Eskisehir, announced that Nevzat Akkaya was detained one month ago for having connection with his brother PKK militant Yusuf Akkaya and released afterwards. He added that Akkaya left his house on 18 June and disappeared afterwards. (Özgür Gündem)
Death Fast... According to the press release by "Platform of Struggle Union" on 27 June in Izmir Serpil Cabadan, incarcerated in Gebze Prison in connection with a TKEP/L case, started death fast on 26 June. (Indymedia)
Villager Threatened... Haydar Kapu (60), living in Pinar village of Tunceli, announced that he was threatened to death to leave the village. He said that his son was taken to Gendarmerie Station on 28 June and continued: "After my son called me I went to Tunceli Gendarmerie HQ. Commander Namik Dursun came to the room of the sergeant where I was hosted and started to insult the sergeant. There were several persons with him. Some of them were civilian dressed. He said to me: 'You son of a bitch, I know what you do. You will leave the village. If something happens nearby your village I will burn you.' He accused me for aiding and abetting the organisation. He was alleging that I was giving flour and cigarettes. I was trying to reply but they were stopping me by cursing. There was a person with him, civilian dressed, bearded. He showed me that person saying that he would take care of me." Haydar Kapu also added that some persons came with a white minibus while posturing his cattle, pointed guns towards him, and he ran away. (Evrensel)
Physician Detained... Psychiatrist Erhan Özcan, working in Antalya Atatürk State Hospital, was detained on the grounds that he had a dispute with a police officer on the night of 29 June in emergency service. Özcan was hospitalised due to hypertension after being detained. He was taken to public prosecutor on 30 June and released after having testified. (Hürriyet)
Detentions and Arrests... Hüseyin Çabek (25), who was detained in Oguzeli district of Gaziantep on the allegations of "being member of PKK", was arrested on 29 June. He was reportedly detained during his military service. The PKK member A.T. reportedly surrendered in Silopi district of Sirnak. (Milliyet)
Pression sur les médias / Pressure on the Media
Un match de football interdit à certains journalistes turcs
Les autorités de la République de Chypre (sud de l'île) ont interdit, le 25 juillet 2005, à tous les journalistes turcs provenant de la République turque de Chypre du Nord (reconnue par la seule Turquie) d'entrer sur leur territoire, avant un match de football opposant l'équipe turque Trabzonspor à l'équipe chypriote grecque Anorthosis Famagusta.
"Nous sommes consternés par cette décision de la République de Chypre, nouveau membre de l'Union Européenne depuis le 1er mai 2004, qui porte clairement atteinte au libre accès à l'information. Les journalistes turcs venaient simplement couvrir une rencontre sportive populaire, entre deux équipes de Chypre et de Turquie. Nous déplorons que des journalistes soient l'objet d'un chantage de nature politique qui privilégie une logique de confrontation plutôt que d'apaisement entre les communautés grecques et turques", a déclaré Reporters sans frontières.
Les journalistes turcs travaillant dans la République turque de Chypre du Nord en tant que correspondants de médias turcs ou chypriotes turcs, désirant se rendre sur le territoire chypriote grec pour des raisons professionnelles doivent demander à l'administration de la République de Chypre une autorisation, deux jours au préalable. Les autorités chypriotes se réservent le droit d'accorder ou non cette autorisation.
Le 25 juillet, tous les journalistes turcs qui avaient demandé cette autorisation afin de couvrir le match de football du 26 juillet, ont reçu une fin de non recevoir. Seuls les journalistes chypriotes turcs ont pu couvrir l'événement, n'étant pas soumis aux mêmes contraintes. Il leur a suffi de présenter leur carte d'identité à la police grecque chypriote aux postes de contrôle.
"Nous condamnons fermement cette entrave caractérisée au libre accès au territoire chypriote pour les journalistes turcs qui désirent s'y rendre pour y couvrir des événements", a déclaré dans un communiqué Kemal Darbaz, président de Basin Sen (Syndicat des journalistes de Chypre du Nord), le 25 juillet. (RSF, 28 juillet 2005 )
Press Freedom Day: Seven journalists still in Turkish Prisons
The Journalists' Association of Turkey (TGC) Press Freedom Award jury released a statement on Tuesday announcing they had decided not to hand out press freedom awards in 2005 due to limitations imposed on journalists under the new Turkish Penal Code (TCK).
The TGC said an annual press holiday that used to be celebrated every July 24 had been observed as Journalists' Day since March 12, 1971 because of restrictions imposed on the profession. They said the day is marked every year to remind officials about past and current censorship efforts.
On the other hand, the Platform of Solidarity With Imprisoned Journalists (TGDP) has, on the occasion of the 97 th anniversary of the lifting censorship, announced that there are still seven journalists in Turkish prisons.
The below list indicates the names of these journalists with the mention of the media for which they had worked and the prison where they are kept:
1- Memik Horuz, Journal Isci Koylu, Tekirdag F-type Prison
2- Erol Zavar, Review Odak, Tekirdag F-type Prison
3- Gülizar Kesici, Review Ekmek ve Adalet, Gebze Special Type Prison
4- Hatice Duman, Atilim Gazetesi Sahibi ve Müdürü, Gebze Special Type Prison
5- Metin Yavuz, Review Yasadigimiz Vatan, Tekirdag F-type Prison
6- Mehmet Yayla, Review Genclik Gelecektir, Kandira F-type Prison N°2
7- Mustafa Gök, Review Ekmek ve Adalet, Sincan F-type Prison
(tutuklugazeteciler@mynet.com , July 25, 2005)BIA2 Report: Journalism Shadowed by the Law
BIA2's second quarterly media monitoring report includes the rights violations within the new legal setting: The new Turkish Penal Code (TCK), Anti-Terrorism Act and RTUK's members elected by the Parliament; furthermore, union existence in the media sector is grave.
One of the examples mentioned in the report in relation with the repressive character of the new TCK is the ongoing trial of Info-Türk editor Dogan Özgüden and free-lance journalist Emin Karaca. Both are accused of having insulted the Army and still tried under Article 301 of the new TCK. (See: Turkish justice insists on the arrest of Dogan Özgüden)
According to the report, there has been an increase in the number of attacks and legal cases against journalists in the last three months. RTUK, which didn't give Gun TV the permission to broadcast Kurdish programs, suspended more programs from air, compared with past periods. However, it handed out less warning. The ECHR has fined Turkey 113,000 new Turkish liras in damages.
The new Turkish Penal Code, which has augmented the threat of prison sentences for journalists, went into effect in June. The journalists were expecting the Penal Code to abolish prison sentences for members of the media after a new Press Law did so. However, their 10-month long efforts were in vain.
The new Penal Code allows the nine members of the Radio and Television Higher Board (RTUK) to be identified by the political parties represented in the parliamant and to be elected by the parliament's general assembly. The articles of the Anti-Terrorism Law that call for a five-year prison sentence for freedom of expression, even peaceful expressions, were not abolished.
Media members still don't have unions, or social security. Legal attempts to allow foreigners to become media owners or partners in Turkey have ceased for now.
The "Network for Monitoring and Covering Media Freedom and Independent Journalism" (BIA2) has published its three-month report covering the period April-June 2005. The report compiles right violations that took place under such legal circumstances.
The 17-page report looks into 53 legal cases, and the situations of 76 media institutions and 68 journalists. The topics are: "attacks and threats," "detentions and arrests," "trials and attempts," "European Court of Human Rights," "RTUK practices," "regulations and legal proceedings," and "reaction to censorship."
Number of attacks increased, trials and convictions continued
The decline, which was witnessed in the first three months of the year, in violence against the media and journalists unfortunately didn't last. The number of attacks rose to seven, from two in the previous period. All except two of the attacks involved state officials. While there were no detentions in the first three months of the year, two reporters of the Dicle News Agency (DHA) were detained during this period.
Four employees of the "Atilim" (Progress) newspaper, who were arrested in 2004, were released pending the outcome of the trial. While three people were arrested in the first three months of the year, no arrests took place during the second quarter.
Memik Horuz, the general manager of the "Isci Koylu" (Laborer Villager) magazine, who was sentenced to 15 years in prison for "membership in an illegal organization," is still in jail. He's been in prison for the last four years. He is currently the only imprisoned journalist.
Seven new cases were brought against journalists in the latest period, while there were eight new trials in the first three months of the year. There are a total of 25 ongoing trials. Four journalists have been convicted.
A court handed "Milliyet" (Republic) newspaper a fine of 7,500 new Turkish liras (USD 5,600) in damages for a caricature. Eraslan Ozkaya, the former head of the Supreme Court of Appeals, had sued the newspaper for its publications on his relations with Alaattin Cakici and Turkey's National Intelligence Organization.
Prime Minister Recep Tayyip Erdogan who had earlier won cases against the "Gunluk Evrensel" (Daily Evrensel) and "Cumhuriyet" (Republic) newspapers for caricatures recently sued Gaziantep's "Zafer" (Victory) newspaper and won the case.
The Prime Minister had also sued Fikret Otyam, a writer of the "Aydinlik" (Enlightenment) magazine, who criticized the government's EU policies through the adultery debate. Erdogan won that case too. Discussions over politicians' intolerance toward the media and humor went on for a long time.
A case against the "Penguen" (Penguin) magazine, which published a caricature under the headline "Tayyip's World" on its front page, is continuing.
Court decisions about article 312 of the old Penal Code on "inciting hatred and enmity" show that the legal scope of freedom of expression is still unclear:
On June 13, an Istanbul heavy penalty court, resisted a lower court's decision on a case about "Milli Gazete" (National Newspaper) reporter Selahattin Aydar. The lower court had overturned a 20-month prison sentence handed to Aydar, ruling "instigation requires a call for violence." However the same court had earlier upheld a similar ruling involving journalist Mehmet Sevket Eygi.
Soldiers are still trying journalists, and are having them tried
The General Staff preserves and puts into use its right to complain about articles that appear in the media. It filed a complaint against Rahmi Yildirim, the writer of the Web site www.sansursuz.com, for an article titled "The qualified one gets the job done." The journalist has been sued for "insulting the state's armed forces."
The Military Supreme Court of Appeals overturned a non-jurisdiction decision by a lower military court in a case in which columnist Abdurrahman Dilipak and three other journalists were charged with "damaging juniority-seniority relations." The Military Supreme Court of Appeals ruled that the issue cannot be evaluated under the scope of article 159 of TCK. The trial will be reviewed.
RTUK's novelties: "3 cases of censorship" and "fine"
RTUK surprisingly didn't penalize any media organizations during this period for "inciting separatist feelings, hatred and enmity." The radio and television watchdog had suspended 30 programs during the earlier period for "inciting separatist feelings, hatred and enmity."
RTUK, during the period ordered certain TV programs to be suspended for three times, or handed out administrational fines. The channels Moviemax2, Show TV and CNBC-e were handed fines for broadcasting "programs that have a negative effect on children's development." One program on Ankara's Radio Ekin and Channel D were suspended for three times for "exceeding the limits of criticism." Show TV and Channel D were handed the same penalty for broadcasting programs that are inconsistent with the Turkish family structure.
While a total of 11 programs were penalized in the earlier period, 15 programs were penalized in this period. These programs were suspended for a total of 25 times.
RTUK suspended those programs on grounds that they "negatively affected the development of children," "were violent," "exceeded the limits of criticism," and "didn't respect people's honor."
The watchdog asked for a total of 29 defense statements, compared with 21 in the earlier period. Warnings issued by RTUK fell to 59 from 86.
Kurdish and Laz Language not allowed on TV
RTUK head Fatih Karaca said the applications of four local televisions from the provinces of Diyarbakir and Batman for Kurdish broadcasts would be finalized by September.
Cemal Dogan, the general manager of Gun (Day) TV in Diyarbakir, who has been awaiting a permission for Kurdish broadcasts for the last one and a half years, said Karaca's statements were geared toward preventing criticism about Kurdish broadcasts in the European Union Progress Report at the end of the year.
The state-owned Turkish Radio Television (TRT) banned Laz musician Birol Topaloglu from singing songs in the Laz dialect in a program he attended. However TRT broadcasted a concert by Kazim Koyuncu, who died from cancer. Koyuncu sang songs in Turkish, Greek and Laz dialect during the concernt at Yedikule.
TRT has been broadcasting programs in the Bosnian, Kirmanchi, Zaza, Arabic and Circassian languages and dialects for the last year. It refused broadcasts in the Laz dialect.
Lawyer and journalist Huseyin Aygun who announced he was threatened by the Tunceli Provincial Paramilitary Police Commandership, both at the Tunceli Bar Association and the Elazig branch of the Human Rights Association (IHD), is standing trial in both cities.
The European Court of Human Rights (ECHR) has handed Turkey a fine of 70,700 Euros (113,120 new Turkish liras) in cases about freedom of expression. (BIA News Center, Erol ONDEROGLU, July 25, 2005)
RSF s'inquiète du sort du journaliste arménien Hrant Dink en Turquie
Reporters sans frontières (RSF) s'est inquiété mardi du sort d'un journaliste d'origine arménienne, Hrant Dink, menacé, selon l'organisation de défense de la presse, de trois ans de prison en Turquie, pour "insulte à l'identité nationale turque".
Selon RSF, Hrant Dink, directeur de publication de l'hebdomadaire bilingue turc-arménien Agos, dont le procès a débuté le 7 juillet, est accusé par le tribunal correctionnel Sisli d'Istanbul d'"insulte à l'identité nationale turque".
Son procès fait suite à la publication d'un article intitulé "Faire la connaissance de l'Arménie", publié le 13 février 2004 dans ce journal, précise l'organisation dans un communiqué.
"A trois mois de l'ouverture des négociations de la Turquie avec l'Union européenne, nous constatons qu'un journaliste risque une peine de prison pour avoir évoqué la question du génocide arménien et que ce tabou constitue une entrave persistante à la liberté d'expression en Turquie. Par ailleurs, les formulations vagues que contient le nouveau code pénal nous inquiètent car n'importe qui peut les utiliser abusivement pour s'en prendre à des journalistes s'exprimant sur des sujets sensibles, tels que le génocide arménien ou le retrait des forces armées turques de Chypre", a déclaré RSF.
Selon l'organisation, Hrant Dink évoquait dans son article la mémoire collective arménienne, marquée par le génocide de 1915.
Il invitait les Arméniens à "se tourner maintenant vers le sang neuf de l'Arménie indépendante, seule capable de les libérer du poids de la Diaspora", les incitant à rejeter symboliquement "la part altérée de leur sang turc". (AFP, 18 juillet 2005)
Publishers anxious of restrictions on the freedom of expression in Turkey
The "Freedom of Thought and Expression" awards were distributed, on July 4, 2005, by Turkish Publishers Association at a ceremony. Following the ceremony, the Turkish Publishers' Association made its alarming report on the situation of the freedom of expression and thought.
The daily Zaman's Herkul Millas received the "writers under trial" award. The "all publishers under trial" award was granted to Levent Erseven founder and editor of the publishing house Studyo Imge. Ismail Donmez, a bookseller for 23 years was presented with the award for "all the booksellers of Thrace and Anatolia".
Ragip Zarakolu who represented Turkish Publishers' Association in the Commission on Freedom of Thought and Expression of International Publishers Association received an honorary award.
The "Prize of Freedom of Thought and Expression" has been granted previously to such stalwarts as Yasar Kemal, Erdal Oz, Muzaffer Ilhan Erdost, Enis Batur, and Ragip Duran.
The "Freedom of Publishing Report-2005", presented at the end of the ceremony, draws attention to the fact that the prohibitionnist tendencies are getting forced and the freedom of expression and thought threatened.
Evaluating the last 12 months, the report points out to the following facts:
In 2004-05, 37 writers and 43 books of 25 publishing houses have been the object of legal proceedings.
The new Turkish Penal Code has articles restricting the freedom of expression. The freedoms recognized earlier by the new Press Code to writers are now suppressed by the new Turkish Penal Code that imposes prison terms instead of fines.
The new Law on Works of Thought and Art adopted with the aim of protecting the authors of such works brings negative effects preventing publishers from publishing new works.
A series of proceedings of indemnity started by Prime Minister Tayyip Erdogan against cartoonists or writers constitutes a menace on the freedom of criticism.
The report mentions as alarming signs the campaign against novelist Orhan Pamuk, the investigation in Switzerland against Yusuf Halacoglu, President of the Turkish History Institute (TTK), the annulation of a conference on the Genocide of Armenians in Istanbul, two legal proceedings against Armenian journalist Hrant Dink and the detention of a high school student for having read a poem of Nazim Hikmet in Milas. (Radikal-Zaman, July 5-6, 2005)
Recent pressures on the media and intellectuals (TIHV)
July 28, 2005
Journalists on Trial... On 27 July Sisli Penal Court of First Instance No 2 continued hear the case against Hrant Dink, publishing manager of the daily Agos, and the editor in chief Karin Karakasli that was launched according to the Article 159 of the former TPC. The hearing was adjourned to 13 September. (BIA)
Journalists on Trial... On 25 July Military Court in Istanbul continued to hear the case against the writer Abdurrahman Dilipak, editor-in-chief of the closed journal "Türkiye'de Cuma (Friday in Turkey)" Mustafa Karahasanoglu, retired officers Adnan Tanriverdi, Hüseyin Ari and Mustafa Hacimustafaogullari that was launched in connection with the article of Dilipak titled "Eger Pasalar Laf Dinlemezse" (If the Generals do not Listen to Advice) published on 29 August 2003. The hearing was adjourned to 7 September. The military court had decided not to be responsible to hear this case in 2004 and sent the file to Bakirköy Penal Court of First Instance. However, Military Court of Cassation had decided the case to be heard by the military court. (BIA)
Journalists on Trial... On 25 July Istanbul Penal Court of First Instance No 2 continued to hear the case against Ilhan Selçuk, the owner of the daily Cumhuriyet, and editor-in-chiefs Ibrahim Yildiz and Mehmet Temoçin Sucu and the correspondent Ilhan Tasçi that was launched in connection with the article titled "Kiziltepe Çeliskiler Yumagi (Kiziltepe: A Ball of Contradictions)" published on 1 January concerning the killig of Ahmet Kaymaz and his son Ugur Kaymaz in Kiziltepe district of Mardin. Lawyer Bülent Utku state at the hearing that "writing about the indictment before its being read at the hearing is not against the new Law on Press". The hearing was adjourned to 20 October. The indictment wants the defendants to be sentenced according to the Article 19/1-2 of the Law on Press (Law No 5187). (BIA)
Journalist on Trial... On 27 July Istanbul Heavy Penal Court No 14 started to hear the case against Hamdullah Yilmaz, owner and editor-in-chief of the Kurdish newspaper Azediya Welat, that was launched in connection with a news published on 24-30 January on the allegation of "making propaganda of the PKK". The hearing was adjourned for completion of the deficient documents. (Özgür Gündem)
July 27, 2005
Publisher and Writer on Trial... On 25 July Istanbul Penal Court of First Instance No 2 concluded the case against Metin Üstindag and responsible of Sel Publishing House Irfan Sanci launched in connection with Metin Üstündag's caricature album "Pazar Sevisgenleri". The court acquitted the defendants. The case had first been concluded in acquittal on 4 July 2002 but this decision had been acquitted by the Court of Cassation. (Milliyet)
July 25, 2005
Journalist on Trial... On 22 July, Iskenderun Penal Court of First Instance No 2 started to hear the case against Ersen Korkmaz, owner and the editor-in-chief of the local newspaper Democratic Iskenderun, in connection with the article "Turkey Towards the May Day" appeared on the paper on 12 April. The indictment wants him to be sentenced for "insulting state" under the Article 301 TPC (Article 159 of the former TPC). (BIA)
July 20, 2005
Radyo Dünya Trial... On 19 July Adana Penal Court of First Instance No 2 concluded the case against "Bizim Imparator Radio, Television Publishing and Advertising Company" that owns the Radyo Dünya. The case was launched upon the appeal of Industry and Trade Ministry with the demand of closure of the company. The court denied the case on the grounds that the case against the owner of the radio Fatih Demir and the announcer Yeter Cemile Gündogdu that had been launched on the allegation of "making propaganda of illegal organization" was resulted in acquittal. Ankara Heavy Penal Court of First Instance No 6 had concluded the case on 3 February. (BIA)
Association Executive and Journalist on Trial... On 7 July Urfa Penal Court of First Instance No 3 continued to hear the case against Sehmuz Ülek, Vice-President of Mazlum-Der, and Hrant Dink, editor-in-chief of the daily Agos The case was launched in connection with the speeches they made during the panel organised by Mazlum-Der Urfa branch on 14 December 2002 under the title "Global Security, Terror and Human Rights, Multi-culturalism, Minorities and Human Rights". The court adjourned the hearing to 9 February 2006. The indictment wants the defendants to be sentenced according to the Article 159 TPC. (BIA)
July 14, 2005
Journalist on Trial... A court case was launched against Cumhur Kiliçoglu, owner of the local newspaper Siirt'te Mücadele (Struggle in Siirt) in connection with his article titled "Deficiencies in Siirt Education Faculty". The case was launched upon the complaint of Ergun Çelik, Deputy Dean of Siirt Education Faculty of Dicle University according to the Article 125 TPC (insult). Çelik reportedly launched also a compensation case against Kiliçoglu with the demand of YTL 10 thousand in connection with the same article. (BIA)
RTÜK Decisions... Supreme Board of Radio and Televisions (RTÜK) sentenced Kanal D to three times programme stop in connection with the programme "Sabah Sabah Seda Sayan", five times programme stop for "Ikinci Bahar Gönüllerde" and one time for advertisement violation. TGRT, NTV, STV and Olay TV were sentenced one time programme stop for advertisement violations. In addition RTÜK sentenced Star TV to fine in connection with the News programme broadcasted on 20 March. (TIHV)
July 13, 2005
Journalists on Trial... Public prosecutor in Istanbul launched a court case against Ilhan Selçuk, the owner of the daily Cumhuriyet, and editor-in-chiefs Ibrahim Yildiz and Mehmet Temoçin Sucu and the correspondent Ilhan Tasçi in connection with the article titled "Kiziltepe Çeliskiler Yumagi (Kiziltepe: A Ball of Contradictions)" published on 1 January concerning the killig of Ahmet Kaymaz and his son Ugur Kaymaz in Kiziltepe district of Mardin. Some of the allegations in the indictment are as follows: "The news included details of the indictment that were disclosed at the hearing. It stated that although the incident happened in an area having 6 meters diameter the file was full of contradictions and strangeness. According to the news detention of the confessor Halil Ibrahim Ozturk on the next day of the incident and whose testimonies were the reason for the raid increases the suspicion of extra-judicial execution. The defendants were sentenced to fine on the grounds that the news gave information about the proceedings conducted by the public prosecutor. However the defendants did not pay the fine in the legal time limit". The indictment wants the defendants to be sentenced according to the Article 19/1-2 of the Law on Press (Law No 5187). The case would commence at Istanbul Penal Court of First Instance No 2. (Radikal)
Lawyer and Journalist on Trial... On 11 July Tunceli Penal Court of First Instance continued to hear the case against former Chairman of Tunceli Bar Association and owner of local paper Munzur Haber Hüseyin Aygün who announced that he was threatened by Province Gendarmerie Commander Colonel Namik Dursun to death, and Irfan Uçar, Chief Executive of the daily Özgür Gündem, Hasan Bayar, editor-in-chief of the daily Özgür Gündem. The court decided to combine the case with the case that was launched in connection with the press conference organized at the IHD Elazig branch concerning the "threat". The case would be held at Elazig Penal Court of First Instance No 2. The indictment wants Hüseyin Aygün, Irfan Uçar and Hasan Bayar to be sentenced according to the Article 482/4 of the former TPC (insult). (BIA)
Movie Banned... Ministry of Culture banned the movie titled "A Hole in My Heart" directed by Lukas Moodysson (Swedish) to be shown at cinemas on the grounds that the movie could "damage the public order and moral values, harm the physical, mental and moral development of juveniles and children". The DVDs of the movie would be sold. (Milliyet)
July 11, 2005
Journalist on Trial... On 8 July, Istanbul Penal Court of First Instance No 2 continued to hear the case against Hrant Dink, editor-in-chief of the daily Agos, and Karin Karakasli editor-in-chief of the daily Agos, launched according to the Article 159 of former TPC in connection with an article by Dink. The plaintiff Mehmet Soydan and the the lawyers, who wanted to be sub-plaintiffs for being harmed for being Turk, Zeki Haci Ibrahimoglu, Zekeriya Serbetçioglu, Kemal Kerinçsiz, Namik Nas, Ramazan Kirkik, Ramazan Bakkal, Mustafa Özkurt (Chairman of Jurists Association), Sami Esen and Musa Gümüs did not accepted the experts' report prepared by the research assistants in Law Faculty of Istanbul University. Soydan and lawyers also announced that they would make official complaint against the experts. The report determined that the phrase "poised blood" used in the article was not referring to Turks but some of the Armenians. Public Prosecutor wanted Dink to be sentenced and Karakasli to be acquitted. (9 July, Hürriyet)
Journalist on Trial... On 6 July, Gerger (Adiyaman) Penal Court of First Instance concluded the case against Haci Bogatekin, the owner and editor-in-chief of the paper "Gerger Firat", launched in connection with the article entitled "Fascist State" published in August 2004. The court acquitted the defendant on the grounds that the elements of crime were not materialised. The case against Bogatekin launched for not informing the authorities within 30 days concerning the type of the periodical according to the Law on Press was also concluded the same day. He was sentenced to a fine of YTL 1000. (BIA)
Book Confiscated... Istanbul Penal Court of First Instance No 2 lifted the confiscation decision against the book "The Last Exile" by Dragan Babic. In January 2002 Istanbul Penal Court of First Instance No 3 had ordered the confiscation the book for "harming the moral values of the public". (9 July, Cumhuriyet)
Kurdish Question / Question kurde
Deux militaires tués par une bombe dans le sud-est de la Turquie
Deux sous-officiers de l'armée turque ont été tués vendredi dans la ville de Hakkari (sud-est de la Turquie) par l'explosion d'une bombe sous la voiture dans laquelle ils se trouvaient, a annoncé un responsable local.
"La bombe a été placée sous la voiture. Elle a explosé lorsque les sous-officiers qui étaient à l'intérieur ont mis le contact", a déclaré à l'AFP au téléphone le vice-gouverneur de la province de Hakkari, Sezgin Ucuncu.
Les premières informations indiquaient qu'un civil avait aussi été blessé par l'explosion, mais il s'agissait d'une erreur, selon ce responsable.
"De toute évidence, c'était une action terroriste, mais la police enquête toujours pour déterminer qui en est responsable", a déclaré le vice-gouverneur.
Les autorités cherchent notamment à savoir à qui appartenait la voiture, un véhicule privé enregistré à Istanbul. Selon M. Ucuncu cité par l'agence de presse Anatolie, aucun des deux sous-officiers tués n'en était propriétaire. (AFP, 29 juillet 2005)
Un leader kurde condamné pour une marque de respect à l'égard d'Ocalan
Un leader du principal parti pro-Kurde, poursuivi pour l'emploi d'une formule déférente à l'égard du chef séparatiste Abdullah Ocalan, a été condamné à dix mois de prison par un tribunal turc.
Bedri Firat, leader du parti démocratique du peuple (DEHAP) dans la localité d'Erzurum (est), avait été acquitté lors d'un premier procès, mais le parquet avait fait appel et l'affaire a été rejugée.
L'accusation reproche à Bedri Firat d'avoir fait référence à Ocalan lors d'une interview télévisée l'an dernier en employant la formule "sayin", une expression de respect équivalent à "honorable" ou "estimé".
"Je n'ai jamais vu une telle punition pour l'usage du mot +sayin+", a déclaré Firat à l'agence Anatolie, après le jugement.
"J'espère que la cour d'appel inversera le verdict", a-t-il ajouté. (AFP, 28 juillet 2005)Un maire enlevé dans le sud-est de la Turquie
Hasim Akyürek, maire du district de Yayladere, dans la province de Bingöl, a été kidnappé mercredi après-midi alors qu'il effectuait une visite dans une zone montagneuse de la région, ont déclaré ces sources.
M. Akyürek, d'origine kurde, est membre du Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir).
Les autorités ont été prévenues du rapt par un homme qui voyageait avec l'élu et a été enlevé avec lui avant d'être relâché, ont précisé ces sources.
Le président de la section locale de l'AKP, Yusuf Coskun, a déclaré à l'agence de presse Anatolie que l'édile avait d'abord été conduit par ses ravisseurs dans un village voisin, puis emmené vers une destination inconnue.
Aucune indication n'a été donnée sur une éventuelle revendication ou les motifs de l'enlèvement. (AFP, 28 juillet 2005)
Sept militants kurdes abattus lors de combats dans l'est de la Turquie
Sept militants kurdes du PKK ont été tués lors d'affrontements avec les forces de sécurité turques dans l'est anatolien à majorité kurde, ont affirmé mercredi des sources de sécurité locales.
L'accrochage est survenu dans une zone rurale de la province de Van, frontalière de l'Iran, au cours d'une vaste opération menée depuis une quinzaine de jours par la gendarmerie turque dans cette province et celles voisines de Sirnak et Hakkari, ont précisé ces sources.
Elles ont ajouté que l'opération se poursuivait et n'ont pas fait état de pertes au sein des forces de sécurité. (AFP, 27 juillet 2005)
Deux militants kurdes abattus lors de combats dans le sud-est
Deux militants kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont été tués dimanche lors d'affrontements avec les forces de sécurité turques dans le sud-est anatolien à majorité kurde, ont affirmé lundi des sources de sécurité locales.
L'accrochage est survenu dans une zone montagneuse de la province de Sirnak, frontalière de l'Irak et de la Syrie, au cours d'une opération menée par l'armée turque dans la région, ont précisé ces sources.
Deux fusils mitrailleurs, quatre grenades et des explosifs ont été retrouvés sur les corps des rebelles abattus, ont-elles ajouté. (AFP, 25 juillet 2005)
Les guérillas kurdes disposés à libérer le soldat turc enlevé
Le guérillas du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) sont disposés à libérer le soldat turc enlevé il y a deux semaines et à le remettre à une délégation d'organisations auxquelles ils font confiance s'ils obtiennent les garanties nécessaires de la part de l'Etat turc, selon l'agence pro-kurde en Allemagne MHA.
Cette décision a été prise à la suite d'appels lancés par "des organisations démocratiques ainsi que par des intellectuels turcs et kurdes" en faveur de la libération du soldat turc Coskun Kirandi, précise dimanche un communiqué de Koma Komalen Kurdistan, un alliance regroupant des groupes kurdes dont notamment le PKK.
"Les organisations qui ont lancé cet appel sont invitées à se rendre dans la région pour qu'on leur livre le soldat. Nous avons fait le nécessaire pour livrer Kirandi sain et sauf à condition que la délégation vienne dans la région et que les conditions de sécurité soient satisfaites" précise le communiqué.
Le soldat turc, 21 ans, a été enlevé alors qu'il était en permission, le 11 juillet, par des guérillas du PKK qui avaient établi un barrage routier dans la province de Tuncelli.
Les guérillas ont emmené le soldat dans les montagnes environnantes déclenchant une vaste opération des forces de sécurité appuyée par des hélicoptères et dans laquelle ont été engagés des centaines d'hommes. (AFP, 24 juillet 2005)
Les guérillas kurdes annoncent avoir abattu un hélicoptère
Les guérillas kurdes ont annoncé qu'ils avaient abattu un hélicoptère turc dans le sud-est du pays vendredi, tandis que l'armée turque indiquait que quatre de ses soldats avaient été blessés à la suite de la perte du contrôle d'un hélicoptère qui a provoqué un "accident" de nature indéterminée.
Le PKK a annoncé à travers une agence d'informations pro-kurde qu'un hélicoptère de type Sikorsky "a été abattu par la guérilla" au cours d'affrontements dans la région montagneuse voisine de la ville de Cukurca, dans la province de Hakkari.
"L'hélicoptère, qui transportait du personnel vers une zone d'opérations, a été détruit avec les soldats qui s'y trouvaient", annonce le communiqué du PKK sur le site web de l'agence MHA.
De leur côté les Turcs ont annoncé que quatre soldats avaient été blessés, dont deux grièvement, lorsque le pilote d'"un hélicoptère de type Sikorsky en a perdu le contrôle au cours d'un atterrissage d'urgence lié à un problème dans la queue de l'appareil dont la cause reste indéterminée".
Une enquête est en cours pour déterminer la cause exacte de l'accident, précise le communiqué turc.
D'autre part, un soldat turc et deux militants du PKK ont été tués jeudi lors d'affrontements dans le sud-est . L'accrochage est survenu dans une zone rurale de la province de Van, frontalière de l'Iran, quand un groupe de militnts kurdes a ouvert le feu contre une patrouille de l'armée, selon les sources officielles. Un autre soldat a été blessé durant les combats. (AFP, 21-22 juillet 2005)
Le PKK se dit prêt à affronter l'armée turque si elle entre en Irak
Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) s'est dit prêt mercredi à transformer le nord de l'Irak en un "bourbier" pour l'armée turque si elle y lançait une opération transfrontière pour éradiquer leurs camps, a rapporté une agence de presse pro-kurde. "Nous voulons annoncer que nous sommes prêts pour une éventuelle attaque (...) et que nous allons la faire échouer et transformer (le nord de l'Irak) en un bourbier pour les forces qui la mèneront", affirme la branche militaire du PKK dans un communiqué cité par l'agence MHA, basée en Allemagne.
Le communiqué fait suite à des avertissements répétés d'Ankara évoquant la possibilité d'effectuer des incursions militaires dans le nord irakien pour y poursuivre le PKK.
Le numéro deux de l'armée turque, le général Ilker Basbug, a affirmé mardi que Washington avait ordonné l'arrestation des dirigeants du PKK se trouvant sur le territoire irakien.
"Nous avons un certain degré de tolérance en ce moment, mais nous ne pouvons pas continuer comme cela beaucoup plus longtemps", a ainsi déclaré le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan à des journalistes l'accompagnant dans une visite en Mongolie, selon l'édition de mercredi du quotidien Hurriyet. "Nous devons mettre le problème du PKK derrière nous", a-t-il poursuivi.
M. Erdogan a estimé que le droit international autorisait la Turquie à effectuer des incursions dans le nord de l'Irak au nom de la légitime défense contre le PKK si les autorités irakiennes restaient inactives. "La Turquie peut conduire un telle opération en accord avec le droit international", a-t-il expliqué, cité par le quotidien Milliyet. "Sans aucun doute, la Turquie le fera après avoir consulté les autorités irakiennes", a-t-il ajouté. "Mais le moment peut arriver où elle le fera sans consultation. Pourquoi? parce que c'est un droit reconnu internationalement".
L'armée turque a effectué plusieurs incursions en territoire irakien avant l'invasion de ce pays par une coalition menée par les Etats-Unis en 2003, avec l'accord tacite de Washington et le soutien de groupes kurdes locaux. (AFP, 20 juillet 2005)
L'Institut kurde critique l'information tendancieuse des médias belges
Le directeur de l'Institut kurde de Bruxelles Derwich M. Ferho a, dans son communiqué de presse du 20 juillet 2005, critiqué les informations tendancieuses diffusées par les médias belges concernant l'explosition à Kusadasi:
"Samedi 16 juillet dans la station balnéaire de Kusadasi en Turquie, une bombe a explosé dans un minibus, tuant cinq personnes: deux touristes, l'un britannique et l'autre irlandais, ainsi que trois Turcs. Jusqu'à présent l'attentat n'a été revendiqué par aucun groupe mais les autorités turques portent leurs soupçons sur le PKK (Parti kurde des travailleurs) et une organisation toute récente: 'Les faucons de la liberté du Kurdistan' (TAK).
"Au départ, on a pensé être en présence d'un attentat suicide. Hier, après que les cinq morts ont été identifiés, cette hypothèse a été exclue. Le gouverneur de la province, Mustafa Malay, a déclaré à l'Anatolian News Agency que les explosifs étaient placés dans un petit sac sous un siège et qu'ils ont été activés par une commande à distance ou par une minuterie. On aurait utilisé des explosifs à base de plastic C4 et aucun suspect ne serait encore retenu.
"Selon le journal Hürriyet, l'organisation kurde TAK en aurait revendiqué la responsabilité mais cela pas n'a pas été confirmé. Ce groupe est apparu pour la première fois en août 2004 lors des attentats contre deux hôtels à Istanbul dans lesquels deux étrangers ont perdu la vie. Ce groupe a également revendiqué sa responsabilité dans l'attentat du 30 avril à Kusadasi où un policier a été tué et dans celui qui s'est produit le 10 juillet à Cesme, une autre station balnéaire turque dans lequel vingt et une personnes ont été blessées. TAK a alors menacé de toucher par des attentats d'autres centres touristiques.
"Le PKK qui, de son côté, a revendiqué la responsabilité des trois récentes attaques de train au Kurdistan, s'est, depuis longtemps, clairement distancé de cette mystérieuse organisation kurde. Le 13 juillet, dans une déclaration au journal kurde 'Ôzgür Politika', Murat Karayilan , un cadre du PKK a précisé que le TAK n'a aucun lien avec le PKK et ne contrôle pas leurs actions. De plus, le commandant du PKK, Zubeyir Aydar, a condamné formellement l'attentat dans un communiqué au bureau de presse kurde Mesopotamia News Agency. Malgré cela, les autorités turques restent persuadées que le TAK fait partie du PKK et qu'il ne serait qu'une couverture vis-à-vis de la société civile afin de ne pas ternir l'image du PKK.
"Le journal britannique 'The Observer', suggère que les auteurs de l'attentat seraient des membres d'al-Qaida. En effet, la bombe a explosé dans un minibus qui transportait principalement des touristes voyageant par Thomas Cook, voyagiste britannique. Cet attentat à la bombe, dix jours après les attentats suicides à Londres, semblent avoir le même but que les attentats soigneusement coordonnés des fondamentalistes musulmans dirigés contre les intérêts britanniques. En novembre 2003, des attentats fomentés par les fondamentalistes musulmans ont eu lieu, en Turquie, au siège principal de la banque britannique HSBC ainsi qu'au consulat général de Grande Bretagne, ils ont coûté la vie à cinquante-huit personnes et fait des centaines de blessés.
"Différentes personnalités politiques kurdes dont Leyla Zana et le président du parti kurde DEHAP, Tuncer Bakirhan, ont condamné l'attentat à la bombe de Kusadasi. DEHAP dans son communiqué à la presse a réitéré sa volonté de travailler pour la paix, la démocratie et le respect des droits de l'homme en Turquie et dans le monde.
"En juin 2004, le PKK a mis fin au cessez-le-feu unilatéral qu'il avait instauré au moment de l'arrestation d'Abdulhah Ôcalan en 1999 et auquel aucune contrepartie n'a été offerte par les autorités turques. Depuis avril 2005, la lutte a repris ; en trois mois plus de cent belligérants ont été tués au cours de heurts entre l'armée turque et le PKK. Les autorités militaires et politiques turques ont reproché aux Américains de ne pas les aider dans leur lutte contre le PKK qui est repris sur la liste américaine et européenne des organisations terroristes. Le PKK avec sa base arrière au Kurdistan irakien s'y procurerait facilement des armes pour sa lutte dans le Kurdistan turc.
"Bien qu'Ankara, sous la pression de l'Union Européenne, ait mis en application quelques réformes, depuis décembre 2004, lorsque l'U.E. a décidé de commencer des négociations avec la Turquie pour son entrée dans l'U.E., le gouvernement turc a laissé de côté le processus entamé et ne s'applique plus à trouver une solution politique à la question kurde.
"L'Institut Kurde de Bruxelles a été très soucieux du fait que la presse belge s'est empressée, sans le moindre esprit critique, de faire porter la responsabilité du terrorisme actuel en Turquie aux communautés kurdes. Toutes les organisations kurdes officielles en Belgique et à l'étranger se désolidarisent avec force de toute utilisation de la violence et plaident pour que soient respectés les droits de l'homme et que des solutions démocratiques soient trouvées. Est-il permis de rappeler que le gouvernement turc ni aucun gouvernement européen n'ont eu de réaction positive quand, à trois reprises en 1993,1994 et1998, trois armistices ont été proposés par le PKK. Les Kurdes veulent la démocratie, la paix et le respect des droits de l'homme et des minorités." (KIB, 20 juillet 2005)
Bagarres lors du procès du meurtre d'un père kurde et de son fils
Plusieurs personnes ont été blessées mercredi lors d'affrontements entre manifestants kurdes et militants d'extrême-droite devant un tribunal d'Eskisehir, dans l'ouest de la Turquie, où comparaissaient quatre policiers pour le meurtre d'un enfant kurde de 12 ans et de son père.
L'échauffourée a commencé quand un groupe de militants nationalistes armés de bâtons a pris à partie quelque 200 personnes venues manifester devant le tribunal, a rapporté la chaîne d'information NTV.
NTV a notamment diffusé les images d'un jeune homme à la tête ensanglantée et violemment projeté au sol avant l'intervention d'un policier.
L'agence de presse Anatolie a fait état de plusieurs personnes blessées, NTV mentionnant un blessé grave.
Les manifestants kurdes étaient à Eskisehir pour le procès de quatre policiers impliqués dans la mort d'Ahmet Kaymaz et de son fils de 12 ans Ugur, abattus le 21 novembre devant leur maison de Kiziltepe, une bourgade de la province de Mardin, dans le sud-est anatolien à majorité kurde.
La police a affirmé que le père et l'enfant avaient été abattus dans le cadre d'une opération contre des rebelles kurdes armés, mais les défenseurs locaux des droits de l'Homme et les voisins ont assuré que les victimes étaient des civils désarmés.
Une enquête parlementaire a conclu à une "grave négligence" policière et estimé que Kaymaz et son fils auraient pu être capturés sans effusion de sang.
Si les policiers sont reconnus coupables, ils risquent de deux à six ans de prison.
Leur procès est considéré comme un nouveau test de l'engagement de la Turquie à faire respecter l'état de droit alors qu'elle désire intégrer l'Union européenne. (AFP, 20 juillet 2005)
Mayor of Diyarbakir: Kurdish should be tauhgt at common schools
Metropolitan Mayor of Diyarbakir Osman Baydemir, stating it is not possible to improve Kurdish only by means of private courses, said Kurdish should be tauhgt at official schools and supported in public domains.
Metropolitan Mayor Baydemir, Mayor of Yeni©‚ehir F˜rat Anl˜ and Director-General of the Diyarbak˜r Water and Canalization Affairs Veysi Ayus have examined infrastructural project carried out for 450 Evler Mahallesi. Baydemir, after receiving information from the experts, said they made infrastructural works in 18 separate fields of Diyarbak˜r." We will have finished a 2-km-pipeline and the intermediary connections 7200 meters at length in 10 days. Subsequently, landscape and block pavement are both to be built by Diyarbak˜r Metropolitan Municipality". The metropolitan mayor also underlined that the metropolitan municipality would continue to providing municipal services at full pelt.
To a question concerning the news that Private Batman Kurdish Course was closed, Baydemir said " To be able to keep our languages and cultural possessions those languages spoken in Turkey apart form Turkish or Kurdish should be boosted in public domains; otherwise, it is not possible to make Kurdish and like languages come alive. Therefore, Kurdish should definitely be taught at official schools. People should have the chance to be able to learn Kurdish. Moreover, Kurdish should be given as an elective course in western cities. To maintain a language a language, which has been ignored for decades, is not possible with private courses"
To another question about Co©‚kun K˜randi, a soldier from Trabzon who was intercepted and detained by HPG forces, Baydemir said neither his right to exist nor his safety of life should be harmed.He should be handed over to his family as soon as possible. There is a need to an environment with peace and without conflicts for our humans can leave in peace and at ease.
When asked ''Why did you not put your signature on a declaration prepared in relation to the kill of Hikmet Fidan?", Baydemir said, "I have not heard anything of such a statement, however, there is no legitimate side of violation of the right to exist" (DIHA, July 19, 2005)
Quatre soldats turcs tués dans l'explosion d'une mine
Quatre soldats turcs ont été tués et quatre autres blessés mardi dans le sud-est de la Turquie lorsque leur véhicule a sauté sur une mine posée vraisemblablement par des rebelles kurdes, ont annoncé les autorités turques.
L'incident s'est produit alors que les soldats patrouillaient sur un chemin de campagne de la province de Hakkari, frontalière de l'Irak et de l'Iran, précise-t-on de même source. (AFP, 18 juillet 2005)
Le PKK somme la Turquie de ne pas faire d'incursions en Irak
Un dirigeant du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a sommé lundi la Turquie de ne pas effectuer d'incursions militaires dans le nord de l'Irak pour y poursuivre ses militants et a menacé d'une recrudescence de la violence. Une opération transfrontière dans le nord de l'Irak n'aura "pas d'autre résultat que l'escalade de la guerre", a déclaré Murat Karayilan, un des dirigeants du PKK, cité par l'agence de presse pro-kurde MHA.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait affirmé la semaine dernière que la Turquie se réservait le droit d'envoyer des soldats en Irak pour y poursuivre les rebelles du PKK, qui y ont établi des camps, ajoutant qu'il n'y avait pas de plans dans l'immédiat pour une telle opération.
L'armée turque a effectué plusieurs incursions en territoire irakien avant l'invasion de ce pays par une coalition menée par les Etats-Unis en 2003, avec l'accord tacite de Washington et le soutien de groupes kurdes locaux.
M. Karayilan a estimé que ses combattants se contrôlaient dans leurs affrontements avec l'armée turque mais qu'il n'hésiteraient pas à intensifier leur campagne militaire si la Turquie multipliait les opérations de sécurité. Une centaine de rebelles et de membres des forces de sécurité ont été tués au cours des derniers mois.
M. Karayilan a affirmé que le PKK était prêt à relacher le soldat et à le remettre à une organisation en qui il aurait confiance si Ankara mettait un terme à cette opération. (AFP, 18 juillet 2005)
10 militants kurdes tués dans le sud-est , 4 soldats blessés
Dix militants du PKK ont été tués lors d'affrontements avec l'armée dans la province de Sirnak (sud-est de la Turquie), ont annoncé dimanche les services du gouverneur de la province.
Un activiste du PKK "responsable des opérations de minage" fait partie des militants tués, précise le communiqué du gouvernorat, cité par l'agence de presse turque Anatolie.
L'affrontement, dont la date exacte n'a pas été précisée, est survenu alors que l'armée turque a lancé une opération entre le 13 et le 16 juillet dans cette zone de jonction des provinces de Sirnak, de Hakkari et de Van, dans le sud-est du pays.
Selon le communiqué du gouvernorat, les militants du PKK étaient en possession d'un fusil à lunette, d'une mitrailleuse, d'un lance-grenades, de sept fusils d'assaut AK-47, de 18 grenades et de 25 kilos d'explosifs (plastic de type C3 et C4).
Par ailleurs, quatre soldats turcs ont été blessés lorsque le véhicule qui les transportait a sauté sur une mine, vraisemblablement posée par le PKK, dans la province voisine de Bitlis, a déclaré le gouverneur de cette province, Asim Hacimustafaoglu, à l'agence Anatolie. Selon le gouverneur, la mine était télécommandée.
Samedi, les forces de sécurité turques ont annoncé avoir désamorcé cinq kilogrammes d'explosifs destinés à être mis à feu à distance et placés le long d'une route dans la province kurde de Tunceli. Selon la police, citée par l'agence de presse Anatolia, ces explosifs, de type C-4, étaient assez puissants pour détruire des véhicules blindés. (AFP, 17 juillet 2005)
Les avocats d'Ocalan ont renoncé à visiter leur client depuis le 1er juin
Les avocats d'Abdullah Ocalan refusent depuis le 1er juin de rendre visite à leur client emprisonné à vie pour dénoncer des pratiques "anti-démocratiques" des autorités turques, a indiqué vendredi l'un des défenseurs à l'AFP.
"Nous ne l'avons pas revu depuis le 1er juin", a indiqué Bekir Kaya du bureau d'avocats basé à Istanbul chargé de la défense du chef du PKK emprisonné depuis 1999 sur l'île d'Imrali (nord-ouest).
M. Kaya a expliqué que les avocats avaient renonocé à rendre visite à Ocalan, leur dernière entrevue, remontant au 1er juin, ayant été suivie et enregistrée par un fonctionnaire du ministère de la Justice, en application des dispositions du nouveau code pénal rentré en vigueur le même jour.
Cette mesure est "anti-démocratique" et est à l'encontre du caractère privé de l'entrevue entre le détenu et son défenseur, a-t-il dit. "Nous avons pris cette décision avec notre client", a-t-il ajouté.
La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a confirmé le 12 mai la condamnation de la Turquie pour procès inéquitable d'Ocalan et a recommandé à Ankara d'organiser un nouveau procès pour le chef rebelle.
Le Comité des ministres du Conseil de l'Europe doit à présent décider avec la Turquie des modalités d'application de ce jugement.
Les dirigeants turcs ont affirmé qu'ils respecteraient l'arrêt de la Cour de Strasbourg.
Pour qu'il puisse bénéficier d'un nouveau procès, le condamné doit en faire la demande. L'intéressé a indiqué, par la voix de ses avocats, qu'il refusera d'être jugé de nouveau en Turquie tant que l'impartialité des cours turques ne sera pas assurée. (AFP, 15 juillet 2005)
BBC's reaction against Erdogan's accusations on the PKK
No one who has followed the BBC's reporting of last week's terrorist attacks in London and other such incidents can doubt that the BBC reflects these crimes in their entirety, BBC World Service Director Nigel Chapman said.
Chapman's explanation of BBC editorial principles came in response to Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, who harshly criticized the BBC and Reuters on Thursday for describing the Kurdistan Workers' Party (PKK) as militants and guerillas instead of terrorists.
"We aim at reflecting all incidents in an objective style, notwithstanding any provision for how traumatic and horrible the incident is," Chapman said in a statement on the BBC's Turkish Internet site.
Taking into consideration specific conditions of each incident, the BBC prefers to use more descriptive words such as "bombers," "attackers," "armed people," "kidnappers," "rebels" and "militants" when reporting about perpetrators of violent incidents, Chapman said.
"We must report acts of terror quickly, accurately, fully and responsibly. Our credibility is undermined by the careless use of words which carry emotional or value judgments. The word 'terrorist' itself can be a barrier rather than an aid to understanding. We should try to avoid the term, without attribution. We should let other people characterize while we report the facts as we know them," states the BBC's Editorial Guidelines concerning war, terror and emergencies.
Reuters as well asserts that its policy concerning the use of the word "terrorist" is very clear. The agency uses the word only when a person uses it in a quote.
"Our responsibility is to remain objective and report in ways that enable our audiences to make their own assessments about who is doing what to whom," says the BBC guidelines. Reuters says it never used the word "terrorist" for the London bomb attackers.
Hüseyin Sükan, director of BBC Turkish, reminded all that the BBC avoided using the term "terrorist" to describe the Irish Republican Army (IRA), for fear of sparking Catholic reactions in Ireland. (Turkish Daily News, July 16, 2005)
US responds to Erdogan on cross-border attack on PKK
Turkey should consider how the Iraqi government would reply to a possible Turkish military operation in the north of Iraq against outlawed Kurdistan Workers' Party (PKK) bases there, said a top U.S. military official.
The comments of Gen. Richard Myers, the U.S. chairman of the joint chiefs of staff, came in response to Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, who earlier said that Turkey reserved the right to carry out cross-border operations in neighboring Iraq, where a few thousand PKK terrorists are believed to be based.
Turkey has made military incursions into Iraq in the past to hunt down the PKK terrorists. Faced with an escalation in PKK attacks in southeastern Anatolia, Turkey has been pressing the United States and the Iraqi government to crack down on PKK mountain bases, but no action has been taken by either Iraqi or U.S. authorities.
Asked about the U.S. position on a possible Turkish operation on the PKK in Iraqi territory, similar to ones that Turkey carried out in the past, Myers said the sovereign Iraq would have a lot to say on that.
"I think the difference now is that Turkey is dealing with a sovereign Iraqi government. It would require a series of contacts between Turkish and Iraqi authorities," Myers was quoted as telling a news conference in Washington by the Anatolia news agency.
Turkish government officials said Ankara had no immediate plan to carry out a cross-border operation in Iraqi territory but it does reserve the right to cross into Iraqi territory in legally justified cases of "hot pursuit" of PKK terrorists escaping to the Iraqi side of the border.
"There are certain things that international law allows. We would carry out cross-border operations if they were necessary," Erdogan told private CNN-Türk television late on Wednesday.
Erdogan himself was commenting on an Anatolia news agency report carrying a statement by an unidentified U.S. official who said Washington backed military operations on the PKK inside the Turkish border, suggesting that cross-border operations would not be welcomed.
Myers said Turkey and the United States were discussing ways to deal with the PKK but declined to give details. He also noted that PKK activities were increasing in Turkey's Southeast and added that this situation was "unacceptable."
The United States designates the PKK as a terrorist organization. The group retreated to northern Iraq in 1999 after declaring a unilateral cease-fire following the capture of its leader, Abdullah Öcalan.
The PKK ended its five-year truce in June 2004 and began infiltrating back into Turkey. Some 100 Turkish soldiers and PKK militants have been killed in a resurgence of violence in the region over the past three months.
The terrorists have also attacked civilian targets: They blew up a train earlier this month, killing five people, and last week bombed a popular resort on the Aegean coast, leaving about 20 people injured. (Turkish Daily News, July 16, 2005)
Vaste opération pour retrouver un soldat enlevé par des militants kurdes
Plusieurs centaines de militaires participaient mercredi à une vaste opération de l'armée dans l'est de la Turquie destinée à retrouver un soldat pris en otage lundi soir par des militants kurdes, a-t-on indiqué de source de sécurité locale.
Les unités, épaulées par des commandos et soutenus par des hélicoptères de combat, ratissaient les zones très escarpées de Pülümür et de Kutu, dans la province de Tunceli, a-t-on indiqué de même source.
Un groupe de militants du PKK avait installé lundi un barrage routier sur un des principaux axes de Tunceli, dévalisé les occupants d'une quarantaine de voitures qu'ils ont arrêtés et enlevé un simple soldat de 21 ans en permission.
C'est la première fois depuis six ans que le PKK s'engage dans ce genre d'action, pourtant répandu dans les années 1990 lorsque les combats entre militants et armée faisaient rage dans le sud-est anatolien à majorité kurde.
Dans une déclaration faite mercredi à l'agence de presse pro-kurde Mésopotamie, basée en Allemagne, le PKK a fait savoir que le "prisonnier" était en "bonne santé".
"Il a été amené à une zone sûre et n'a pas subi de mauvais traitement", souligne la déclaration sans préciser s'il sera relâché ou pas.
L'Association turque des droits de l'Homme a lancé un appel mercredi pour sa libération.
La Turquie se réserve le "droit de poursuivre les militants kurdes" en Irak
La Turquie se réserve le droit d'effectuer des incursions militaires en Irak pour poursuivre les militants kurdes du PKK qui y ont trouvé refuge, a affirmé le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, cité jeudi par l'agence Anatolie.
Erdogan a précisé qu'Ankara n'avait pas de plans dans l'immédiat pour de telles opérations, tout en critiquant l'incapacité des Etats-Unis à fermer les camps installés par le PKK dans le nord de l'Irak depuis 1999.
"Il y a certaines choses que le droit international autorise. Quand c'est nécessaire, on peut mener des opérations au delà de la frontière", a-t-il déclaré.
"Cela peut être fait quand les conditions l'exigent", a-t-il ajouté. "Nous espérons que de telles conditions ne vont pas apparaître".
Selon la presse, 114 membres des forces de sécurité (militaires et police) ont été tués depuis juin 2004 dans les combats alors que ce chiffre était seulement de trois pour 2003. (AFP, 13-14 juillet 2005)
Des militants kurdes forment un barrage routier et enlèvent un soldat
Un groupe de militants kurdes a installé lundi soir un barrage soutier sur un des principaux axes de l'est de la Turquie et enlevé un soldat, a annoncé le gouverneur local.
Les militants du PKK qui seraient au nombre de cinq ont arrêté une quarantaine de voitures sur la route entre Tunceli et Pulumur, dévalisé les occupants de ces véhicules et enlevé un gendarme qui se rendait à son unité à Adiyaman (sud-est), a indiqué le gouverneur de Tunceli Mustafa Erkal, cité par l'agence Anatolie.
C'est la première fois depuis des années que le PKK s'engage dans une telle action. Ce genre de barrages s'étaient produits de nombreuses fois dans les années 1990 lorsque les combats entre rebelles et l'armée faisaient rage dans le sud-est anatolien à majorité kurde.
D'autre part, un militant kurde a été tué lundi dans la province d'Erzincan, à l'est de la Turquie, alors qu'il s'apprêtait à disposer des explosifs à proximité d'une voie ferrée, ont indiqué les services du gouverneur de la province, cités par l'agence de presse Anaolie.
Le "terroriste" --expression usuelle des autorités turques pour désigner les guerilleros du PKK-- a été abattu dans une zone rurale par les forces de sécurité, selon un communiqué. L'individu s'apprêtait, avec un groupe de militants, à disposer des charges explosives sur une voie ferrée et des ponts, ajoute le communiqué, qui précise qu'un fusil-mitrailleur, deux grenades et du "matériel pour un piège" ont été retrouvés sur les lieux de l'accrochage. (AFP, 11-12 juillet 2005)
Une bombe fait 20 blessés dans la station balnéaire turque de Cesme
Vingt personnes ont été blessées, dont une grièvement, dans l'explosion d'une bombe de faible puissance dimanche dans la station balnéaire populaire de Cesme (ouest), sur la côte égéenne de la Turquie, en pleine saison touristique.
L'attentat a été revendiqué par un groupe kurde armé, les Faucons de la liberté du Kurdistan, proche du PKK qui a menacé d'autre attaques similaires contre des cibles touristiques.
"Nos attaques vont se poursuivre", a précisé une personne qui a appelé l'agence de presse pro-kurde Mésopotamie, basée en Allemagne.
Deux touristes étrangers figurent parmi les blessés, a déclaré Yusuf Ziya Goksu, le gouverneur d'Izmir, dont dépend administrativement Cesme.
Selon l'agence semi-officielle Anatolie, il s'agit d'un Britannique, John Willoghby, 63 ans, et d'un Russe, Alexandre Danilik, 44 ans, qui ont subi des blessures légères et ont été soignés à l'hôpital.
"L'explosion a été provoquée par une bombe", a annoncé le gouverneur.
Autorités et professionnels du tourisme s'efforçaient lundi de minimiser la portée d'un attentat qui a fait 20 blessés la veille dans une station balnéaire de l'ouest de la Turquie, espérant que ce secteur vital et en pleine croissance de l'économie turque ne sera pas affecté.
"La vie est revenue à la normale une heure après l'explosion. (...) La situation ne prête pas à l'exagération", a assuré Faik Tutuncuoglu, le maire de Cesme, la ville visée par l'attentat, cité par l'agence de presse Anatolie.
Le secteur touristique turc est en pleine explosion, avec 8,6 millions d'entrées de touristes étrangers sur les six premiers mois de 2005, soit une augmentation de 27,2% par rapport à la même période de l'année précédente, selon les chiffres du ministère du Tourisme.
Les autorités espèrent accueillir 20 millions de vacanciers étrangers cette année, devant rapporter 18 milliards de dollars (15 milliards d'euros), contre 17,5 millions l'an dernier, qui avaient généré 15,9 milliards de dollars (13,2 milliards d'euros) de recettes, soit 5,5% du PNB national.
C'est cette manne que souhaitent, semble-t-il, tarir les "Faucons", qui ont déjà appelé en août dernier les touristes étrangers à "ne pas se rendre en Turquie", au lendemain d'un double attentat contre deux hôtels d'Istanbul, ayant fait deux morts et une dizaine de blessés.
Le groupe, qui a aussi revendiqué en avril un attentat dans une autre station balnéaire de la mer Egée, ayant tué un policier, a prévenu dimanche soir que ses "attaques vont se poursuivre". (AFP, 10-11 juillet 2005)
Cinq civils et trois policiers blessés dans des attaques de militants kurdes
Cinq civils et trois policiers ont été blessés dimanche dans l'explosion d'une mine et une attaque de militants kurdes dans l'est et le sud-est de la Turquie, a indiqué une source des forces de sécurité locales.
Un premier incident s'est produit à Hozat, dans la province de Tunceli (est). Des militants du PKK ont attaqué un détachement policier situé devant la résidence du sous-préfet local, blessant trois policiers en faction.
Dans un autre incident près du centre-ville de Sirnak (sud-est), près de la frontière avec l'Irak, un camion a sauté sur une mine vraisemblablement posée par des membres du PKK. Les cinq occupants du véhicule ont été blessés. (AFP, 10 juillet 2005)
Trois soldats tués et 13 blessés par une mine dans le sud-est de la Turquie
Trois soldats turcs ont été tués et 13 autres blessés samedi matin dans l'extrême sud-est de la Turquie lorsque leur véhicule a sauté sur une mine vraisemblablement posée par des militants kurdes, a indiqué une source des forces de sécurité locales.
L'incident s'est produit près de Semdinli, située à proximité des frontières avec l'Irak et l'Iran, a-t-on précisé de même source. (AFP, 9 juillet 2005)
Un ancien politicien kurde abattu dans le sud-est de la Turquie
Un ancien politicien kurde a été tué par un inconnu mercredi à Diyarbakir, la principale ville du sud-est de la Turquie, à majorité kurde, des sources de sécurité locales excluant que ce meurtre ait pu être motivé par des considérations politiques.
Atteint par une balle à la tête, Hikmet Fidan, 50 ans, est mort sur le coup tandis que son meurtrier est parvenu à prendre la fuite, a déclaré à l'AFP une source de sécurité parlant sous le couvert de l'anonymat.
Les mobiles du crime n'étaient pas immédiatement connus, mais la police penchait pour un règlement de compte lié à des affaires d'argent, a ajouté cette source.
Fidan était un politicien important au sein du mouvement kurde en Turquie. Il avait notamment exercé la fonction de vice-président du Parti de la démocratie du peuple (Hadep) jusqu'à sa dissolution en 2003 par la Cour constitutionnelle au motif de liens avec l'insurrection armée kurde.
Le Parti démocratique du peuple (Dehap) a succédé au Hadep. Il est lui aussi menacé d'une éventuelle fermeture pour les mêmes motifs et pour falsification de documents lors des élections générales de 2002. (AFP, 6 juillet 2005)
Kurdish politicians sentenced to jail for speaking Kurdish
The Dicle News Agency (DIHA) reported today that the Deputy Chairwoman-General of the pro-Kurdish Democratic People's Party (DEHAP), Handan Caglayan, has been sentenced to 7 months in jail by a local Turkish court for speaking Kurdish at the electoral campaign of her party before the 28 March local elections last year.
Similarly, 6 months imprisonment has been imposed on the Chairman of the Riha (Urfa) branch of DEHAP, Ahmet Dagtekin, on the same grounds, according to the agency.
The charges against the Kurdish politicians were brought for having breached Article 58 of the Law no: 298 on Political Parties, which bans the use of other languages than Turkish in electoral propaganda.
The Kurdish politicians in response said that they found the sentence highly undemocratic and in contrast to Turkey's EU membership process. DIHA quoted Chairman Ahmet Dagtekin saying:
"There are more than 20 million Kurds in Turkey. The mother tongue of all them is Kurdish. A person or a political party that claims to be in violation of a people must address the people in their own language. That is the only way to be able to set a dialog. Again, if some policies are being produced by means of what the people's expectations are, politics should be done in the language of that people; because, languages are the wealth of the country. These are the reasons why the law [on Political Parties] constitutes an obstacle on the way of Turkey becoming richer and more developed." (KurdishMedia.com, July 6, 2005)
La crainte d'un retour de la guerre civile dans le Kurdistan turc
La crainte d'une nouvelle guerre entre forces de sécurité turques et rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a fait son retour chez les habitants de la petite ville kurde de Karliova, dans le sud-est de la Turquie.
"Ca recommence", affirme un restaurateur de la bourgade qui a vu passer quelques jours plus tôt un convoi armé, avant d'être réveillé cette semaine par un vol d'hélicoptères prenant la direction des montagnes voisines, où se cachent des membres du PKK.
Cinq rebelles ont été tués dans cette région la semaine dernière, portant à au moins 62 le nombre de militants du PKK abattus depuis le début du printemps.
Le redoux a vu les accrochages se multiplier, alors qu'ils avaient pratiquement cessé après l'annonce d'un cessez-le-feu unilatéral du PKK en 1999, et n'avaient que faiblement repris à la fin de cet trêve le 1er juin 2004.
Les forces de sécurité ont pour leur part perdu au moins 32 hommes dans les affrontements.
Le PKK a répliqué en s'attaquant le week-end dernier à un train à Bingol (est), tuant cinq gardes de sécurité.
Renforçant ses positions dans la région, l'armée a redéployé ses unités de commandos et réinstallé des points de contrôle sur les routes, gardés par des véhicules blindés.
"Le feu s'étend", commente le restaurateur, sous le couvert de l'anonymat. "Depuis un moment, nous fermons nos magasins de bonne heure, et j'y pense à deux fois quand je dois sortir de la ville après la tombée de la nuit".
Les combats restent pour l'heure confinés dans des zones reculées --on est loin des combats des années 1980 et 1990, qui avaient fait quelque 37.000 morts.
Mais les violences survenues lors d'enterrements de rebelles abattus ces derniers jours montrent que les tensions peuvent facilement s'étendre aux zones urbaines.
"C'est la période la plus préoccupante de ces dernières années", estime Osman Baydemir, le maire kurde de Diyarbakir, principale ville du sud-est anatolien. "Nous appelons les deux parties à cesser les violences sans conditions".
La guérilla, évaluée à 5.000 militants, s'est réfugiée dans le nord de l'Irak en 1999 après l'arrestation de son chef Abdullah Ocalan.
Quelque 1.500 rebelles auraient cependant repassé la frontière, leur direction affirmant que les mesures entreprises par Ankara pour étendre les droits des Kurdes ne sont que de façade.
Sous la pression de l'Union européenne, le gouvernement a autorisé l'enseignement du kurde dans des établissements privés et la diffusion de programmes dans cette langue sur les chaînes de télévision et de radio publiques.
"En adoptant plusieurs mesures, le gouvernement a considéré que le sujet du problème kurde était clos", estime M. Baydemir. "Les gens (ici) en sont venus à penser que personne ne reconnaîtrait leurs droits tant qu'ils resteraient tranquilles".
Selon Selahattin Demirtas, le chef de la section de Diyarbakir de l'Association des droits de l'Homme, le nombre de plaintes a augmenté depuis que l'UE a décidé, en décembre, d'entamer des négociations d'adhésion avec la Turquie et a redoublé avec le retour des tensions.
Durant les quatre premiers mois de 2005, les autorités locales ont ouvert des enquêtes visant 2.700 personnes et touchant à leur liberté d'expression, soit autant que pour toute l'année 2004, affirme le militant.
"Les lois n'ont pas changé, mais les procureurs deviennent moins tolérants, le gouvernement fermant les yeux", dit-il.
Les politiciens locaux réclament le droit d'utiliser la langue kurde dans les institutions et les écoles publiques, la levée des obstacles légaux empêchant l'entrée au Parlement d'un parti kurde et un retour à l'emploi des noms kurdes des villages rebaptisés avec des noms turcs.
Ils appellent aussi à une amnistie pour les militants du PKK et à leur réintégration dans la société.
Ces demandes sont accueillies avec suspicion par le gouvernement, qui craint qu'elles n'encouragent le séparatisme, et avec colère par l'armée, determinée à écraser le PKK sur le terrain.
Les rebelles kurdes veulent obtenir de nouvelles concessions d'Ankara
Les rebelles kurdes, qui ont repris leurs activités après cinq ans de repos, cherchent aujourd'hui à obtenir de nouvelles concessions de la Turquie, mettant à l'épreuve la capacité d'Ankara à maintenir la stabilité et à mener son projet d'adhésion à l'UE.
Les revendications du PKK en faveur d'une Turquie démocratique et respectueuse de l'identité kurde se sont muées en des demandes d'autonomie au sein d'un système fédéral, d'amnistie pour les rebelles garantissant leur participation à la vie politique et de libération de leur chef Abdullah Ocalan.
"Si la guerre reprend, l'économie turque sera sens dessus dessous et l'Union européenne deviendra un rêve impossible", affirme un militant du PKK se faisant appeler Sahin, avant d'expliquer pourquoi 5.000 guérilleros se prennent à défier à nouveau la deuxième armée de l'Otan.
"La Turquie ne peut pas oser mettre en danger sa stabilité, tandis que nous n'avons rien à perdre", affirme le quadragénaire, qui a passé neuf ans en prison pour appartenance au PKK mais s'est "reconverti dans l'action légale", travaillant avec le Parti démocratique du peuple (Dehap, kurde) à Diyarbakir, la principale ville du sud-est anatolien à majorité kurde.
Les politiciens kurdes prennent publiquement leurs distances du PKK mais soutiennent la plupart de ses demandes, dont celle d'une amnistie générale.
"Nous avons dépassé le point où les armes peuvent prendre part dans la résolution des problèmes", affirme Osman Baydemir, le maire de Diyarbakir. "Nous devons amener le PKK sur le terrain de la lutte politique".
Si l'opinion est partagée dans les rues de Diyarbakir, elle ne l'est pas à Ankara: beaucoup de Turcs estiment que les Kurdes profitent des ambitions européennes de la Turquie pour faire progresser leur projet séparatiste sous le couvert de réformes démocratiques.
L'hostilité manifestée par de larges portions de l'opinion publique européenne à l'adhésion de la Turquie a par ailleurs quelque peu refroidi l'enthousiasme de certains Turcs.
"Le nationalisme turc alimente le nationalisme kurde", selon le sociologue Dogu Ergil, qui reproche à Ankara de manquer de stratégie pour résoudre les nombreux problèmes de la région kurde. "C'est une situation de blocage terrible", dit-il. (AFP, Sibel UTKU BILA, 5 juillet 2005)
Le bilan de la guerre depuis un mois dans le Kurdistan turc
Malgré les multiples appels à la paix pour faire cesser les interventions militaires, l'armée turque continue ses actions armées et refuse de tenir compte des efforts pour la paix. Les derniers affrontements ont provoqué la mort de 169 personnes en l'espace d'un mois.
Les forces de Défense du Peuple kurde (HPG) ont annoncé le bilan de cette guerre pour le mois de juin. Lors des affrontements qui ont eu lieu au Kurdistan, 12 officiers et 141 soldats ont été tués ainsi que 10 guérilleros. Une opération militaire a été menée à Dersim par l'armée turque contre les guérilleros du MKP. Lors de cette intervention, 17 guérilleros du MKP sont morts. Des gendarmes ont enterré en cachette les corps de deux guérilleros, ce qui a provoqué l'indignation et la protestation de la population. Lors de ces événements, un jeune du nom de Farhettin Inan a été tué.
D'après les déclarations faites par le HPG, les opérations menées par les forces armées turques se sont encore intensifiées.
Toujours selon les estimations du HPG, l'armée turque a mené en juin 44 opérations militaires dans la région du Kurdistan. Les combats ont été particulièrement violents dans la région du Botan, où on a dénombré 33 affrontements. Les guérilleros du HPG ont répondu par 24 offensives successives.
La branche de Diyarbakir de l'association turque des droits de l'homme (IHD) a déclaré, mardi 28 juin, avoir enregistré en cinq mois, depuis le début de l'année 2005, 4.822 violations des droits de l'homme dans la ville Diyarbakir et dans des provinces environnantes, alors que 1.511 violations des droits de l'homme avaient été enregistrées dans les cinq premiers mois de l'année 2004.
Elle constate, dans son rapport, une forte augmentation des violations des droits de l'homme dans le pays depuis que la Turquie a reçu une date formelle pour entamer les négociations en vue de son d'adhésion à l'Union européenne et le rapport note également une augmentation récente du nombre des affrontements.
"Le gouvernement turc actuel, en ne poursuivant pas autant qu'il le pourrait la mise à exécution des réformes, en porte la responsabilité" a déclaré Selahattin Duman, responsable de la branche d'IHD à Diyarbakir. (MHA-DIHA, 4 Juillet 2005)
Manifestation de Kurdes à Strasbourg pour un nouveau procès d'Ocalan
Quelque 800 militants kurdes selon la police, 1.200 selon les organisateurs, ont manifesté mardi devant le Conseil de l'Europe à Strasbourg pour réclamer un nouveau procès du leader kurde Abdullah Ocalan.
"Nous demandons qu'un nouveau procès libre et indépendant de M. Ocalan se tienne en Turquie", a déclaré Ahmet Dere, membre du Congrès national du Kurdistan.
En mai dernier, la Cour européenne des droits de l'Homme avait confirmé la condamnation de la Turquie pour le procès inéquitable d'Abdullah Ocalan et recommandé la tenue d'un nouveau procès du leader kurde condamné à mort en 1999.
La peine du chef du PKK pour "trahison et séparatisme" avait été commuée en réclusion criminelle à perpétuité le 3 octobre 2002.
Selon M. Dere, le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, chargé notamment d'examiner les arrêts de la Cour européenne, devait évoquer mardi l'arrêt de la Cour européenne.
Les militants venus d'Alsace, de Lorraine et d'Allemagne à l'appel de la Fédération des associations kurdes en France, brandissaient des pancartes affirmant "La justice pour Ocalan, c'est aussi la justice pour les kurdes" et "Liberté pour Ocalan". (AFP, 5 juillet 2005)
Former Kurdish deputies' retrial continues
The ongoing retrial of former lawmakers from the now-defunct Democracy Party (DEP) continued yesterday in an Ankara court with the presence of the attorneys for former deputies Yusuf Alatas¸ and Mehmet Nuri Özmen, the Anatolia news agency reported.
Mehmet Orhan Karadeniz, chief judge of the court, said there was no response to a written statement sent to the Turkish Radio and Television Corporation (TRT), which is supposed to form a five-person expert committee tasked with analyzing audio recordings to determine the identities of voices on evidence tapes.
Alatas¸ said the voices on the tapes are not his clients. He argued the TRT is not an independent institution and that the committee should comprise experts who are impartial. Özmen made a similar request.
Public Prosecutor Dilaver Kahveci maintained that experts from the TRT should be in charge of analyzing the tapes because it was difficult to form a committee consisting of competent experts from other public and private institutions.
He argued that the lawyers' request should be denied since if experts from public institutions can't be trusted, then those from private institutions would not be trusted either.
The court then ruled against the defense and postponed the hearing to resolve other issues in the evidence file at a later day.
The legal proceedings began in 1994 when Kurdish former deputies Leyla Zana, Orhan Dog˜an, Hatip Dicle and Selim Sadak were sentenced by the now-closed State Security Court (DGM) to15 years' imprisonment on grounds they engaged in separatist activities both inside and outside the country in cooperation with the outlawed Kurdistan Workers' Party (PKK). (Turkish Daily News, July 3, 2005)
Racist Turkish Book Given Out For Free In Diyarbakir
10,000 editions of a book called 'We, all of us, are the same...' written by the Turkish nationalistic institution YURT-SAV are being given out for free in the city of Amed (the Kurdish city of Diyarbakir in southeastern Turkey). The controversial book denies the existence of the Kurdish people and calls the Kurdish language "a primitive language with no culture".
Among the contents of the book are racist provocative statements like:
* "The word 'Kurd' is a word used by Anatolians to identify coarse mountainous people that comes down to the cities to sell dairy products."
* "The Kurdish history is dark. Not one single source in social sciences such as history, archeology, anthropology, geography, ethnography and philology indicates in any way the existence of a 'Kurdish history'."
* "The primitive language Kurdish is not a language of culture and is only an local 'agreement'."
* "The issue is nothing more than the 'Kurdification' of Turkmen societies in East and Southeast Anatolia, and nothing more than a cultural assimilation. 'Turkishness' is in no way a reference system that recognizes the superiority of an origin or a race, and can never be. If somebody says "I'm a Turk" it doesn't mean that they are denying their ethnic identity or their origin. But to say "I'm from Turkey" instead of "I'm a Turk" is to deny a sociological truth and give in to ignorance."
The provocations by the YURT-SAV are expected to increase the tension in the Kurdish capital of Amed (Diyarbakir).
The Turkish nationalistic institution YURT-SAV calls itself an alternative "Human Rights Association" and is run by relatives to Turkish soldiers killed in clashes with the PKK.
YURT-SAV have started controversies before in Amed. During the "Human Rights Week" organized on December 10-17, 2004, by NGO's in Amed, the YURT-SAV showed a movie called "terror" produced by the institution. The movie was shown to students and had explicit war scenes from places like Iraq, Palestine, Pakistan, Afghanistan, Jerusalem, Chechnya and many other places in the Middle East where soldiers had attacked and killed civilians. But not one single reference was made to the violence in Kurdistan by the Turkish army. Instead, they showed pictures of civilians allegedly killed by the PKK.
The Turkish government are trying to campaign anti-Kurdish and anti-PKK books in northern Kurdistan. Among the books given out for free by the Turkish government are "APO" by the informer Semdin Sakik, "How to be a women in the PKK" by Necat Buldan and "Apo's verses" by Selim Curukkaya. All these writers are complaining about a low sale in Kurdistan and accuses the PKK to behind it. (DozaMa- KurdistanObserver.com, July 2, 2005)
Une bombe explose au passage d'un train, six morts et 12 blessés
Une bombe a explosé samedi matin au passage d'un train dans l'est de la Turquie, une région à majorité kurde en proie à un regain de tensions entre rebelles indépendantistes et forces de sécurité, causant la mort de six personnes et en blessant 12 autres.
La Compagnie nationale des chemins de fer (TCDD) a révisé dans la soirée son bilan des victimes, établi à six morts, expliquant que le nom d'un blessé s'était glissé par erreur dans la liste des morts, a rapporté l'agence Anatolie.
L'explosion s'est produite à 10H20 (07H20 GMT) sur la ligne reliant les villes d'Elazig et de Tatvan, alors que le train --composé de voitures transportant des passagers et de wagons de fret-- traversait une zone rurale de la province de Bingol, a déclaré dans un communiqué la TCDD.
"La bombe, déposée sur les rails, a été actionnée par une commande à distance, provoquant le renversement d'un wagon et d'une voiture de passagers", a expliqué la TCDD, précisant que 45 voyageurs et onze employés de la compagnie se trouvaient à bord du train.
Les autorités d'Ankara se sont gardées de tout commentaire sur les instigateurs éventuels de cet attentat, le président Ahmet Necdet Sezer et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan se contentant de condamner, sans plus de précisions, une "attaque terroriste". Une source sécuritaire locale interrogée par l'AFP a cependant pointé du doigt les rebelles kurdes du PKK, actifs dans la région de Bingol.
La piste d'un traquenard tendu par les auteurs de l'attentat aux forces de sécurité est envisageable, un train venu porter assistance aux victimes de l'explosion ayant été bloqué à un kilomètre du lieu de l'attentat par une seconde "attaque", selon l'agence de presse Anatolie qui n'a pas fait état de nouvelles pertes humaines.
Anatolie a ajouté qu'une autre bombe avait a été désamorcée par une équipe de spécialistes sur la même voie de chemins de fer à 200 mètres du lieu de la première explosion et que l'armée poursuivait des opérations de ratissage dans le secteur.
Selon Mehmet Ayci, un porte-parole de la TCDD interrogé par l'AFP, les cinq personnes tuées appartenaient au service de sécurité de la compagnie.
Des policiers blessés par l'explosion d'une bombe en Anatolie
Trois policiers turcs ont été blessés par l'explosion d'une bombe dans la nuit de vendredi à samedi dans un quartier périphérique de Diyarbakir, la principale ville du sud-est anatolien à majorité kurde, a affirmé samedi une source sécuritaire locale.
L'engin explosif a été actionné à distance alors qu'une patrouille de police approchait du colis suspect le contenant, a ajouté cette source.
Les trois fonctionnaires ont été transportés à un hôpital de Diyarbakir, a dit la même source qui n'a pas précisé la gravité de leurs blessures ni fait état d'une éventuelle revendication. (AFP, 2 juillet 2005)
Les Roms de Turquie: un peuple interdit et oublié
Combien sont-ils? 500 000 ou deux millions? Victimes de nombreuses formes de discriminations sociales et culturelles, les Roms de Turquie sont ignorés par les statistiques officielles et n'ont droit à aucune sorte de reconnaissance. La loi prévoit toujours d'interdire l'entrée des "Tziganes nomades" sur le territoire de la République turque...
L'UYD, une organisation de la société civile turque, a organisé au printemps dernier un colloque sur la situation des Roms de Turquie. Ce colloque avait lieu à Édirne, en Trace turque. L'occasion de parler de la situation difficile de ce peuple et des discriminations dont il est victime. Le colloque portait sur la culture "roman". Ce terme est utilisé en Thrace pour désigner les Roms, appelés ailleurs en Turquie Cingene, "Tziganes". D'autres appelations régionales sont usitées, comme Mutrip dans les régions proches de l'Iran.
Entretien avec Belgin Cengiz, coordinatrice générale de l'UYD, et Hacer Foggo, responsable du programme rom.
Pourquoi un congrès sur les Roms?
Les Roms constituent partout un groupe social particulièrement opprimé et à l'encontre duquel se concentrent un grand nombre de discriminations, ce qui est aussi le cas en Turquie. Le but de notre association étant de soutenir les groupes sociaux en difficulté, il nous a semblé naturel de nous préoccuper des Roms. Nous avons choisi de tenir cette rencontre à Édirne, parce que c'est la ville où vit traditionnellement la plus forte communauté rom, avec aujourd'hui quelque 30 000 personnes. C'est aussi la ville où apparaissent le plus clairement les discriminations dont ils sont victimes. C'est aussi à Édirne qu'a été créée la première association de Turquie dans le nom de laquelle apparaisse le terme de Cingene, de Tzigane. Il y a, certes, déjà eu certains colloques académiques, mais notre but était de prendre une initiative là où vivent les Roms et où ils devraient pouvoir accéder à la visibilité. Pour la première fois en Turquie, nous avons réussi à organiser un colloque sur les Roms et leur culture.
Combien y a-t-il de Roms en Turquie?
Il n'existe pas de statistiques officielles. Les données officieuses évoquent 500 000 personnes. Les chercheurs estiment néanmoins que le nombre total de Roms en Turquie pourrait être de deux millions.
Dans quelles régions du pays vivent-ils?
Ils sont présents sur pratiquement tout le territoire national, dans le sud-est de l'Anatolie par exemple, à Mardin Ufa ou Diyarbakir. La région se trouve sur un itinéraire traditionnel de migration des Roms, qui sont également présents en Syrie et en Iran. Il y a aussi depuis toujours une importante communauté à Istanbul. Il y a aussi des villages roms dans les régions méditerranéennes, à Antalya et Adana, ainsi que dans la région de la Mer Noire. Un autre groupe est installé à Hacibektash, en Anatolie centrale [1] Édirne et toute la province de Thrace représentent néanmoins la zone où ils sont le plus nombreux. Une partie des Roms sont arrivés des pays voisinss lors de la désintégration de l'Empire ottoman. Cependant, malgré leur présence sur tout le territoire national, ou peut-être à cause de cela, les Roms de Turquie ont souvent choisi de cacher leur identité. Par exemple, à Mardin, ils préfèrent se dire Kurdes ou Arabes, à Afyon, ils se disent Kurdes. Ce n'est qu'en parlant avec eux que l'on découvre leur origine.
Quelle est leur situation professionnelle et sociale?
En général, ils s'adonnent à des activités traditionnelles: ils sont musiciens, surtout pour les mariages, ils fabriquent des objets en osier, ils travaillent au nettoyage des villes. Il s'agit d'activités précaires, de moins en moins pratiquées, et qui ne garantissent aucune forme de protection sociale. La plupart des Roms ne sont pas inscrits à aucune des trois grandes mutuelles qui existent dans le pays. Ils détiennent en général la Carte verte, qui garantit une assistance médicale gratuite aux personnes qui n'ont pas d'emploi fixe. De manière générale, il apparaît que les Roms sont un des groupes socialement les plus défavorisés de Turquie, et parmi lesquels le chômage est massif. Dans leur cas, marginalisation économique et origine ethnique semblent coïncider.
Quels sont les problèmes spécifiques dans le domaine de l'éducation?
En général, les familles roms expriment le désir de pouvoir offrir une bonne éducation à leurs enfants. Dans la réalité, les discriminations constituent des obstacles importants, et souvent les enfants roms, surtout les filles, abandonnent l'école au bout de seulement deux ans. De ce point de vue, Édirne représente un cas exemplaire: il existe deux écoles élémentaires connus comme des "écoles de Tziganes". Quand une famille rom veut inscrire ses enfants dans une autre école, on la renvoie toujours sur ces deux écoles. Il s'agit donc d'une forme de ghettoïsation. En outre, sur une population de 30 000 Roms, on compte seulement huit inscrits à l'Université, un chiffre bien éloquent.
La situation des Roms se caractérise par différentes formes de discriminations dans beaucoup de pays. Quelle est la situation en Turquie?
Comme dans beaucoup d'autres pays, les Roms sont victimes en Turquie de différentes formes de discrimination. Sur le plan législatif, la loi 2501 de 1934 [2] classe les "Tziganes nomades" parmi les catégories de personnes qui ne peuvent pas pénétrer dans le pays. En vertu de cette loi toujours en vigueur, un groupe de Roms bulgares, invités à un festival de musique en Turquie, a par exemple été récemment refoulé à la frontière. En 1993, un député d'Édirne avait proposé des amendements pour modifier cette loi, qui est en contradiction avec l'article 10 de la Constitution, qui garantit à tous l'égalité devant la loi, sans distinction de race, de langu, de religion ou de sexe. Cette loi fait des Roms des citoyens de seconde classe. Cependant, la proposition d'amendement a été repoussée par le Parlement.
Sur le plan linguistique, il y a beaucoup de traces des discriminations à l'encontre des Roms, également dans les documents et les publications officiels. En 2003, à l'initiative de l'écrivain rom Mustafa Aksu, la définition du terme "cingene", qui contenait des expressions péjoratoves, a été modifiée dans le Dictionnaire turc édité par le ministère de l'Éducation nationale. Une semblable modification a été faite la même année dans l'Encyclopédie turque, qui associait au mot "cingene" des expressions du type: "sans religion, vol et prostitution". Dans l'usage populaire, de nombreuses expressions expriment cette méfiance et ces préjudices à l'encontre des Roms.
Il existe aussi des discriminations sur le plan politique. Mustafa Aksu nous a raconté comment, il y a quelque temps, des Roms demandèrent à pouvoir s'inscrire dans divers partis politiques. D'abord accueillis avec empressement, ils ont été refusés dès qu'ils ont révélé qu'ils étaient roms. Un autre exemple de discrimination peut être trouvé à Édirne, où la municipalité développe un programme de logements pour les Roms, mais à deux kilomètres de la ville, car personne ne veut les avoir pour voisins. De façon générale, les quartiers où vivent les Roms sont dans une situation précaire, aussi bien du point de vue de l'habitat que des infrastructures.
Turquie: une société civile de plus en plus dynamique
L'organisation Ulasilabilir Yasam Dernegi/Accessible Life Association (www.uyd.org.tr) représente un exemple éloquent du dynamisme qui caractérise la société civile turque actuelle. Créée au lendemain du tremblement de terre de 1999, par un groupe de volontaires qui avaient apporté un soutien socio-psychologique aux victimes dans la région de Duzce, elle est aujourd'hui engagée dans quatre secteurs fondamentaux, avec le partenariat et le soutien d'associations et d'institutions internationales: handicap mental et physique, avec un centre d'accueil à Duzce, un centre de réhabilitation et de formation professionnel à Istanbul et un projet de réalisation de logements pour les personnes avec handicap et leurs familles; des projets de développement local dans les régions rurales avec un accent sur le développement de l'agriculture biologique; des programmes de lutte contre la nouvelle pauvreté urbaine; la défense et la promotion des minorités culturelles, en particulier les Roms et les chrétiens syriaques. (Propos recueillis par Fabio Salomoni, Osservatorio sui Balcani- balkans.eu.org, Traduit par Jean-Arnault Dérens , 30 juillet 2005)
[1] La ville natale du fondateur homonyme de l'ordre des Bektashi. La dévotion des Roms pour le saint soufi s'illustre par leur présence massive lors de la fête annuelle qui se déroule dans la ville.La Suisse déclare non-fondées les accusations d'Ankara
[2] Cette loi, Iskan kanunu, a été prise pour régler l'afflux de réfugiés sur le territoire de la République turque.Le ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE) a reçu jeudi l'ambassadeur de Turquie au sujet des enquêtes ouvertes par la justice suisse contre un politicien turc pour négation du génocide arménien, a-t-il indiqué dans un communiqué.
Cette entrevue fait suite à la convocation mercredi de l'ambassadeur suisse à Ankara par le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül. Ce dernier avait jugé "inacceptable" la brève interpellation d'un homme politique politicien en Suisse pour des propos niant le caractère génocidaire de massacres d'Arméniens sous l'empire ottoman.
Alors que, du côté turc, on affirme que l'ambassadeur suisse a été convoqué par le ministère, le porte-parole du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) Ivo Sieber déclare au contraire que la rencontre a eu lieu sous l'impulsion de la Suisse. Quoiqu'il en soit, l'entretien a permis aux deux pays de faire connaître leur point de vue.
L'ambassadeur a rappelé à la Turquie que le code pénal suisse contenait une norme contre le racisme, qui punissait tout propos tenu en public niant, minimisant ou tentant de justifier un génocide. Il a par ailleurs renvoyé à l'indépendance du pouvoir judiciaire en Suisse. Une nouvelle rencontre sur le sujet est prévue jeudi à Berne entre l'ambassadeur de Turquie en Suisse et le chef de la division politique du DFAE.
"Le DFAE a réitéré sa surprise face aux protestations continues du gouvernement turc, au sujet de l'ouverture d'une enquête à l'égard de Monsieur Dogu Perinçek (...) et a souligné l'applicabilité des lois suisses dans cette affaire", précise la communiqué.
L'article 261 bis du Code pénal suisse stipule ainsi que toute personne qui tient des propos tendant à nier, minimiser ou justifier un génocide ou autres crimes contre l'humanité est punissable, ajoute le communiqué. (AFP-AP, 28 juillet 2005)
La manifestation turque ultra-nationaliste et négationniste en Suisse
Quelque 2000 Turcs ultra-nationalistes ont célébré dimanche à Lausanne le 82e anniversaire du Traité de Lausanne. Drapeaux turcs, chants patriotiques et discours enflammés: les quais d'Ouchy ont accueilli une délégation d'Atatürkistes parmi eux le chef du Parti des travailleurs (IP) Dogu Perincek et l'ancien président de la communauté turque chypriote Rauf Denktas.
Depuis quelques semaines, les organisations nationalistes et les médias turcs lançaient l'appel aux immigrés turcs en Europe avec le slogan "Prends ton drapeau, et viens à Lausanne!" et attendaient une participation beaucoup plus élevée.
L'association Suisse-Arménie avait tenté, sans succès, de faire interdire ce rassemblement négationniste. La police cantonale a répondu qu'il ne lui revenait pas de décider d'interdire la manifestation car le pouvoir politique ne s'était pas prononcé pour son annulation.
En Suisse, le Parlement fédéral et deux parlements cantonaux avaient reconnu comme génocide le massacre de plus d'un million d'Arméniens par la Turquie en 1915, ce qui a créé de nombreuses tensions entre la Suisse et la Turquie.
A cette occasion, le ministère public de Winterthour a ouvert une enquête contre Perincek après que ce dernier ait nié le génocide arménien vendredi lors d'une conférence de presse à Zurich. Perincek a présenté le génocide comme un "mensonge des impérialistes". Ces propos constituent un délit selon la loi suisse et la norme antiracisme. Perincek a donc été entendu pendant plus de deux heures, samedi, par le juge d'instruction de Winterthour. Puis il a été mis en liberté.
Perinçek était déjà sous le coup d'une plainte pour négationnisme déposée à la mi-juillet par l'Association Suiss-Arménie à la suite d'un discours prononcé en mai dans la capitale vaudoise. Perincek avait alors affirmé que le génocide arménien n'avait pas eu lieu. La justice vaudoise avait émis un mandat de comparution à son encontre.
Ankara a jugé inacceptable l'interrogatoire de Perincek et "absolument contraire au principe de la liberté d'opinion".
Même jour, des centaines de Kurdes ont tenu une autre manifestation devant le Palais de Rumine où fut signé le Traité de Lausanne pour marquer leurs réserves vis-à-vis de ce traité qui n'a pas reconnu les droits du peuple kurde. La manifestation, agrémentée de chants et de danses folkloriques, réunissait des membres de la plupart des mouvements kurdes. (SwissInfo, AFP, Armenews, 24 juillet 2005)
EPP-ED's concerns about the freedom of Christian communities in Turkey
The EPP-ED Members of the European Parliament, Elmar BROK (Chairman of the Foreign Affairs Committee), Camiel EURLINGS (rapporteur on Turkey) and Antonios TRAKATELLIS (Vice-President of the European Parliament) commonly declare:
"Further to the exchange of views with the Chief Negotiator A. BABACAN in the Foreign Affairs Committee and to the meeting with Patriarch Bartholomew this week, there is evidence that the religious freedom is not fully ensured in Turkey and the current draft law on religious foundations falls short of European standards. We appeal therefore to the Turkish authorities to amend this draft law in a way that all religious communities established in Turkey can enjoy similar rights as they do in EU Member States.
We are in particular deeply concerned about the ongoing process of seizing and selling properties owned by religious communities. We therefore ask the Turkish authorities to put an immediate end to this process. Further seizing and selling of property would highly damage Turkey's image and affects its commitments in seeking convergence with European values. We have repeatedly asked in our previous resolutions for the reopening of the Halki seminary. To our regret, the long awaited promise of the Turkish authorities to actually do so has not been fulfilled yet. We therefore also ask the Turkish authorities to use the time left, before the opening of negotiations on accession, to make a significant gesture of good will, which would be appreciated by the religious European community.
We will recommend to the European Council, which is meeting on 18 July, that this issue of religious freedom and equality is given the appropriate emphasis in the framework of EU-Turkey negotiations which is due to be adopted" (EPP-ED-Press Service, 14 July 2005)
Le patriarcat orthodoxe poursuit la Turquie devant la CEDH
Le patriarcat orthodoxe de Constantinople a déposé une plainte devant la Cour européenne des droits de l'Homme après que la justice turque eut refusé de lui restituer un ancien orphelinat saisi en 1997, a déclaré mardi à l'AFP Dositeos Anagnostopulos, porte-parole du patriarcat.
"Nous avons déposé en mai une demande pour le jugement de l'affaire (de l'orphelinat) à Strasbourg", siège de la CEDH, a affirmé M. Anagnostopulos.
L'orphelinat, un vaste bâtiment en bois construit au début du siècle sur l'île stambouliote de Büyükada, a été saisi par l'Etat sur décision de justice en 1997, estimant qu'il n'appartenait pas au patriarcat, mais à une fondation abolie par les autorités turques.
La Cour suprême, dernière voie de recours nationale pour le patriarcat, dont le siège est à Istanbul, a confirmé cette confiscation en février 2005.
La partie grecque-orthodoxe fait cependant valoir des titres de propriété remontant à l'empire ottoman et reconnus comme valides à plusieurs reprises par la République turque, qui lui a succédé en 1923.
L'orphelinat, aujourd'hui au bord de l'effondrement, a été fermé en 1965 sur ordre des autorités turques en raison de risques d'incendie et ses 200 occupants ont été relogés dans différents monastères de l'île.
Le patriarcat d'Istanbul réclame la restitution de centaines de biens immobiliers saisis par l'Etat turc, avec lequel il est également en contentieux au sujet de la réouverture de l'unique séminaire grec orthodoxe de Turquie, situé sur l'île stambouliote de Heybeliada et fermé en 1971.
La communauté grecque orthodoxe de Turquie comprend aujourd'hui environ 2.000 membres. Le patriarche oecuménique, qui y siège, est la plus haute autorité du monde orthodoxe.
D'autre part, le patriarche de Constantinople Bartholomée Ier, plus haute autorité de l'Eglise orthodoxe, a invité le pape Benoît XVI à Istanbul, siège du patriarcat, pour célébrer la Saint André, le 30 novembre, a déclaré le porte-parole du patriarcat.
"Nous avons adressé notre invitation au pape après Pâques, début mai. Nous l'avons invité pour la fête de la Saint André, le 30 novembre", a affirmé M. Anagnostopoulos. Il a précisé que le patriarcat n'avait pas encore reçu de réponse du Vatican.
Bartolomée Ier avait appelé fin avril Benoît XVI à poursuivre le dialogue entre les Eglises chrétiennes engagé par son prédécesseur Jean Paul II.
Dans une démarche de rapprochement entre les Eglises catholique et orthodoxe, séparées depuis le schisme de 1054, celui-ci s'était rendu en visite à Istanbul, première métropole de la Turquie musulmane, en 1979.
Le cardinal Joseph Ratzinger, 78 ans, est devenu pape le 19 avril sous le nom de Benoît XVI. (AFP, 12 juillet 2005)
Le journaliste arménien Hrant Dink menacé de 3 ans de prison
Suite à un article signé dans le journal AGOS dont il est le rédacteur en chef, Firat (Hrant) Dink est menacé de 3 ans de prison.
Dans un article paru le 13 février 2004 dans la colonne "Sapparigçe" Hrant Dink avait écrit au sujet de la mémoire collective des Arméniens, passée dans leur sang et marquée par le génocide subi en 1915. Il avait fait allusion de vider symboliquement un jour ce sang turc empoisonné (par ce drame du génocide) et de remplir avec le sang neuf de l'Arménie qui après l'indépendance paraît comme l'avenir des Arméniens du monde entier (pour enfin libérer les Arméniens de la Diaspora de ce poids qui leur pèse comme un frein psychologique).
Sortant du contexte une phrase stigmatisant "le sang turc empoisonné" plusieurs associations et d'individus l'avaient traîné devant les tribunaux s'estimant insultés en tant que citoyen turc.
Le procureur de la république a demandé 3 ans de prison ferme pour Hrant Dink. La Turquie, à 3 mois de l'ouverture des négociations avec l'UE, continue à censurer la presse et notamment à empêcher toute vraie discussion autour du génocide arménien.
"A trois mois de l'ouverture des négociations de la Turquie avec l'Union Européenne, nous constatons qu'un journaliste risque une peine de prison pour avoir évoqué la question du génocide arménien et que ce tabou constitue une entrave persistante à la liberté d'expression en Turquie. Par ailleurs, les formulations vagues que contient le nouveau code pénal nous inquiètent car n'importe qui peut les utiliser abusivement pour s'en prendre à des journalistes s'exprimant sur des sujets sensibles, tels que le génocide arménien ou le retrait des forces armées turques de Chypre", a déclaré Reporters sans frontières.
"Ce procès est lié à une incompréhension totale, je n'ai jamais voulu insulter les citoyens turcs. L'expression incriminée a été sortie de son contexte et elle relève du symbolique. Le vrai sujet de l'article, c'est bien que les Arméniens de la diaspora, une fois en paix avec la composante turque de leur identité, pourront trouver, en Arménie, des réponses nouvelles à leurs interrogations", a déclaré Hrant Dink à Reporters sans frontières.
L'Institut Tchobanian s'indigne de cette pression exercée contre le journal AGOS et son directeur Hrant Dink et appelle tous les démocrates et défenseurs des Droits de l'Homme à une campagne de solidarité avec ce journaliste qui a toujours su ouvrir ses colonnes aux différentes opinions pour favoriser le débat sur des questions tabous qui agitent la société turque d'aujourd'hui. (Institut Tchobanian-RSF, 9-13 juillet 2005)
L'appel associatif à l'UE pour la reconnaissance du génocide arménien par la Turquie
Plus de 350 associations et personnalités de la société civile européenne, issues de 21 pays, ont souscrit à l'appel européen lancé en avril dernier à l'occasion du 90ème anniversaire du Génocide des Arméniens.
Cette initiative de la Fédération Euro-Arménienne a notamment suscité l'adhésion d'associations de rescapés et descendants de rescapés du génocide des Arméniens, d'associations de défense des victimes de génocides et de crimes contre l'Humanité, d'associations de défense des Droits de l'Homme, de représentants des associations et organisations signataires de la Charte des Arméniens d'Europe ainsi que d'acteurs de la vie politique européenne.
L'une des demandes de l'Appel européen invite l'Union à intégrer l'exigence des Parlements nationaux et du Parlement européen de reconnaissance du génocide dans le cadre des négociations d'adhésion avec Ankara.
La Fédération Euro - Arménienne informe par ailleurs que, ce mardi 5 juillet, la délégation française du groupe PPE, chrétiens démocrates, du Parlement européen a appelé le Conseil "à modifier le mandat de négociations de la Commission", notamment "pour renforcer les exigences de l'Union sur des sujets aussi essentiels que la liberté religieuse, la législation pénale, la reconnaissance de Chypre et la reconnaissance du génocide des Arméniens".
Dans le communiqué des PPE français(www.umpeurope.org), datant du 5 juillet 2005, M. Jacques Toubon, Vice-Président de la délégation UE-Turquie, fustige une Commission à "l'attitude irresponsable" et "totalement éloignée des réalités". Il affirme que "le cadre des négociations proposé revient à engager les négociations aux conditions de la Turquie et non selon les critères fixés par l'Union".
Lors de la présentation du cadre des négociations devant la Commission des Affaires Etrangères du Parlement européen (AFET), M. Olli Rehn, Commissaire à l'élargissement avait notamment dévoilé le programme de "dialogue entre les sociétés civiles turques et européennes" destiné à faire accepter la Turquie par les opinions publiques européennes, et pour lequel la Commission allouera 40 millions d'euros supplémentaires pour la seule année 2006.
" Nous voulons que l'Union européenne soit capable d'imposer les critères instaurés par le parlement européen depuis le début de l'examen de l'adhésion de la Turquie; au lieu de cela, la Commission cherche à améliorer l'image de la Turquie en Europe aux frais des Européens ", a précisé Hilda Tchoboian, Présidente de la Fédération Euro-Arménienne.
" Il est regrettable que la Commission ignore aussi ostensiblement les 450 millions d'Européens et leurs 730 élus; c'est une situation anormale et dangereuse pour la démocratie. C'est fort du soutien des forces politiques de l'Union que nous transmettrons à nouveau l'Appel européen et la liste des signataires au Conseil européen avant le début prévu des négociations, le 3 octobre prochain", a conclu la Présidente de la Fédération Euro-Arménienne. (eafjd.org, 7 juillet 2005)
La Commission des Affaires étrangères évoque le génocide arménien
La commission des Affaires étrangères du Parlement européen a accueilli avec reserves le cadre de négociations en vue de l'adhésion de la Turquie que leur a présenté le 4 juillet le commissaire en charge de l'élargissement, M. Olli Rehn.
M. Rehn, a insisté sur le fait que ce cadre de négociations proposé la semaine dernière par la Commission européenne est le plus rigoureux jamais établi.
Tirant les leçons du précédent élargissement de l'UE, M. Rehn a précisé que "l'accent serait placé moins sur les engagements et plus sur les faits, moins sur les paroles et plus sur les actes". Quant à l'intention de la Commission européenne de maintenir le 3 octobre comme date d'ouverture des négociations, le commissaire a indiqué que l'UE est une communauté qui respecte ses engagements: "Pacta sunt servanda". Et d'ajouter que les conditions qui prévalaient lorsque les Vingt-Cinq ont pris la décision d'ouvrir des négociations n'ont pas changé.
La Commission a assuré que l'objectif de ces négociations est l'adhésion de la Turquie. Ces négociations sont par essence ouvertes et leur issue ne saurait être anticipée, a ajouté M. Rhen. "En d'autres termes", a dit le commissaire, "donnons à la Turquie la chance de faire ses preuves".
En règle générale, les députés de la commission parlementaire ont appuyé le cadre de négociations proposé par la Commission que devra encore approuver le Conseil. Certains ont toutefois insisté sur la nécessité d'enregistrer des avancées réelles et tangibles dans les domaines des droits de l'homme, des droits de la femme, de la liberté de confession et sur le problème de Chypre et sur le strict respect des critères d'adhésion.
En réponse à ces préoccupations, le commissaire a déclaré que les priorités de ces négociations seront le respect des droits de l'homme en général, la tolérance zéro quant à la torture, le respect des droits des communautés non musulmanes, des organisations féministes et syndicales. S'agissant de la liberté de confession, M. Rehn a expliqué que la Commission avait attiré l'attention sur le fait que la Loi sur les associations actuellement examinée par le Parlement turc était insuffisante et qu'il serait peut-être préférable d'en repousser l'adoption jusqu'à ce qu'elle ait été améliorée. Il a précisé que ce serait l'un des points cruciaux à résoudre avant l'ouverture des négociations.
Au sujet de Chypre, M. Rehn a dit que la Turquie signerait le "protocole d'Ankara" cet été et qu'il espérait une ratification rapide. Personnellement, il estime que l'UE doit d'encourager les deux parties à nouer des relations économiques et commerciales. Il a ajouté qu'il était toujours possible, si besoin est, de ne pas entamer les négociations sur certains chapitres tels que celui de l'union douanière, mais qu'il "n'avait pas encore perdu espoir".
Sur le thème de l'Arménie, suite à des interventions de parlementaires français, M. Rehn a indiqué que la Turquie devra entretenir des relations de bon voisinage et par conséquent normaliser ses relations avec ce pays et ouvrir ses frontières. Selon M.Rehn cela sera également tout bénéfice pour l'Est de la Turquie et la région de Kars. Il a toutefois rappelé que la reconnaissance du génocide arménien de 1915-1916 n'est pas un préalable à l'ouverture des négociations d'adhésion. Mais le commissaire a regretté l'ajournement d'une conférence d'historiens qui devait se pencher sur cette question à l'Université du Bosphore. (ARMENEWS, 7 juillet 2005)
Un ouvrage condamné pour une présentation fautive du génocide arménien
Le Quid, célèbre ouvrage encyclopédique français, a été condamné mercredi par le tribunal de Paris à payer un euro de dommages-intérêts à plusieurs associations en raison d'une présentation jugée litigieuse du génocide arménien.
Le Comité de défense de la Cause arménienne (CDCA), auquel s'étaient jointes plusieurs associations, mettaient en cause la présentation faite par le Quid 2003 du massacre des Arméniens par la Turquie en 1915, estimant qu'elle aboutissait à nier le caractère génocidaire de cet événement historique.
Dans son jugement, le Tribunal de grande instance a estimé que la présentation faite par le Quid était fautive "au regard des exigences attendues d'un ouvrage à vocation pédagogique qui se prévaut d'un souci d'exactitude et de neutralité", notamment car elle banalisait voire relativisait "la réalité et la portée historique du fait commenté".
Selon le tribunal, le Quid a causé "aux proches et aux héritiers de cette communauté, ainsi qu'aux groupements qui ont pour objet de maintenir la mémoire de ces événements, un trouble et une douleur morale d'autant plus vifs que le souvenir et l'attention historique venaient à peine de triompher de décennies de silence".
En conséquence, les éditions Robert Laffont et la société Quid -dont la présentation de la question arménienne a été modifiée depuis- sont condamnées à payer solidairement à chacune des associations un euro de dommages-intérêts.
Les deux sociétés devront également faire publier un communiqué faisant état de ce jugement dans trois quotidiens et trois hebdomadaires, ainsi que sur le site internet du "Quid". (AFP, 6 juillet 2005)
Grand Conseil vandois: le génocide arménien formellement reconnu
LAUSANNE - Le Grand Conseil vaudois a formellement reconnu le génocide arménien. Il l'avait déjà fait indirectement en 2003. La résolution adoptée n'engage toutefois que le législatif, le Conseil d'Etat estimant cette démarche inappropriée.
«Les divergences portent sur la forme plus que sur le fond», a assuré le conseiller d'Etat Jean-Claude Mermoud devant le plénum. Le gouvernement vaudois «préfère faciliter la tâche de la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey».
En outre, cette démarche n'a plus vraiment de sens, puisque le Conseil National a reconnu le génocide arménien en décembre 2003, estimait le Conseil d'Etat. Le gouvernement vaudois proposait au législatif cantonal d'en rester là.
M. Mermoud a rappelé que la prise en considération de ce postulat en 2003 avait provoqué le report du voyage en Turquie de la cheffe de la diplomatie. «Les sensibilités sont encore à vif», a-t-il souligné.
Les parlementaires ont refusé de s'aligner sur la position de l'exécutif. La résolution a été acceptée par 86 voix contre 35 et 25 abstentions. Elle indique simplement que «le Grand Conseil du Canton de Vaud reconnaît le génocide du peuple arménien de 1915 et honore la mémoire des victimes».(VAN, Veille Media VAN, 5 juillet 2005)
La négation du génocide arménien n'a pas sa place au Parlement européen
En référence à la conférence qui s'est déroulée au Parlement européen le 15 Juin 2005 à propos du Genocide des Arméniens, la Fédération Euro-Arménienne réaffirme qu'elle s'est fermement opposée à la présence de M. Justin McCarthy, qui est un négationniste notoire, et estime que cette conférence n'aurait pas dû avoir lieu.
La Fédération a été contactée par M. Richard Howitt (PSE, Royaume-Uni) qui a été présenté comme le président de cette conférence par le communiqué de la Fédération Euro-Arménienne.
Richard Howitt a demandé à la Fédération Euro-Arménienne de faire savoir qu'il n'était pas responsable de l'organisation de cette réunion, qu'il n'avait pas été informé au préalable par l'organisateur - le Think Tank turc "Ari Movement" - des positions de M. McCarthy et qu'il avait accepté de parrainer cette réunion dans l'idée qu'il s'agissait d'un débat équilibré entre différents points de vue visant à favoriser la réconciliation et la compréhension mutuelle.
M. Howitt souhaite préciser qu'il comprend l'opposition formulée par la Fédération Euro-Arménienne, et qu'il a inauguré les débats en confirmant les résolutions successives du Parlement européen qui affirment sans équivoque la reconnaissance du génocide.
En tant que militant anti-raciste de longue date au Royaume-Uni, M. Howitt insiste sur le fait que ni lui-même , ni le Groupe Socialiste au Parlement européen, ni le Parlement européen pris dans sa globalité ne soutiendrait de quelque manière que ce soit la négation d'un génocide ou la négation de tout autre violence raciste ou ethnique.
Pour conclure, la Fédération Euro-Arménienne, M. Howitt et le Groupe Socialiste au Parlement européen rendent hommage aux victimes du Génocide des Arméniens et à leurs familles, en cette année de son 90ème anniversaire. (FEAJD, 6 juillet 2005)
Politique intérieure/Interior Politics
Une femme pour la première fois à la tête de la plus haute cour turque
Le membres de la Cour constitutionnelle turque, la plus haute juridiction du pays, ont élu pour la première fois une femme à leur tête, a annoncé mardi le Journal officiel.
Agée de 63 ans, Tülay Tugcu est devenue membre de la Cour constitutionnelle en 1999 après avoir exercé dans plusieurs hautes institutions judiciaires.
La juge a salué son élection en y voyant "une démonstration du sens de l'égalité, de la laïcité et de la démocratie des membres (en majorité des hommes) de la Cour", selon le quotidien Hürriyet.
La Cour constitutionnelle est habilitée à annuler les lois entrant en contradiction avec la Constitution et à sanctionner les partis politiques, dont elle peut ordonner la fermeture.
Elle prend par ailleurs le nom de Cour suprême pour juger les membres du gouvernement accusés de délits commis dans l'exercice de leurs fonctions --elle est actuellement en train de juger plusieurs anciens ministres et un ex-Premier ministre. (AFP, 26 juillet 2005)
Turkish Military Call For Martial Law Again
Tayfun Mater, contributor to the Intellectuals' Declaration, says General Staff exceeds limits of authority with its "combatant-view announcement," and that it signs the military solution to the Kurdish dispute gains validity.
"Announcement made by Deputy Chief of the General Staff Ilker Basbug _ who had met with Television networks' and jourmals' Ankara representatives last week - shows that military solution to the Kurdish dispute gains weight."
"Basbug's solution alternatives evoke times of Martial Law" Tayfun Mater says, who has called for "silence to guns, end to clashes" with 150 other intellectuals on 15th of June.
The General _ who has met with journalists Monday evening _ said U.S. army officials has given direct orders to capture PKK's commanding group.
"Turkey has the right to stage a cross-border operation against PKK if Iraq doesn't fulfill its obligations" Basbug said but didn't reply when asked if military operation was on the table.
Basbug has stated that they opposed a general amnesty and demanded "struggle against those associations, people and civil society institutions assisting and making propaganda for PKK."
"Media carrying rebel statements must be prevented from making propaganda. Communication between the group and society must be cut off. It isn't right to perceive the terror news like normal ones, it would have serious results."
Basbug added that 6th article of Terror Law and 4th article of Television Regulations Law must be implied strictly.
6th article of the Terror Law regulates the punishments of those who carry terrorists organizations' statements.
Foreign Minister Abdullah Gul said there is no final decision about a cross-border offensive into Northern Iraq in joint news conference with his Irish counterpart but added that "nothing is impossible."
"Search of a military solution gains weight"
Mater says U.S. army officials order for the capture of PKK leadership was emphasized in the meeting. He says, "I don't think military actions will result in a resolution. Even if the PKK leadership is captured it won't be a resolution; guns must be silenced for a resolution."
"We, as calling for peace, think that the military operations will come to an end of the PKK declares an unconditional cease-fire and the problems could be discussed in calm and democratic atmosphere if the government takes decisive steps."
"Similar statements have been made in the past by the National Security Council but they didn't have any positive results" Mater said and stated there is no new approach in this statement.
"General Staff's statement is based on view of military, a combatant camp. It is how the dispute can be resolved. There is nothing to solve the problems of the region's poor society."
Basbug has also said "We need a new institution to fight against terrorism, an institution to investigate into terror's intelligence, psychological, logistics, social, economical, educational sides and plan the future steps in a macro scale, provide coordination inside state apparatus and it should be tied to Prime Ministry."
"These alternatives _ aiming to manage people form a center _ evoke times of Martial Laws and were adopted in the past. Martial-Law-style approaches are not supposed to live in democracies," Mater commented on Basbug's statement.
"General Staff exceeds limits of authority"
Mater says Basbug's demanding "struggle against those associations, people and civil society institutions assisting and making propaganda for PKK," shows "General Staff (perpetually) exceeds limits of authority.
"These issues are Justice Ministry's business not of General Staff. General Staff is not authorized to make statements about legal issues. If there is a problem, they can call for a trial at most." (BIA, July 28, 2005)
BBC: Turkey split over army refusenik
The case of a young man fighting a lengthy court battle to avoid conscription into the Turkish army is fuelling the debate over compulsory military service in the country.
Protesters on both sides of the debate have been highly vocal since the case of Mehmet Tarhan first came to light following his month-long hunger strike in Sivas prison, where he currently remains.
Although others have been imprisoned before for refusing to serve, Tarhan has attracted particular attention after claiming he had received several beatings in jail.
"He doesn't want to be in the army, he doesn't want to take the gun in his hand, and it is important that we support him," one campaigner in Istanbul told BBC World Service's Outlook programme. The conditions are very bad. They attacked and kicked him. Then he was on hunger strike. We think nothing has changed."
Indefinitely in prison
Under Turkish law, all young men have to do a year and a half of military service after they turn 18. Unlike in many European countries, there is no alternative, such as opting to do community service. But some, such as Tarhan, are prepared to go to jail as conscientious objectors rather than serve.
Tarhan is continuing to refuse to do the service, despite the prospect of indefinitely staying in prison - a prospect which has appalled many people. Circumcision is an important moment in the life of a boy - and the military service performs a similar function
As a result, he has become the focal point of a growing campaign over compulsory national service - with protests being held in London, New York and Venice earlier this month.
Supporters argue he is now caught in a vicious legal circle as he is officially considered a soldier and, therefore, not obeying orders. Even after his release he could be arrested again if he still refuses conscription.
"This means a life sentence effectively," said Devne, a campaigner for Tarhan. "He can never come back home. It could go on for years like this."
But Tarhan's case has also provoked strong feelings against him in a country where the sending of conscripts to the army is the cause of great celebration in many communities. Cars are decked in flowers and people chant "Turkey has the greatest army in the world" as part of the conscripts' send-off.
"We are against these protesters - they are talking rubbish," one pro-conscription campaigner said. "The army is a good thing. They save the country; they are always there for the country. The country needs soldiers and every man has to serve. Tarhan should rot in jail. In Turkey, we say you can't be a man without doing your military service."
Others said they felt military service was "good in terms of education" and an "honour". "Circumcision is an important moment in the life of a boy - and the military service performs a similar function," social science professor and writer Murat Belge told Outlook.
Mr Belge argues that the army has an important role in the minds of Turks, dating back to its role in the creation of the modern republic, more than 80 years ago.
Modern Turkey was founded by a general, after he defeated several invading armies. The importance of the military, Mr Belge believes, is enshrined in the country's education system.
Tarhan's backers believe the EU may be his best hope
"We all have to be soldiers - but already, as Turks, we are born soldiers," he said. "This is the ideology. In textbooks everywhere, this is what is told. Officers come and teach, and of course that class is conducted differently. You have to give the military command, the salutes, all that sort of thing."
Tarhan's case has currently been adjourned, and he is next due in court in September.
Mehmet Bal, a former prisoner who refused to serve and who could arrested at any time, said he believed it was likely Tarhan would suffer abuse while in jail. "What they are doing is trying to break Mehmet's will, forcing him to give in - because the legal system here means he can be kept in jail indefinitely," he said. "Life in a military jail as a conscientious objector is very hard - you are forced to conform."
Mr Bal recalled that while in prison he was dressed every day as a soldier, and chained in such a way he could be forced to salute. And he said other prisoners were incited to attack him by being told he was a traitor to the country. "The only way I could escape the beatings was by going on hunger strike, as I became so weak they feared I might die," he added. "It really is hell. You are on your own, and you never know when it might end." (news.bbc.co.uk, July 28, 2005)
Affaires religieuses/Religious Affairs
Al-Qaïda pourrait frapper la Turquie dans les prochains mois (police)
Al-Qaïda pourrait, au cours des prochains mois, s'attaquer à la Turquie, ou 1.000 personnes soupçonnées d'avoir des liens avec le réseau clandestin sont sous surveillance, a annoncé un haut responsable de la police d'Istanbul dans une interview parue vendredi dans le quotidien Vatan.
"La vague de terrorisme semble s'étendre de l'ouest vers l'est après les attentats de Londres et Charm el-Cheikh", a déclaré Sammaz Demirtas, chef-adjoint de la police d'Istanbul et responsable des opérations de renseignement.
"Je m'attends à une attaque en Turquie d'ici novembre", a-t-il affirmé au quotidien à grand tirage.
Des groupes liés à Al-Qaïda ont revendiqué les attentats commis en juillet à Londres et Charm el-Cheikh, tuant, respectivement, 56 et 68 personnes.
La Turquie avait déjà été visée par Al-Qaïda en novembre 2003, quand un groupe turc lié à l'organisation d'Oussama ben Laden s'était attaqué à Istanbul, à cinq jours d'intervalle, à deux synagogues, au Consulat britannique et au siège de la banque britannique HSBC, faisant 63 morts.
Afin d'éviter une répétition de ces attaques, la police turque a redoublé ses efforts de renseignement ainsi que sa collaboration avec les polices étrangères, a déclaré M. Demirtas.
"Quatre-vingt pour cent des agents du renseignement suivent aujourd'hui des organisations à motivation religieuse," a-t-il expliqué. "Nous suivons, à Istanbul seulement, 1.000 personnes qui ont des liens avec Al-Qaïda".
La police surveille également de près les commerces qui vendent de l'engrais, du sucre, de l'acide, du détergent et d'autres produits qui pourraient servir à fabriquer des engins explosifs, a dit M. Demirtas.
Il a ajouté que les stations de bus et de métro d'Istanbul étaient sous haute surveillance, tout en estimant peu probable une attaque contre les transports publics de cette ville.
"En Turquie, Al-Qaïda ne vise pas l'homme de la rue", a-t-il dit. "Les attaques précédentes montrent qu'il vise surtout les étrangers". (AFP, 29 juillet 2005)
Trois des neuf hommes arrêtés dans le sud de Londres sont Turcs
Trois des neuf hommes arrêtés jeudi matin à Tooting (sud de Londres) dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 21 juillet sont d'origine ou de nationalité turque, a déclaré à l'AFP M. Ahmet Ali, le propriétaire du restaurant qui emploie ces personnes.
"Ils sont tous les trois Turcs, ils travaillent la nuit dans mon restaurant et moi je travaille le jour avec ma femme, je ne les vois pas beaucoup", a expliqué Ahmet Ali, le propriétaire Chypriote du restaurant de kebab qui n'a pas assisté à la descente de police.
"Ils vivent dans un appartement au-dessus du restaurant", a-t-il précisé.
"L'un des trois travaille depuis neuf ans dans le restaurant, les deux autres sont nouveaux, ils ont commencé à travailler ici il y a un mois et demi", a expliqué Maria, l'épouse d'Ahmet Ali et co-propriétaire du restaurant.
Raja Kumar tient l'épicerie qui jouxte le restaurant. Il a assisté à la descente de police et raconte: "Vers cinq heures du matin, 20 à 25 policiers armés sont arrivés. Ils ont pénétré dans le restaurant et peu de temps après en ont sorti trois personnes", a-t-il expliqué.
"Il s'agissait d'un homme de 45 ans, le cuisinier turc du kebab, et de deux autres jeunes Turcs qui travaillent au restaurant, l'un de 23/24 ans, l'autre de 27/28 ans", a-t-il précisé.
"Je connais le cuisinier depuis au moins deux ans mais les deux jeunes ne sont ici que depuis un mois, un mois et demi", a-t-il dit.
"C'est un homme bien, il est très gentil, quand je le voyais je plaisantais et riais avec lui", a-t-il ajouté en parlant du cuisinier arrêté.
"Le jeune de 27/28 ans ne parle pas un mot d'anglais et l'autre jeune parle très mal", a-t-il encore précisé.
Interrogé par l'AFP, la police britannique n'a pas confirmé la nationalité des personnes arrêtées.
Selon l'agence turque Anatolia news, l'un des trois est originaire de la province de Samsun, au nord de la Turquie, et est arrivé récemment à Londres avec un visa de trois mois. Le second serait originaire de Khramanmaras, dans le sud du pays et avait fait une demande d'asile. Le troisième, originaire de la province de Bingol, à l'est du pays, vivait à Londres depuis plusieurs années. (AFP, 28 juillet 2005)
Attentats de Londres: Une Turque confirmée morte, selon sa famille
Les autorités britanniques ont officiellement déclarée morte lors des attentats de Londres le 7 juillet une turque âgée de 25 ans, Gamze Günoral, a indiqué sa famille jeudi à l'agence de presse Anatolie.
La police britannique a contacté les parents de la jeune femme, qui sont actuellement à Londres, pour les informer que son corps avait été retrouvé, mais les parents n'ont pas encore identifié leur fille à la morgue, précise l'agence.
Mlle Günoral se trouvait dans un train de la station Kings Cross lorsqu'une bombe a explosé, ajoute Anatolie.
Elle se trouvait depuis mai dans la capitale britannique, où elle suivait des cours d'anglais.
Un autre turc a été blessé dans les attentats qui ont fait 52 morts et des centaines de blessés. (AFP, 14 juillet 2005)
Deux suspects des attentats d'Istanbul emprisonnés en Irak
Deux responsables présumés des attentats terroristes de novembre 2003 à Istanbul qui avaient fait 63 morts sont incarcérés dans la prison d'Abou Ghraib, à l'ouest de Bagdad, et la Turquie s'apprête à demander leur extradition, rapporte mercredi la presse turque.
Abdülkadir Karakus qui avait fabriqué dans son magasin une partie des explosifs utilisés dans les attaques et Burhan Kus, un autre suspect recherché par Ankara en relation avec les attentats, ont été arrêtés près de Bagdad lors d'une opération par les soldats américains et écroués dans la prison, gérée par les Américains, précise Hürriyet qui cite les renseignements turcs.
Le ministère turc de la Justice a demandé leur extradition mais n'a pour l'instant pas obtenu de réponse, selon le journal.
Istanbul, la première métropole turque, peuplée de quelque 12 millions d'habitants, avait été frappée les 15 et 20 novembre 2003 par des attentats suicide qui avaient visé deux synagogues, le consulat général britannique et la banque britannique HSBC.
Ces attaques, oeuvre d'un groupe turc lié au réseau Al-Qaïda, avaient fait 63 morts et quelque 750 blessés.
Trois autres suspects turcs qui avaient pris la fuite après les attentats ont été tués dans des attaques suicide ou par des tirs de soldats américains en Irak.
Soixante-et-onze suspects sont actuellement jugés par un tribunal d'Istanbul qui a demandé en juin, lors d'une dernière audience du procès, la prison à vie lundi pour les quatre principaux accusés.(AFP, 13 juillet 2005)
Le président promulgue une loi controversée sur les écoles coraniques
Le président turc Ahmet Necdet Sezer a promulgué jeudi une loi controversée, à laquelle il avait opposé son veto le mois dernier, permettant aux responsables d'écoles religieuses illégales d'échapper à la prison, a annoncé la présidence dans un communiqué.
Cette loi, présentée par le parti de la Justice et du Développement (AKP), issu de la mouvance islamiste, prévoit que les responsables d'écoles coraniques clandestines soient condamnés à une simple amende et échappent à une peine allant jusqu'à trois ans de prison, comme c'était le cas actuellement.
Incluse dans une série d'amendements à une réforme pénale récemment entrée en vigueur, elle a suscité un tollé au sein de l'opposition sociale-démocrate et dans la presse libérale au moment de sa première adoption par le Parlement.
Le président ayant refusé début juin de promulguer ce texte, estimant qu'il allait à l'encontre de la laïcité, le Parlement l'a revoté dans les mêmes termes la semaine dernière.
M. Sezer a été contraint cette fois-ci, selon les prescriptions de la Constitution, d'entériner la loi. Mais il peut encore demander son annulation auprès de la Cour constitutionnelle. (AFP, 7 juillet 2005)
Socio-économique / Socio-economic
Turkey's six month foreign trade deficit remain high
Turkey's foreign trade deficit in the first half of 2005 exceeded $20 billion, ringing alarm bells in international financial centers, but in Turkey the stock market ended the week on a record note and Minister of State Kürs¸at Tüzmen said there was no reason to panic.
Imports in the first six moths of this year have reached $54.980 billion, marking a 21.3-percent increase over the same period in 2004. Exports have increased 20.5 percent over the same period to $34.973 billion, pushing the foreign trade gap to $20.007 billion in the first six months, with a 22.8 percent increase over January-June 2004.
Despite the growing foreign trade deficit, seen by some analysts as a risk in the medium term to the Turkish currency, the Istanbul Stock Exchange's (IMKB) National-100 index increased 272.26 points or 0.35 percent over Thursday and ended the week on a record high, reaching 29,615.29 amid optimism that Turkey's accession talks with the European Union would start on Oct. 3 as planned.
The surging trade deficit also pushes Turkey's current account deficit to record highs, expected to exceed $19 billion at the end of the year, against government targets of $15 billion.
The deterioration of Turkey's trade deficit is driven by three factors: robust domestic demand, high international oil prices and the strong lira. (Turkish Daily News, July 31, 2005)
"War Means Rape and Death for Women"
The Istanbul Network of World March for Women drew attention to the rise of an anti-Kurdish and militarist climate in Turkey. According to the women, operations are mostly hurting civilians, and especially women.
"No to War! Peace Now!", "A World Without Wars is Possible!", "Women Want Peace!", "Long-Live Women's Solidarity!"
The initiative formed at the Turkey leg of the "World march of women" called on everyone who demands "freedom, peace and democracy and who are pro-life," to say "No" to war once again.
In a press statement, the initiative said that the anti-Kurdish, nationalist and militarist climate is on the rise again in Turkey with the events that followed after March 20, 2005 when two children in Mersin allegedly burned the Turkish flag.
"The lack of response to the six-year-long cease fire and peace climate, is provoking once again the formation of all kinds of guerilla, profiteer, militarist and patriarchal groups," said the statement. "This is worrying us women."
The participants of the Istanbul Network of the World Walk for Women, who demand a world of equality, freedom, solidarity, justice and peace, said "No to War in Turkey!"
The Istanbul Network of the World March for Women said problems couldn't be solved under the shadows of weapons. The women added that as the women of Turkey, they want to live in a fair and free world of equality, where weapons have been silenced and where there are no wars. (BIA News Center, Ayse DURUKAN, July 25, 2005)
Le président demande le réexamen d'une loi sur le secteur bancaire
Le président turc Ahmet Necdet Sezer a renvoyé vendredi pour réexamen au Parlement une loi réformant le secteur bancaire qu'il avait adopté début juillet.
La réforme du secteur bancaire est l'une des conditions imposée par le Fonds monétaire international (FMI) pour le déblocage d'une nouvelle tranche d'un crédit d'un montant total de dix milliards de dollars, a rapporté l'agence de presse Anatolie.
La loi a pour objectif d'assainir le secteur bancaire, responsable d'une grace crise financière en 2001, en renforçant notamment le système de contrôle de ses activités, avec des inspecteurs plus indépendants des institutions étatiques qu'auparavant.
Le président turc a émis des objections légales sur deux articles du texte, concernant la nomination de régulateurs au sein des organes de surveillance et des procédures relatives au fonctionnement des fonds de la sécurité sociale.
Si le Parlement, dont la session reprend le 1er octobre, entérine la loi sans changement, le président Sezer n'a d'autre choix que de la signer. Il se réserve toutefois le droit de demander son annulation devant la Cour constitutionnelle.
L'adoption de cette loi était, avec celle d'une réforme de la sécurité sociale, une des exigences du FMI avant le déblocage d'une tranche de crédit de 800 millions de dollars.
La Turquie et le FMI ont conclu en mai une nouvelle ligne de crédit d'un montant de 10 milliards de dollars s'étalant sur trois ans et dont la première tranche de 837,5 millions de dollars avait été immédiatement tirée. (AFP, 22 juillet 2005)
Démolition prévue d'habitations illégales à Istanbul: heurts avec la police
Des affrontements ont opposé vendredi dans le centre d'Istanbul quelque 150 manifestants et la police anti-émeutes qui a utilisé un véhicule blindé pour démanteler des barricades érigées pour protester contre des démolitions programmées d'habitations illégales.
Les protestataires ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les policiers qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes, au cours de ces heurts qui se sont déroulés à Kagithane dans le district de Beyoglu, en plein coeur de la partie européenne d'Istanbul.
Les protestataires ont mis le feu à une barricade, mais les flammes ont été éteintes par les pompiers.
Des responsables cités par l'agence de presse Anatolie ont affirmé que la plupart des protestataires n'étaient pas des habitants du quartier. Des militants d'un groupe illégal d'extrême gauche figureraient parmi eux.
Des lotissements entiers d'habitations illégales ont proliféré dans les agglomérations urbaines en Turquie à la suite d'un exode rural massif. Les affrontements entre les forces de sécurité qui protègent les équipes chargées des travaux de démolition et les habitants sont fréquents. (AFP, 22 juillet 2005)
Turkey's population Exceeds 72 Million
Turkey's population has increased by 6.3 percent (4,297 millions) since the last census held in 2000 and has reached 72.65 million as of the end of June 2005.
Turkey's population was 67,768 million in 2000. The State Institute of Statistics (DIE) demographic figures note that the population of Istanbul, the largest metropolis of Turkey, has increased by 1,313 million within the last five years. Recorded at 10.19 million in 2000, it has climbed to 11,332 million in 2005. In other words, Istanbul's population increase is equal to the populations of Gaziantep or Kocaeli, two relatively large cities of Turkey. In the same period, Ankara's population increased from 4.08 million to 4,319 million, while Izmir's population rose from 3,371 million to 3,649 million.
The highest population increase in terms of percentage was recorded in Turkey's tourism capital Antalya in the period of 2000-2005. The city's population has exceeded two million with a 16.7 percent increase. Sanliurfa follows with a 11.6 percent rise and Istanbul with a 13.1 percent increase. The highest population decline was recorded in Tunceli, with a fall of 15.4 percent. Tunceli's population fell from 93,584 in 2000 to 79,176 in 2005. Sinop, Kilis, Kastamonu, and Bartin were other cities facing the highest population decline. Meanwhile, 24 provinces have seen a population increase above the Turkey average, while 33 provinces remained below it. The population of the remaining 24 provinces has declined. (zaman.com, July 21, 2005)
Only one out of four women has a job in Turkey
Nimet Cubukcu, the state minister responsible for women's issues, family and children's issues, said that women's participation in the labor force today is around 25.4 percent.
She gives the following reasons for the low participation of women in the labor force:
* The high an fast increase in population,
* The increase in the number of jobless each year,
* The declining trend in the fields of employment,
* The decrease in agricultural employment because of immigration to cities,
* Longer education periods,
* The presence of unregistered and informal economy."Women participate in the labor force mostly between the ages of 20 and 29," said Cubukcu. "Women participate 57.2 percent in agriculture, 30.1 percent in the services industry, and 13.6 percent in the manufacturing industry."
The 2004 data show that unemployment among women in Turkey is 9.7 percent, said Cubukcu. She added that the figure would go up to 18.8 percent when the young population is taken into account.
Women in the last couple of years have begun working as wage earners and as employers, said Cubukcu. "But education is playing a negative role in women's employment."
Minister Cubukcu said: "Education plays the key role in women's employment. Participation in labor force increases with the level of education. But there is inequality in education. Even if this inequality is overcome, there is need for systematic and widespread education so that women's labor can earn quality."
Minister Cubukcu said the women working in the agriculture industry don't have social security. "The women's situation is not different in other fields of employment.
Women working in the manufacturing and services industry generally have low status and low wages, and are temporary workers without social security."
According to Cubukcu only about 15 percent of working women belong to a union. (BIA News Center, Ayse DURUKAN, July 18, 2005)
Emeute lors de la démolition d'un bidonville à Istanbul
Les habitants d'un bidonville du quartier de Pendik, sur la rive asiatique d'Istanbul, ont dressé des barricades et affronté la gendarmerie jeudi matin pour empêcher la destruction de leurs maisons, construites illégalement, selon un journaliste de l'AFP.
Les gendarmes ont riposté aux jets de pierres, de bâtons et de cocktails molotov en employant des grenades lacrymogènes et en dispersant les dizaines de manifestants avec des lances à eau.
Plusieurs gendarmes et manifestants ont été blessés dans les affrontements, a annoncé l'agence de presse Anatolie qui mentionne également des arrestations.
Les équipes municipales ont commencé à détruire les 44 maisons vouées à la démolition sous la protection d'un cordon de gendarmes.
L'exode rural a nourri une urbanisation sauvage se manifestant par la construction illégale de quartiers entiers à la périphérie et jusqu'au centre des grandes métropoles turques.
Ces quartiers dits de "gecekondu" (littéralement, "posé dans la nuit") accueillent en général une population d'origine rurale émigrée à la ville et subsistant à l'aide de "petits boulots".
Certains de ces quartiers sont rasés tandis que d'autres parviennent à négocier avec les autorités municipales leur maintien et bénéficient occasionnellement d'amnisties qui leur permettent de se développer jusqu'à former de vastes banlieues disposant de leurs propres écoles et commerces. (AFP, 14 juillet 2005)
Un cargo panaméen coule dans le Bosphore, le capitaine porté disparu
Un cargo battant pavillon du Panama, le Corona Z, a coulé vendredi matin dans le Bosphore qui sépare les rives asiatique et européenne d'Istanbul et son capitaine est porté disparu, a annoncé la direction générale turque de la sûreté côtière (KEGKI).
Neuf membres de l'équipage ont été sauvés par un navire turc qui se trouvait à proximité mais le capitaine n'a pu être retrouvé, a indiqué à l'AFP une porte-parole de cette organisation, Bahriye Yilmaz,.
Le navire de 73 mètres, qui transportait sa cargaison de ferraille à Istanbul depuis le port roumain de Constance, située sur la mer Noire, a coulé pour une raison encore indéterminée vers 08H00 (05H00 GMT), au large de Kilyos, à l'entrée septentrionale du détroit, a-t-elle dit.
Les différentes autorités maritimes gérant le transit à travers le Bosphore ont dépéché une vingtaine de navires pour tenter de retrouver le disparu, a ajouté Mme Yilmaz, précisant que des barrières flottantes avaient été disposées autour du lieu de l'accident pour prévenir une éventuelle collision avec les bateaux en transit sur le détroit.
Le Bosphore, point de passage obligatoire des navires en provenance ou à destination de la mer Noire, figure parmi les détroits les plus fréquentés au monde.
En 2003, 47.OO0 navires ont transité par cette voie d'eau, dont plus de 8.000 transportant une cargaison dangereuse, le plus souvent gaz liquéfié ou pétrole, selon la KEGKI. Le trafic a atteint quelque 53.000 navires en 2004.
Les navires sont confrontés à un danger permanent dans ce passage sinueux, où ils sont contraints à des manoeuvres délicates. Deux accidents de pétroliers avaient respectivement fait 41 et 28 morts, en 1979 et 1994.
La circulation y est régie par la convention internationale de Montreux, signée en 1936. (AFP, 14 juillet 2005)
"Honor Victim" Young Woman Goes to Shelter
N.K. from Diyarbakir was shot and injured by her 14-year-old brother-in-law for allegedly having an affair while her husband served in the military. N.K. has now been discharged from the Dicle University's General Surgical unit and has been handed over to the officials of the Social Services Institution. N.K. had been married in a religious ceremony which isn't recognized by the state.
N.K. was allegedly having an affair with Ferit Demir, who was killed in an honor crime last week in Diyarbakir. N.K. has been sent to an unidentified women's shelter.
Neither her family nor members of women's organizations attended to N.K. while she was in hospital. "Nobody applied to the hospital to take N.K.," said Professor Doctor Yusuf Yagmur from the Emergency Room of the Research Hospital of the Medical Faculty at Dicle University (DU).
Nebahat Akkoc, head of KA-MER women's organization, told Bianet they didn't take N.K. because they feared that they would not be able to "protect" her. Akkoc argued N.K. is still in danger. "We don't have the facilities to protect N.K.," said Akkoc. "Only security forces can protect her. But we are ready to do anything else we can to help her."
N.K. was treated at the Emergency Room of the General Surgery Unit of the Research Hospital since June 15, when she was shot. Hospital officials weren't able to discharge N.K. because nobody would take care of her. Her 1-month-old baby had to be removed due to the blood loss. A police officer stood guard at the hospital to protect N.K.
"I have been defamed and they believed in it," said N.K adding that she wouldn't return to her village even if her family and husband forgave her. "I can't look at anyone's face anymore. Nobody would believe I'm innocent."
N.K. said her husband believes she is innocent but doesn't support her because of pressures from his parents. "None of my relatives, neither my father, nor my brothers showed any concern for me," she said. "I will go to a women's shelter." N.K. had lost her mother years ago. (BIA News Center, july 12, 2005)
Le FMI reporte le déblocage d'un crédit à cause d'une loi retardée
Le Fonds monétaire international (FMI) a reporté le déblocage d'une nouvelle tranche de crédit d'un montant total de 10 milliards de dollars (8,3 mds d'euros) jusqu'à ce que la Turquie adopte une loi réformant la sécurité sociale, ont annoncé jeudi le Fonds et le gouvernement turc.
"La performance économique et financière de la Turquie reste solide (...) Toutefois en raison du fait que la loi sur la sécurité sociale n'a pu être adoptée au Parlement (...) la direction du FMI a décidé de reporter le premier examen du programme", a souligné la directrice générale adjointe du FMI, Anne Krueger, dans un communiqué.
L'entrée en vigueur de cette loi "est nécessaire pour contrôler dans les plus brefs délais le déficit de la Turquie dans le domaine de la sécurité sociale", souligne le document.
Le FMI a affirmé le mois dernier que la Turquie devait adopter deux lois, sur la sécurité sociale et la réforme du secteur bancaire, pour pouvoir bénéficier d'une tranche de 800 millions de dollars (670 millions d'euros) de ce crédit.
Le Parlement turc a adopté la loi bancaire samedi, mais a pris ses vacances jusqu'au 1er octobre sans discuter le projet de loi sur la sécurité sociale, qui devrait toutefois être adopté lors de la nouvelle législature, a assuré mercredi le chef de la diplomatie turque Abdullah Gül.
Le ministre de l'Economie Ali Babacan a souligné jeudi dans un communiqué qu'en dépit du retard pris dans l'adoption de cette loi attendue par le Fonds, le gouvernement turc continuerait "méticuleusement" dans la voie des "réformes structurelles", conformément au programme conclu avec le FMI.
La Turquie et le FMI ont conclu en mai une nouvelle ligne de crédit d'un montant de 10 milliards de dollars s'étalant sur trois ans, et dont la première tranche de 837,5 millions de dollars (694 millions d'euros) avait été immédiatement tirée.
Le dernier crédit du FMI, portant sur 16 milliards de dollars (13,3 milliards d'euros), avait été octroyé en 2002 après la très grave crise économique qui avait frappé le pays l'année précédente. Il s'est achevé en février. (AFP, 7 juillet 2005)
Women's rights in Turkey to be monitored annually
Women's rights in Turkey will be subject to annual monitoring. This has been agreed today by the European Parliament when it voted overwhelmingly in favour of a report drawn up by Emine Bozkurt, a Dutch Socialist MEP, on the role of women in the economic, political and social life in Turkey. The report was adopted by 573 votes in favour with 19 opposed
Ms Bozkurt said: "This vote sends a strong signal to the Turkish government. Parliament is united in its approval of the new Turkish legislation on women's rights and I am happy that I managed to get so many people behind my report. What is essential now is that the new laws are implemented and are seen to be implemented."
The report stresses the need for the Turkish government to build more and better shelters for women who are victims of violence. All necessary action must be taken to get more women active in politics. All women should be able to enjoy the right to education, regardless of their background.
Lissy Gröner, Socialist Coordinator in the Women's Rights Committee in the Parliament, said: "I particularly welcome the very constructive cooperation with the other political groups. This report genuinely represents the views of the vast majority of MEPs. The text is critical but fair."
For Ms Bozkurt this is not the end of the story: "The report calls for Turkey's progress in the field of women's rights to be monitored on a yearly basis," she stressed. "In September I will travel to Turkey to discuss the report with women's NGOs, the Government and other parties. The European Parliament has spoken, now the ball is in the court of Turkey."
Socialist Group Vice-President, Jan Marinus Wiersma, said: "The question of human rights in Turkey will remain a priority for us. Already we have had a huge reaction to our new interactive weblog on Turkey www.socialistgroup.org/enlargement.html which is available in both English and Turkish." (Socialist Group in the European Parliament, 6 July 2005)
La résolution du PE sur le rôle des femmes en Turquie
La résolution du Parlement européen sur "le rôle des femmes en Turquie dans la vie sociale, économique et politique", adoptée le 6 juillet 2005:
Le Parlement européen ,
- vu le rapport régulier de 2004 et la recommandation de la Commission européenne concernant les progrès réalisés par la Turquie sur la voie de l'adhésion (COM(2004)0656) et sa résolution(1) du 15 décembre 2004 sur ce rapport,
- vu la décision du Conseil européen du 17 décembre 2004 d'ouvrir les négociations avec la Turquie concernant l'adhésion à l'Union européenne,
- vu l'acquis communautaire dans le domaine des droits des femmes et de l'égalité des genres,
- vu l'article 45 de son règlement,
- vu le rapport de la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres (A6-0175/2005),
A. considérant que la Turquie est prête à ouvrir dès le 3 octobre 2005 les négociations concernant son adhésion à l'Union européenne, conformément aux décisions du Conseil européen de décembre 2004,
B. considérant que la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW)(2) fait partie du droit international et a la primauté sur le droit national turc, comme le reconnaît l'article 90 de la constitution turque; que la Turquie est partie à la CEDAW depuis 1985 et au protocole facultatif à celle-ci depuis 2002,
C. considérant que l'adoption de l'acquis communautaire est obligatoire pour les candidats qui souhaitent adhérer à l'Union européenne,
D. considérant que les droits des femmes et l'égalité des genres font partie de l'acquis communautaire,
E. considérant que les récentes réformes législatives en Turquie dans le domaine des droits de la femme ont permis de progresser dans la mise en ¦uvre de l'acquis, mais que la mise en ¦uvre concrète de ces réformes et changements et l'obtention de résultats tangibles n'en demeurent pas moins très problématiques,
F. considérant que le nouveau Code pénal est entré en vigueur le 1er juin 2005 et que cet exemple de progrès législatif doit maintenant être mis en ¦uvre concrètement,
G. considérant que le rapport régulier précité relève, en ce qui concerne la situation de la femme, plusieurs sujets préoccupants, notamment la violence contre les femmes, en particulier la violence domestique et les crimes d'honneur et de tradition, le taux élevé d'analphabétisme, le petit nombre de femmes au parlement et dans les organes de représentation locaux, le faible taux de participation des femmes au marché du travail et la discrimination qui prévaut sur celui-ci,
H. considérant que le sous-développement économique et social dans certaines zones urbaines et rurales en général et dans certaines régions défavorisées de Turquie, ainsi que l'immigration et les problèmes qui en découlent, tels que la pauvreté et les privations dans les quartiers défavorisés, aggravent les problèmes des femmes dans ces régions et affaiblissent leur position, qui est aussi fragilisée par des structures sociales patriarcales dominantes;
I. considérant que dans certaines régions de Turquie les naissances ne sont pas déclarées immédiatement et qu'en raison de cette pratique de la déclaration ultérieure, l'âge des jeunes femmes peut être fixé arbitrairement et des jeunes filles mineures sont considérées comme majeures, ce qui permet de rendre légitimes "de facto" des mariages forcés;
J. considérant qu'il a été fait état de centaines de cas de torture auprès d'instances gouvernementales turques ainsi que d'organisations de défense des droits de l'homme, aussi bien durant l'année 2003 que durant l'année 2004, et que la plupart des 2000 demandes d'asile présentées par des citoyens turcs (dont de nombreuses femmes) ont été agréées par des États membres en 2003,
K. considérant que, faute de stratégie intégrée axée sur la couverture des besoins économiques, sociaux et culturels des femmes kurdes, celles-ci subissent une aggravation chronique de leurs problèmes (analphabétisme, santé précaire, pauvreté, exclusion, etc.),
L. considérant qu'une situation de discrimination négative des femmes peut parfois être résolue au mieux par des mesures temporaires de discrimination positive, comme le recommande, entre autres, la CEDAW, et qu'il est indispensable de disposer de modèles des rôles que les femmes peuvent jouer en occupant des postes de pouvoir et de prise de décisions, y compris au niveau le plus élevé,
M. considérant que le gouvernement turc n'a pas encore conclu de négociations avec la Commission concernant sa participation au programme Daphné II(3) visant à combattre la violence envers les femmes, et qu'il ne semble pas disposé à verser sa propre contribution financière,
N. considérant qu'il ressort d'estimations de l'UNICEF que, chaque année entre 600.000 et 800.000 filles ayant atteint l'âge de la scolarité obligatoire ne vont pas à l'école, soit parce qu'elles en sont empêchées par leur famille, soit du fait de l'absence d'infrastructures qui permettraient aux enfants de fréquenter les écoles de campagne,
O. considérant qu'il y a une énorme pénurie de données précises sur la situation des femmes en Turquie, notamment en ce qui concerne la violence envers les femmes, et que les données disponibles ne couvrent pas encore toutes les problématiques sur les droits des femmes,
P. considérant que l'on assiste à une diminution croissante de la participation des femmes au marché du travail turc,
Q. considérant que la participation des femmes dans les organes de prise de décisions en Turquie est extrêmement faible, les femmes ne constituant que 4,4% du parlement et seulement 1% des représentants des assemblées locales, et avec une faible proportion de femmes dans les centres économiques et politiques de prise de décision;
R. considérant que l'indépendance économique des femmes est cruciale pour leur capacité à faire valoir leurs droits,
S. considérant que les 14 refuges pour les femmes victimes de violences existant en Turquie ne couvrent pas les besoins d'une population de près de 70 millions d'habitants et que même les modestes possibilités données par la loi en vigueur, à savoir un refuge pour chaque municipalité de plus de 50.000 habitants, ne sont pas assez exploitées,
T. considérant que le 6 mars 2005, la police a violemment réprimé une manifestation à Istanbul dans le cadre de la journée internationale de la femme et arrêté les manifestantes;
1. souligne que le respect des droits de l'homme, y compris les droits de la femme, est une condition sine qua non pour l'adhésion à l'Union européenne et demande à la Commission d'inscrire la question des droits de l'homme y compris les droits de la femme à une place primordiale dans l'ordre du jour des négociations avec la Turquie;
2. souligne que le gouvernement turc devrait tenir soigneusement, ou établir le cas échéant, un registre national légal des mariages et des naissances afin de garantir à tout homme et toute femme un plein droit à la citoyenneté et la possibilité de jouir pleinement des droits fondamentaux qui leur appartiennent, tels que l'accès à l'éducation et aux soins médicaux;
3. demande à la Commission, lors des négociations d'adhésion avec la Turquie, d'insister pour que des mesures soient prises afin que les nouveaux-nés soient déclarés immédiatement après leur naissance, pour éviter les abus, en particulier celui de demander aux tribunaux familiaux d'augmenter l'âge des jeunes filles afin qu'elles soient considérées officiellement comme majeures et éviter ainsi des poursuites en cas de mariage forcé;
4. salue les réformes législatives entreprises récemment par le gouvernement et le parlement turcs notamment au niveau de la constitution, du code civil, du code pénal et du code du travail, en ce qui concerne la situation des femmes, mais est préoccupé par l'insuffisance de progrès réalisés dans le domaine de l'application et de la mise en ¦uvre de la législation dans le domaine des droits de la femme et réclame dès lors l'adoption de mesures, de programmes et de projets concrets axés sur la mise en ¦uvre et le contrôle permanent de l'application de la législation, notamment en procédant régulièrement à des études d'incidence sur le plan de l'égalité entre femmes et hommes;
5. salue le gouvernement turc pour les récents changements juridiques qui rendent les crimes d'honneur passibles d'emprisonnement à vie et permettent de punir les complices de crime d'honneur; salue et approuve la reconnaissance du viol conjugal comme un crime; demande aux gouvernements des États membres de suivre cet exemple;
6. souligne la nécessité d'une mise en ¦uvre pleine et effective de la nouvelle législation et demande au gouvernement turc de doter la direction générale sur le statut des femmes d'un mandat clair et de ressources financières et en personnel suffisantes;
7. invite le gouvernement turc à procéder aux réformes indispensables ainsi qu'à leur application correcte au chapitre de la protection et de la dignité des minorités dans le pays, notamment des communautés kurdes dans le sud-est de la Turquie, où la situation demeure préoccupante sous l'angle des droits de la femme (analphabétisme, exclusion sociale et professionnelle, pauvreté, etc.), et invite le gouvernement turc à coopérer avec les maires dans ces régions en vue d'élaborer et de promouvoir des programmes ciblés en matière d'égalité des chances et en faveur des droits des femmes;
8. souligne que le gouvernement, avec l'aide de la direction générale et en collaboration avec les ONG de femmes, doit prévoir une approche globale assortie d'objectifs qualitatifs et quantitatifs pour garantir les droits des femmes, approche qui respecte et reconnaisse pleinement les droits fondamentaux des femmes en tant que droits individuels, indépendamment de leurs rôles traditionnels en tant qu'épouses et mères, dans un engagement politique total, et souligne que le gouvernement doit mettre en ¦uvre une approche intégrée de l'égalité entre femmes et hommes, conformément à l'article 10 de la Constitution, pour sensibiliser aux problèmes auxquels les femmes font face et protéger leurs droits, et doit créer, au niveau national et local, un budget ventilé par genre et lancer et développer régulièrement des projets concernant les droits des femmes;
9. reconnaît le rôle positif joué par la société civile dans la réalisation des récentes réformes législatives et reconnaît que pour la réalisation des changements démocratiques, l'information et la mobilisation de toute la classe politique, de la société civile, des communautés religieuses et des médias sont nécessaires;
10. demande à la Commission et au gouvernement turc de reconnaître le rôle des organisations pour les droits des femmes comme partenaires du gouvernement, de les soutenir et de leur fournir des fonds suffisants pour assurer leur indépendance conformément aux pratiques de l'Union européenne;
11. demande au gouvernement turc de poursuivre un dialogue significatif avec la société civile, de coopérer dans la mesure du possible et de consolider cette coopération par des structures et des institutions officielles stables et d'associer les ONG au processus de négociation concernant l'adhésion à l'Union européenne;
12. souligne l'importance d'une coopération structurée entre les partenaires sociaux et entre les ONG turques et les ONG de l'Union européenne, par exemple par des programmes d'échange et le "jumelage" de telles organisations;
13. affirme que des fonds suffisants pour les ONG en Turquie, dans le cadre de l'Initiative européenne pour la démocratie et les droits de l'homme, doivent être prévus dans les perspectives financières pour 2007-2013;
14. demande à la Commission, à la lumière du troisième pilier de sa stratégie d'adhésion, et en coopération avec le gouvernement turc, de lancer et supporter des débats au sein de la société turque sur les droits des femmes, en organisant des débats, notamment sur la violence, l'analphabétisme, le droit à l'éducation, et particulièrement dans les zones rurales et défavorisées;
15. condamne l'utilisation excessive de la force par des membres des forces de police durant les manifestations et salue l'engagement récent du gouvernement à faire respecter la circulaire du ministère de l'intérieur du 17 août 2004 sur la prévention et les sanctions en cas d'éventuelle utilisation disproportionnée de la force par les forces de sécurité; engage le gouvernement à mener des actions de sensibilisation sur les droits des femmes et à fournir la formation réclamée au paragraphe suivant;
16. estime que la protection des droits des femmes est encore insuffisante dans la pratique, en particulier en ce qui concerne la violence envers les femmes et prie le gouvernement de se concentrer davantage sur la mise en ¦uvre de la législation, notamment par la création à bref délai de refuges, en soutenant les initiatives de la société civile et en prévoyant dans les budgets nationaux et municipaux des crédits suffisants pour financer les refuges publics et ceux créés par les ONG, ainsi qu'une formation obligatoire prenant en considération les aspects liés à l'égalité entre femmes et hommes et à la violence pour les fonctionnaires, le personnel de la police, de la justice, du milieu médical et de l'enseignement;
17. demande au gouvernement turc de modifier la loi sur les municipalités n° 5215 relative aux refuges afin de rendre obligatoire l'établissement de refuges multiples dans toutes les municipalités de plus de 50.000 habitants et d'aider et de soutenir les ONG en fournissant de tels refuges et des installations similaires;
18. reconnaît que le Turquie a déjà commencé à mettre en ¦uvre la législation et se félicite des projets individuels qui ont déjà été mis en place; reconnaît par ailleurs le rôle positif que la Commission a joué concernant ces projets;
19. demande au gouvernement turc de veiller à la création de nouvelles garderies afin de faciliter l'insertion professionnelle des femmes;
20. salue comme une première étape l'annonce récente par le gouvernement de l'ouverture de 5 nouveaux refuges avant la fin de l'année 2005;
21. demande au gouvernement turc d'envisager sérieusement une participation au programme Daphné II visant à combattre la violence envers les femmes;
22. condamne les situations de polygamie, de mariage forcé, les crimes de tradition, les crimes d'honneur et la violence contre les femmes en général, y compris le harcèlement sexuel au travail et demande au gouvernement turc dans son ensemble et aux membres des cabinets, individuellement et aux membres du Parlement, de faire de même, de chercher des moyens d'empêcher ces crimes, d'y mettre un terme, de punir avec une égale sévérité les crimes de tradition et les crimes d'honneur et d'organiser et de participer à des campagnes de sensibilisation sur ces questions et de soutenir financièrement les campagnes des ONG dans ce domaine;
23. prie instamment le gouvernement de prendre des mesures visant à garantir la sécurité des victimes d'actes de violence et des témoins durant les procédures judiciaires en cas de violence contre les femmes;
24. se félicite de la criminalisation des tests de virginité et des examens gynécologiques forcés; constate qu'une dérogation est prévue dans les cas où une ordonnance a été rendue par une juridiction, mais souligne que, même dans un tel cas, le consentement des femmes devrait être indispensable;
25. demande au gouvernement d'apporter aux femmes qui ont été, ou qui risquent d'être victimes de violence, les soins de santé et l'assistance et la protection juridiques appropriés en les rendant facilement accessibles, et d'établir des lignes d'assistance téléphoniques à leur intention pour signaler les actes de la violence et demander de l'aide;
26. salue le gouvernement turc pour les récents changements juridiques qui rendent les crimes d'honneur passibles d'emprisonnement à vie et permettent de punir les complices de crime d'honneur; salue la reconnaissance du viol conjugal comme un crime et demande au gouvernement turc de veiller à ce que les sanctions pénales prévues soient effectivement appliquées; demande aux Etats membres de lutter contre les crimes d'honneur sur leur territoire;
27. demande à la Commission de soutenir la réalisation d'études de prévalence indépendantes et exhaustives permettant, entre autres, de fournir des données fiables, en particulier en ce qui concerne le taux d'analphabétisme chez les femmes, les problèmes concernant la participation des femmes au marché de l'emploi et la violence contre les femmes, notamment la violence domestique et les crimes d'honneur, de façon à aider les autorités responsables à prendre les mesures qui s'imposent;
28. prie la Turquie, en tant que partie à la CEDAW et à son protocole facultatif, de ratifier le protocole additionnel n°12 à la convention européenne sur les droits de l'homme(4) , qui traite de la prévention des discriminations;
29. suggère que les partis politiques revoient leurs structures de parti et adoptent des stratégies adéquates pour parvenir à un meilleur équilibre entre les femmes et les hommes dans les assemblées élues, notamment des mesures positives telles que les quotas;
30. encourage les partis politiques turcs à étendre le rôle de femmes dans la hiérarchie des partis au-delà des sections féminines, pour leur confier des rôles clés dans la structure organisationnelle des partis et à mener des actions de sensibilisation sur l'importance de la participation des femmes à la politique et à trouver, former et soutenir des candidates aux fonctions politiques; estime que cette politique peut être renforcée en coopération avec d'autres partis politiques européens contribuant à un échange mutuel et effectif d'expériences et de points de vue;
31. accueille favorablement la proposition d'établir une commission des droits des femmes et de l'égalité des genres au parlement turc, dotée des pleins pouvoirs législatifs; demande instamment que la législation nécessaire soit adoptée dès que possible et invite cette commission à être en contact régulier avec la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres du Parlement européen;
32. invite le parlement turc à garantir également la présence de femmes députées parmi la délégation à la commission parlementaire mixte UE-Turquie;
33. réaffirme sa demande aux autorités turques de redoubler d'efforts pour garantir le droit des femmes à l'éducation et pour que celles dont le libre accès à l'éducation est entravé par des difficultés provenant de leur famille ou de leur environnement social ou culturel soient informées de leurs droits, et suggère au gouvernement turc de garantir le droit à l'éducation aux niveaux primaire et secondaire, de renforcer les mesures d'aide financière aux parents, notamment dans les zones rurales ou défavorisées, de manière à les inciter à scolariser leurs enfants et spécialement les filles, étant donné le taux élevé d'analphabétisme chez les femmes;
34. demande au gouvernement turc de prendre les mesures nécessaires, en particulier dans les régions rurales ou défavorisées, pour combattre l'analphabétisme notamment par l'organisation de campagnes d'information et de sensibilisation sur l'importance de l'éducation et son apport possible à l'économie et à la société, avec une attention particulière quant à l'éducation des filles;
35. considère que la promotion d'un système éducatif sensible au genre et la participation obligatoire des filles dont les familles vivent essentiellement dans des régions décentralisées permettront d'améliorer leur niveau social tout en amorçant une sensibilisation de la société aux questions d'égalité entre les sexes; encourage dès lors le processus qui vise à rendre l'éducation plus sensible au genre, par exemple en renouvelant les matières d'enseignement conformément à l'article 5 de la CEDAW et demande au gouvernement de veiller à ce que l'on enseigne aux filles et aux garçons les droits des femmes et l'égalité des genres;
36. demande à la Commission et au gouvernement turc de lancer des campagnes de communication (télévision et radio) sur l'importance dévolue au respect des droits des femmes et à ses incidences positives sur les plans social et professionnel;
37. souligne que la Turquie doit se conformer pleinement à l'acquis communautaire dans le domaine de l'égalité de rémunération, de l'égalité des chances, de l'égalité de traitement entre hommes et femmes dans la vie professionnelle et sur le marché du travail et doit améliorer l'accès des femmes au marché du travail et à la formation tout au long de la vie comme mesures de lutte contre les discriminations en permettant de concilier vie professionnelle et vie familiale;
38. invite le gouvernement turc à exposer la situation des droits des femmes travaillant dans des entreprises familiales ou des exploitations agricoles et de celles travaillant clandestinement;
39. invite le gouvernement turc à promouvoir des échanges scolaires, associatifs ou autres entre jeunes européens et jeunes turcs des deux sexes;
40. demande à la Commission et au gouvernement turc de continuer de mettre sur pied et de soutenir des projets d'emploi pour les femmes, y compris des projets établis par les ONG et demande au gouvernement turc de mettre en ¦uvre les plans d'action nationaux concernant les femmes et l'emploi, comme c'est le cas actuellement dans les États membres;
41. demande aux organisations syndicales et aux autres partenaires sociaux de l'Union européenne et de la Turquie de coopérer pour renforcer la proportion des femmes sur le marché du travail en Turquie ainsi que dans des fonctions exécutives dans différents secteurs du marché du travail;
42. souligne son intention de surveiller étroitement la situation des femmes en Turquie, de faire rapport chaque année sur le sujet par l'intermédiaire de sa commission des droits de la femme et de l'égalité des genres et demande à la Commission de faire de même;
43. invite la Commission, dans le cadre de la présentation de son premier rapport au Conseil, en décembre 2005, sur le rythme des réformes, lequel déterminera le progrès des négociations, à recenser de façon globale et systématique les progrès accomplis à cette date sur la voie du changement et de la mise en ¦uvre de la législation en faveur des droits des femmes;
44. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission, aux gouvernements des Etats-membres ainsi qu'au secrétaire général du Conseil de l'Europe et au gouvernement et au parlement turcs.
------------------------------------------------------------------------
(1) Textes adoptés de cette date, P6_TA(2004)0096.
(2) http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/.
(3) JO L 143 du 30.4.2004, p. 1.
(4) http://wwwl.umn.edu/humanrts/euro/z31prot12.htmlLe Parlement turc adopte une loi attendue réformant le secteur bancaire
Le Parlement turc a adopté samedi une loi réformant le secteur bancaire, une des conditions imposée par le Fonds monétaire international (FMI) pour le déblocage d'une nouvelle tranche d'un crédit d'un montant total de dix milliards de dollars, a rapporté l'agence de presse Anatolie.
Les députés de la principale formation d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP, centre gauche), ont refusé de participer au vote de la loi, qui a été adoptée par 234 voix sur 236, selon Anatolie.
Le texte a pour objectif d'assainir le secteur bancaire, responsable d'une grace crise financière en 2001, en renforçant notamment le système de contrôle de leurs activités, avec des inspecteurs plus indépendants des institutions étatiques qu'auparavant.
L'adoption de cette loi était, avec celle d'une réforme de la sécurité sociale, une des exigences du FMI avant le déblocage d'une tranche de crédit de 800 millions de dollars.
La Turquie et le FMI ont conclu en mai une nouvelle ligne de crédits d'un montant de 10 milliards de dollars s'étalant sur trois ans et dont la première tranche de 837,5 millions de dollars avait été immédiatement tirée.
Le dernier crédit du FMI, portant sur 16 milliards de dollars, avait été octroyé en 2002 après la très grave crise financière qui avait frappé le pays l'année précédente. (AFP, 2 juillet 2005)
Privatisation de Turk Telekom: Oger Telecom remporte l'appel d'offres
Le groupe Oger Telecom, qui appartient à la famille Hariri, a indiqué vendredi avoir remporté l'appel d'offres pour l'achat des 55% des parts du groupe Turk Telekom que le gouvernement d'Ankara veut vendre, en offrant 6,55 milliards de dollars.
"Le consortium dirigé par Oger telecom a gagné l'appel d'offres en proposant 6,55 mds USD à la séance des enchères", a indiqué à l'AFP un porte-parole du groupe basé en Arabie saoudite.
L'autre consortium dirigé par le groupe émirati Etisalat s'est retiré de la compétition à la 7ème séance des enchères, en refusant d'augmenter son offre.
"Nous avons décidé d'arrêter les enchères à 6,5 milliards de dollars pour protéger les intérêts de nos actionnaires", a déclaré le président exécutif d'Etisalat International, Obaïd Ben Meshar, dans un communiqué reçu par l'AFP.
Il a ajouté que cette offre restait dans les limites d'un investissement "rentable", pour justifier le retrait de son consortium de la course.
L'offre d'Oger Telecom doit encore être approuvée par les autorités compétentes et le gouvernement turc pour que la vente soit officialisée.
Oger Telecom est une filiale du groupe Saudi Oger fondé par Rafic Hariri, l'ancien Premier ministre et milliardaire libanais assassiné en février.
La Turquie a lancé en novembre dernier le processus d'appel d'offres pour la vente de 55% des parts de sa compagnie nationale de télécommunications, Turk Telekom, après plusieurs tentatives infructueuses.
Turk Telekom est une entreprise disposant de 19 millions d'abonnés et de 61.000 employés.
Cette privatisation constitue un des éléments déterminants du programme de rétablissement économique élaboré par Ankara avec le Fonds monétaire international (FMI) après une grave crise financière en 2001. (AFP, 1 juillet 2005)
Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations
La signature d'un accord clé Turquie-UE pourrait être retardée (UE)
La signature par la Turquie d'un accord crucial impliquant ses relations avec Chypre, prévue cette semaine, pourrait être retardée si Ankara veut y adjoindre des conditions considérées comme trop litigieuses, a indiqué mardi un responsable européen.
Si Ankara adjoint à la signature de cet accord une déclaration qui ne serait pas "raisonnable", les ambassadeurs des Etats membres de l'UE pourraient être amenés à en discuter et y réagir, ce qui pourrait retarder d'autant la cérémonie, a précisé ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
Ce protocole d'accord doit étendre l'Union douanière existant entre la Turquie et l'UE aux dix nouveaux membres du bloc européen, dont la République de Chypre, que Ankara ne reconnaît pas.
Si la déclaration turque ne prête pas trop à controverses, une discrète cérémonie de signatures pourrait avoir lieu à Bruxelles vendredi entre les ambassadeurs turc et britannique, a indiqué le responsable européen.
La signature "sera le dernier pas" exigé de la Turquie en préalable au lancement des pourparlers d'adhésion, a ajouté ce diplomate turc, précisant que le document sera signé par l'ambassadeur Oguz Demiralp, représentant permanent de la Turquie auprès de l'UE, à Bruxelles.
Les intentions turques doivent être exposées à l'occasion d'une rencontre mercredi à Lo
Merkel promet des débats "intenses" sur la Turquie si elle est élue
La candidate des conservateurs allemands à la chancellerie, Angela Merkel, hostile à une adhésion de la Turquie à l'Union européenne, a promis mardi des "discussions intenses" à ce sujet si elle gagne les élections législatives dans deux mois, une perspective très probable.
"Si la CDU gagne les élections, nous aurons d'intenses discussions sur la Turquie", a-t-elle déclaré devant des journalistes à l'issue d'entretiens à Paris avec le président français Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin.
M. Chirac, comme le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, sont favorables à l'idée d'une adhésion turque.
Mme Merkel a indiqué avoir "de nouveau" défendu sa "conception d'un - partenariat privilégié - avec la Turquie" plutôt que d'une adhésion. Elle a rejeté l'idée d'un "processus qui mène à un front du refus de la part des citoyens".
"Après les échecs des référendums (sur la Constitution européenne) en France et aux Pays-Bas, il faut se préoccuper de l'avenir de l'Europe", a dit Mme Merkel. "Il faut parler des limites de l'élargissement. Nous avons besoin de frontières, les gens doivent savoir où se situent ces frontières", a-t-elle ajouté.
"Il faut trouver des solutions dans le partenariat privilégié qui permettent de rapprocher la Turquie de l'Europe sans aller jusqu'à l'adhésion", a-t-elle répété.
Mme Merkel, première femme à briguer le poste de chancelier en Allemagne, est donnée largement gagnante si des élections ont lieu à la mi-septembre comme attendu en cas de dissolution du Bundestag. Le président doit annoncer d'ici la fin de la semaine s'il décide ou non cette dissolution, souhaitée par le chancelier Schröder.
Les dirigeants de l'UE ont fixé en décembre dernier l'ouverture de négociations avec Ankara au 3 octobre 2005. Ils discuteront début septembre de ce sujet controversé, a annoncé la présidence britannique de l'UE lundi.
Interrogée sur le respect de cette date du 3 octobre, Mme Merkel a déclaré: "Il existe une continuité des décisions au sein de l'UE. Mais il faut voir si la Turquie a rempli les pré-conditions, notamment en ce qui concerne Chypre". (AFP, 19 juillet 2005)
Opposition au sein du Conseil européen à l'adhésion de la Turquie
Les ministres européens des Affaires étrangères discuteront début septembre de l'ouverture controversée des négociations d'adhésion de la Turquie et de la Croatie, a indiqué le ministre britannique, Jack Straw, dont le pays préside l'UE. La date d'ouverture des négociations avec Ankara avait été fixée au 3 octobre en décembre dernier par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. Mais les Etats membres doivent encore approuver le cadre dans lequel se dérouleront les négociations.
La présidence britannique de l'Union prépare avec grande habileté l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Turquie, le 3 octobre. Consciente des risques de dérapage sur la ligne d'arrivée, elle slalome entre les piquets plantés par la France, l'Allemagne et l'Autriche, les trois Etats membres les plus hostiles à l'élargissement d'après un sondage Eurobaromètre publié hier.
Le sondage Eurobaromètre indique une opposition de 65% des personnes interrogées à l'entrée de la Turquie.
Favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Europe, Jack Straw, le chef de la diplomatie britannique, a coupé court, hier, à toute polémique, à l'occasion d'une réunion des ministres des Affaires des Vingt-Cinq à Bruxelles. Le sujet était inscrit à l'ordre du jour. Le commissaire à l'Elargissement, le Finlandais Oli Rhen, présentait aux ministres le cadre des négociations, adopté début juillet par la Commission pour débuter ses pourparlers «d'adhésion» avec la Turquie. «Adhésion» : le mot fatidique a été prononcé plusieurs fois au grand dam des délégations française, allemande et autrichienne, de plus en plus embarrassées par les promesses faites à Ankara.
«L'élargissement ne relève pas seulement de la politique étrangère», insistait hier le ministre français, Philippe Douste-Blazy. «c'est aussi et surtout, pour de nombreux citoyens, de la politique intérieure», a ajouté le ministre, confirmant le virage de la diplomatie française sur la Turquie depuis le non au référendum. Deux autres ministres européens ont pris la parole, hier, contre la Turquie : l'Autrichienne, Ursula Plasnik, et son homologue chypriote, tous deux interrompus par Jack Straw.
Le chef de la diplomatie chypriote a eu le temps de répéter son opposition à tout progrès tant qu'Ankara n'aura pas reconnu officiellement la République de Chypre, seule précondition restante pour l'ouverture des négociations le 3 octobre. Devancé par le ministre autrichien des Finances, qui a réclamé hier un «ajournement des pourparlers» avec la Turquie, le chef de la diplomatie autrichienne, Ursula Plasnik, a répété les réticences de Vienne.
Prétextant un ordre du jour chargé concernant le Proche-Orient et l'Afrique, Straw a invité les ministres à reparler de tout cela le 3 septembre. Les Britanniques jouent la montre. Alors que le 3 octobre approche, ils refusent d'entrer dans une discussion de fond sur «l'avantage stratégique» de faire entrer la Turquie dans l'Union. Il fut un temps où le terrorisme islamique était un argument en faveur de l'intégration de cet immense pays musulman mais laïque, en proie lui aussi aux attentats kamikazes. Straw s'en est tenu à la procédure sans aborder le fond du sujet. «L'intérêt stratégique de l'Europe, c'est d'avoir la Turquie dans l'Union, a-t-il indiqué. Mais nous sommes conscients des problèmes d'opinion publique dans plusieurs Etats membres.» (AFP-Le Figaro, 18 juillet 2005)
Turquie: Durcissement de ton à l'approche du début des négociations
Le Groupe socialiste au Parlement européen, partisan d'une position ferme à l'égard de la Turquie, a salué l'annonce faite par la Commission européenne de l'adoption d'un cadre rigoureux de négociations avec Ankara.
"Nous sommes sensibles au souhait du commissaire Olli Rehn de faire appliquer à la lettre l'exigence selon laquelle la Turquie doit approuver et mettre en oeuvre une nouvelle législation d'ici septembre et signer l'Accord d'Ankara sur l'Union douanière, reconnaissant de facto l'existence de Chypre", a commenté Jan Marinus Wiersma, vice-président du Groupe socialiste en charge des questions de l'élargissement.
"Le Groupe socialiste veut aussi affirmer ici son intention de mener, en septembre, une évaluation stricte de la situation en Turquie, avant l'ouverture des négociations, le 3 octobre. Nous contrôlerons de près les engagements spécifiques faits l'an dernier et verrons si l'attitude de la Turquie est effectivement conforme à l'esprit de ces engagements".
"Par ailleurs, nous invitons instamment le gouvernement turc à signer l'Accord d'Ankara en se gardant d'y ajouter une quelconque déclaration sur l'interprétation qu'il conviendrait d'en donner".
Martin Schulz s'est lui aussi félicité de la position ferme de la Commission européenne.
Le président du Groupe socialiste a précisé qu' "avant d'entreprendre un nouvel élargissement, l'Union européenne devra procéder à des réformes internes". "Nous devons garder ouverte la perspective d'un nouvel élargissement mais nous devons aussi écouter nos concitoyens et convaincre les gens de l'utilité du projet"."Nous devrons respecter nos engagements, notamment celui d'entamer des négociations d'adhésion avec la Turquie le 3 octobre prochain".
Le Groupe socialiste a inauguré récemment un nouveau moyen de communiquer directement avec les citoyens turcs par le biais de son site internet. Il s'agit d'un lien interactif auquel il est possible d'accéder à l'adresse suivante: www.socialistgroup.org/enlargement.html
Le génocide arménien a été abordé parmi d'autres sujets de discussion tout aussi sérieux.
"Nous souhaitons mieux communiquer avec le peuple turc. La Toile nous donne la possibilité d'atteindre un nombre croissant de gens", a affirmé Jan Marinus Wiersma.
"Ce lien interactif permet au Groupe socialiste d'exposer son avis sur les derniers développements en Turquie. Il permet aussi de tenir les Turcs informés des débats en cours à Bruxelles et de la position des sociaux-démocrates européens".
Pour de plus amples informations, contacter Tony Robinson au +32/(0)475 25 74 10 (VAN Veille Media, 12 juillet 2005)
Sarkozy relie le "non" français à l'UE à l'adhésion de la Turquie
Le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a déclaré dimanche que soutenir l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne au nom de la "géostratégie" avait entraîné "55% pour le non" au référendum du 29 mai en France sur la Constitution européenne.
"Expliquer aux gens après l'élargissement à l'Est, que j'ai soutenu, que la Turquie avait sa place en Europe alors que les Français n'avaient ni compris, ni digéré l'élargissement à l'Est, c'était prendre un risque considérable pour l'unité européenne", a affirmé M. Sarkozy, visant ainsi le président Jacques Chirac, au cours d'une réunion politique à Perpignan (Sud).
"Il est évident qu'il va nous falloir rebâtir une politique européenne crédible", a ajouté M. Sarkozy, également président de l'UMP, principal force de la majorité.
"A l'évidence la Turquie n'étant pas européenne, elle n'a pas sa place en Europe", a-t-il réaffirmé.
Le président de l'UMP et numéro deux du gouvernement s'est déjà interrogé, ces dernières semaines, sur l'opportunité d'ouvrir en octobre des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE. (AFP, 10 juillet 2005)
La prudence du Comité des régions sur l'adhésion de la Turquie
C'est dans le contexte de la réouverture du débat sur la poursuite de l'élargissement, déclenché suite aux rejets de la Constitution en France et aux Pays-Bas, que les membres du Comité des régions, réunis en plénière les 6 et 7 juillet, se sont prononcés sur le processus d'élargissement de l'Union européenne à la Roumanie et la Bulgarie ainsi que sur les progrès réalisés par la Turquie sur la voie de l'adhésion.
Les avis des rapporteurs Lars Abel (PPE/DK), membre du conseil de comté de Copenhague sur la Roumanie et Tilman Tögel (PSE/DE), membre du Parlement de Saxe-Anhalt sur la Bulgarie, ont recueilli une forte adhésion de la part des membres du CdR.
L'avis sur la Turquie, présenté par Helène Lund (PSE/DK), conseillère municipale de Farum, bien qu'également adopté à une forte majorité, a suscité plus de discussions parmi les membres, certains mettant en exergue, à l'instar du français Olivier Bertrand (PPE), Maire de Saint-Sylvain de Bellegarde, les problèmes que pourraient présenter l'adhésion de la Turquie; la France, par obligation constitutionnelle, organisera un référendum sur la question, avec toutes les incertitudes que cela soulève, a-t-il insisté.
Plusieurs autres membres du groupe PPE, mené par l'allemand Eberhard Sinner, ministre bavarois des Affaires européennes, ont fait valoir que l'adhésion de la Turquie "semblait être remise en question à la suite du Conseil européen des 16 et 17 juin"; vision non retenue par la majorité de la session plénière.
Eberhard Sinner a demandé l'introduction d'un nouvel amendement pour exiger que la république de Chypre soit reconnue sur le plan international avant l'ouverture des négociations. L'adoption de cet amendement par les membres du Comité des régions a été chaleureusement applaudie par la délégation chypriote.
Les discussions ont repris sur le processus de décentralisation en Turquie. Le Comité des régions presse le gouvernement turc de mettre en place une réelle décentralisation de l'administration publique car seul le renforcement du développement local et régional pourra permettre, selon les membres, de promouvoir le progrès économique et social dans toutes les régions de Turquie. (poidevin@cor.eu.int, 7 juillet 2005)
Le chancelier Schüssel s'estime "conforté" face à la Turquie
Le chancelier (conservateur) autrichien, Wolfgang Schüssel, qui est hostile à une adhésion automatique de la Turquie à l'Union européenne (UE), s'estime "conforté" par une montée du turcoscepticisme en Europe, dans une interview publiée vendredi par un quotidien autrichien.
"De plus en plus de pays partagent notre point de vue. Il faut dire aux gens, y compris aux Turcs, que le processus (d'adhésion de la Turquie à l'UE) n'est pas garanti", affirme M. Schüssel dans le journal Kleine Zeitung de Graz (sud).
"En décembre 2004, quand le début des négociations d'adhésion avec la Turquie a été fixé au 3 octobre de cette année, nous étions les seuls à soutenir que ces négociations devaient avoir une issue ouverte", souligne le chancelier, qui avait annoncé que l'Autriche se prononcerait par référendum.
"Nous étions complètement isolés" mais l'Autriche est désormais "confortée" dans ce point de vue, ajoute-t-il.
Mercredi, la Commission européenne a admis le caractère "ouvert" des négociations, comme le souhaitait Vienne.
La question de l'adhésion turque a été réveillée pendant la campagne des référendums sur la Constitution en France et aux Pays-Bas, où cette perspective a été brandie comme un épouvantail par certains partisans du non.
Le numéro deux du gouvernement français, Nicolas Sarkozy, président du parti majoritaire UMP et candidat potentiel à la succession du président Jacques Chirac, a récemment réclamé une suspension de l'élargissement après l'entrée de la Roumanie et la Bulgarie en 2007.
En Allemagne, l'opposition chrétienne-démocrate, bien placée pour évincer du pouvoir à l'automne le chancelier (social-démocrate) Gerhard Schröder, milite elle aussi contre l'adhésion de la Turquie.
La quasi-totalité de la classe politique et de la population autrichiennes prônent une association à l'UE plutôt qu'une pleine adhésion. (AFP, 1 juillet 2005)
L'armée turque annonce une opération turco-américaine contre le PKK
Les Etats-Unis ont donné l'ordre d'arrêter les chefs du PKK en Irak, où de nombreux militants de l'organisation interdite en Turquie sont basés, a affirmé mardi à Ankara le chef adjoint de l'armée turque Ilker Basbug. "Ils (les Etats-Unis) ont donné un ordre direct pour l'arrestation des dirigeants" du PKK, a déclaré à des journalistes le général Basbug, selon l'agence Anatolie. "C'est un développement positif", a-t-il ajouté.
Ankara a enjoint à plusieurs reprises Washington d'intervenir contre les camps établis dans le nord de l'Irak par le PKK, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l'Union européenne, et qui a récemment multiplié ses attaques dans le sud-est anatolien à majorité kurde.
Interrogé sur les déclarations du général, un porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis s'est refusé à les confirmer ou les démentir, assurant qu'il n'était pas habilité à commenter les informations d'ordre opérationnel.
Le ministre turc de l'Intérieur, qui rencontrait à Istanbul ses homologues irakien et des pays voisins de l'Irak, a affirmé ne pas avoir reçu d'information de Washington sur le sujet, ajoutant qu'une "telle décision ne peur que nous réjouir".
A l'instar du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le général Ilker Basbug a souligné que la Turquie avait le droit d'effectuer une incursion armée en Irak pour poursuivre le PKK si l'Irak ne parvenait pas à prendre les mesures appropriées contre le groupe, selon Anatolie.
L'armée turque a effectué plusieurs incursions en territoire irakien avant l'invasion de ce pays par une coalition menée par les Etats-Unis en 2003, avec l'accord tacite de Washington et le soutien de groupes kurdes locaux.
Le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül a pour sa part précisé qu'aucune décision n'avait été prise dans l'immédiat pour une opération transfrontières, mais a fait part de l'impatience croissante d'Ankara face à la présence du PKK en Irak.
"Aucun pays ne peut ignorer les dommages délibérés et systématiques qui lui sont infligés depuis l'extérieur", a-t-il déclaré à la presse, évoquant le principe de légitime défense.
Son porte-parole Namik Tan a par ailleurs invité bagdad "à montrer qu'elle se préoccupe de la sécurité de la Turquie, comme nous nous préoccupons de la sécurité et de la stabilité de l'Irak".
M. Basbug a affirmé que les attaques du PKK avaient tué 105 soldats et 37 civils en un an, ajoutant que les rebelles avaient surtout recours à l'explosif et aux mines dans leurs actions, selon Anatolie.
Le PKK ramène en Turquie de grandes quantités d'explosifs puissants de type C4, prélevés sur les stocks de l'armée de Saddam Hussein, a poursuivi le général, appelant les autorités irakiennes à intervenir. "Vous devez empêcher cela (...) Je suis en train de parler de pertes humaines", a-t-il dit.
L'officier a précisé qu'il ne s'adressait pas seulement au gouvernement de Bagdad, mais aussi au Kurdes irakiens contrôlant le nord du pays.
Le nombre de militants du PKK en Turquie est passé à environ 1.900 en un an, le reste de ses effectifs, soit 3.300 à 3.700 personnes, demeurant basé dans des pays voisins, a expliqué M. Basbug, selon un communiqué de l'état-major transcrivant une parte de son allocution.
La plupart des rebelles établis à l'étranger sont en Irak --environ 2.450 le long de la frontière turque, 650 autres dans les monts Kandil, près de l'Iran--, de petits groupes étant basés en Syrie et en Iran, a détaillé le général. (AFP, Sibel UTKU BILA, 18 juillet 2005)
Relations régionales / Regional Relations
L'Arménie ne voit aucune avancée suite aux discussions avec la Turquie
L'Arménie et la Turquie n'ont fait aucun progrès concernant la normalisation de leurs relations durant leurs derniers contacts diplomatiques. C'est ce qu'a déclaré mardi le vice-ministre arménien des Affaires étrangères, Arman Kirakosian.
Des diplomates des deux pays ont tenu des discussions secrètes en Europe au début du mois pour débattre des possibilités d'atténuer les tensions. La partie turque était représentée par un membre du ministère des Affaires étrangères et l'ambassadeur d'Ankara en Géorgie. Des sources gouvernementales arméniennes ont précisé que la rencontre avait eu lieu à Vienne et que la délégation arménienne était dirigée par Kirakosian.Ce dernier n'a pas démenti l'information. "Ils existent différentes formes de contacts arméno-turcs, a-t-il expliqué. La première concerne les ministres des Affaires étrangères. Comme chacun sait, les deux ministres se sont rencontrés régulièrement ces derniers temps. Une autre se situe au niveau des responsables des départements du ministère. Donc le dialogue continue". "Mais jusqu'à maintenant, nous n'avons accompli aucun progrès politique", a-t-il ajouté.
Selon lui, les discussions ont principalement évoqué l'échange de lettres entre Kotcharian, président arménien, et Erdogan, Premier ministre turc, en avril dernier. Erdogan proposait qu'Ankara et Erevan mettent en place une commission d'historiens chargée d'étudier les évènements de 1915-1918 et de déterminer s'il s'agit d'un génocide. Kotcharian avait appelé à la création d'une commission inter-gouvernementale qui aurait examiné cette question mais également d'autres points concernant les deux pays.
"Comme le suggérait la lettre du président, nous avons proposé, durant les négociations, la création d'une commission intergouvernementale chargée de gérer les différents problèmes", a souligné Kirakosian, en précisant que l'Arménie continuait à soutenir la normalisation des relations bilatérales "sans précondition".
Il a ajouté qu'Erevan accepterait même une réouverture graduelle de la frontière arméno-turque. "Mais je dois dire qu'il n'y a eu aucun progrès concernant cette question", a expliqué le vice-ministre.
Plusieurs officiels turcs et le Premier ministre Erdogan avaient rappelé il y a quelques mois que la réouverture de la frontière serait liée à une résolution du conflit du Karabagh favorable à l'Azerbaïdjan. Les Turcs ont également réclamé la fin de la campagne arménienne pour la reconnaissance internationale du génocide de 1915. (Armenews, 27 juillet 2005)Quatre Turcs tués dans les attentats de Charm el-Cheikh
Quatre ressortissants turcs ont été tués dans les attentats qui ont frappé dans la nuit de vendredi à samedi la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, a annoncé le chargé d'affaires de l'ambassade de Turquie au Caire, Nihat Civaner.
M. Civaner a précisé à l'agence Anatolie que deux hommes avaient été tués dans ces attentats et leurs cadavres identifiés tandis que deux autres personnes étaient portées disparues et qu'il ne restait pas d'espoir de les retrouver vivantes.
Il a ajouté que des tests ADN seraient effectués pour trouver les deux victimes non identifiées et que ce processus pourrait "prendre des mois".
Les quatre victimes faisaient partie d'un groupe de 112 Turcs qui se sont rendus à Charm el-Cheikh dans le cadre d'un voyage organisé du 16 au 23 juillet, a indiqué un communiqué de l'agence de voyages Etstur rendu public dimanche matin.
M. Civaner a ajouté qu'il y avait toujours des touristes turcs dans la région mais qu'il n'était pas prévu de les évacuer.
"Les touristes turcs quittent le pays de leur propre volonté lorsque leurs vacances sont terminées. Un groupe doit regagner la Turquie dimanche et un autre lundi. Nous avons pris nos dispositions pour assurer leur sécurité", a-t-il conclu. (AFP, 24 juillet 2005)
Irak: un ingénieur turc enlevé, quatre Irakiens tués dans des attaques
Un ingénieur turc travaillant à la station d'électricité de Baiji, à 200 km au nord de Bagdad, a été enlevé samedi par des hommes armés, a indiqué le lieutenant colonel de police Hassan Salah, tandis que 4 Irakiens ont été tués dans des attaques dans le pays.
L'ingénieur turc a été kidnappé vers 12H00 (08H00 GMT) alors qu'il se rendait à Kirkouk (250 km au nord de la capitale).
Par ailleurs, des hommes armés ont ouvert le feu sur la voiture de Jassem Mohammad Jassem, un directeur au ministère des Transports, dans le centre de Bagdad, selon le ministère de l'Intérieur. Il est mort à 16H00 (12H00 GMT) à l'hôpital Naaman, a précisé cette source.
Un kamikaze muni d'une ceinture d'explosifs s'est fait sauter au passage d'une patrouille de l'armée irakienne, tuant un soldat et en blessant 5 autres, à 14H00 (10H00 GMT), près de Balad (70 km au nord de Bagdad), a-t-on appris de source militaire.
Un civil irakien a été tué à Ishaki, à 100 km au nord de Bagdad, lorsque cinq obus sont tombés sur un camp mixte de l'armée irakienne et des forces américaine, selon le lieutenant colonel de la police, Hamid Mohammad.
Un soldat irakien a été tué et trois autres blessés dans l'ouest de Samarra (125 km au nord de Bagdad), à 09H00 (05H00 GMT) lorsqu'une bombe a explosé au passage de leur patrouille, a indiqué le lieutenant colonel Mahmoud Mohammed, de la police.
Deux corps ont été retrouvés à 08H30 (04H30 GMT), à 35 km au nord-ouest de Bagdad, a indiqué le capitaine Mohammed Feyad, de la police de Falloujah.
L'un d'entre eux a été identifié comme celui d'un lieutenant de la police de Falloujah, enlevé il y a une semaine, l'autre est un conducteur de bus de Falloujah. Tous deux ont été tués de plusieurs balles, dans la tête et dans la poitrine.
Par ailleurs, à Dour, 150 km au nord de Bagdad, trois Irakiens ont été tués par un engin explosif artisanal qu'ils transportaient dans leur voiture, selon le lieutenant-colonel Khalif Aleoui. (AFP, 23 juillet 2005)
L'Irak et ses voisins décident de renforcer leur "coopération antiterroriste"
Les ministres de l'Intérieur de l'Irak et des pays voisins ont annoncé mardi à Istanbul qu'ils allaient renforcer les contrôles à leurs frontières et conclure un accord de coopération sur la sécurité pour empêcher les infiltrations d'insurgés vers et depuis ce pays.
"Les ministres ont exprimé leur détermination à accroître leur coopération sur la sécurité des frontières avec l'Irak", ont affirmé dans une déclaration conjointe les représentants de l'Irak et de ses voisins - Iran, Turquie, Syrie, Jordanie, Arabie Saoudite, Koweït - plus l'Egypte et Bahrein.
Cette coopération couvrira "le contrôle effectif des frontières, le contrôle strict des points d'entrée frontaliers et des mouvements transfrontaliers, ainsi que l'échange de renseignements avec les autorités nationales irakiennes dans le but principal d'empêcher les infiltrations terroristes (...) vers et depuis l'Irak", précise la déclaration.
Elle ajoute que la Turquie va préparer un projet de "protocole multilatéral (...) sur la coopération dans le domaine de la sécurité" qui sera finalisé lors de la prochaine réunion des ministres, prévue en Arabie saoudite à une date encore indéterminée.
La déclaration a été présentée à la presse par le ministre de l'Intérieur turc, Abdulkadir Aksu, et son homologue irakien, Bayane Baqer Soulagh, qui ont précisé qu'un "secrétariat général" serait mis en place pour mettre en oeuvre cette coopération.
L'Irak a longtemps déploré que ses voisins tolèrent l'infiltration vers son territoire de militants islamistes venant grossir les rangs de l'insurrection contre les forces menées par les Etats-Unis.
En tête sur la liste des suspects, la Syrie a été accusée par les Etats-Unis de soutenir l'insurrection en la fournissant en combattants étrangers ou du moins en autorisant le passage de militants à travers son territoire, ce qu'elle a toujours nié. L'Irak a aussi pointé du doigt l'Iran.
La déclaration insiste sur le besoin de "mesures appropriées pour empêcher les groupes terroristes d'utiliser les territoires d'Etats comme des bases pour (...) le recrutement, l'entraînement, le financement, l'incitation ou le lancement d'opérations terroristes contre d'autres Etats".
Elle satisfait ainsi la Turquie, qui a vu avec inquiétude se multiplier les infiltrations vers son territoire de rebelles kurdes en provenance des camps établis par le PKK dans le nord de l'Irak depuis 1999.
"Les membres du PKK hébergés dans le nord de l'Irak, qui s'infiltrent dans notre pays, s'approvisionnent en explosifs et mènent des actions de sabotage, sont à l'origine de pertes humaines et matérielles", avait affirmé M. Aksu plus tôt dans la journée.
Il avait ajouté que la Turquie "continuera de faire le nécessaire" pour "assurer sa sécurité".
Ses propos ont fait écho à ceux du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui avait déclaré la semaine dernière que la Turquie se réservait le droit d'envoyer des soldats en Irak pour y poursuivre les rebelles du PKK, tout en ajoutant qu'il n'y avait pas de plans dans l'immédiat pour une telle opération. (AFP, 18 juillet 2005)
Irak: les Kurdes restent inflexibles sur Kirkouk
Les deux chefs kurdes irakiens ont réaffirmé l'appartenance de Kirkouk à leur ethnie en soulignant toutefois vouloir faire de cette ville pétrolière un "modèle de coexistence" entre les communautés.
Recevant dimanche dans son fief de Salaheddine (380 km au nord de Bagdad) les représentant de la liste kurde qui a emporté fin janvier les élections au conseil provincial de Kirkouk, Massoud Barzani a souligné que cette ville fait "partie géographiquement et historiquement du Kurdistan irakien".
"Reconnaître cette vérité, ne veut pas dire que Kirkouk est seulement pour les Kurdes, elle est aussi pour les Arabes, les chrétiens et les Turcomans. Nous voulons transformer cette ville en modèle de coexistence entre les communautés, mais nous ne pouvons accepter la situation actuelle", a ajouté M. Barzani, président de la région autonome kurde du nord de l'Irak.
Dans le cadre de sa politique d'arabisation, Saddam Hussein avait chassé de Kirkouk, les Kurdes dans les années 80 pour y installer des chiites et des sunnites, changeant ainsi la représentation démographique de chaque communauté. Les Kurdes exigent de revenir à la situation antérieure et de pousser au retour sur leurs anciennes terres, moyennant compensation, ceux qui sont arrivés durant cette période.
"Il faut traiter l'affaire de Kirkouk de manière logique et la réalité est que les Kurdes sont majoritaires", a insisté M. Barzani. Le 30 janvier, aux élections du conseil provincial de Taamim (dont Kirkouk est la capitale), 26 kurdes, 9 turcomans et six arabes avaient été élus, car des Kurdes chassés par Saddam Hussein avaient pu y voter.
Par ailleurs, le président irakien, le Kurde Jalal Talabani, a également souligné dimanche en recevant à Bagdad des notables de Kirkouk (250 km au nord de la capitale) que la question de cette ville "ne pouvait pas être résolue immédiatement (...) mais qu'il fallait appliquer l'article 58 de la Loi fondamentale".
Cette article de la Loi fondamentale transitoire, en vigueur jusqu'à l'adoption de la Constitution définitive prévue normalement à l'automne, stipule que le gouvernement doit "dans un laps de temps raisonnable" permettre aux habitants qui ont été chassés de revenir à Kirkouk ou d'obtenir une "juste compensation" et a ceux qui y ont été installés de retrouver une terre dans leur région d'origine.
"Il faut que les Kurdes et les Turcomans qui ont été chassés (par Saddam Hussein) puissent rentrer chez eux et les Arabes qui sont venus s'installer puissent retourner à leur place d'origine", a insisté M. Talabani, chef de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK).
Les Arabes "qui veulent rester dans la ville pourront y résider à condition qu'ils soient domiciliés sur leurs papiers d'identité dans leur ville d'origine", a-t-il encore dit.
Par cette mesure, les "nouveaux arrivés" (sous Saddam Hussein) ne pourront pas voter aux élections à Kirkouk, car les électeurs doivent présenter une carte d'identité. (AFP, 18 juillet 2005)
Rencontre Poutine-Erdogan à Sotchi sur la mer Noire
La Russie envisage de construire de nouveaux gazoducs vers la Turquie puis le sud de l'Europe, ainsi que des oléoducs, a déclaré lundi le président russe Vladimir Poutine à l'issue d'une rencontre à Sotchi (sud) avec le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.
Moscou prévoit par ailleurs des investissement russes dans la privatisation de la distribution de gaz en Turquie, a précisé le président Poutine depuis sa résidence de vacances dans cette station balnéaire de la mer Noire.
"Nous n'allons pas seulement augmenter nos livraisons de gaz et de pétrole mais aussi développer la coopération", a expliqué M. Poutine au cours d'une conférence de presse retransmise par la chaîne de télévision Rossia.
"Nous sommes prêts à construire d'importants dépôts souterrains de gaz sur le territoire de la Turquie, à entrer dans le réseau turc de distribution de gaz au cours des privatisations dans ce pays, à utiliser les gazoducs en construction sur le territoire turc et à prendre part à l'installation d'autres pour transporter nos ressources en énergie vers des pays tiers dont ceux du sud de l'Europe", a poursuivi M. Poutine.
M. Poutine a dit également "ne pas exclure la construction d'oléoducs".
M. Erdogan a pour sa part estimé que le projet de gazoduc de la Russie vers la Turquie passant par le fond de la mer Noire avait "un important potentiel de développement de ses livraisons".
Le potentiel de ce gazoduc sous-marin, le plus profond du monde, qui a commencé de fonctionner en décembre 2002, est de 16 milliards de mètres cubes par an et la Turquie ne reçoit actuellement pas plus de 4,7 milliards de mètres cubes, a précisé M. Erdogan, cité par les agences de presse russes Itar-Tass et Interfax.
La Russie est aussi "prête à développer la coopération avec la Turquie dans le domaine de la production d'électricité, avec exportation dans d'autres pays, par exemple pour fournir l'Irak en électricité", a indiqué M. Poutine. (AFP, 18 juillet 2005)
Deux Turcs accusés d'homicide exécutés en Libye
Deux Turcs accusés d'homicide ont été exécutés jeudi en Libye, a annoncé vendredi le ministère turc des Affaires étrangères qui a regretté que la peine de mort ait été appliquée en dépit de ses démarches répétées.
"Nous avons appris avec consternation que les peines de mort prononcées contre nos citoyens Selim Aslan et Yunus Özkan pour un crime dont ils étaient accusés depuis 1995 ont été appliquées", précise un communiqué.
Le texte rappelle que la Turquie a aboli la peine de mort en 2003 et regrette que plusieurs démarches du gouvernement turc, dont une personnelle du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, appelant Tripoli à la clémence n'aient pas été suivies d'effet.
"En dépit de toutes ces initiatives (...) le fait qu'ils aient été exécutés n'est pas compatible avec le niveau de nos relations bilatérales", ajoute le document.
Les relations entre Ankara et le régime de Mouammar Kadhafi sont parfois tumultueuses.
En décembre M. Kadhafi avait estimé que la Turquie sera "le cheval de Troie" du monde islamique dans l'Union européenne.
"Le monde islamique, y compris les extrémistes islamiques, jusqu'à ben Laden se réjouissent de l'entrée de la Turquie. C'est leur cheval de Troie", avait déclaré le leader libyen dans une interview à la radio publique italienne RAI. (AFP, 15 juillet 2005)
Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece
La déclaration unilatérale d'Ankara ravive la polémique sur l'adhésion turque
La Turquie a rempli une des conditions majeures fixées par l'Union européenne à l'ouverture le 3 octobre de négociations d'adhésion, en signant vendredi soir un accord crucial étendant une union douanière à la République de Chypre, mais n'en a pas fini avec les polémiques.
Les dirigeants européens avaient admis en décembre, quand ils avaient conditionné l'ouverture de négociations d'adhésion avec Ankara à l'extension à la République de Chypre de l'accord d'union douanière, que ce geste ne serait pas, sur le "plan légal", une reconnaissance de cet Etat par la Turquie.
L'UE n'en a pas moins exprimé le désir de sortir au plus vite de l'impasse constituée par un pays candidat refusant de reconnaître un Etat membre du bloc européen.
Dans ce contexte, la déclaration émise par Ankara pourrait porter un coup au consensus déjà précaire atteint par les partenaires européens sur l'ouverture des négociations d'adhésion.
Athènes et Nicosie ont regretté dès samedi la position de la Turquie.
"Avec cette déclaration unilatérale (...) la Turquie insiste sur le prolongement d'un paradoxe politique et juridique", a indiqué le porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères Georges Koumoutsakos. "Ce paradoxe doit disparaître. Le plus tôt possible sera le mieux".
"En même temps avec cette déclaration unilatérale -- qu'elle a malheureusement considéré qu'elle devait faire -- la Turquie insiste sur le prolongement d'un paradoxe politique et juridique. Elle insiste sur la non reconnaissance d'un pays-membre de l'UE alors qu'elle s'apprête à entamer des négociations pour son adhésion", a-t-il souligné.
"La République de Chypre regrette profondément que la Turquie ait jugé nécessaire de faire une déclaration unilatérale sur Chypre au moment de signer le protocole", a pour sa part écrit le porte-parole du gouvernement chypriote Kypros Chrysostomidès dans un communiqué.
"Il est regrettable qu'un candidat déclare ne pas reconnaître un des Etats membres de l'union à laquelle il souhaite adhérer", ajoute M. Chrysostomidès.
M. Chrysostomidès a ajouté que les autorités de Nicosie allaient examiner dans le détail si les déclarations turques n'invalident pas de fait la signature du protocole eu égard aux conditions préalables posées par Bruxelles à Ankara avant que les négociations d'adhésion ne commencent.
Cette éventuelle pomme de discorde pourrait également fournir un nouvel argument aux opposants à l'intégration de la Turquie, dont la candidature suscite déjà de fortes réserves dans les opinions publiques de plusieurs pays, comme en France ou en Allemagne.
La signature du protocole va susciter des crises, a déclaré samedi le "président" de l'entité chypriote turque Mehmet Ali Talat, cité par l'agence de presse Anatolie. Qualifiant d'"inévitable" la signature de ce protocole, réclamée par l'Union européenne en préalable à l'ouverture de négociations d'adhésion avec la Turquie, M. Talat a estimé qu'elle allait générer "beaucoup de changements liés les uns aux autres", qui "vont amener à l'ordre du jour différentes crises". (AFP, Nicolas CHEVIRON , 30 juillet 2005)
Papadopoulos threatens to veto start of Turkey
Greek Cypriot leader Tassos Papadopoulos has warned that he will veto the start of Turkey's accession negotiations with the European Union if Ankara refuses to recognize and treat Greek Cyprus as a full and equal member of the EU.
Turkey signed Friday a trade agreement with the 10 new members of the EU, including Greek Cyprus. Ankara insists, however, that its signature does not amount to recognition of the Greek Cypriot administration in the southern portion of the divided island or commit Turkey to implementing the trade deal's provisions with it.
"Turkey must sign the agreement without any terms or preconditions," Papadopoulos said.
"Our position is that until Turkey signs the protocol in a manner satisfactory to us, we will not accept the opening of discussions within the framework for its accession negotiations with the EU," he said.
Greek Cyprus joined the EU with nine other new members in May of last year, and this has strengthened its negotiating position with Turkey, since it now has veto power to block the planned opening of EU-Turkey accession negotiations on Oct. 3.
The protocol "covers many issues, like trade and the transportation of goods or persons. ... By signing, Turkey has an obligation to implement all its provisions in the case of all the 10 new members of the EU including Cyprus," Papadopoulos said.
In addition to its refusal to recognize Greek Cyprus, Turkey also bars the use of its seaports and airports by Greek Cypriot-flagged ships and aircraft.
"A country cannot sign an international agreement and at the same time declare that it will not implement it," Papadopoulos told reporters at the airport after returning from London, where he discussed the protocol with British Prime Minister Tony Blair.
Blair, who conferred a day earlier with Prime Minister Recep Tayyip Erdog˜an, said that "the signing of the protocol does not involve the recognition of Cyprus.?
Speaking during a joint press conference with Blair, Erdogan repeated the Turkish position that the signing of the protocol would not amount to the recognition of Greek Cyprus.
Meanwhile, the Greek Cypriot representative at the EU Commission criticized Turkish Cypriot authorities for denying him the usual diplomatic privilege of entering Turkish Cyprus without showing identification papers.
Markos Kyprianou, a Greek Cypriot serving as health and consumer protection commissioner, accused the Turkish Cypriot authorities of discriminating against him personally by denying him a privilege routinely accorded to other EU officials and Greek Cypriot politicians.
"Here we see discrimination against me personally because other Cypriot politicians and all other Europeans have this facilitation," he told reporters.
Kyprianou asked how Turkish Cypriot leader Mehmet Ali Talat could expect the EU executive to do more to end Turkish Cypriot isolation when he was denying one of its representatives privileged entry.
"Any action against me is also an action against the European Commission," the commissioner said.
"With this decision, Mr. Talat is leading Turkish Cypriots to self-imposed isolation, and he cannot complain because here is the EU wanting to meet with them and he refuses." (Turkish Daily News, July 30, 2005)
Mystère: Ankara a-t-elle reconnu la République de Chypre ou non?
L'opinion européenne ainsi que les peuples de Turquie et de Chypre se trouvent devant un nouveau mystère en raison de la politique hypocrite du gouvernement turc: Ankara a-t-elle reconnu la République de Chypre ou non?
Ankara a signé vendredi à Bruxelles l'extension de l'accord d'union douanière liant la Turquie à l'UE aux dix pays membres de l'Union entrés dans l'UE en mai 2004, dont la République de Chypre. La Turquie a d'ailleurs accompagné vendredi sa signature d'une déclaration rappelant que sa position était inchangée sur cette question.
"La signature, la ratification et l'application de ce protocole ne signifie en rien une reconnaissance de la République de Chypre à laquelle le protocole se réfère", a immédiatement souligné le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.
La présidence britannique a "pris note que la Turquie a réaffirmé, de son côté, sa position sur Chypre", saluant aussi, dans un communiqué, "l'engagement continu" d'Ankara "à soutenir les efforts du secrétaire général des Nations Unies dans la recherche d'un règlement complet du problème chypriote".
Mais toute la question sera désormais de savoir comment l'ensemble des Etats membres de l'UE, dont les ministres des Affaires étrangères doivent se réunir les 1er et 2 septembre en Grande-Bretagne, interpréteront la déclaration turque.
Les 25 "examineront les termes de la déclaration turque en temps voulu dans le but d'y apporter une réponse", a elle-même précisé la présidence britannique.
La position de la Turquie concernant Chypre a été précisée dans une déclaration annexée au protocole signé vendredi par le représentant permanent de la Turquie auprès de l'UE, a ajouté le ministère. Cette déclaration annexe "fait légalement partie intégrante de notre signature", a souligné le ministère qui en a rendu public le texte.
"La Turquie continuera à considérer les autorités chypriotes grecques comme exerçant l'autorité, le contrôle et la juridiction uniquement sur le territoire situé au sud de la zone tampon (de Chypre, ndlr) (...) et comme ne représentant pas le peuple chypriote turc", souligne la déclaration.
Même si sur le "plan légal", la signature de l'accord par la Turquie n'équivaut pas à une reconnaissance de la République de Chypre, il n'en est pas moins "très important de souligner que (cet accord) représente la reconnaissance du fait que l'UE comprend Vingt-Cinq membres", avait relevé un peu plus tôt dans la journée un porte-parole de la Commission européenne, Amadeu Altafaj. (AFP, 29 juillet 2005)
Poettering: Negotiations with Turkey require the recognition of Cyprus
The chairman of the EPP-ED Group in the European Parliament, Hans-Gert Poettering, says accession negotiations with Turkey are impossible as long as the question of the recognition of Cyprus by Turkey is not settled. Poettering was reacting to reports that both the Turkish side as well as the current British EU Council Presidency consider the signing of the so-called Ankara Protocol, about the extension of the Customs Union between Turkey and the EU to the new member states, does not mean the recognition of Cyprus by Turkey.
According to Poettering the position of Turkish Prime Minister Erdogan is a contradiction in itself, signing on the one hand the protocol to the Ankara Agreement that implies the legal and political recognition of Cyprus while on the other hand denying the recognition of Cyprus in a planned declaration. Poettering said it is disconcerting that Council President Blair accepts this interpretation.
Poettering explained: "Negotiating means accepting each other as negotiating partners. The negotiating partners of Turkey would be all 25 EU-member states. How can Turkey negotiate its accession to the EU without recognising one of its members?" Apart from the fundamental question - about whether Turkey should be member of the European Union or not - negotiations should not be strained by uncertainties about international law. Confusion concerning international law and politics were the result, which was not a good basis for the relationship between the EU and Turkey.
Poettering said that if Cyprus refused to agree to a negotiating mandate for the European Commission concerning the start of the negotiations in the Autumn, the Cypriot government would only be acting as a consequence of this situation. As the negotiating mandate required a unanimous decision, the Council Presidency is well advised to coordinate its position with all member states first. (EPP-ED-Press , 28 juillet 2005)
Un vol commercial non turc atterrit dans le nord de Chypre
Un avion d'une compagnie aérienne privée en Azerbaïdjan a atterri mercredi soir dans la République turque de Chypre nord (KKTC), uniquement reconnue par Ankara, ce qui constitue le premier vol commercial non turc vers le nord de Chypre depuis plus de 30 ans.
Une foule de Chypriotes turcs agitant des drapeaux turcs et chypriotes turcs s'était rassemblée à l'aéroport de Tymbou (Ercan en turc) pour accueillir l'avion de la compagnie Imair transportant un groupe de quelque 90 hommes d'affaires, bureaucrates, artistes et journalistes.
"Nous disons bienvenu à nos frères et soeurs azerbaïdjanais dans la République turque de Chypre nord", pouvait-on lire sur une banderole du groupe.
La délégation azérie doit rencontrer le dirigeant chypriote turc Mehmet Ali Talat, d'autres responsables de la KKTC, ainsi que des hommes d'affaires avant de repartir à Bakou dimanche.
"Un groupe d'hommes d'affaires partira de Bakou à 21H00 (16H00 GMT) sur un vol charter", avait déclaré plus tôt Cavid Heydarli, conseiller juridique de la compagnie aérienne Imair.
Les responsables de la compagnie azerbaïdjanaise ont relevé qu'ils envisageaient l'établissement d'une liaison régulière entre Bakou et la partie nord de Chypre dès septembre.
Les autorités chypriotes ont de leur côté critiqué cette initiative. "Toute action de ce type est illégale et ne fait rien pour nier le caractère illégal du régime d'occupation" dans le nord de l'île, a indiqué le porte-parole du gouvernement chypriote Kypros Chrysostomides.
Cette nouvelle liaison aérienne semble également avoir irrité Athènes qui soutient les revendications des Chypriotes-grecs sur le nord de l'île, a relevé la presse azerbaïdjanaise.
Celle-ci a vu en effet comme une mesure de rétorsion l'annonce de l'opérateur grec de télécommunications Intrakom d'un prochain partenariat avec une société arménienne opérant dans la république autoproclamée du Nagorny-Karabakh.
L'Azerbaïdjan et l'Arménie sont en conflit sur le Nagorny-Karabakh, enclave à population à majorité arménienne, depuis une guerre menée au début des années 1990. Bakou considère que la région, contrôlée depuis le cessez-le-feu de 1994 par des forces d'ethnie arménienne, est en fait occupée par l'Arménie. (AFP, 27 juillet 2005)
Des Chypriotes toujours aussi divisés 31 ans après l'invasion turque
Le dirigeant des Chypriotes turcs a lancé mercredi un nouvel appel pour mettre un terme à la division de Chypre, à l'occasion du 31ème anniversaire de l'invasion d'un tiers de l'île par les troupes turques, considéré comme une journée "noire" par les Chypriotes grecs.
"Je répète mon appel aux Chypriotes grecs pour la paix et l'amitié", a indiqué Mehmet Ali Talat, "président" de la République turque de Chypre du Nord (RTCN, proclamée unilatéralement et reconnue uniquement par Ankara), lors d'une cérémonie à Nicosie, dans la zone occupée par les Turcs depuis 1974.
"Nous avons tendu la main au peuple chypriote grec et nous attendons qu'ils la prenne", a-t-il ajouté.
"J'appelle les Chypriotes grecs à remplir les demandes du secrétaire général de l'Onu ... et de venir à la table des négociations", a-t-il lancé. "Nous sommes prêts pour n'importe quelle initiative de paix", a-t-il lancé.
L'intervention turque de 1974 est célébrée par les Chypriotes turcs comme une "opération de paix" qui les a mis à l'abri des violences des Chypriotes grecs, après plusieurs années de violences meurtrières entre les deux communautés.
Un peu plus tôt dans la journée, Tassos Papodopoulos, le président de la République de Chypre, reconnue internationalement comme la seule entité légitime sur toute l'île, avait souligné à l'occasion de cet "anniversaire noir" que "31 ans, c'est long".
"Mais on ne sera pas pressé par le temps pour accepter une solution qui ne garantirait pas la survie physique et nationale de l'hellénisme", a-t-il insisté. "Nous cherchons la conclusion d'un accord aussi vite que possible, une solution basée sur une fédération" entre les deux entités, a-t-il précisé.
Dans la république de Chypre, les sirènes ont retenti à 05h30 locales (02h30), heure à laquelle les troupes turques avaient débarqué sur les plages de Kyrenia, au nord de l'île, le 20 juillet 1974.
Des cérémonies officielles et religieuses ont également été organisées en la mémoire de près de 3.000 personnes tuées ou disparues lors de l'invasion turque.
En avril 2004, le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan avait proposé aux Chypriotes un plan de paix prévoyant la réunification du pays. Soumis à référendum, ce plan avait été approuvé par les Chypriotes turcs, mais les Chypriotes grecs l'avaient massivement rejeté, bloquant son application.
Ce refus avait irrité M. Annan, d'autant plus que M. Papadopoulos lui-même avait fait compagne pour le non.
Avant d'intervenir de nouveau comme intermédiaire entre les deux parties, M. Annan attend des Chypriotes grecs des éclaircissements sur les changements que ceux-ci exigent de voir portés à son plan.
Selon la radio publique chypriote, les autorités chypriotes grecques veulent que le plan de l'Onu prévoie un calendrier plus rapide pour le retrait des troupes turques stationnées dans la partie nord.
Elles demandent aussi un raccourcissement du délai de recouvrement des territoires qui doivent leur être rendus dans le cadre de ce plan, ainsi qu'un mécanisme de garanties leur permettant d'avoir l'assurance que la Turquie honorera sa part de l'accord.
L'échec du plan de paix de M. Annan a eu pour conséquence l'entrée d'une Chypre non réunifiée dans l'UE le 1er mai 2004: seule la partie sud de l'île a rejoint l'Union. (AFP, 20 juillet 2005)
Un train "Amitié Express" réduit la distance entre Salonique et Istanbul
Un train de nuit rapide, le "Filia-Dostluk (amitié en grec et en turc) Express" qui doit réduire de trois heures la liaison entre Salonique (nord) et Istanbul (ouest de la Turquie), a été inauguré mercredi par le ministre grec de Transports, Michalis Liapis.
Reflétant le rapprochement entre les deux pays voisins, frères ennemis, ce train couvrira quotidiennement une distance de 820 km entre Salonique et Istanbul, en 11 heures et 30 minutes, s'est félicité M. Liapis.
Parallèlement, M. Liapis a inauguré un train rapide entre Salonique et Sofia (Bulgarie), qui doit relier les deux villes dans 5 heures et 50 minutes contre 7 heures et 40 minutes actuellement.
"Nous continuons à développer les relations commerciales et économiques avec nos voisins. La Grèce est une puissance économique dans les Balkans et elle va continuer à jouer ce rôle", a souligné M. Liapis.
Malgré leurs différends territoriaux en mer Egée, la Grèce et la Turquie ont entamé un rapprochement en matière économique depuis 1999.
Il y a deux semaines, le Premier ministre grec Costas Caramanlis, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, avaient inauguré lors d'une cérémonie solennelle la construction d'un gazoduc à la frontière gréco-turque qui doit acheminer le gaz du Caucase vers l'Europe, via leurs deux pays.
En marge de cette cérémonie, M. Caramanlis a accepté l'invitation de M. Erdogan de se rendre à Ankara à la fin du mois d'août pour une visite officielle de deux jours, la première de ce genre en près de 50 ans. (AFP, 13 juillet 2005)
Athènes et Ankara lancent un projet "historique" de gazoduc
Le Premier ministre grec, Costas Caramanlis, se rendra prochainement à Ankara à l'invitation de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, pour la première visite officielle du genre depuis 1959, qui marquera une nouvelle étape dans les bonnes relations entre les deux pays longtemps ennemis.
L'annonce est intervenue peu après que MM. Erdogan et Caramanlis eurent officiellement lancé sur un pont reliant les deux pays la construction d'un gazoduc qui acheminera le gaz du Caucase vers l'Europe, via leurs deux pays, un projet à forte connotation symbolique et économique.
La cérémonie a eu lieu au milieu du pont entre les deux pays au-dessus du fleuve Evros (Meric en turc).
La dernière visite officielle d'un Premier ministre grec à Ankara avait été effectuée le 7 mai 1959 par Constantin Caramanlis, l'oncle de l'actuel chef du gouvernement grec. La date de la prochaine visite de M. Caramanlis n'a cependant pas été fixée, selon son service de presse.
Lors du lancement des travaux du gazoduc, en partie financés par l'Union européenne, le Premier ministre turc a souligné qu'il n'était "pas possible d'oublier le soutien qu'a apporté (son) ami Costas Karamanlis (au projet d'entrée de la Turquie dans) l'Union européenne, spécialement lors du processus du 17 décembre" lorsque a été décidée la date d'ouverture des négociations d'adhésion.
M. Erdogan et Caramanlis entretiennent de bonnes relations personnelles, ce dernier ayant même été l'un des trois témoins au mariage de la fille du Premier ministre turc, en 2004 en Turquie.
Malgré ce rapprochement, les principales divergences entre les deux pays, notamment les problèmes territoriaux en mer Egée et le dossier chypriote, restent en suspens.
Le futur gazoduc d'une longueur de 300 km, dont 209 km sur le territoire turc, doit transporter le gaz d'Azerbaïdjan et d'autres producteurs du Caucase vers l'Europe à travers la Grèce et vraisemblablement l'Italie à partir de 2006.
Le coût de la partie turque du projet est évalué à 250 millions d'euros, celui de la partie grecque étant estimé entre 30 et 40 millions d'euros. (AFP, 3 juillet 2005)
L'extrême droite flamande courtise les Turcs à Bruxelles
Décidément, rien n'échappe à l'excellent journaliste Steven Van Garsse de l'hebdomadaire flamand bruxellois Brussel Deze Week (BDW). Il vient cette semaine de révéler que le parti flamand d'extrême droite Vlaams Belang (VB) fait campagne en turc dans deux communes bruxelloises (Saint-Josse-ten-Noode et Schaerbeek) où réside une forte communauté turcophone.
Même si la mauvaise traduction de l'extrait en début d'article - "Saint-Josse ta belediye baskani Demannez yaptirdigi yönlendirme" (la mobilité instaurée par le bourgmestre de Saint-Josse Demannez) - sautera aux yeux des traducteurs, l'article aborde habilement le double discours du parti d'extrême droite par rapport aux Turcs: opposition à l'adhésion de la Turquie en Europe et moquerie sur la langue turque. En effet, il suffisait de se balader il y a quelques mois en Flandre pour apercevoir les grandes affiches du VB contre l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Avant même l'évocation d'une possible consultation populaire sur la Constitution européenne, ce parti agitait la pseudo-menace turque sur le projet européen avec des clichés dignes de la propagande nazie de l'entre-deux-guerres à l'égard des juifs. Les eurodéputés VB Philip Claeys et Koen Dillen ont même récemment publié un ouvrage "Een brug te ver" pour marquer encore plus l'opposition du parti à l'élargissement de l'Union à la Turquie.
Comme le note aussi l'article du BDW, le turc n'était utilisé jusqu'ici dans les tracts du VB que pour se moquer des populations de cette origine. On se souviendra par exemple de la publication - en première page de leur magazine raciste - de la gaffe de l'échevin des Finances MR (Sait Köse) qui avait envoyé une lettre imprimée en turc sur une feuille à entête de la commune de Schaerbeek.
De manière globale, ce n'est pas la première fois que le VB tente une percée dans la communauté turque. Le parti d'extrême droite avait déjà aligné Belkis Sögütlü alias "madame Hitler" dans ses rangs à Alost en 2000. Plus récemment, en mars 2005, le débat avait resurgi avec le ballon d'essai de Gerolf Annemans (VB) sur l'éventualité des candidatures musulmanes sur les listes électorales du Vlaams Belang. Une tactique rapidement balayée du revers de la main par le président de parti Frank Vanhecke. Celui-ci estimant qu'"il n'y a pas de places pour les musulmans sur les listes du parti".
De manière locale, les deux communes en question ont une trajectoire historique très différente. Schaerbeek, tout comme Molenbeek, a depuis longtemps eu une forte représentation d'élus d'extrême droite. La gestion raciste et poujadiste de l'ex-bourgmestre schaerbeekois Roger Nols (ex-FDF, ex-PRL et FNB) reste encore gravée dans toutes les mémoires. Le Front National ou le Vlaams Belang (ex-Vlaams Blok) profitent d'ailleurs depuis longtemps de la tribune communale pour s'en prendre régulièrement à une grande partie des habitants de leurs propres communes en fonction de leur origine, de leur religion ou de leur orientation sexuelle (opposition aux mariages homosexuels). Saint-Josse, longtemps gouvernée par Guy Cudell (PS), a toujours su préserver un climat plus paisible de vie commune entre les différentes populations de son petit kilomètre carré de territoire. Le message ne passe jamais de la même manière d'une commune à l'autre.
Mais à qui profite finalement le tract en turc du VB? Probablement au PS d'abord et au collège de Saint-Josse ensuite. Ces partisans du plan pourront toujours cataloguer toute critique envers ce projet comme une man¦uvre d'extrême droite. Pourtant une réelle mobilisation citoyenne existe sur le terrain schaerbeekois. Un comité de quartier y fait un travail de fond sans pour autant toujours avoir le soutien nécessaire pour ses actions.
Et le double discours des partis démocratiques sur cette question de plan de mobilité n'aidera certainement pas les habitants à y voir plus clair. Ainsi, le "MR de Schaerbeek dit STOP" au plan de mobilité de Saint-Josse dans un tract distribué à Schaerbeek sans préciser que Š le MR de Saint-Josse a bel et bien dit "ENCORE" à ce même plan au collège communal. Alors stop ou encore, il faudrait se mettre d'accord. Le CDH de Schaerbeek parle d'un "plan d'immobilité" dans son tract alors que le CDH de Saint-Josse, dans l'opposition, ne s'y oppose pas vraiment. Il faudrait peut-être commencer à voir plus loin que le bout de son siège communal - et des man¦uvres électoralistes - avant d'alerter la population. Non? (Mehmet Koksal, www.suffrage-universel.be et www.minorites.org, 17 juillet 2005)
Dix-huit immigrés clandestins arrêtés à la frontière gréco-turque
Dix-huit immigrés clandestins, en majorité des ressortissants afghans, ainsi que leur passeur présumé, ont été arrêtés mercredi dans le nord de la Grèce, près de la frontière gréco-turque, a-t-on appris de source policière à Komotini (nord-est).
Les immigrés, tous venus de Turquie, ont traversé illégalement le fleuve Evros qui marque la frontière entre les deux pays. Un camionneur grec, le passeur présumé, les attendait et devait les conduire à Athènes pour la somme de 2.000 dollars (1.660 euros) chacun, selon la même source.
Les autorités militaires et policières dans le nord du pays "sont particulièrement mobilisées" ces derniers jours pour empêcher les immigrants venant de la Turquie qui profitent de la baisse de niveau du fleuve pendant l'été, a indiqué cette source.
Plus de 3.000 immigrants clandestins sont détenus dans deux camps de la région dans des conditions "misérables", selon les autorités.
Par ailleurs, la police d'Athènes a annoncé mercredi avoir arrêté deux hommes, dont la nationalité n'a pas été révélée, qui participaient à un réseau de transfert de 60 clandestins de Turquie en Grèce pour une somme entre 3.000 à 6.000 euros chacun.
Des recherches pour arrêter leurs complices doivent continuer, a indiqué une source policière.
La Grèce constitue un point de passage habituel des immigrants en provenance d'Asie, du Moyen-Orient, du Caucase ou de l'Afrique pour accéder à l'Europe occidentale. (AFP, 13 juillet 2005)
Cliquez FLASH our l'actualité du mois courant
Click FLASH for informations of the current monthLes informations du mois passé
Informations of the past month
Toutes les informations depuis 1998All informations since 1998