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INFO-TURK

A non-government information center on Turkey

Un centre d'information non-gouvernemental sur la Turquie

43rd Year / 43e Année
Août
 
2017 August
N° 468
53 rue de Pavie - 1000 Bruxelles
Tél: (32-2) 215 35 76 - Fax: (32-2) 588 69 53
Chief Editor /Rédacteur en chef: 
Dogan Ozgüden

Responsible editor/Editrice responsable:

Inci Tugsavul
Human Rights
Pressures on  media
Kurdish Question
Minorities
Interior politics
Armed Forces
Religious affairs
Socio-economics
Turkey-Europe
Turkey-USA
Regional Relations
Cyprus and Greece
Migration

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Titres des évènements du mois
Titles of this month's events


https://www.artigercek.com/author-listings

Droits de l'Homme / Human Rights

Arrestation en Turquie d'un Belge soupçonné de préparer un attentat

Un Néerlandais disparu il y a plus d'un mois retrouvé mort
Constitutional Court Rejects 70,771 Applications
Ministry of Interior: 1,656 People Arrested Over Tweets

Ouverture du plus grand procès de putschistes présumés
3 Rights Advocates Transferred to Silivri Prison

Pression sur les médias / Pressure on the Media

Neuf collaborateurs de médias incarcérés en Turquie

Des rédactions appellent à la libération de journaliste français Loup Bureau
Macron exprime à Erdogan sa "préoccupation" au sujet de Loup Bureau

Police Attack Protest in Solidarity With Özakça and Gülmen
Özgür Gündem Editor-in-Chief on Watch Çelikken Sent Off to Prison
dihaber Correspondent Deniz Nazlım Detained in Police Raid

Les journalistes turcs visés par une nouvelle vague d’arrestation
Un journaliste turco-suédois critique d'Erdogan arrêté sur mandat turc
L'avocat du journaliste Loup Bureau dénonce un projet de transfert

Police Batter Cellist Woman at Kadıköy Metro Station
Appels à la libération du reporter français détenu en Turquie

Un journaliste français écroué pour "terrorisme"

Kurdish Question / Question kurde

La Turquie met en garde contre le risque de guerre civile au Kurdistan irakien
A night of torture for family in Şemdinli's Şapatan village
La Turquie renforce sa présence militaire à la frontière syrienne
Condamnation pour avoir combattu aux côtés des Kurdes en Syrie

Minorités / Minorities

Une ancienne église arménienne démontée pour ériger une mosquée
Commémoration d’août 2014 par les Yézidis à Liège

Politique intérieure/Interior Politics

Erdogan appelle au renouvellement de l'AKP en vue des élections de 2019

Forces armées/Armed Forces

La Turquie remplace des chefs militaires un an après le coup avorté

Affaires religieuses / Religious Affairs
 

Will Turkey Succeed in Turning the Hagia Sophia Into a Mosque?
Un policier tué par un membre présumé de l'EI
Attaque au Burkina: un Turc parmi les 18 morts

Arrestation d'un Russe accusé de préparer un attentat
Erdogan entraîne la Turquie vers un Etat fondé sur la charia

Socio-économique / Socio-economic

Vacances officielles prolongées pour dynamiser le tourisme

La restriction des droits des femmes est une obsession pour Erdogan
Les femmes manifestent à Ankara pour le droit de s'habiller
Des centaines de femmes turques manifestent à Istanbul

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Ankara demande à Berlin de rechercher un des chefs présumés du putsch manqué
Didier Reynders réagit à l’incarcération de Loup Bureau en Turquie
Berlin obtient le droit de rendre visite à ses soldats en Turquie

European court: Turkish teachers on hunger strike do not have to be freed
Germany Wants EU to ‘Raise Financial Pressure on Turkey’


Turquie-USA-OTAN / Turkey-USA-NATO

La Turquie dénonce des propos de l'envoyé américain anti-EI
Le Pentagone inquiet du possible achat de missiles russes

Relations régionales / Regional Relations

Rencontre entre le chef d'état-major iranien et le président Erdogan

Construction d'un mur à la frontière iranienne
Les pays musulmans dénoncent à Istanbul les "actions provocatrices" d'Israël

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece


Immigration / Migration

Si Erdogan fait un appel pareil aux électeurs turco-belges?
Berlin dénonce l'ingérence d'Erdogan dans la campagne électorale
Erdogan appelle les Turcs d'Allemagne à voter contre la CDU, le SPD et les Verts

Saint-Josse: pas de suite judiciaire pour l’institut kurde visé
Un couac du prince Laurent concernant la propagande d'Erdogan
Zuhal Demir veut se défaire de sa nationalité turque
Souveraine, la Belgique peut refuser sur son sol un referendum turc



Droits de l'Homme / Human Rights

Arrestation en Turquie d'un Belge soupçonné de préparer un attentat

Les autorités turques ont arrêté un Belge membre présumé du groupe Etat islamique (EI), soupçonné d'être venu à Istanbul pour y commettre un attentat, ont rapporté mardi les médias turcs.

Le suspect, identifié comme étant "Mehdi A.", s'était rendu en Syrie avec son épouse et son enfant en 2014, selon le quotidien Hürriyet, qui affirme qu'il y était responsable des jihadistes francophones de l'EI.

Il est également lié à l'organisation d'attentats commis en Europe, ajoute le quotidien, sans préciser lesquels.

Il a été interpellé jeudi dernier dans le quartier de Fatih, sur la rive européenne d'Istanbul, alors qu'il préparait un attentat à la bombe, selon l'agence progouvernementale Anadolu.

Cette annonce vient après qu'un membre présumé de l'EI a tué dimanche à coups de couteaux un policier qui venait de l'interpeller et qui le conduisait au poste à Istanbul.

La Turquie a été frappée depuis deux ans par de nombreux attentats meurtriers attribués ou revendiqués par l'EI. Le dernier en date a fait 39 morts dans une discothèque huppée d'Istanbul la nuit du Nouvel An.

Depuis, les jihadistes n'ont commis aucune attaque sur le sol turc, mais les autorités procèdent régulièrement à l'arrestation de "terroristes" présumés et les mesures de sécurité restent maximales. (AFP, 15 août 2017)

Un Néerlandais disparu il y a plus d'un mois retrouvé mort

Le corps de Joey Hoffman, un Néerlandais de 22 ans disparu le 8 juillet dans le sud de la Turquie, a été retrouvé lundi après plus d'un mois de recherches, selon le quotidien Hürriyet.

Le jeune homme se trouvait avec son épouse et un ami dans la région de Mersin, où il s'était rendu pour des vacances et pour acheter un terrain, lorsqu'il a disparu.

Une équipe de 80 personnes, secondées par des chiens et des drones, a été mise sur pied par les autorités turques afin de le retrouver, précise le quotidien.

Son corps a été retrouvé lundi après 37 jours de recherches. Les images montraient son cadavre en train être évacué d'une zone montagneuse aride.

Une autopsie était en cours, ajoute Hürriyet, précisant que selon de premières indications son corps ne présentait pas de trace de couteau ou de balle.
(AFP, 14 août 2017)

Constitutional Court Rejects 70,771 Applications

The Constitutional Court (AYM) has rejected 70,771 applications regarding actions taken directly through statutory decrees and administrative actions taken under the State of Emergency as these were only individual applications submitted without prior application to the Commission on Examination of the State of Emergency Procedures and domestic remedies were not exhausted.

The Court reminded that applications which directly relate to the procedures in statutory decrees issued under the State of Emergency would not be referred to the Commission.

The Court has also underlined that applications regarding statutory decrees, which entered into force before the Commission began to receive applications, could be submitted to the Commission within 60 days after it has begun receiving applications while applications regarding statutory decrees which entered in force after the Commission began receiving applications, could be submitted to the Commission within 60 days after the statutory decree was published on the Official Gazette.
(BIA, August 7, 2017)

Ministry of Interior: 1,656 People Arrested Over Tweets

In a statement delivered to Ankara representatives of newspapers and television channels at TRT Headquarters yesterday (August 7), Government Spokesperson Bekir Bozdağ said that nobody has been arrested over tweets:

“Claiming that people are arrested due to their tweets is a perception management. There is not a single soul who was arrested in Turkey for posting tweet”.

However, in a statement issued by the Ministry of Interior Press Center on August 7, 2016, legal actions were taken against 3,710 people during March-August 2016.

The Ministry had announced that 1,656 of the 3,710 people were arrested, 1,203 were released on probation, 84 were in custody and 767 were released from custody.

At the time of the statement it was mentioned that judicial process was continuing for 10,000 people who were identified.

Bekir Bozdağ was the Minister of Justice during that period.
(BIA, August 8, 2017)

Ouverture du plus grand procès de putschistes présumés

Le plus grand procès liè au coup d'Etat manqué du 15 juillet 2016 en Turquie, impliquant près de 500 suspects, s'est ouvert mardi sous haute sécurité près d'Ankara.

Ce procès se déroule dans une salle spécialement aménagée dans une prison à la lisière de la capitale turque. Les prévenus sont soupçonnés d'avoir orchestré le coup manqué contre le président Recep Tayyip Erdogan depuis la base aérienne d'Akinci au nord-ouest d'Ankara, présentée comme le centre de commandement des putschistes.

L'audience a commencé peu après 10H00 (07H00 GMT), selon une correspondante de l'AFP sur place.

Elle se déroule dans la prison de Sincan, où une immense salle pouvant accueillir plus de 1.500 personnes a été construite spécialement pour la tenue de procès géants liés au putsch manqué.

Quelques dizaines de manifestants, encadrés par un important dispositif de sécurité, se sont rassemblés aux abords du tribunal, certains scandant des slogans appelant à la peine de mort pour les accusés.

Lorsque les suspects ont été escortés de la prison vers la salle d'audience, des manifestants les ont conspués et jeté de noeuds coulants et des bouteilles vides en leur direction.

Des manifestants ont paradé en portant des uniformes rappelant ceux des détenus de la prison militaire américaine de Guantanamo à Cuba.

M. Erdogan s'était dit mi-juillet en faveur d'un uniforme unique "comme à Guantanamo" pour les présumés putschistes jugés, à la suite d'une polémique qui a éclaté après qu'un putschiste présumé s'est présenté à son procès avec un t-shirt portant l'inscription "héros" en anglais.

C'est depuis la base d'Akinci, affirment les autorités, que les ordres ont été donnés aux pilotes de l'armée de l'air qui ont bombardé le parlement et le palais présidentiel dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016.

- sous haute sécurité -

Parmi les suspects qui sont jugés, 461 sont en détention, sept autres sont en fuite alors que les autres comparaissent libres.

Le principal suspect jugé par contumace est le prédicateur auto-exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, qu'Ankara accuse d'être le cerveau du putsch, ce que l'intéressé dément catégoriquement.

Adil Oksuz, considéré comme le chef opérationnel des putschistes, est lui aussi en fuite. Il avait pourtant été arrêté après le coup avant d'être libéré dans des conditions troubles sur ordre d'un juge.

Son second, l'homme d'affaires Kemal Batmaz, détenu dans une prison près d'Ankara, sera en revanche présent au tribunal.

L'ancien chef de l'armée de l'air Akin Ozturk figure lui aussi parmi les suspects déjà en détention. Avec d'autres accusés, il est jugé dans plusieurs procès en lien avec le putsch manqué.

Plusieurs chefs d'accusation ont été retenus contre les suspects, allant de tentative d'assassinat de M. Erdogan à violation de la constitution.

Le chef d'état-major, le général Hulusi Akar, et d'autres hauts gradés de l'armée avaient en outre été séquestrés sur la base d'Akinci par des militaires factieux avant d'être relâchés le 16 juillet au matin.

Un imposant dispositif de sécurité a été déployé pour l'audience, mobilisant 1.130 agents de sécurité à l'intérieur et aux abords de la salle, selon l'agence progouvernementale Anadolu. Des véhicules blindés, des snipers et un drone de surveillance ont également été déployés.

En mai, un autre procès impliquant plus de 200 instigateurs présumés du putsch manqué s'y était ouvert sous haute sécurité, avec des manifestants rassemblés aux abords de la prison pour réclamer la peine de mort pour les accusés.

Un procès similaire pour quelque 330 suspects avait débuté en février dans la même salle d'audience.

Quelque 250 personnes avaient été tuées lors de la tentative de coup d'Etat, ainsi que 24 putschistes présumés.

Plusieurs procès de putschistes présumés se sont ouverts ces derniers mois en Turquie où plus de 50.000 personnes soupçonnées d'être liées aux réseaux gulénistes ont été arrêtées depuis la tentative de coup d'Etat.
(AFP, 1 août 2017)

3 Rights Advocates Transferred to Silivri Prison

Being arrested after detained at Büyükada and then sent to Bakırköy Prison, rights advocates İdil Eser, Özlem Dalkıran and Nalan Erkem were sent to Silivri Prison today.

Republican People’s Party (CHP) İstanbul MP Selina Doğan found out in the prison where she went to visit Eser, Dalkıran and Erkem that the three rights advocates would be transferred to Silivri Prison.

Speaking to bianet, Doğan said:

“We got permission from the Ministry of Justice for the visit on Friday. They granted us the permission today but we were told that we should visit them until 1 p.m. since they would be transferred after that time”.

 “Unfortunately, they learned that they would be transferred to the Silivri through my visit. They were surprised. They expressed that this situation will cause problems in terms of meeting with their families since transportation to Silivri is hard. They told me that this was a part of the intimidation practices.

“The warden told us that the transfer would take place because of lack of physical space and not only them but there are other prisoners to be transferred”.

What happened?

Nalan Erkem and Özlem Dalkıran (Helsinki Citizens Assembly), İlknur Üstün (Women's Coalition), İdil Eser (Human Rights Watch Director to Turkey) and Veli Acu (Human Rights Agenda Association), Günal Kurşun (Human Rights Agenda Association), Nejat Taştan (Association for Monitoring Equal Rights), Şeyhmuz Özbekli (Rights Initiative), Ali Garawi (human rights trainer), and Peter Steudtner (German citizen human rights trainer) were taken into custody during a training workshop in Büyükada, one of the Prince Islands in İstanbul.

On July 11, an additional seven days of detention was issued for the rights advocates.

On July 18, Eser, Dalkıran, Kurşun, Acu, Garawi and Steudtner were arrested. Erkem, Üstün, Taştan and Özbekli were released on probation and international travel ban was imposed on them. 
(BIA, July 31, 2017)

Pression sur les médias / Pressure on the Media

Neuf collaborateurs de médias incarcérés en Turquie

Les autorités turques ont incarcéré neuf personnes dans le cadre d'une enquête sur les liens entre les médias et les réseaux du prédicateur Fethullah Gülen, a rapporté l'agence Anadolu. Ils sont tous accusés par Ankara d'avoir fomenté le putsch manqué de juillet 2016.

Des mandats d'arrêt avaient été émis le 10 août à l'encontre de 35 collaborateurs actuels ou passés de médias, et onze d'entre eux avaient été interpellés. Deux ont été placés en liberté provisoire et neuf ont été incarcérés mercredi pour «appartenance à une organisation terroriste armée», selon l'agence progouvernementale Anadolu mercredi soir.

Parmi les personnes incarcérées figurent notamment Burak Ekici, responsable du site web du quotidien d'opposition BirGün, mais aussi Yasir Kaya, ancien directeur de l'information de la chaîne de télévision du club de Football Fenerbahçe, précise le quotidien Hürriyet. Selon Anadolu, les autorités soupçonnent les 35 suspects d'avoir utilisé l'application de messagerie cryptée ByLock, qu'Ankara considère comme l'outil de communication privilégié des putschistes présumés.

Les organisations de défense de la liberté de la presse dénoncent des atteintes régulières à cette liberté de la part des autorités turques, notamment depuis la tentative de coup d'Etat. De nombreux médias ont été fermés et une centaine de journalistes arrêtés dans le cadre de l'état d'urgence en vigueur depuis le putsch manqué.

Plusieurs journalistes étrangers ont également été incarcérés en Turquie ces derniers mois, comme le Germano-Turc Deniz Yücel depuis février, et le Français Loup Bureau interpellé le 26 juillet.

Les autorités turques nient régulièrement toute atteinte à la liberté de la presse, affirmant que seuls sont arrêtés les journalistes liés à des «organisations terroristes», expression désignant surtout les séparatistes kurdes du PKK et le réseau güléniste. La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par Reporters sans Frontières (RSF).

Des rédactions appellent à la libération de journaliste français Loup Bureau

Une vingtaine de rédactions ont dénoncé jeudi en France la répression du régime d'Erdogan à l'encontre des journalistes et demandé la libération de Loup Bureau, reporter français indépendant retenu en Turquie depuis le 26 juillet.

"Alors que la Turquie a multiplié ces dernières semaines l'achat d'espaces publicitaires dans plusieurs médias français et internationaux pour vanter la grande 'démocratie' qu'elle est censée être, le régime d'Erdogan multiplie la répression contre les journalistes", ont dit des sociétés de journalistes dans une tribune publiée sur le site du journal Libération.

Emmanuel Macron avait fait part mardi à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de sa "préoccupation" au sujet de la détention en Turquie du journaliste français. "Les deux dirigeants ont convenu de se reparler la semaine prochaine", selon l'Elysée.

Le 11 août, des agents consulaires français avaient rendu visite pour la première fois, au journaliste emprisonné depuis trois semaines en Turquie, a indiqué mercredi le quai d'Orsay.

La tribune publiée jeudi compte parmi ses premiers signataires les sociétés des journalistes de Challenges, des Echos, du Figaro, de France 2, France 24, la rédaction nationale de France 3, Libération, des JT de M6, Mediapart, le Monde, l'Obs, le Point, Premières Lignes, Radio France, RFI, RMC, RTL, Télérama, TF1, TV5 Monde, l'AFP et les rédactions d'Abacapress, Envoyé spécial, les Jours, LaTéléLibre et TV Presse, soutenus par Reporters sans frontières et le Prix Albert-Londres.

En outre, trois syndicats français de journalistes (SNJ, SNJ-CGT et CFDT Journalistes) ont affirmé jeudi qu'"Erdogan doit libérer Loup Bureau maintenant" et qu'"attendre encore une semaine, c'est une semaine de trop". Elles dénoncent le "silence assourdissant" de l'Europe sur les "manquements graves aux libertés démocratiques" du régime turc.

Loup Bureau, étudiant à l'Ihecs à Bruxelles, a notamment collaboré avec les chaînes TV5 Monde et Arte et le site Slate. 
(AFP, 17 août 2017)

Macron exprime à Erdogan sa "préoccupation" au sujet de Loup Bureau

Emmanuel Macron a fait part, mardi lors d'un entretien téléphonique, à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de sa "préoccupation" au sujet de la détention en Turquie du journaliste français Loup Bureau, selon un communiqué de l'Elysée.

Le président de la République a "exprimé sa préoccupation sur la situation de Loup Bureau, étudiant en journalisme détenu en Turquie et son souhait que notre compatriote puisse être de retour en France le plus vite possible", indique l'Elysée dans un communiqué. "Sur ce dernier sujet, les deux dirigeants ont convenu de se reparler la semaine prochaine", précise la présidence.

Loup Bureau, qui a notamment collaboré avec les chaînes TV5 Monde et Arte, et le site Slate, a été interpellé fin juillet à la frontière entre l'Irak et la Turquie, après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (un mouvement considéré comme une organisation "terroriste" par Ankara) ont été trouvées en sa possession.

Dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP, les avocats du journaliste, Martin Pradel et Rusen Aytac, ont précisé qu'il avait été mis en examen par un juge qui l'a considéré comme suspect d'appartenance à "une organisation terroriste armée", et ce malgré ses dénégations.

Le père du journaliste français avait dénoncé le 11 août l'"acharnement" des autorités turques et regretté le "silence général" de la classe politique française depuis l'interpellation de son fils le 26 juillet.

Joint par l'AFP mardi, le père de Loup Bureau a jugé "très positif" ce développement. "C'est une source d'espoir évidemment, même si nous avons connu tellement de hauts et de bas depuis son arrestation", a-t-il ajouté.

"Alors que l'on nous opposait un +non+ catégorique jusqu'ici, j'ai réussi à avoir mon fils au téléphone samedi, au lendemain de la première communication de M. Macron disant qu'il s'emparait du dossier", a-t-il salué.

Pour lui, "c'est quelque chose de très important car cette affaire est plus politique qu'autre chose depuis le début".

MM. Macron et Erdogan ont par ailleurs, lors de leur entretien téléphonique, évoqué la situation en Syrie. "Le chef de l'Etat a rappelé son souhait de poursuivre le dialogue très étroit mis en place avec la Turquie sur la lutte contre le terrorisme et la recherche d'une solution politique inclusive pour la paix, la stabilité et l'unité du pays", selon l'Elysée.
(AFP, 15 août 2017)

Police Attack Protest in Solidarity With Özakça and Gülmen

Police attacked protesters in Kadıköy on Friday (August 11) who were demonstrating in solidarity with academic Nuriye Gülmen and teacher Semih Özakça on the 156th day of their hunger strike which they went on to be reinstated to their jobs they lost through a statutory decree.

The protest in front of Süreyya Opera House in Kadıköy district of İstanbul began at 7:30 p.m. on Friday evening. The police attacked the group attempting to hold banners reading "We want our jobs back on the 156th day of the hunger strike".

16 people including Gülsüm Elvan, mother of Berkin Elvan who was murdered during Gezi Resistance in 2013 were battered and taken into custody. According to reports on the media, Gülsüm Elvan's left arm got broken while being battered. On Monday, the doctors will determine whether an operation is necessary to treat her arm.

After giving her testimony, Elvan was released from the police station on order from the Prosecutor's Office. Others who were also taken into custody, were released after the detention procedures were completed in Vatan Security Department.
(BIA, August 14, 2017)

Özgür Gündem Editor-in-Chief on Watch Çelikken Sent Off to Prison

Journalists and rights defenders gathering on Friday bid farewell to Çelikkan.

Çelikkan was sentenced to 18 months in prison for joining now-closed Özgür Gündem newspaper's Editor-in-Chief on Watch campaign.

Journalists Nadire Mater, Tuğrul Eryılmaz, Yıldırım Türker, Mehmet Güç (who joined the campaign as well), artist Deniz Türkali, staff from the Truth Justice Memory Center at which Çelikkan is the director, rights defenders, Çelikkan's journalist friends and his attorney Emel Ataktürk Sevimli attended the event.

Çelikkan was seen off by his friends with the witty remark that “He escaped ‘inside’ to get rid of the anti-democratic and oppressive life ‘outside’”.

About Murat Çelikkan

He has worked as reporter, editor, columnist and editor-in-chief during his 25-year journalism life.

He has actively taken part in the human rights movement; he founded the Human Rights Association, Amnesty International Turkey, Helsinki Citizens’ Association and took place in the board of directors. He worked on projects concerning the Kurdish question and media ethics.

He is the director at Truth, Justice, Memory Center of which he is among the founders.

What happened?

He has worked as reporter, editor, columnist and editor-in-chief during his 25-year career in journalism.

He has actively taken part in the human rights movement; he founded the Human Rights Association, Amnesty International Turkey, Helsinki Citizens’ Association, and he was a member of the board of directors for the Human Rights Association. He worked on projects concerning the Kurdish question and media ethics.

He is the director at Truth Justice Memory Center of which he is among the founders.
(BIA, August 14, 2017)

dihaber Correspondent Deniz Nazlım Detained in Police Raid


Police raided 15 houses towards the morning hours today (August 14). Nine people have been taken into custody during the raids including correspondent Deniz Nazlım from dihaber (Dicle News Agency).

On the other hand, ETHA (Etkin News Agency) reported that 11 people were detained. The Peoples' Democratic Party (HDP) Mamak and Etimesgut district co-administrators are reportedly among the detainees as well.

According to dihaber, the names of the detainees, who are mostly administrators from HDP, are:

Deniz Nazlım, Dilan Çetin, Erkan Kara, İrfan Geçer, Yeliz Yıldırım, Yıldız Bahçeci, Laleş Ekmen, Engin Çevik and Mücahit Kaplan.
It has been claimed that there was an order to take journalist Nazlım forcibly to give testimony before the court. Technical equipment in his apartment was seized after a search.

The detainees have been taken to Ankara Security Directorate Anti-Terror Department.
(BIA, August 14, 2017)

Les journalistes turcs visés par une nouvelle vague d’arrestation

Après l’émission de 35 nouveaux mandats d’arrêts contre des journalistes et collaborateurs de médias soupçonnés de lien avec la confrérie Gülen, la police turque a lancé ce matin une nouvelle série d’interpellations.

Un total de 35 collaborateurs des médias sont visés par un nouveau mandat d’arrêt émis ce 10 août 2017 en Turquie. Ils sont soupçonnés d’avoir installé l’application de messagerie cryptée ByLock sur leurs téléphones. Les autorités turques considèrent la possession de ce programme comme un signe d’appartenance à la confrérie Gülen, accusée d’être derrière la tentative de putsch de juillet 2016.

La Cour de cassation turque a pourtant elle-même établi le 16 juin dernier que “l’usage de [ByLock] constituerait une pièce à conviction incontestable dans le cas où il serait établi techniquement et de manière incontestable que la communication a eu lieu sur instruction de l’organisation [Gülen] et dans le but d’assurer des échanges secrets”.

Dans la pratique, la justice tend même à criminaliser toute communication avec des utilisateurs de ByLock, comme dans le cas du chroniqueur de Cumhuriyet Kadri Gürsel.

“Une approche systématique à l’égard des utilisateurs de ByLock est tout simplement illégale, souligne Johann Bihr, responsable du bureau Europe de l’est et Asie centrale de RSF. La justice ne peut accuser des journalistes sur la seule base de cette application, sans établir un lien concret et individuel avec des activités criminelles.”

Neuf journalistes et collaborateurs des médias ont pour l’heure été arrêtés dans ce nouveau coup de filet. Parmi eux figure le rédacteur de l’édition web du journal de gauche BirGün, Burak Ekici ainsi que Muhsin Pilgir (ex-Zaman, Cihan), Ömer Faruk Aydemir (IHA), Sait Gürkan Tuzlu, Cüneyt Seza Özkan (ex-Samanyolu), Yusuf Duran, Ahmet Feyzullah Özyurt, Ahmet Sağırlı (licencié la semaine dernière de l’hebdomadaire Türkiye) et Mutlu Özay.

Avec plus de 100 journalistes derrière les barreaux, la Turquie est la plus grande prison du monde pour les professionnels des médias. Le pays occupe la 155e place sur 180 au Classement mondial 2017 de la liberté de la presse, établi par RSF. (RSF, 10 août 2017)

Un journaliste turco-suédois critique d'Erdogan arrêté sur mandat turc

La Suède a annoncé mardi qu'elle apportait de l'aide à un journaliste turco-suédois détenu en Espagne sur mandat d'arrêt international délivré par Ankara, dans un contexte d'inquiétude sur la liberté de la presse en Turquie.

Hamza Yalcin, journaliste critique à l'égard du régime d'Ankara, a été arrêté le 3 août à l'aéroport El Prat de Barcelone et il est détenu le temps qu'un tribunal décide s'il doit être extradé ou non, a expliqué la police espagnole à l'AFP.

Selon Reporter sans frontière (RSF), la Turquie l'accuse de "terrorisme".
 
"Le ministère des Affaires étrangères a demandé à être autorisé à rendre visite au citoyen suédois détenu à Barcelone, en Espagne", a déclaré la ministre des Affaires étrangères suédoise Margot Wallström.

"Le ministère des Affaires étrangères s'est assuré qu'il a un avocat et s'emploie à éclaircir les accusations".

Selon RSF, le mandat d'arrêt est une tentative "pour réduire au silence toute critique du régime turc", que les militants accusent de détenir des dizaines de journalistes dans le cadre de l'état d'urgence décrété après la tentative de putsch l'année dernière.

Selon l'organisation, Yalcin vivait depuis 1984 en exil en Suède, où il écrivait pour le magazine en ligne Odak Dergisi, très critique avec le régime d'Ankara.

Jonathan Lundqvist, à la tête de l'antenne de RSF en Suède, a critiqué cette arrestation, tentative selon lui du président Recep Tayyip Erdogan "d'étendre son pouvoir au-delà des frontières du pays".

"Il veut montrer qu'il peut s'en prendre aux personnes critiques même si elles ne sont pas dans le pays. C'est un abus de la coopération internationale entre les polices, qui risque d'avoir des conséquences majeures", a-t-il jugé dans une déclaration.

Cette arrestation survient alors que les inquiétudes concernant la liberté de la presse dans la Turquie d'Erdogan grandissent, des journalistes étant aussi ciblés par la répression.
 La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par RSF.

Selon le site P24, spécialisé dans la liberté de la presse, 166 journalistes sont détenus en Turquie, dont la majorité dans le cadre de l'état d'urgence décrété après la tentative de putsch.
(AFP, 8 août 2017)

L'avocat du journaliste Loup Bureau dénonce un projet de transfert

L'avocat du journaliste français détenu en Turquie Loup Bureau a dénoncé mardi une décision "scandaleuse" des autorités turques, qui veulent, selon lui, le transférer dans une nouvelle prison située à des centaines de kilomètres de l'actuelle, ce qui compliquerait très fortement sa défense.

Maître Martin Pradel, un des deux avocats français qui assurent la défense du journaliste, en liaison avec un confrère basé en Turquie, a expliqué à l'AFP que les autorités turques voulaient transférer le journaliste de Sirnak, près de la frontière avec l'Irak, vers la ville de Van, plus proche de la frontière avec l'Iran.

"Il y a une première décision qui a été prise, et qui est en attente de confirmation. Elle pourrait être confirmée aujourd'hui ou demain (mardi ou mercredi, ndlr), et à partir de là Loup Bureau pourra être immédiatement transféré", a-t-il précisé à l'AFP.

D'après Me Pradel, un tel transfert aurait pour conséquences d'éloigner Loup Bureau de son avocat turc, installé à Sirnak, "à neuf heures de route de Van", alors qu'il est quasiment son seul contact avec le monde extérieur, et rendrait beaucoup plus difficiles les démarches pour sa défense, le journaliste étant "poursuivi par le procureur de Sirnak" et l'affaire "confiée à un juge qui se trouve à Sirnak".

Loup Bureau, journaliste indépendant qui a notamment collaboré avec les médias TV5 Monde, Arte et Slate, avait été interpellé le 26 juillet à la frontière entre l'Irak et la Turquie, après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (un mouvement considéré comme une organisation "terroriste" par Ankara), et issues d'un reportage qu'il avait réalisé en 2013, eurent été trouvées en sa possession.

Si le journaliste est transféré à Van, "cela va avoir un effet désastreux, son avocat qui lui rend visite tous les deux jours, ne pourra plus travailler normalement, et lui va se retrouver isolé", déplore Me Pradel, qui dénonce "une atteinte très grave au libre exercice de sa défense".

L'avocat français demande aux autorités françaises d'intervenir contre ce projet de transfèrement, qui relève d'une simple décision administrative et non judiciaire.
(AFP, 8 août 2017)

Police Batter Cellist Woman at Kadıköy Metro Station

Police have seized and battered cellist Gülşah Erol at the Kadıköy Metro Station on the pretext of her carrying a bomb.

Claiming that Erol’s cello was a bomb, the police alleged that Erol was a “terrorist” and closed her in a room.

Telling that she was handcuffed and battered in that room, Erol shared what happened on her Instagram account:

“I was battered by two police officers on August 2. They declared my instrument a bomb and me a terrorist and closed me in a room. I was handcuffed and punched and kicked several times. They hit in my face with Turkish flag. They were telling me ‘We are citizens of this country’, what about me? When I told them I was a musician, please be careful about my arms and hands, they hit harder. They said that the people like me should leave the country, we are traitors. They threatened me with sending me to jail. They insulted my family. I didn’t put the photos of the damages in my body because they look horrible. I am a musician! I am an artist who labor for this country. Is this what I deserve?! My whole body aches but mostly my heart. I could have died yesterday…”
(BIA, August 4, 2017)

Appels à la libération du reporter français détenu en Turquie

Des organisations de journalistes et les avocats de Loup Bureau, un reporter indépendant français détenu en Turquie, où les autorités le soupçonnent d'activités "terroristes", ont réclamé jeudi sa libération "immédiate", assurant qu'il était innocent.

Loup Bureau, qui a notamment collaboré avec les chaînes TV5 Monde et Arte, et le site Slate, a été interpellé la semaine dernière à la frontière entre l'Irak et la Turquie, après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (un mouvement considéré comme une organisation "terroriste" par Ankara), ont été trouvées en sa possession.

Dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP, les avocats du journaliste, Martin Pradel et Rusen Aytac, ont précisé qu'il avait été mis en examen par un juge qui l'a considéré comme suspect d'appartenance à "une organisation terroriste armée", et ce malgré ses dénégations.

"Au cours des interrogatoires auxquels il a été soumis, il lui a été reproché d'avoir effectué un reportage en 2013 sur les conditions de vie des populations civiles au nord de la Syrie (...). Loup Bureau, au cours de sa garde à vue et devant le juge a confirmé sa présence sur le terrain pour des raisons strictement professionnelles. Il a souligné que les contacts avec des protagonistes sur place sont nécessaires à son travail journalistique, et que les images sur lesquelles il a été invité à s'expliquer datent de l'époque du tournage de ce reportage", disent-ils.

"Le caractère extrêmement sommaire de la procédure mise en place est inquiétant, alors que la Turquie considère trop souvent comme des terroristes les journalistes qui font indépendamment et courageusement leur travail", ont ajouté les avocats du journaliste, soulignant "l'urgence" de sa libération.

De leur côté, les syndicats français de journalistes SNJ, SNJ-CGT et CFDT-Journalistes, soutenus par la Fédération européenne des journalistes (EFJ) et la Fédération internationale des journalistes (IFJ), ont appelé à "la libération immédiate" de leur confrère. Sa détention rappelle celle de Mathias Depardon, photojournaliste français arrêté en mai dans le sud-est de la Turquie et expulsé un mois plus tard.

Ces organisations exigent "que le gouvernement français mette tout en oeuvre" pour obtenir sa libération. "Les propos convenus ne suffisent plus", disent-elles, alors que le ministère des Affaires étrangères a dit suivre la situation "avec la plus grande attention".

Pour les trois syndicats, "il est clair que les dirigeants turcs et le président Erdogan en tête abhorrent les journalistes étrangers trop curieux et n'hésitent pas à les arrêter pour imposer un mur du silence sur la réalité de ce pays, qui est la plus grande prison au monde pour les journalistes où 160 de nos confrères sont derrière les barreaux".

L'EFJ et l'IFJ ont par ailleurs rappelé que Deniz Yücel, le correspondant en Turquie du quotidien allemand
Die Zeit "est lui toujours derrière les barreaux depuis février", et qu'un autre journaliste français, Olivier Bertrand, qui effectuait un reportage sur l'après-coup d'Etat pour le média en ligne Les Jours, avait été expulsé en novembre.

Les organisations de défense de la liberté de la presse dénoncent des atteintes régulières à cette liberté de la part des autorités turques, notamment depuis la tentative de coup d'Etat du 15 juillet 2016.

La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par RSF.
(AFP, 3 août 2017)

Un journaliste français écroué pour "terrorisme"

Un journaliste indépendant français a été placé en détention mardi par les autorités turques qui le soupçonnent d'activités "terroristes" en lien avec des combattants kurdes de Syrie, ont indiqué mercredi des sources judiciaires à l'AFP.

Loup Bureau, qui a notamment collaboré avec la chaîne française TV5 Monde et se présente sur Twitter comme un étudiant en journalisme, avait été interpellé la semaine dernière au poste-frontière de Habur entre l'Irak et la Turquie.

Après avoir passé cinq jours en garde à vue, il a été incarcéré dans la ville de Sirnak, dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie, selon les sources judiciaires. Sirnak est située dans la province du même nom, frontalière de l'Irak et de la Syrie.

Une source sécuritaire citée par l'agence progouvernementale Anadolu a affirmé que M. Bureau avait été arrêté après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG, qu'Ankara considère comme une extension des séparatistes kurdes de Turquie (PKK), eurent été trouvées en sa possession.

Les YPG et le PKK sont classés organisations "terroristes" par la Turquie qui les combat militairement. Les Etats-Unis soutiennent les YPG contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

M. Bureau a réalisé il y a trois ans un reportage auprès des YPG dans le nord de la Syrie diffusé par TV5 Monde. Le journaliste a publié la vidéo sur sa page personnelle sur le site de partage Vimeo.

"Nous suivons avec la plus grande attention la situation de notre compatriote détenu en Turquie et sommes en relation avec sa famille", a indiqué à l'AFP le ministère français des Affaires étrangères.

Cette affaire rappelle le cas de Mathias Depardon, un photojournaliste français arrêté dans le sud-est de la Turquie en mai et expulsé après un mois de détention et une importante mobilisation.

Les autorités turques le soupçonnaient d'avoir fait de la "propagande terroriste" pour le compte du PKK pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des photos prises au cours d'un reportage.

Les organisations de défense de la liberté de la presse dénoncent des atteintes régulières à cette liberté de la part des autorités turques, notamment depuis la tentative de coup d'Etat du 15 juillet 2016.

La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par RSF.
(AFP, 2 août 2017)

Kurdish Question / Question kurde

La Turquie met en garde contre le risque de guerre civile au Kurdistan irakien

Le référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien prévu le 25 septembre pourrait conduire à une "guerre civile" en Irak, a mis en garde mercredi le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu.

L'Irak traversant de nombreux problèmes, "un référendum d'indépendance ne fera qu'aggraver la situation", a estimé M. Cavusoglu, interrogé sur la chaîne publique TRT. "Cela peut mener jusqu'à une guerre civile".

Ankara a régulièrement qualifié ce projet de référendum d'"erreur" et de "menace" pour l'intégrité territoriale de l'Irak.

Malgré de bonnes relations entretenues avec le leader kurde irakien Massoud Barzani, la Turquie, elle-même en proie sur son territoire à un conflit avec des séparatistes kurdes qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984, est fermement opposée à toute constitution d'un Etat kurde à sa frontière.

Elle a ainsi déclenché en août 2016 une opération militaire dans le nord de la Syrie pour en chasser les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), mais également pour empêcher aux Kurdes syriens de faire la jonction entre les cantons qu'ils contrôlent dans cette région en proie à une guerre civile.

Elle voit également d'un très mauvais oeil le soutien américain apporté aux milices kurdes dans le nord de la Syrie, qu'Ankara considère comme des groupes "terroristes".

L'opposition de la Turquie à l'indépendance du Kurdistan irakien, région autonome aux termes de la Constitution irakienne de 2005, est susceptible de mettre en péril la viabilité d'un éventuel Etat kurde.

Le Kurdistan irakien tire en effet ses principales recettes de l'exportation du pétrole, et celle-ci se fait via un pipeline arrivant au port turc de Ceyhan.
(AFP, 16 août 2017)

A night of torture for family in Şemdinli's Şapatan village

New details are emerging in the mass torture incident where Turkish special operations police and soldiers tortured some 100 villagers in the Şapatan (Altınsu) village in Şemdinli, Hakkari. Necmettin Korkmaz, his wife and 6-year-old daughter were subjected to torture in the raid on their home, and Korkmaz spoke to DİHABER news agency about the experience.

SPEAKING OF THE NIGHT OF TORTURE

Korkmaz spoke of the experiences of the night: “It was 1 a.m. After we heard footsteps, our windows were broken. I rushed to the door but I was too late. They broke the door down. They kicked it open. 4-5 men jumped on me. They put a gun to my head and hit me with the butt. They kicked me everywhere, on my back, on my head... They said we were involved with the incident [of a special operations police man losing his life in the clashes], they said: ‘You did it, the blood of our martyr will be avenged. You will have no peace as long as we are here. Like we lost a life here, we will take lives.’ They led me outside, I heard my wife crying. We had wood for the winter, they hit me with the pieces on my head and my back, everywhere on my body. They put a gun to my head and told me they will kill me. They beat my daughter and my wife too.

“TIED TO THE PANZER”

“They tied my hands to the panzer and dragged me some 500 meters up the village, until the headman’s home. I was not allowed to stand up. Every time I tried they kicked me. I wasn’t allowed to speak, to shout or to scream.”

Korkmaz said the whole village was beaten en masse.

Korkmaz continued: “There were people waiting for us by the entrance of the police headquarters. They said ‘the guests have arrived’. They beat everybody, some civilians stopped the beating outside. They told us we would not be able to leave.”

FASCIST IN DOCTOR’S CLOTHING

Korkmaz said a doctor named Dr. Elif Ç. refused to issue battery reports after the torture, and told the police: “You didn’t beat this one enough, do some more. The blood of our martyrs will be avenged. I won’t give anybody reports.” He added that they had faced similar oppression for the last 3 years.

MONEY AND GOLD STOLEN

Necmettin Korkmaz’s wife Kudret Korkmaz said their hands were tied and they were beaten up. She said they were forced onto the ground and 3 people trampled them. Korkmaz showed their furniture and said there was nothing left undamaged. She added: “Later I couldn’t find my gold and the money we kept in the house. They left nothing. They just took my money. I had money and gold in a chest. They broke the chest and took everything in it. We pressed charges for the stolen money and gold.” The 6-year-old daughter of the Korkmaz family said she was blindfolded, choked and thrown against the walls.
(ANF, August 14, 2017)

La Turquie renforce sa présence militaire à la frontière syrienne

L'armée turque a déployé samedi plusieurs pièces d'artillerie dans un secteur de la frontière syrienne où les forces d'Ankara et des milices kurdes s'accrochent régulièrement, a rapporté l'agence de presse progouvernementale Anadolu.

Un convoi militaire comprenant au moins cinq obusiers est arrivé dans la nuit à Kilis (sud), province frontalière de la Syrie et théâtre d'échanges de tirs transfrontaliers récents entre l'armée turque et les Unités de protection du peuple kurde (YPG), selon Anadolu.

Ce déploiement ne vise pas à relever, mais à renforcer les effectifs déjà présents à la frontière syrienne, a précisé l'agence, citant des sources militaires.

La province de Kilis se trouve en face du "canton" kurde d'Afrin, situé dans le nord-ouest de la Syrie et contrôlé par les YPG, honnies par Ankara, mais soutenues par Washington.

L'armée turque et les YPG ont échangé à plusieurs reprises ces derniers mois des tirs dans cette zone frontalière et Ankara a maintes fois menacé de lancer une offensive contre Afrin.

La Turquie considère les YPG comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation séparatiste kurde classée "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.

Les Etats-Unis soutiennent en revanche ces milices kurdes qui, associées à des combattants arabes, ont lancé une offensive pour reprendre la ville de Raqa, fief du groupe Etat islamique (EI) en Syrie.

Ankara a déjà lancé une offensive terrestre dans le nord de la Syrie en août 2016 afin de repousser l'EI de sa frontière et empêcher la jonction des différentes zones contrôlées par les YPG.
(AFP, 5 août 2017)

Condamnation pour avoir combattu aux côtés des Kurdes en Syrie

Deux ressortissants tchèques, un homme et une femme, arrêtés en novembre en Turquie et accusés d'avoir combattu aux côtés des milices kurdes, ont été condamnés mercredi à des peines de prison, a indiqué à Prague le ministère tchèque des Affaires étrangères.

Miroslav Farkas et Marketa Vselichova, âgés respectivement de 30 et de 24 ans, ont été condamnés chacun à 6 ans et 3 mois de prison ferme, sous l'accusation de collaboration avec les Unités de protection du peuple kurde (YPG), considérées comme une organisation terroriste par Ankara.

Placés en détention depuis leur arrestation à la mi-novembre au passage frontalier de Habur, dans le sud-est de la Turquie voisinant avec la Syrie et l'Irak, les deux Tchèques affirment être des travailleurs humanitaires.

"Le verdict d'aujourd'hui représente une grosse déception pour moi", a indiqué à Prague le chef de la diplomatie tchèque, Lubomir Zaoralek.

"Il faut faire le maximum pour que l'affaire soit réexaminée par la Cour d'appel. Je suis fermement convaincu qu'elle va évaluer la situation de manière différente", a-t-il ajouté dans un communiqué.

M. Zaoralek s'est dit également prêt à reparler de l'affaire avec son homologue turc, Mevlut Cavusoglu.

"Notre ambassade est en contact permanent avec les deux détenus et continuera à assurer un rôle actif d'intermédiaire", a aussi déclaré le ministre.

La porte-parole du ministère tchèque, Michaela Lagronova avait indiqué en novembre à l'AFP que les deux Tchèques avaient été arrêtés lors d'une tentative d'entrer en Turquie par un passage frontalier avec l'Irak, un pays par lequel transitent souvent les combattants étrangers se rendant en Syrie.

"La police a saisi sur eux des documents mentionnant l'organisation YPG", a alors précisé Mme Lagronova.

Marketa Vselichova s'était dite "fascinée par le combat des Kurdes pour leur liberté", dans un entretien paru en août 2016 dans le journal tchèque Dnes, selon lequel elle s'était déjà rendue à quatre reprises dans cette région.
(AFP, 2 août 2017)

Minorités / Minorities

Une ancienne église arménienne démontée pour ériger une mosquée

Une ancienne église arménienne, qui a survécu au terrible génocide arménien en Turquie en 1915, serait sur le point de disparaître, les habitants la démontant pour construire une mosquée.

Les Turcs démontent une ancienne église arménienne faisant partie du monastère de Varagavank, situé en Turquie, près de Van, afin d'utiliser les pierres pour la construction d'une mosquée, affirme yeniozgurpolitika.org.

Principalement érigé aux Xe et XIe siècles, cet important centre religieux a été détruit lors du génocide arménien. L'église en question a été construite aux VII-VIIIe siècles. Résidence de l'archevêque de Van, le site connaît une période de déclin au XVIe siècle. Après le génocide arménien de 1915, le monastère a été délaissé.

​À présent, l'église arménienne serait au seuil d'une destruction complète, avertissent les défenseurs du patrimoine culturel.

Malgré les assertions des autorités turques qui assurent se montrer très sensibles à la réservation du patrimoine culturel, 464 des 913 églises ayant survécu au génocide arménien de 1915 ont été détruits avant 1974, 252 sont tombées en ruines et 197 frôleraient la disparition, selon l'Unesco.

Le génocide arménien est un génocide perpétré d'avril 1915 à juillet 1916, au cours duquel les deux tiers des Arméniens qui vivaient alors sur le territoire actuel de la Turquie périssent du fait de déportations, de famines et de massacres de grande ampleur. Il a coûté la vie à environ un million deux cent mille Arméniens d'Anatolie et d'Arménie occidentale. (Sputnik, 7 août 2017)


Commémoration d’août 2014 par les Yézidis à Liège

A11h15 exactement, jeudi, les cloches des églises du centre de Liège se sont mises à sonner et une cinquantaine de Yézidis se sont figés sur la place Saint-Lambert. C’était le geste de soutien de l’évêque de Liège, Jean-Pierre-Delville, en mémoire du massacre des yézidis et des chrétiens syriaques, qui s’est déroulé à partir du 3 août 2014 en Irak.

Trois longues minutes de silence. Les visages étaient figés. Les doigts en V, levés. Des passants immortalisaient la scène sur leur portable.

“N’oubliez pas le massacre de Sengal. La liberté des femmes de Sengal est la liberté pour toute l’humanité”, pouvait-on lire sur une banderole, tandis que des portraits d’Abdullah Öcalan, le leader kurde en prison, et des drapeaux yézidis frappés de l’aigle étaient brandis.

“Excusez mon ignorance : c’est où Sengal ?”, demande un passant.
Sengal est le nom kurde pour Sinjar, le haut lieu historique de la communauté yézidie en Irak. Sinjar a été reprise à Daech par des miliciens kurdes, les peshmergas et les combattants alliés au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), mais ceux-ci se regardent en chiens de faïence. Près de 3000 femmes et filles yézidies sont toujours portées disparues.
SUITE DE L'ARTICLE

Politique intérieure/Interior Politics

Erdogan appelle au renouvellement de l'AKP en vue des élections de 2019

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé lundi soir à un "changement profond" et au renouvellement de son parti AKP en vue des élections de 2019, lors d'un discours pour le 16e anniversaire de sa formation.

Le Parti de la Justice et du Développement (AKP, islamo-conservateur), cofondé par M. Erdogan en 2001, est au pouvoir depuis 2002 et n'a pas perdu une seule élection depuis.

"Cette fois-ci, nous allons avoir besoin d'un changement bien plus profond" que ceux qui ont été opérés au fil des années, a déclaré le président turc devant une foule réunie près d'Ankara et qui ne l'interrompait que pour scander son nom.

M. Erdogan a multiplié les interventions en ce sens ces derniers jours, alors qu'il a clairement engagé la campagne pour les élections, d'abord locales au printemps 2019, puis législatives et présidentielle en novembre de la même année.

Il n'a remporté le référendum du 16 avril sur l'extension de ses pouvoirs qu'à une très courte majorité, de 51,4%, et en partie grâce à une alliance avec le parti nationaliste MHP.

"Bien sûr que nous allons poursuivre notre route avec nos amis qui ont été couronnés de succès", a-t-il tempéré. Mais il a appelé ceux qui ressentent "de la fatigue et de la lassitude" à "passer le relais".

Le président turc a affirmé que le processus de renouvellement avait déjà commencé au niveau local et se terminerait en février.

La plupart des changements inscrits dans la réforme constitutionnelle adoptée en avril n'entreront en vigueur qu'après les élections de novembre 2019, qui sont donc lourdes d'enjeux.

Cette réforme, décriée par l'opposition qui y voit une dérive autoritaire, prévoit notamment la suppression du poste de Premier ministre et le transfert de l'ensemble du pouvoir exécutif au président. Elle permet également en théorie à M. Erdogan de rester au pouvoir au moins jusqu'en 2029.
(AFP, 14 août 2017)

Forces armées/Armed Forces

La Turquie remplace des chefs militaires un an après le coup avorté

La Turquie a remplacé mercredi les chefs des armées de terre, de l'air et de la marine, procédant ainsi aux plus profonds changements au sommet des forces armées depuis le putsch manqué mené par des militaires factieux l'an dernier.

Ces mesures, effectives à compter du 30 août, ont été prises lors d'une réunion du Conseil militaire suprême (YAS) présidée par le premier ministre Binali Yildirim, en présence des dirigeants de l'armée, dont le chef d'état-major Hulusi Akar, et de plusieurs ministres.

Le président Recep Tayyip Erdogan, qui dînera mercredi soir avec les membres du YAS, a formellement approuvé ces décisions à l'issue de la réunion qui s'est tenue à Ankara et a duré quatre heures, a indiqué son porte-parole Ibrahim Kalin.

Les chefs des armées de terre, de l'air et de mer "ont terminé leur mission. Je leur souhaite du succès dans la nouvelle période de leur vie qui commence maintenant", a déclaré M. Kalin.

Le chef de l'armée de terre Salih Zeki Colak, celui de l'armée de l'air Abidin Unal et le chef de la marine Bülent Bostanoglu sont remplacés respectivement par Yasar Güler, Hasan Küçükakyüz et Adnan Ozbal, selon l'agence de presse progouvernementale Anadolu.

Le général Güler est l'actuel chef des forces de la gendarmerie. Sa promotion en fait, selon la presse, le principal candidat pour succéder au général Akar lorsque le mandat de celui-ci arrivera à terme en 2019.

Quant au général Küçükakyüz, il est actuellement à la tête de l'unité de défense balistique à la base aérienne d'Eskisehir.

La presse a par ailleurs présenté comme une surprise la nomination d'Adnan Ozbal, un vice-amiral, à la tête de la marine. Il a été préféré au commandant d'une flotte au rang d'amiral qui était considéré, selon les médias, comme favori pour diriger les forces navales.

Les nouvelles nominations marquent en tout cas les changements les plus significatifs à des postes-clefs au sein des forces armées depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet 2016 contre le président Erdogan.

- Reprise en main -

Ce coup de force a été suivi de vastes purges, dans l'armée : 149 généraux et amiraux, soit près de la moitié des effectifs des officiers de ce rang, ont été écartés.

Pour combler les besoins au sommet de la chaîne hiérarchique, 61 colonels ont été promus au rang de général ou d'amiral au cours de la réunion mercredi, a indiqué M. Kalin.

Les nouvelles nominations surviennent en effet alors que l'armée turque est très sollicitée par les combats qu'elle mène contre les séparatistes kurdes du PKK dans le sud-est de la Turquie, et par une opération militaire dans le nord de la Syrie.

Les bouleversements qui ont suivi le putsch avorté ont accéléré la reprise en main par les autorités civiles de l'armée, autrefois toute-puissante.

Ainsi, le YAS se réunit désormais au palais de Cankaya, le lieu de résidence du Premier ministre à Ankara, et non plus au quartier général de l'armée. La réunion de mercredi est la troisième depuis le putsch avorté, attribué par Ankara au prédicateur auto-exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen.

Une réforme a de plus augmenté le nombre de responsables civils au sein du YAS. Outre le Premier ministre, les cinq vice-Premiers ministres et les ministres de la Défense, des Affaires étrangères, de l'Intérieur et de la Justice y siègent.

Si l'armée a été particulièrement touchée, les purges lancées après le putsch ont largement dépassé le cadre militaire, suscitant des vives inquiétudes de l'Occident et des organisations de défense des droits de l'homme.

Au nom d'une traque inlassable des partisans présumés de M. Gülen, plus de 50.000 personnes ont en effet été arrêtées et plus de 100.000 limogées par vagues successives depuis plus d'un an.

Outre les milieux gulénistes cette traque a aussi touché les milieux prokurdes, dont les principaux dirigeants politiques ont été écroués, des journalistes critiques ou encore des ONG.
(AFP, 2 août 2017)

Affaires religieuses / Religious Affairs

Will Turkey Succeed in Turning the Hagia Sophia Into a Mosque?

By Uzay Bulut


The Islamist Felicity Party (Turkish: Saadet Partisi) organized the “Great Jerusalem demonstration” on July 30 in Istanbul. This event attended by thousands of people who condemned Israel following the recent incidents on the Temple Mount.

The demo quickly turned into an anti-Israel and anti-Jew hate fest in which several Islamic activists delivered harsh speeches against the Jewish State. Mustafa Koylu, the head of the Cansuyu Association, said, “You have to do one thing so that those who do not see Turkey as a man and as a state will think once again. Open Hagia Sophia to [Muslim] worship! Open it! If you open Hagia Sophia to worship, Zionists will not be able to close al-Aqsa mosque to worship. Because then you will prove that you are a nation.”

Salih Turhan, the head of the Islamic Anatolian Youth Association, openly stated that the demonstration was not about the freedom to pray at the al-Aqsa Mosque, but that it was focused on Islamist displeasure at the Jewish presence in Jerusalem.

“Even if you remove all of the obstacles in front of the Masjid-i Aqsa [al-Aqsa mosque] and enable everyone to perform Friday prayers, our reaction to you will not end,” he said. “Only when you leave all of the Palestinian lands you have seized since 1948 will our attitude to you partly diminish. Even if you make all of our Palestinian brothers martyrs and come here and make all of our brothers in this square martyrs, our struggle will not end. We do not recognize Tel Aviv as the capital of Israel either. Go find yourself another land!”

Before the rebirth of Israel in 1948, Jew-haters repeatedly told Jews to go back to their land – Israel. Now that Jews are back in their native land, Jew-hating tyrants in the Muslim world (who systematically persecute non-Muslim natives) are telling Jews to leave and “find themselves another land.”

In contrast to the lack of religious liberty for Christians and other non-Muslims in Muslim-majority lands, Muslims in Jerusalem can pray at their mosques freely – as long as they do not resort to violence. The cause of the recent conflicts surrounding the Temple Mount was actually the deadly terror attack committed on the compound. After two police officers were murdered by three Muslim extremists, Israeli authorities had to place metal detectors at the entrances of the mosque to prevent Muslims from smuggling weapons onto the Temple Mount and to provide security for both worshippers and tourists.

But the Turkish government has been attempting to incite more conflict in Jerusalem over these incidents. Turkish president Recep Tayyip Erdoğan called on Muslims “to go defend Jerusalem.” He even went on to accuse Israel of “trampling on Islamic sacred [values],” adding, “Israeli soldiers pollute Al-Aqsa grounds with combat boots, and easily spill blood.”

Full text: https://philosproject.org/turkey-uncensored-will-hagia-sophia-lost-islam/


Un policier tué par un membre présumé de l'EI

Un policier a été tué dimanche soir à coups de couteau par un membre présumé du groupe Etat islamique (EI) qu'il venait d'interpeller et qu'il conduisait au siège de la police d'Istanbul, a rapporté l'agence Anadolu.

Le suspect a été immédiatement abattu par les forces de l'ordre, poursuit l'agence progouvernementale. Il avait été appréhendé un peu plus tôt dans la journée parce que la police le soupçonnait de préparer un attentat.

L'agence privée Dogan précise que l'homme était soupçonné de préparer un attentat suicide. Les faits ont eu lieu peu avant 23h00 (20h00 GMT), alors que l'assaillant était descendu du véhicule des forces de l'ordre et était en train d'être conduit à sa cellule, selon la même source.

Plusieurs médias s'interrogeaient sur la manière dont l'homme avait pu être en possession d'un couteau malgré son interpellation.

Le policier a succombé à ses blessures après avoir été évacué par une ambulance.

La Turquie a été frappée depuis deux ans par de nombreux attentats meurtriers attribués ou revendiqués par l'EI, dont le dernier en date a fait 39 morts dans une discothèque la nuit du Nouvel An.

Depuis, les jihadistes n'ont commis aucune attaque sur le sol turc, mais les autorités procèdent régulièrement à l'arrestation de "terroristes" présumés et les mesures de sécurité restent maximales.

Samedi encore, les autorités ont annoncé l'arrestation de cinq membres présumés de l'EI, dont quatre à l'ouest d'Istanbul et un qui effectuait, selon Anadolu, une mission de reconnaissance à Ankara en vue d'y commettre un attentat. 
(AFP, 13 août 2017)

Attaque au Burkina: un Turc parmi les 18 morts

Un citoyen turc a été tué et un autre blessé dans l'attaque "terroriste" menée contre un café-restaurant à Ouagadougou qui a fait 18 morts, a confirmé lundi le ministère turc des Affaires étrangères.

"Nous sommes profondément attristés par la mort d'un de nos citoyens et les blessures d'un (autre) dans cette attaque", a déclaré le ministère dans un communiqué.

Selon le ministre de la Communication burkinabé Remis Dandjinou, 18 personnes ont été tuées et une dizaine blessées dans cette attaque perpétrée par des jihadistes présumés.

Un ambulancier avait annoncé dans la nuit à l'AFP la mort d'un Turc à son arrivée à l'hôpital.

"Selon des témoins, au moins deux assaillants arrivés à moto vers 21H00, armés de kalachnikov, ont ouvert le feu sur le restaurant Istanbul", a indiqué à l'AFP un officier de gendarmerie sous couvert d'anonymat.

Après avoir évacué le périmètre, les forces de sécurité - gendarmerie, police et armée - ont donné l'assaut vers 22H15 contre les assaillants retranchés dans l'immeuble qui abrite le café, selon l'officier de gendarmerie.

L'opération a pris fin lundi matin, tandis que des opérations de "quadrillage et vérification des maisons avoisinantes" se poursuivaient, selon M. Dandjinou.
(AFP, 14 août 2017)

Arrestation d'un Russe accusé de préparer un attentat

Les autorités turques ont interpellé un Russe, membre présumé du groupe Etat islamique (EI), qui préparait un attentat au moyen d'un drone contre une base militaire américaine dans le sud de la Turquie, ont rapporté jeudi les médias locaux.

Renat Bakiev a tenté de se procurer un drone afin d'attaquer la base militaire d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, ou un avion qui y était stationné, a expliqué l'agence progouvernementale Anadolu, citant un communiqué des autorités.

L'agence privée Dogan a précisé qu'il avait prévu "d'abattre un avion américain à l'aide d'un drone".

Selon Anadolu, le suspect, interpellé à Adana (sud), a demandé à l'EI, via l'application de messagerie cryptée Telegram, de lui fournir 2.800 livres turques (un peu moins de 800 dollars) pour mener à bien cette opération.

La base d'Incirlik, située non loin de la frontière syrienne, est utilisée par la coalition internationale menée par Washington pour ses opérations contre l'EI.

L'ambassade de Russie à Ankara a affirmé dans un communiqué "effectuer le nécessaire pour comprendre ce qu'il s'est passé et éclaircir la situation".

Selon Anadolu, Renat Bakiev, qui a admis être membre de l'EI, avait déjà tenté sans succès de commettre un attentat contre des forces américaines lorsqu'il s'était rendu en Syrie pour combattre dans les rangs de l'organisation jihadiste.

Il avait également prévu de s'en prendre à la communauté alévie, une minorité musulmane progressiste, ajoute Anadolu.

La Turquie a été frappée depuis deux ans par de nombreux attentats meurtriers attribués ou revendiqués par l'EI, dont le dernier en date a fait 39 morts dans une discothèque la nuit du Nouvel An.

Depuis, les jihadistes n'ont commis aucune attaque sur le sol turc, mais les autorités procèdent régulièrement à l'arrestation de "terroristes" présumés.
(AFP, 10 août 2017)

Erdogan entraîne la Turquie vers un Etat fondé sur la charia

Audrey Duperron


En Turquie, les législateurs envisagent d’autoriser les muftis à célébrer les mariages civils. Un mufti est un religieux musulman du courant sunnite expert dans l’interprétation des lois. Il établit un lien important entre la théorie et la pratique de la loi coranique et détient également l’autorité de prendre des décisions juridiques sous la forme de  fatwas.

Le projet de loi n’est pas anodin ; jusqu’à présent, les mariages civils ne pouvaient être célébrés que par des fonctionnaires, et le mariage religieux était subordonné au mariage civil.

Certains émettent des réserves concernant cette mesure, y voyant un nouveau signe que la Turquie se dirige de plus en plus vers un État fondé sur la charia.

C’est ce que redoute notamment le théologien Cemil Kılıç de OdaTV.  Il n’y voit pas une mesure isolée, mais une étape nécessaire dans le parcours pour introduire la charia dans le pays. Il rappelle que les programmes scolaires ont été remaniés pour inclure la culture de la religion et l’éthique. Selon lui, le seul objectif de ce remaniement vise à préparer les jeunes à l’introduction des lois de la charia :

« Soyons francs : le fait que les muftis mariages civils soient autorisés à célébrer des mariages civiles  signifie que lois islamiques portant sur le mariage et sur le divorce seront légalisées. Ce qui entraînera la Turquie dans un tunnel sombre où elle sera transformée en Etat religieux ».

Les agents de maintien de l’ordre public ne peuvent plus épouser une « personne impure »

En janvier, le journal britannique The Independent a rapporté qu’un décret avait été émis par le gouvernement Erdogan, qui stipulait que les agents de maintien de l’ordre public, tels que les agents de police, les agents de sécurité et les gardes-côtes, pouvaient se voir suspendus de leurs fonctions pendant 24 mois s’ils épousaient une personne connue pour avoir été impliquée dans un adultère. Les fonctionnaires chargés de faire respecter la loi ne peuvent « se marier intentionnellement avec une personne qui est connue pour être impure, ou rester dans un mariage, ou continuer à vivre avec une telle personne », indique ce décret.

Il défend également les agents d’abuser de l’alcool, du jeu, et de « se rendre dans des lieux qui pourraient nuire à leur réputation », ou « dépenser de façon excessive », le tout en dehors des heures de travail.

Le think tank Gatestone Institute conclut lui aussi que la Turquie adopte graduellement une version « douce » de la charia :

« La Turquie, autrefois un état semi-moderne, glisse désormais rapidement vers l’ordre de la charia, mais sans que cela soit qualifié de charia ».

https://fr.express.live/2017/08/02/turquie-etat-charia-mariages-civils-muftis/


Socio-économique / Socio-economic

Vacances officielles prolongées pour dynamiser le tourisme


Le gouvernement turc a décidé mardi de prolonger de quatre jours les vacances officielles de la Fête du sacrifice, qui dureront donc dix jours, afin de relancer le secteur du tourisme domestique en berne.

Cette année, les Turcs devaient disposer de 6 jours fériés, puisque la Fête musulmane du sacrifice (Aïd al-Adha), qui commémore le sacrifice d'Abraham, devait se tenir du 31 août au 4 septembre, et était précédée le 30 août de la Fête de la victoire, qui commémore le dernier épisode de la guerre d'indépendance turque en 1922.

Mais le porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdag, a annoncé mardi soir la décision de rendre férié le lundi 28 et le mardi 29 août, afin qu'avec le weekend précédent, les Turcs disposent de 10 jours de vacances.

L'objectif, selon M. Bozdag, est de "donner aux citoyens le temps de rendre visite à leurs familles, ranimer le secteur du tourisme et avoir un effet positif sur le commerce".

Le secteur du tourisme, qui représente environ 5% du PIB du pays, a été lourdement affecté par la situation politique et sécuritaire du pays, marqué par une série d'attentats sanglants et une tentative de putsch à l'été 2016.

Ainsi, en 2016, les revenus du tourisme ont baissé de près de 30%.

Alors que la Turquie n'a été frappée par aucun attentat majeur depuis le début de l'année, le nombre de visiteurs étrangers en Turquie a cependant augmenté de 14% au cours des six premiers mois de 2017.

Certains s'étaient exprimés contre la décision de rajouter exceptionnellement des jours fériés, comme le ministre de l'Economie, Nihat Zeybekçi qui craignait des effets néfastes sur la productivité économique.

Mais le patron de la Fédération turque des hôteliers (TUROFED), Osman Ayik, la soutenait vivement, affirmant que le secteur touristique avait besoin de "stimulation".
(AFP, 15 août 2017)

La restriction des droits des femmes est une obsession pour Erdogan

Depuis plusieurs jours, les femmes turques sont dans la rue pour réclamer la liberté de s’habiller comme elles l’entendent. Deux femmes ont été agressées dans les transports publics par des hommes qui jugeaient le port d’un débardeur ou d’un short « provocant ».

Sophie Bessis est une historienne franco-tunisienne et chercheuse associée à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Elle est également l’auteure de plusieurs ouvrages traitant de la condition des femmes dans les pays arabo-musulmans, du Maghreb et du monde arabe. Elle livre son point de vue sur la situation en Turquie, où le conservatisme patriarcal tend à s’imposer progressivement, avec l’assentiment du pouvoir en place.

Concernant les droits des femmes, peut-on parler de virage idéologique au sein du pouvoir turc ?

Il ne s’agit pas de virage et les choses se sont faites de façon assez lente. L’AKP [Parti de la justice et du développement] est au pouvoir depuis quinze ans maintenant. Dans les dix premières années, son chef a fait part de son souhait d’entrer dans l’Europe et a cherché à satisfaire aux exigences de l’Union européenne en matière de droits humains. Mais le refus de l’UE d’envisager une adhésion turque et les fondements idéologiques de l’islam politique qui sont ceux de l’AKP ont fait revenir le balancier vers une réislamisation de la société.

Pour ce faire, le pouvoir dispose d’une base sociale en Turquie centrale et orientale notamment, et dans les grandes villes de l’Ouest, vers lesquelles l’émigration d’origine rurale a été importante. Dans ce contexte, la restriction des droits des femmes est une obsession pour le président turc, Recep Tayyip Erdoan. C’est très clair sur l’avortement et la contraception. Il a aussi affirmé à plusieurs reprises que le rôle naturel des femmes était au foyer et a qualifié de « traîtres » celles qui n’auraient pas au minimum trois enfants.

Sophie Bessis, chercheuse associée à l’Institut des relations internationales et stratégiques.
Sur l’avortement, le régime turc a tenté de mettre en place une législation très restrictive, mais, devant les protestations, a reculé. Est-ce que ça signifie qu’il écoute la rue ?

Erdogan n’est pas homme à écouter mais à tenir compte des rapports de force. Et l’opposition, aussi réprimée soit elle, existe toujours. Erdogan cherche le moment opportun pour faire passer ses réformes. Il va donc continuer dans cette voie. Mais la majorité des femmes turques ne sont pas prêtes à renoncer à leurs droits, hérités de l’époque kémaliste et donc vieux de près d’un siècle. Sur ce plan, la Turquie a été en avance sur le monde musulman et parfois sur l’Europe. Le droit de vote pour les femmes turques date de 1937, bien avant les Françaises [qui l’ont obtenu en 1944]. La Turquie a une tradition de modernité.

Qu’est-ce qui explique que ces manifestations aient lieu maintenant ?

Il suffit de voir l’évolution dictatoriale du pouvoir turc. Le président dispose désormais de la totalité du pouvoir exécutif, d’une grande partie des pouvoirs judiciaire et législatif. Or, on sait que la séparation des pouvoirs est une garantie pour la démocratie. L’inquiétude des démocrates est donc croissante. Et, de son côté, l’Union européenne ne les défend que du bout des lèvres car l’Etat turc l’aide à contrôler les flux migratoires.

Est-ce que les hommes turcs soutiennent les manifestantes ?

La question des droits des femmes est une ligne de clivage fondamentale entre les modernistes et les conservateurs dans les pays musulmans. En 2011, après la révolution, la Tunisie a été gouvernée par les islamistes, pendant trois ans, qui souhaitaient aussi réduire les droits des femmes. Les modernistes sont conscients que les avancées pour les femmes sont centrales dans un projet de société démocratique. Donc il y a aussi des hommes, les femmes ne sont pas seules. Mais seul leur combat permettra d’avancer.

Pour autant, la population turque ne s’oppose pas dans son ensemble à la politique d’Erdogan.

Il y a une grande polarisation de la société turque. On le remarque au récent référendum pour la modification de la Constitution. Même avec des trucages, Erdogan a gagné avec une très courte majorité. La société est actuellement profondément divisée entre partisans et adversaires d’une réislamisation de la loi et des pratiques sociales.

Cette régression de la condition féminine n’est pas limitée à la Turquie…

Et pas non plus aux pays musulmans. Regardez l’Irlande, ou la Pologne, en pleine Union européenne. Dans ces deux pays, l’Eglise dispose d’une influence très importante et oriente vers une législation plus traditionnelle. En Pologne, membre éminent de l’UE par sa population, le Parlement, dominé par un parti ultraconservateur proche de l’Eglise, a voulu interdire l’avortement. Il a fallu que les Polonaises sortent dans la rue par dizaines de milliers. Rien n’est acquis en matière de droits des femmes, et la lutte est pour elles constante.

D’après vous c’est la résurgence de la religion qui est responsable de la remise en question des droits des femmes ?

Il est évident que toutes les grandes religions servent d’appareil idéologique de maintien des rôles traditionnels attribués à chaque sexe. Elles sont une justification de la domination patriarcale. (Le Monde, 8 août 2017)

Les femmes manifestent à Ankara pour le droit de s'habiller

Les manifestants, dont une majorité de femmes, ont défilé dans la capitale turque sous haute surveillance policière en scandant "Touche pas à mon short" et en brandissant des pancartes exhortant les Turques à "ne pas déserter les nuits, les rues et les places".

Des manifestations similaires ont été organisées la semaine dernière à Istanbul et Izmir (ouest), après que le surveillant d'un parc stambouliote eut demandé à une jeune femme de quitter les lieux au motif qu'elle portait une "tenue inappropriée". L'employé a été suspendu et une plainte déposée contre lui.

Les vêtements en question
En outre, plusieurs agressions de femmes ces derniers mois, notamment dans les transports en commun, ont provoqué l'indignation en Turquie, où la société reste encore très patriarcale.

Ainsi, en juin, à Istanbul, une femme âgée de 22 ans a été frappée dans un bus par un homme qui lui reprochait d'avoir mis un short pendant le mois de ramadan. L'agresseur a défendu son geste en affirmant avoir été "provoqué".

Une affaire similaire avait déjà provoqué l'indignation d'associations féministes l'année dernière, lorsqu'un homme a asséné un coup de pied au visage d'une femme de 23 ans parce qu'elle portait un short.

Les défenseurs des droits des femmes accusent le gouvernement islamo-conservateur turc de créer un contexte propice à un sentiment d'impunité, même si les dirigeants turcs condamnent régulièrement ces agressions. (RTBF, 4 août 2017)

Des centaines de femmes turques manifestent à Istanbul

Des centaines de femmes ont manifesté samedi à Istanbul pour dénoncer la violence et l'animosité des hommes leur demandant de se vêtir de façon conservative, rapporte l'agence Reuters.

"Nous n'obéirons pas, nous ne serons pas silencieuses, nous n'aurons pas peur. Nous allons gagner par la résistance"

La manifestation, baptisée "Don't Mess With My Outfit" ("Ne m'ennuie pas avec ma tenue", ndlr), a débuté dans la populaire artère commerçante Kadikoy, sur la rive asiatique de la plus grande ville turque. Les manifestantes chantaient des slogans et exhibaient des shorts en jeans sur des cintres pour illustrer le type de vêtements que certains hommes jugent inacceptable dans le pays. "Nous n'obéirons pas, nous ne serons pas silencieuses, nous n'aurons pas peur. Nous allons gagner par la résistance", scandaient en chœur les participantes à la manifestation.

Des drapeaux aux couleurs de la communauté LGBT étaient aussi exhibés dans le cortège, alors que la gay pride prévue en juin a été interdite par les autorités. Certaines femmes protestaient aussi contre les critiques auxquelles elles sont exposées pour porter le voile. "Ne te mêle pas de mon foulard, short, vêtement", signalaient aussi certaines pancartes. Les manifestantes estiment que les cas de violences verbales et physiques se multiplient envers les femmes pour leurs choix vestimentaires. Un juin, une jeune femme a notamment été agressée par un homme dans un bus à Istanbul car elle portait un short durant le ramadan. (RTL, 31 juillet 2017)

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Ankara demande à Berlin de rechercher un des chefs présumés du putsch manqué

Ankara a envoyé une note diplomatique à Berlin, lui demandant de rechercher l'un des meneurs présumés du putsch manqué, actuellement en fuite et que certaines rumeurs situent en Allemagne, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu.

Adil Öksüz, considéré comme le chef opérationnel des putschistes, avait été arrêté après la tentative de putsch du 15 juillet 2016 puis relâché dans des conditions qui restent encore à éclaircir.

Alors qu'il est activement recherché depuis, des rumeurs circulent ces dernières semaines selon lesquelles il aurait été aperçu en Allemagne.

"Si cet individu y est bien, nous souhaitons que l'Allemagne (...) l'arrête au plus vite et l'extrade en Turquie", a déclaré Mevlüt Cavusoglu, interrogé sur la télévision publique TRT, expliquant que la Turquie a adressé à l'Allemagne une note diplomatique officielle, via son ambassade à Berlin.

Les relations entre la Turquie et l'Allemagne, particulièrement tendues depuis le putsch manqué, se sont encore dégradées cet été après l'incarcération par Ankara de militants des droits de l'Homme, dont un Allemand mi-juillet.

Les interrogations autour de la fuite d'Adil Öksüz ont par ailleurs créé de vives tensions avec les Etats-Unis, notamment après la révélation en mars d'un coup de téléphone passé par le consulat américain d'Istanbul à M. Öksüz quelques jours après le putsch.

L'ambassade américaine à Ankara a affirmé que cet appel visait seulement à prévenir M. Öksüz de la révocation de son visa pour les Etats-Unis du fait d'une coopération avec les autorités turques.

Une explication que le Premier ministre turc Binali Yildirim n'a pas jugée "convaincante".

Les autorités turques accusent le prédicateur islamique Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis, d'avoir fomenté le putsch manqué à l'aide de la puissante confrérie qu'il dirige, ce que l'intéressé a toujours fermement nié.

Selon des responsables officiels turcs, Adil Öksüz, professeur en théologie, était le soi-disant "imam" du complot, chargé d'assurer la coordination entre Fethullah Gülen et l'armée turque en vue du coup d'Etat manqué.

Plus de 50.000 personnes ont été arrêtées en Turquie depuis le putsch manqué et plus de 100.000 limogées ou suspendues.

Outre les milieux gulénistes, ces purges ont également frappé des opposants prokurdes, des médias critiques et des ONG.
(AFP, 16 août 2017)

Didier Reynders réagit à l’incarcération de Loup Bureau en Turquie

Loup Bureau, journaliste français de 27 ans et étudiant à l’Ihecs à Bruxelles, est incarcéré depuis le 26 juillet en Turquie, à la frontière avec l’Irak. Ce jeune Français est soupçonné d’appartenir à une organisation terroriste armée, suite à un reportage que le journaliste a consacré aux combattants kurdes syriens des YPG, en 2013, pour TV5 Monde notamment.

Depuis lors, les marques de soutien sont nombreuses. Plus de 2.700 personnes ont rejoint le Comité de soutien à Loup Bureau sur Facebook et une pétition réclamant sa libération a déjà récolté plus de 17.000 signatures, à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Une lettre ouverte émanant de diverses organisations étudiantes, universitaires et journalistiques, a également été envoyée au ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) afin de demander à la Belgique de soutenir les autorités françaises dans leur démarche visant à faire libérer Loup Bureau au plus vite, alors que la justice turque envisage le transfert du journaliste dans une prison encore plus orientale, empêchant ainsi son avocate turque de rendre visite à son client.

Didier Reynders a répondu ce mercredi à cette lettre ouverte, expliquant que « des contacts ont immédiatement été pris avec les autorités françaises afin de s’informer des démarches entreprises dans le cadre de l’assistance consulaire à leur ressortissant ». Le ministre explique que la Belgique peut offrir une « assistance à titre humanitaire » à Loup Bureau en raison de sa nationalité française. « La Belgique continue à défendre la liberté d’expression et de la presse dans ses contacts bilatéraux, y compris avec la Turquie », conclut le ministre.
(Belga, 10 août 2017)

Berlin obtient le droit de rendre visite à ses soldats en Turquie

Une visite de députés allemands aux soldats de la Bundeswehr stationnés en Turquie sur une base de l'Otan aura lieu en septembre après avoir été bloquée le mois dernier par Ankara en raison de tensions entre les deux pays.

La Turquie a "donné son accord pour l'organisation d'une visite (sur la base de Konya) le 8 septembre", a indiqué le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel dans un courrier au président de la commission parlementaire de la défense Wolfgang Hellmich dont l'AFP a obtenu une copie mardi.

Selon cette lettre, c'est l'intervention du secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg qui a permis de débloquer la situation : la visite des députés allemands ne sera pas organisée par Berlin mais par l'Alliance atlantique, une solution acceptée par Ankara.
 
Invoquant la détérioration des relations bilatérales avec Berlin, Ankara avait demandé le 14 juillet dernier le "report" de cette visite parlementaire allemande sur la base de Konya (centre de la Turquie), où une trentaine de soldats allemands sont stationnés.

Depuis, Berlin exigeait l'annonce d'une nouvelle date.

"C'est une bonne solution que la visite des députés allemands se fasse sous la houlette de l'Otan", a jugé la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, citée par l'agence dpa.

"Nous devrions nous concentrer sur la lutte contre le terrorisme islamiste. C'est aussi dans l'intérêt de la Turquie", a-t-elle ajouté.

Les députés allemands ont l'obligation de rendre visite aux soldats déployés, le contrôle de l'armée faisant partie des missions de la chambre des députés.

La Turquie avait déjà interdit à plusieurs reprises des visites de parlementaires aux 260 soldats allemands basés à Incirlik (sud de la Turquie). En raison de ces refus répétés, Berlin a décidé du retrait de Turquie de ces troupes engagées dans le cadre de la coalition contre le groupe Etat islamique et de les transférer en Jordanie.

Autre sujet qui envenime les relations germano-turques, l'emprisonnement en Turquie du journaliste bi-national Denis Yücel et de Peter Steudtner, un militant allemand des droits de l'Homme dont Berlin exige qu'ils soient libérés.

Berlin a considérablement durci le ton face à Ankara à la suite des purges massives engagées en Turquie après la tentative de putsch de juillet 2016. Le pouvoir turc a pour sa part accusé le gouvernement allemand de soutien aux "terroristes" qui ont orchestré la tentative de coup d'Etat.
(AFP, 8 août 2017)

European court: Turkish teachers on hunger strike do not have to be freed

The European Court of Human Rights on Wednesday rejected a request by two Turkish teachers, who are on hunger strike while in detention following last year's failed coup, to order Ankara to release them on health grounds.

The Strasbourg-based court ruled that the detention of professor Nuriye Gulmen and primary school teacher Semih Ozakca "did not pose a real and imminent risk of irreparable harm to the life or limb of the applicants".

"It therefore rejected the applicants' request that the court order the government to release them," the court said.

The two have gone on hunger strike to protest against a government crackdown in which they lost their jobs. The authorities locked them away saying their protest was driven by DHKP-C, a militant leftist group deemed terrorist by Turkey.

The teachers have said their hunger strike is aimed at highlighting the plight of around 150,000 state employees suspended or sacked after last July's failed putsch, which president Tayyip Erdogan blames on followers of U.S.-based cleric Fethullah Gulen. Gulen denies involvement.

Human rights groups and the European Union say Erdogan is using the crackdown to stifle dissent in Turkey and persecute his opponents. Ties between Ankara and the European bloc hit a new low over that.

The court told Ankara, however, to allow doctors to examine the two teachers as they see fit, and inform the court about any new developments. It also reiterated its call that the two drop their hunger strike.

Doctors following their case said in June that the condition of the teachers - who have been on water, sugar, salt and vitamin B for more than 100 days - was approaching critical.

Though not an EU member, Turkey is covered by the court as it has ratified the European Convention on Human Rights. (Reuters, August 2, 2017)

Germany Wants EU to ‘Raise Financial Pressure on Turkey’

Germany has submitted a draft paper to the European Commission asking that financial pressure on Turkey be raised to protect democracy and the rule of law.

It also said the European Commission should look into suspending all pre-accession aid to Turkey if the need arises.

Stressing that “preparatory work on negotiations with Turkey about modernizing the EU-Turkey Customs Union because it would send the wrong signal”, the paper mentioned that the EU countries should stay away from giving the procuration to the EU commission about this matter.

“Aids must be shifted to NGOs”

According to the reports by Deutsche Welle and Reuters, the financial aids granted to Turkey must be formed to sustain the norms concerning democracy and the rule of law.

The draft paper asked that the “financial aids must be directed towards the benefit of the NGOs”.

The document was submitted High Representative of the European Union for Foreign Affairs and Security Policy and Vice-President of the European Commission Federica Mogherini and Commissioner for European Neighbourhood Policy & Enlargement Negotiations Johannes Hahn as well.
(BIA, August 1, 2017)

Turquie-USA-OTAN / Turkey-USA-NATO

La Turquie dénonce des propos de l'envoyé américain anti-EI

La Turquie s'est élevée mardi contre des déclarations de l'envoyé américain auprès de la coalition internationale combattant le groupe Etat islamique (EI) laissant entendre qu'Ankara avait toléré l'émergence d'un bastion d'Al-Qaida près de sa frontière en Syrie.

Lors d'une allocution jeudi au Middle East Institute à Washington, l'envoyé américain, Brett McGurk, avait laissé entendre que les actions de la Turquie avaient indirectement permis à des factions liées à Al-Qaida, comme l'ex front al-Nosra de s'emparer de la province d'Idleb dans le nord de la Syrie.

"Idleb constitue aujourd'hui un gros problème. C'est un sanctuaire pour Al-Qaida tout près de la frontière de la Turquie. C'est un sujet dont nous allons évidemment discuter avec les Turcs", avait-il dit.

Ibrahim Kalin, porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan a vivement dénoncé mardi ces propos, les qualifiant d'"inacceptables".

"Une telle allusion tentant d'associer la Turquie avec cette organisation terroriste à Idleb est inacceptable", a-t-il dit lors d'un entretien télévisé.

Les propos du responsable américain n'ont pas été tenus "avec une bonne intention", a-t-il ajouté.

Le ministère turc des Affaires étrangères avait protesté dès dimanche contre les déclarations "provocantes" de M. McGurk, bête noire d'Ankara qui voit d'un mauvais oeil les liens qu'il entretient avec les milices kurdes syriennes considérées par la Turquie comme un prolongement des séparatistes turcs du PKK.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu avait même appelé en mai au départ de M. McGurk mais Washington avait répliqué en réitérant son soutien à son émissaire.

Les Etats-Unis considèrent les milices kurdes syriennes des YPG comme les seules forces locales capables de lutter au sol contre les jihadistes du groupe EI et leur fournit des armes, au grand dam de la Turquie.
(AFP, 1 août 2017)

Le Pentagone inquiet du possible achat de missiles russes

Le Pentagone a critiqué lundi le projet de la Turquie d'acheter un système de missile anti-aérien dernier cri à la Russie plutôt que d'investir dans une technologie développée au sein de l'Otan.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan est en discussion pour convaincre la Russie de lui fournir son système de missiles sol-air S-400.

Le Pentagone voit d'un mauvais oeil cette acquisition de matériel russe par la Turquie, qui est membre de l'Otan, de crainte que ce système ne fonctionne pas avec l'équipement utilisé par les 28 autres membres de l'Alliance atlantique, a indiqué le porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis.

"Généralement c'est plutôt une bonne idée pour des alliés d'acheter du matériel qui opère ensemble", a-t-il dit.

"Nous voulons que chaque allié, chaque partenaire avec qui nous inter-agissons achète des choses qui investissent dans notre alliance", a-t-il ajouté.

La presse turque a rapporté ces derniers jours qu'un accord devait être finalisé avec la Russie.

Le S-400 a une portée de 400 kilomètres environ et il est conçu pour abattre des avions ennemis.
(AFP, 31 juillet 2017)

Relations régionales / Regional Relations

Rencontre entre le chef d'état-major iranien et le président Erdogan

Le chef d'état-major iranien Mohammad Bagheri a rencontré mercredi le président turc Recep Tayyip Erdogan, au cours d'une visite à Ankara pour des discussions au plus haut niveau, notamment sur la crise syrienne et l'Irak.

La rencontre s'est tenue au palais présidentiel en fin d'après-midi, selon la présidence turque, en présence du chef d'état-major turc Hulusi Akar.

La rencontre entre MM. Erdogan et Bagheri a duré cinquante minutes, selon l'agence progouvernementale Anadolu.

Les deux parties ont discuté "de leur coordination pour apporter la paix et la sécurité en Syrie", a déclaré à l'issue de la rencontre le général Bagheri, cité par l'agence officielle iranienne IRNA.

"Il a été souligné que le processus de paix en Syrie doit être suivi sur la base du cycle de négociations en cours à Astana et des discussions entre experts et politiques à Téhéran et Ankara ", a-t-il affirmé. "Les responsables turcs ont dit qu'ils étaient en totale harmonie et que le processus continuera".

Le général Bagheri, arrivé mardi à Ankara, a également rencontré mercredi le ministre turc de la Défense, Nurretin Canikli, selon les médias. Les rencontres à ce niveau sont "sans précédent", a souligné IRNA.

Parmi les sujets abordés au cours de cette visite de trois jours figure la sécurité à la frontière qui sépare les deux pays.

"L'insécurité" causée par des "groupes terroristes" au niveau de la frontière entre l'Iran et la Turquie, "ont conduit le général Bagheri (...) à se rendre en Turquie pour examiner les moyens disponibles pour lutter contre ces groupes avec la Turquie", a déclaré le général Ramezan Sharif, porte-parole des Gardiens de la révolution, selon des propos rapportés par IRNA.

Il n'était pas précisé à quels groupes "terroristes" il faisait allusion.

"Actuellement, du fait de la situation dans la région et parce que nous partageons des frontières (...), nous devons discuter avec ce pays sur différents sujets", a-t-il poursuivi.

La Turquie avait annoncé la semaine dernière la construction d'un "mur de sécurité" à sa frontière avec l'Iran sur le modèle du mur en construction avec sa frontière syrienne.

Les relations entre la Turquie sunnite et l'Iran chiite sont parfois tendues, M. Erdogan ayant évoqué par le passé le danger du "nationalisme persan", notamment en Irak.

Les deux pays soutiennent des camps adverses en Syrie, puisque l'Iran, comme la Russie, est allié au président Bachar al-Assad, tandis que la Turquie soutient l'opposition.

Mais les trois pays ont été amenés à coopérer à plusieurs reprises sur ce dossier, notamment lors des négociations sur la Syrie à Astana.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a mentionné mercredi des discussions en cours sur la situation dans la province syrienne d'Idleb actuellement sous le joug des jihadistes, évoquant l'arrivée du chef d'état-major iranien et annonçant une visite à venir du chef d'état-major russe, sans en préciser la date.

Le général Bagheri a confirmé qu'Ankara et Téhéran avaient également discuté du référendum d'indépendance prévu le 25 septembre au Kurdistan irakien, auquel tous deux s'opposent fermement.

"Les deux parties ont souligné que si le référendum avait lieu, il conduirait au début d'une série de tensions et de conflits en Irak, dont les conséquences affecteraient les pays voisins", a-t-il dit. "La tenue du référendum impliquera l'Irak, mais aussi l'Iran et la Turquie, c'est pourquoi les autorités des deux pays soulignent qu'il n'est pas possible et ne devrait pas avoir lieu".

La Turquie entretient de bonnes relations avec le dirigeant kurde irakien Massoud Barzani, mais elle est farouchement opposée à toute constitution d'un Etat kurde à sa frontière. M. Cavusoglu a notamment estimé mercredi que ce référendum "peut mener jusqu'à une guerre civile" en Irak.
(AFP, 16 août 2017)

Construction d'un mur à la frontière iranienne

La Turquie a entamé la construction d'un "mur de sécurité" à sa frontière avec l'Iran, a déclaré mardi le gouvernorat de la province d'Agri, dans l'est de la Turquie.

"Le gouverneur d'Agri, Süleyman Elban, s'est rendu sur le site où a démarré la construction d'un mur de sécurité à la frontière pour examiner les travaux", a affirmé le gouvernorat dans un communiqué, précisant que la visite avait eu lieu avec des représentants des forces de l'ordre.

Des photographies publiées sur le site du gouvernorat montrent le déplacement d'immenses blocs de béton.
 Selon l'agence de presse Dogan, ces blocs mobiles mesurent deux mètres de long sur trois de haut et pèsent sept tonnes chacun.

Les autorités turques avaient annoncé en mai la construction de ce mur de 144 km de long pour empêcher notamment les mouvements transfrontaliers des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.

Les deux pays partagent une frontière d'environ 500 km.

La Turquie a déjà entamé en 2015 la construction d'un mur à sa frontière avec la Syrie pour empêcher toute intrusion des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) et les traversées illégales d'un pays à l'autre.

En juin, le ministre de la Défense, Fikri Isik, expliquait que 690 km de mur avaient déjà été construits sur les 828 km prévus à la frontière syrienne. Il ajoutait alors que d'autres mesures de sécurité seraient ajoutées une fois le mur terminé.
(AFP, 8 août 2017)

Les pays musulmans dénoncent à Istanbul les "actions provocatrices" d'Israël

Des représentants des pays musulmans ont dénoncé mardi les "actions provocatrices" d'Israël autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem lors d'une réunion organisée à Istanbul pour apporter leur soutien aux Palestiniens.

La réunion au niveau ministériel des 57 membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) s'est tenue alors qu'une vive tension continue de régner autour de l'esplanade dans la vieille ville de Jérusalem, en dépit du retrait des détecteurs de métaux et de toutes les mesures de sécurité mises en place par Israël à la mi-juillet après une attaque meurtrière ayant coûté la vie à deux policiers israéliens.

Dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion, l'OCI a "fermement condamné les récentes actions provocatrices d'Israël, dont la fermeture de l'esplanade des Mosquées et l'interdiction faite aux Palestiniens, musulmans et chrétiens, de prier dans les lieux saints à Jérusalem".

Le groupe pan-islamique a affirmé que l'esplanade, également vénérée par les Juifs qui l'appellent Mont du Temple, était "un sanctuaire appartenant à l'islam".

Les ministres de l'OCI ont également rejeté toute mesure israélienne "susceptible de porter préjudice au droit palestinien d'une pleine souveraineté sur Jérusalem-est (occupée et annexée par Israël) en tant que capitale de l'Etat de Palestine".

Parlant à l'ouverture de la réunion, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a accusé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de chercher toujours à modifier le statu quo en place depuis plusieurs décennies, aux termes duquel les musulmans ont le droit de prier sur l'esplanade de jour comme de nuit, tandis que les juifs peuvent s'y rendre à certaines heures, mais pas y organiser de prières.

"Netanyahu va essayer de nouveau d'imposer son statu quo et nous devons nous préparer pour le prochain round, qui pourrait arriver très bientôt et être très rude", a déclaré M. Malki.

La levée de mesures israéliennes "est une petite victoire dans une longue bataille pour la liberté", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, dont le pays est le président en exercice de l'OCI, a pour sa part appelé les pays musulmans à soutenir les Palestiniens "avec des actes et non pas des paroles".

"Nous devons agir pour protéger la mosquée Al-Aqsa et la Palestine", a-t-il ajouté en réitérant l'appel lancé il y a quelques jours par le président turc Recep Tayyip Erdogan à tous les musulmans de visiter Jérusalem.

Les entrées de l'esplanade sont contrôlées par Israël, qui a occupé la partie orientale de Jérusalem en 1967 avant de l'annexer.

De nombreuses manifestations avaient suivi l'installation par Israël de détecteurs de métaux et des heurts entre forces israéliennes et manifestants palestiniens ont coûté la vie à sept Palestiniens à Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza. Un Palestinien a également tué trois colons en Cisjordanie.

Confronté à de fortes pressions internationales, M. Netanyahu a finalement reculé, annonçant d'abord le retrait des détecteurs de métaux puis de toutes les nouvelles mesures de sécurité.
(AFP, 1 août 2017)

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece


Immigration / Migration


Si Erdogan fait un appel pareil aux électeurs turco-belges?

Erdogan appelera-t-il les électeurs turco-belges, dont 75% sont favorables à son despotisme, à ne pas voter pour certains partis, par exemple PS, MR, cdH, DéFi, Ecolo, PTB francophones et N-VA, CD&V, Open VLD, Sp.a, PVDA néerlandophones?

Pourquoi pas, il peut appeler ses partisans à voter le nouveau parti islamiste qui sera constitué par Abou Jahjah et Ahmet Koç, un militant pro-Erdogan exclu du Sp.a., même Mahinur Özdemir, une autre militante pro-Erdogan exclue du cdH.

Dans ce cas, qu'est-ce qu'ils feront les élus turco-belges actuels comme Emir Kir?

Berlin dénonce l'ingérence d'Erdogan dans la campagne électorale

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a dénoncé vendredi une "ingérence d'Erdogan dans la campagne électorale allemande" après que le président turc a appelé les électeurs germano-turcs à voter contre la CDU d'Angela Merkel et le SPD.

"C'est un acte d'ingérence exceptionnel dans la souveraineté de notre pays", a jugé le chef de la diplomatie, issu du SPD, dans un entretien à des journaux régionaux.

"Cette ingérence d'Erdogan dans la campagne électorale montre qu'il veut monter les gens les uns contre les autres en Allemagne" avant le scrutin du 24 septembre, a-t-il ajouté.

La diaspora turque en Allemagne, forte de trois millions de personnes, est la plus importante dans le monde et près de 1,2 million de Turcs disposent également de la nationalité allemande, ce qui leur permettra de voter lors des élections législatives.

De son côté, le candidat social-démocrate à la chancellerie, Martin Schulz, a estimé que M. Erdogan, qui multiplie les saillies contre les dirigeants allemands, avait "perdu toute mesure".
"Nous sommes d'autant plus aux côtés de tous ceux qui luttent pour une Turquie libre et démocratique", a-t-il ajouté sur son compte Twitter.

Le co-président de la Communauté turque d'Allemagne, l'une des organisations représentatives, Atila Karabörklü, a dénoncé l'objectif du chef de l'Etat turc "de diviser la société allemande".

L'électorat turc en Allemagne, ouvrier ou enfant d'ouvriers venus travailler en Allemagne, est traditionnellement acquis à une large majorité au SPD. Une large majorité des Turcs vivant en Allemagne est acquise à la cause de M. Erdogan.

Sigmar Gabriel a enjoint aux Turcs d'Allemagne à "s'élever contre cette tentative" de M. Erdogan de s'immiscer dans le débat politique allemand.

"Montrons à ceux qui cherchent à nous diviser que nous ne jouons pas ce vilain jeu", a-t-il souligné au groupe de journaux Redaktionsnetzwerk.

Les relations entre la Turquie et l'Allemagne se sont particulièrement tendues depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis et qui nie les faits.
Ankara accuse Berlin de faire preuve d'indulgence envers des "terroristes", en abritant des séparatistes kurdes et des putschistes présumés.
(AFP, 19 août 2017)

Erdogan appelle les Turcs d'Allemagne à voter contre la CDU, le SPD et les Verts

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé vendredi les Turcs d'Allemagne à ne voter ni pour le parti chrétien-démocrate (CDU), ni pour le Parti social-démocrate (SPD), ni pour les Verts, lors des législatives de septembre, qualifiant ces partis d'"ennemis de la Turquie".

"Je le dis à tous mes compatriotes d'Allemagne: (...) ne soutenez pas les chrétiens-démocrates, le SPD ou les Verts. Ce sont tous des ennemis de la Turquie", a déclaré à la presse M. Erdogan, sur fonds de tensions entre Ankara et Berlin.

"Apportez le soutien nécessaire à ceux qui ne font pas preuve d'hostilité à l'encontre de la Turquie. Peu importe que ce soit le premier ou le second parti, votez pour eux", a-t-il poursuivi, sans nommer de formation politique. "Il s'agit d'une lutte pour l'honneur de tous nos citoyens vivant en Allemagne".

Les relations entre la Turquie et l'Allemagne se sont particulièrement tendues depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis et qui nie les faits.

Ankara accuse Berlin de faire preuve d'indulgence envers des "terroristes", en abritant des séparatistes kurdes et des putschistes présumés.

Le gouvernement turc a notamment envoyé une note diplomatique à Berlin cette semaine, demandant à ce qu'Adil Öksüz, considéré comme le chef opérationnel des putschistes, actuellement en fuite et que certaines rumeurs situent en Allemagne, soit recherché et extradé en Turquie.

L'Allemagne de son côté, condamne fermement l'ampleur des purges entreprises en Turquie après le putsch manqué, au cours desquelles plus de 50.000 personnes ont été arrêtées.

Il y a actuellement 10 citoyens allemands, certains ayant la double-nationalité, détenus en Turquie, a affirmé mercredi le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Martin Schaefer.

Parmi eux, Deniz Yücel, un journaliste germano-turc, correspondant du quotidien allemand Die Welt, détenu depuis février.

Le SPD, dont le candidat à la chancellerie est l'ancien président du Parlement européen Martin Schulz, et la CDU d'Angela Merkel s'opposent dans les élections à venir, mais ont une position commune sur la Turquie au sein de la coalition actuellement au pouvoir.

Les Verts quand à eux appellent à une ligne beaucoup plus dure à l'encontre de la Turquie. Leur co-président, Cem Özdemir, lui-même d'origine turque, est extrêmement critique du président Erdogan. (AFP, 18 août 2017)


Saint-Josse: pas de suite judiciaire pour l’institut kurde visé

En novembre 2016, l’Institut kurde de la commune de Saint-Josse, 16 rue Bonneels, avait été la cible de manifestants pro-Erdogan. Coups de klaxons, feu de bengale lancés contre la façade, vitre brisée avaient rythmé la soirée.

Une enquête avait été ouverte après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux et ce, afin de déterminer qui avait participé à ces dégradations. Mais, le parquet de Bruxelles a annoncé que le dossier avait finalement été classé sans suite.

Pour rappel, la vidéo postée attestait de l’incident. Un cortège de voiture défile, drapeaux flottants, klaxons résonnant dans la rue Bonneels. Le bourgmestre Emir Kir (PS) avait appelé le quartier au calme afin d’éviter les dérapages. (http://sambre-meuse.lanouvellegazette, 11 août 2017)

RAPPEL: Le communiqué commun juste après l'attaque à l'Institut kurde de Bruxelles en novembre 2016
http://www.info-turk.be/459.htm#commun

Un couac du prince Laurent concernant la propagande d'Erdogan

Le prince Laurent, l’enfant terrible de la famille royale a été photographié fin juillet durant la cérémonie du 90e anniversaire de la fondation de l’armée chinoise. La photo a créé une vive polémique. Le prince ne peut en effet pas rencontrer de dignitaires étrangers sans autorisation préalable du ministre des Affaires étrangères. Un couac royal qui en cache un autre…

Un autre incident évité il y a peu…

Voici quelques semaines, un autre incident a été évité avec le prince. Laurent avait en effet accepté une invitation émanant des partisans du président Erdogan d’aller parler devant la communauté turque. Mais le gouvernement l’a appris et a pu l’empêcher. Laurent n’y est donc pas allé…
(Belga, 8 août 2017)

Zuhal Demir veut se défaire de sa nationalité turque

La secrétaire d'Etat à l'Egalité des chances Zuhal Demir (N-VA) a entamé la procédure pour se défaire de sa nationalité turque, peut-on lire dans l'édition de samedi de De Morgen, qui a déjà publié une partie de l'interview vendredi. La personnalité N-VA avait déjà fait savoir qu'elle ne souhaitait pas conserver la double nationalité; elle a dès lors envoyé une demande en ce sens au consulat turc.

"Je ne me reconnais plus dans le pays dans lequel mes parents ont grandi", a-t-elle indiqué. "Le fossé est devenu trop grand. L'influence grandissante de l'islam, la place de la femme, la démocratie et les minorités: tout va dans la mauvaise direction." La secrétaire d'Etat a reçu la nationalité turque car toute personne issue d'un parent turc en bénéficie automatiquement.

Selon la procédure, Zuhal Demir remplit toutes les conditions pour demander une suppression. Elle n'est pas recherchée pour des faits criminels, elle ne présente pas de dettes envers les autorités turques et elle est âgée de plus de 18 ans. Elle a toutefois précisé qu'elle ne serait pas étonnée que les autorités turques refusent de lui retirer sa nationalité turque.

Le professeur liégeois spécialisé en droit de la nationalité Patrick Wautelet a soulevé que la procédure turque était en effet une "blackbox". "Il y a bien une procédure, mais on ne sait jamais quel résultat en sortira. Vous êtes juste suspendu à une décision politique."
(Le Vif, 4 août 2017)

Souveraine, la Belgique peut refuser sur son sol un referendum turc

Aucune règle n'oblige la Belgique à permettre à une communauté d'origine étrangère de participer à un referendum organisé sur son sol par le pays d'origine, a indiqué le Premier ministre Charles Michel en réponse à une question parlementaire à propos de l'éventualité d'un referendum turc sur la peine de mort.

Dans le sillage de la répression qui a suivi le coup d'Etat manqué de l'an passé, le président turc Recep Tayyip Erdogan a laissé entendre qu'il pourrait réintroduire la peine de mort dans son pays en soumettant la question à un referendum.

En mai dernier, le Premier ministre belge et la chancelière allemande Angela Merkel ont fait savoir qu'il n'accepteraient pas l'organisation d'une consultation sur le sujet dans leurs pays respectifs.

M. Michel avait précisé qu'il avait demandé un avis juridique sur ce point. Dans la réponse fournie à une députée du Vlaams Belang, il se montre plus explicite. "Dans l'état actuel du droit international, il n'existe aucune règle qui oblige formellement la Belgique à permettre la participation d'une communauté diasporique présente sur son sol à un referendum organisé par le pays d'origine", a-t-il expliqué.

Le Premier ministre rappelle le principe de souveraineté d'un Etat. "La Belgique n'est pas tenue d'autoriser l'organisation, contre sa volonté, d'un referendum", a-t-il ajouté.

Ce refus ne serait pas une première. La Belgique n'avait pas autorisé l'organisation en 2014 par l'ambassade de Syrie de l'élection présidentielle orchestrée par le régime de Bachar El Assad, et que l'Union européenne avait qualifiée de "farce".

Mardi, le procès de près de 500 personnes, soupçonnées d'avoir pris part au coup d'Etat manqué en Turquie s'est ouvert dans la prison de Sincan, près d'Ankara. Dans la foule qui a accueilli les accusés à leur arrivée, des manifestant brandissaient des noeuds coulants pour réclamer la peine de mort, rapportait jeudi "Le Monde".
(Belga, 4 août 2017)


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