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INFO-TURK

A non-government information center on Turkey

Un centre d'information non-gouvernemental sur la Turquie

33. Year / 33. Année
October
 
2007 Octobre
N° 350
53 rue de Pavie - 1000 Bruxelles
Tél: (32-2) 215 35 76 - Fax: (32-2) 215 58 60
editor@info-turk.be
Chief Editor /Rédacteur en chef: 

Dogan Ozgüden

Responsible editor/Editrice responsable:

Inci Tugsavul
Human Rights
Pressures on  media
Kurdish Question
Minorities
Interior politics
Armed Forces
Religious affairs
Socio-economics
Turkey-Europe
Turkey-USA
Regional Relations
Cyprus and Greece
Migration

 
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La revue Ant a 40 ans, les éditions Belge 30 ans
Review Ant 40 years, Publications Belge 30 years old
Ant Dergisi 40, Belge Yayinlari 30 Yasinda




Conférence / Conference / Söylesi

Le 27 octobre 2007 à la Foire du Livre d'Istanbul, Salle Heybeliada
October 27, 2007, at the Book Fair of Istanbul, Heybeliada Hall
27 Ekim 2007 Istanbul Kitap Fuari'nda, Heybeliada Salonu

à/at 18.30'da


Speakers/Orateurs/Konusmacilar:
Yalçin Yusufoglu, Faruk  Pekin, Ragip Zarakolu
Message/
Mesaj:
Dogan Özgüden - Inci Tugsavul



Le 40e anniversaire de la revue Ant à la foire du livre d'Istanbul
Istanbul Kitap Fuari'nda Ant Dergisi'nin 40. Yildönümü


Titres des évènements du mois
Titles of this month's events




Droits de l'Homme / Human Rights

Les S.A. de Samsun ou la bande à Serdar

 "Réponse à Faruk" au Festival des Libertés à Bruxelles
Closure Trial of Gay Rights Group Postponed
Le régime d’isolement continue dans les prisons turques
23 personnes risquent d'être condamnées à 3 000 ans
Ongoing Detention of Mayors and Human Rights Defenders
La police tire sur des distributeurs de journaux à Istanbul
Freedom House  calls for civilian control over military
 ECHR: Compensation for Human Rights Activist Birdal
Médecins du Monde auprès des victimes du système carcéral 


Un mort et quatre blessés dans deux attentats à Izmir
Un policier frappe une femme médecin: la Turquie condamnée

Pression sur les médias / Pressure on the Media

Le 40e anniversaire de la revue Ant à la foire du livre d'Istanbul
Istanbul Kitap Fuari'nda Ant Dergisi'nin 40. Yildönümü

Journalists kept in jail, 3000 years prison demanded
War Mongering, Not Reporting
 Les médias turcs provocateurs: Les mots peuvent tuer aussi
 Trois journalistes français retenus 24 heures en garde à vue
 Recent Censorship Violates Right to Be Informed
Daily Gündem’s Website Shut Down
L'UE exige toujours une révision du code pénal
Ankara interdit la diffusion de programmes "négatifs" sur une attaque du PKK
BIA Quarterly Report: 125 People Tried For Their Expression
Various writers, activists, journalists still facing prosecution
What is criminal, what is not?
OSCE: ‘Thinkers have become objects of hatred with 301’
Urgent Appeal: Freedom to the Imprisoned Journalists!
Turkey Ranks 101st in Press Freedom Index
After Gündem, Daily Gerçek Demokrasi Too Shut Down

 Article 19 concerned about sentencing of Agos Editors
Professor Yayla faces sanctions for his comments on Ataturk
 Daily Gündem Closed for the Fifth Time
Sugar Holiday in prison for 23 journalists in Turkey
Newspaper Headlines Agitating Emotions
RSF: Toutes les preuves soient versées au dossier de l'assassinat de Dink
39 TV Programmes Stopped in September
Writer Appeals Against 301 Sentence

Hrant Dink was killed, his ideas still on trial
Ferhat Tunç Acquitted
Writer Charged under 301 Wanted
The Army Keeps Talking: Do not Touch Sensitive Issues Now
 Intellectuals at tribunals: But they are homo sapiens too

Kurdish Question / Question kurde


DTP Congress: "Democratic Autonomy"

L'armée turque pilonne sans cesse des positions kurdes
Les Kurdes d'Irak accusent les militaires turcs d'entraver les négociations
Battles in Southeast: 4 Soldiers, 17 PKK Militants Dead
Mobilisation nationaliste contre les Kurdes d’Irak
Ankara maintient toujours sa menace militaire en semaine diplomatique
Les Kurdes de Turquie craignent d'être victimes des sanctions contre l'Irak
Recent Fascist Lynching Attempts Against Kurds
Ankara hausse le ton avant de discuter avec une délégation irakienne 
La Turquie maintient sa menace d'incursion en Irak
L'armée turque pilonne le PKK à la frontière irakienne
Des F-16 turcs ont déjà bombardé le territoire irakien
Une agence de presse publie des photos des soldats turcs capturés
DTP Offices Under Permanent  Attack in Turkey
Classique d'Ankara: L'offre de cessez-le-feu du PKK rejeté
Talabani: La guérilla kurde disposée à un cessez-le-feu conditionnel
L'Armée confirme: huit soldats turcs aux mains du PKK
Douze soldats tués lors de l'opération de l'Armée contre la guérilla kurde
Furie fasciste en Turquie
"Multilingual Local Services" Condemned
Coups tordus et gesticulations: la Turquie est isolée
We Will Fight To The Death, Kurdish Leader Vows from his hideout
Two New Cases Against Diyarbakir Mayor Baydemir

 L'alliance guérrière militaro-islamiste ratifiée par le Parlement turc
La demande d'accord pour une action en Irak transmise au Parlement
L'Armée turque bombarde le territoire irakien
Le PKK annonce son départ d'Irak et son regroupement en Turquie
Environ 60.000 soldats turcs massés le long de la frontière irakienne
Un ministre irakien reçoit l'ambassadeur turc au sujet de l'ncursion
Erdogan prêt à payer la facture de l'incursion militaire en Irak
 Une députée kurde va être jugée pour liens supposés avec le PKK
Décès de l'écrivain kurde Mehmed Uzun
Le gouvernement kurde met en garde Ankara contre un recours à la force
Turkish warplanes attack suspected rebel positions on Iraqi border
Le gouvernement présentera au parlement un texte sur une incursion en Irak
Bruxelles rappelle la nécessité de respecter l'intégrité de l'Irak
Moscou appelle Ankara à la "retenue"
Arrestation de 20 Kurdes soupçonnés de préparer des désordres
Un mort et cinq blessés dans un attentat à Diyarbakir
Manifestation de soutien à Öcalan devant le Conseil de l'Europe
Five DTP Mayors Arrested
Ankara montre les dents et menace d'entrer en Irak
End Violence - But How?
15 soldats tués en deux jours, le gouvernement mobilisé
DTP calls Turkish soldiers martyrs and appeals for a permanent solution
Villagers in Beytüssebap: We Know the Perpetrators of the Massacre
 Kurdish Guerrilla Accuses the Turkish Army of Beytüssebap Massacre
Trois militants kurdes tués dans le sud-est
Un homme tire en l'air devant le siège du parti pro-kurde DTP
DTP Group Leader Responds to Turkish Military Chief
Conference on Kurds in Diyarbakir
IHD Declaration on the Killing of 12 people in Beytüssebap
September War Balance in Northern Kurdistan according to the HPG
DTP deputies condemn le massacre attribué au PKK


Minorités / Minorities


Congrès américain: le vote de la résolution sur le génocide arménien

 Les eurodéputés ne demandent plus la reconnaissance du génocide arménien
EAFJD: Silence du Parlement européen sur la gravité de la question turque
 L'ambassadeur turc retourne à Washington
 Agos : Pourquoi n’aurait-on pas le droit de juger l’histoire turque ?
 Les Arméniens plus que jamais mobilisés pour la reconnaissance du génocide
Many States in The USA Have Long Recognized “Genocide”
La Turquie expulse plusieurs dizaines d'Arméniens
Conférence-débat avec Özgüden à Alfortville: "La Turquie change-t-elle?"
 Scandale: Un an de prison pour le fils du journaliste assassiné Hrant Dink
Reporters sans frontières scandalisée par la condamnation
Ankara rappelle son ambassadeur à Washington
Kotcharian: Ankara ne peut empêcher d'autres pays de reconnaître le génocide
Ban Ki-moon refuse de se prononcer sur le terme génocide
2ème Convention des Arméniens d’Europe au Parlement Européen
La commission du Congrès US a reconnu le génocide arménien
Suspended Sentence for Threatening Agos Newspaper

La mise en garde de Gül aux USA au sujet de "Génocide arménien"
La police turque a fiché ses citoyens arméniens
Bush s'oppose à ce que les Etats-Unis parlent de "génocide" arménien
Fédération Euro-Arménienne: "Une résolution pour rien"
Un couple néerlandais tué dans sa villa du sud de la Turquie
Second Hearing Brings No Clarity
 Procès Dink: des policiers auraient détruit des preuves
"If I had known he had family, I would not have shot him"
Shocking Police Recording in Dink Case
Le CDA des Pays-Bas écarte un député négationniste du siège au PE


Politique intérieure/Interior Politics

La fête de la République sur fond de menaces croissantes

 "Oui" à l'élection du président au suffrage universel 
Le référendum sur la réforme constitutionnelle aura lieu dimanche
Le Parlement amende un projet de réforme, met fin à une controverse
 L'AKP veut amender un projet de réforme sur l'élection du président
Women "Equal", Not "in Need of Protection"
 Erdogan appelle à voter "oui" au référendum sur l'élection présidentielle
 Gül appelle le  nouveau parlement à poursuivre les réformes UE

Forces armées/Armed Forces

Le Conseil de l'Europe défend un objecteur de conscience en Turquie

Beytüssebab Massacre May Be A Crime Organized by the Army
Military Interferes Everywhere!
 Le chef de l'armée menace tout ce qui n'est pas militariste


Affaires religieuses / Religious Affairs

Les Turcs veulent plus que doubler le nombre de mosquées en Allemagne
Liberté de religion pour les alévis : la Turquie condamnée à Strasbourg
 Une lecture des Versets sataniques dans une mosquée ?
La sentence contre le tueur d'un prêtre italien confirmée en appel


Socio-économique / Socio-economic

Istanbul authorities attempt to close gay rights organization

Inauguration d'une nouvelle production PSA et Fiat en Turquie


Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Bruxelles veut calmer le jeu mais exige des réformes
Sarkozy confirme le lien comité des sages-dossier de la Turquie
Sondage: Les citoyens de l'UE réticents à l'entrée de la Turquie
 Barroso demande à Ankara de choisir la voie du dialogue
Rehn appelle la Turquie à "passer de la parole aux actes"
Sarkozy et le Premier ministre tchèque constatent leur désaccord sur la Turquie
 La Turquie et la France veulent remettre leurs liens sur les rails
Les nouvelles concessions des eurodéputés au régime d'Ankara
L'offensive de charme d'Abdullah Gül en direction de l'Europe
Turkey's nominees for European Court rebuffed


Turquie-USA/ Turkey-USA

Les USA fournissent à la Turquie des renseignements sur le PKK

Washington intensifie ses efforts pour éviter une incursion turque en Irak
OTAN: Les combats entre Turquie et PKK: une affaire "interne"
Gates laisse entendre que les USA pourraient agir contre les rebelles kurdes
Bush presse la Turquie de renoncer à une incursion en Irak
Ankara menace d'une riposte si le Congrès US admet un génocide arménien
Washington étudie un plan B pour fournir l'Irak sans passer par la Turquie
Ankara appelé par Washington à ne pas déstabiliser le nord irakien
Nancy Pelosi presse pour la résolution sur le génocide arménien
L'Armée turque menace les Etats-Unis au sujet de Génocide arménien
 La tension entre la Turquie et l'Irak embarrasse Washington
Washington condamne les récentes attaques kurdes


Relations régionales / Regional Relations

Ankara adopte des sanctions contre la administration kurde d'Irak

Ankara n'obtient pas le soutien de Téhéran pour l'intervention à Irak
Ankara, insatisfaite, se rapproche d'une opération militaire en Irak
La colère des villageois kurdes en Irak chassés par les obus turcs
Talabani dément avoir proposé à Ankara d'extrader des chefs du PKK
Face à la pression turque, l'Irak interdit le PKK d'opérer sur son sol
Talabani et Barzani refusent de céder aux exigences d'Ankara
Les Kurdes veulent défendre leurs réussites dans le nord de l'Irak
Talabani: Bachar al-Assad "a dépassé toutes les lignes" rouges
Des milliers de kurdes manifestent à Erbil et à Dohouk contre la menace turque
Le Kurdistan irakien met en garde la Turquie contre une incursion militaire
Une opération armée turque en Irak portera atteinte aux intérêts russes
Le vice-Premier ministre irakien met en garde contre une incursion turque
Erdogan met en garde Bagdad et les Kurdes
Des bases turques dans le Kurdistan d'Irak depuis dix ans
L'Iran rouvre sa frontière avec le Kurdistan irakien
Le gouvernement autonome kurde signe de nouveaux contrats pétrolier


Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

Accusations réciproques entre la Turquie et la Grèce

 La Turquie ne fera pas "de pas unilatéral" au sujet de Chypre


Immigration / Migration

Appel urgent aux dirigeants politiques belges
Communiqué de l'AJP: Un journaliste agressé par les Loups Gris
Fédération arménienne: Pogrom à Bruxelles
Violente manifestation ultra-nationaliste turque à Bruxelles
Justice et police turques enquêtent officiellement sur le territoire français
32 personnes en "greve de la faim" - Appel à la solidarite
Le procès fleuve poursuit son cours...




Droits de l'Homme / Human Rights

Les S.A. de Samsun ou la bande à Serdar
 
Le 20 octobre 2007, six membres de manifestants du Front pour les droits et les libertés (HÖC) à Samsun déploient un calicot dénonçant la police stambouliote pour avoir tiré dans le dos de Ferhat Gerçek, un distributeur de la revue socialiste « Yürüyüs » à peine âgé de 16 ans. Cette action de protestation des plus anodines est retransmise en direct (!) par le Canal S, la chaîne de télé locale.
 
Trois brutes des « Sturmabteilung » (SA) locaux passant par là « par hasard », agressent les six manifestants avec des coups de poing américains. Parmi les agresseurs, on reconnaît un certain Mahmut, le directeur publicitaire de la chaîne de télé Canal S.
 
Dans cette agression, les six manifestants dont une femme sont blessés et hospitalisés. L’un des manifestants, Yusuf Dilber a la pommette gauche fracturée en trois endroits.
 
Les victimes reconnaissent une autre figure « familière » parmi les fascistes, un certain Serdar qui travaille à la bibliothèque centrale de l’université du 19 mai (OMÜ) de Samsun. Dans ce même campus, il avait auparavant poignardé quatre membres des Maisons du peuple (Haklevi). L’un des agressés est même entré dans le coma.
 
Le 23 octobre à 17h, le représentant du Front pour les droits et les libertés (HÖC) Hasan Togan et un membre de l’association pour les droits et les libertés fondamentaux dénommé Fatih Yavuz sont agressés par une bande de « Loups Gris » alors qu’ils étaient paisiblement assis à la terrasse d’un café. Attaqués à coups de chaises, Hasan Togan et Fatih Yavuz sont blessés à la tête et aux épaules. Parmi les agresseurs, qui reconnaît-on ? Le même Serdar qui a auparavant poignardé quatre étudiants et achevé six manifestants à coups de poing américain. Entre-temps, que fait la police ? Elle mène des descentes dans toutes les associations pour les droits et les libertés (Temel Haklar ve Özgürlükler Dernekleri) du pays pour saisir les copies des « projets de Constitution populaire ». Serdar et ses sbires peuvent ainsi continuer en toute impunité à casser du gauchiste avec la bénédiction de la police.
 
Toujours à Samsun, un assistant démocrate de la faculté de médecine de l’université OMÜ (où précisément travaille Serdar le fasciste) a découvert ce matin un tract sur son bureau portant l’emblème des Loups Gris. Voici ce qui y est écrit :
 
« Nous ne serons pas de ceux qui fuient,
Nous ne serons pas de ceux qui trahissent
Nous ne serons pas de ceux qui détruisent
Nous ne serons pas de ceux qui capitulent (jeu de mot avec le mot «serpent»)
Nous ne cèderons pas
Nous ne nous abattrons pas
Nous avons réussi et nous réussirons
S’il le faut, nous rendrons l’âme
S’il le faut, nous ôterons des âmes (une façon de dire 'nous tuerons')»
 
Encouragée par les déclarations belliqueuses du gouvernement AKP à l’encontre de la rébellion kurde et par la terreur policière, l’extrême droite turque s’est jurée d’en « finir » avec les « derniers nids du communisme » dans la Mer Noire. Actuellement, cette terreur fasciste gagne tout le pays et tous les milieux d’opposition, principalement kurdes et turcs.
 
Contrairement à ce que prétendent l’état-major de l’armée turque et les médias et comme le montrent les agressions survenues ces derniers jours à Samsun et entre autres, l’assassinat du journaliste arménien Hrant Dink en janvier dernier (par un tueur originaire de la Mer Noire), cette terreur fasciste n’est pas le produit d’un mouvement spontané de la population mais bien d’une stratégie minutieusement préparée dans les coulisses du pouvoir.
 
Le 24 octobre 2007
 
Sources: Halkin Sesi TV ( http://www.temelhaklar.com ) et site official de Temel Haklar Federasyonu ( www.temelhaklar.com )
 

"Réponse à Faruk" au Festival des Libertés à Bruxelles

Au mois de mai 2005 nous avons publié la lettre d’adieu du  prisonnier politique Faruk Kadioglu, gréviste de la faim, qui s'est immolé le 26 mai 2005, au fond de sa cellule, à la prison de Tekirdag.

Revenant à la même époque d’Istanbul, éblouie par son séjour, Anne-Louise Van Nieuwenhuijsen a été très touchée par cette lettre et a décidé de lui répondre, même s’il était décédé, sous la forme de 15 petits tableaux.

Ceux-ci seront exposés du 31 octobre au 11 novembre à Bruxelles, au Festival des Libertés organisé par Bruxelles Laïque (http;//www.festivaldeslibertes.be)

La démarche artistique de Van Nieuwenhuijsen, « Réponse à Faruk », se veut être une pensée humaniste à son égard, pensée rassemblant ce qui est épars: beauté et horreur d’une civilisation.

Réponse à Faruk - technique mixte (collages et huile)

“Mai 2005 : lors d’une visite organisée par le 1er ministre turc, je découvre une Istanbul “officiellement correcte”… Dans la prison de Tekirdag, Faruk Kadioglu, prisonnier politique, écrit une lettre d'adieu et s'immole.” Réponse à Faruk, pensée humaniste, rassemble beauté et horreur d’une civilisation.

Scénographie : Béatrice Massinger

Informations: al.vannieuwenhuijsenl@laicite.be et bruxelles.laique@laicite.be

Closure Trial of Gay Rights Group Postponed

The Istanbul Governor's Office had filed a complaint against the gay rights organisation LambdaIstanbul and has demanded its closure on the grounds that its regulations are "in violation of law and morals".

The case, which was heard yesterday (18 October), has been postponed to 31 January 2008.

Firat Söyle, the organisation's lawyer, told bianet that after LambdaIstanbul had presented the court with an expert's report, the court had asked the prosecution to do the same. He expects the trial to end after the next hearing and hopes for a favourable outcome for the gay rights group.

Söyle said, "The association is the expression of an organisation, an institution which has been formed in order to make people's voices heard. The governor's 'moral' justification can be interpreted very widely, and it is unacceptable in Turkish law and international conventions that a legally formed association could be closed for that reason."

Around forty people, including representatives of human rights organisations, had gathered in front of the 5th civil court of first instance to support the association. The New York based Human Rights Watch has also expressed its support for LambdaIstanbul and has evaluated the governor's attempt at closure as "violating the freedom of expression and discriminating against homosexuals."

The governor office's first application to the Beyoglu Public Prosecution had been refused on 13 Mart, after which the office applied to a higher court. The first hearing was on 19 July. The trial had been postponed because some documents were missing.

The argument of the Istanbul Governor's Office's Province Association Directorate is that the association regulations violate the Turkish Civil Code and Article 41 of the constitution.

Article 56 of the Civil Code says that "associations in violation of law and morals cannot be founded", while Article 41 of the constitution reads:

"The family is the foundation of the Turkish society and based on the equality between spouses. The state shall take the necessary measures and establish the necessary organisation to ensure the peace and welfare of the family, especially where the protection of the mother and children is involved, and recognize the need for education in the practical application of family planning."

In addition, association law permits the closure of associations if, together with other reasons, they "violate general morals".

The governor's office has also complained that the association's name, "Lambda", is illegal because it is not Turkish.

LambdaIstanbul was founded in 1993 in order to defend the rights of lesbian, gay, transvestite and transgender people in Turkey. Since its foundation it has been working against discrimation based on gender or on sexual orientation.

It applied for registry in the Ministry of Interior affairs as an association in 2006, but its application has been frozen, awaiting the outcome of the trial.

Another gay rights group in Ankara, Kaos GL, has been faced with similar challenges. In 2005, the Ankara governor Selahattin Ekremoglu tried to close it, but the prosecution rejected the demand. Another demand by the governor in 2006 to close the "Pink Lives" assocation was also refused.

In Bursa, the governor's office attempted to close the "Rainbow Association" in 2006. (BIA news centre, October 19, 2007)

Le régime d’isolement continue dans les prisons turques
 
Le 20 octobre 2000, les prisonniers politiques de Turquie ont entamé une grève de la faim jusqu’au-boutiste contre le projet de prisons de haute sécurité dont ils craignaient les conditions de détention. Tant les témoignages des détenus et de leurs familles que les rapports des organisations des droits de l’homme et des associations professionnelles étaient concluants : ces nouveaux pénitenciers appelés « prisons de type F » étaient contraires à la dignité humaine et risquaient d’être des lieux de non droit où les détenus seraient à la merci de leurs matons et d’une solitude insupportable. Mais le ministre de la justice de l’époque n’a rien voulu entendre. Acquis à la vision carcérale des décideurs européens, le ministre est devenu un défenseur chevronné des prisons de type F. Tant et bien que l’inauguration de ces prisons s’est accompagnée du plus grand massacre de prisonniers que la Turquie aie connu. Ainsi, du 19 au 22 décembre 2000, 28 détenus ont été sauvagement assassinés. Cette démonstration de force et de terreur de l’armée n’a pourtant pas entamé la détermination des détenus grévistes de la faim à rompre les murs de l’isolement. Dans les années qui suivirent, 122 prisonniers et personnes solidaires de leur cause ont perdu la vie. Par ailleurs, 600 grévistes de la faim ont été mutilés par alimentation forcée, un supplice destiné à briser leur résistance.
 
Le 22 janvier 2007, les détenus ont finalement obtenu gain de cause : le ministère de la justice a publié une circulaire (ln° 45/1) qui autorise les détenus à se rencontrer pendant dix heures par semaine et qui prévoit une série d’améliorations dans le règlement intérieur des prisons. Malgré l’adoption officielle de cette circulaire, les détenus sont encore et toujours soumis à un régime d’isolement très dur.
 
Il aura ainsi fallu 6 ans et demi de résistance pour que les détenus parviennent à faire connaître l’horreur de l’isolement carcéral que les autorités ont tenté de dissimuler à tous prix par la censure et la répression. La mort de 122 militants elle est une réalité que nul ne peut ignorer. Dernièrement, ce sont Serdar Demirel et Fatma Koyupinar qui ont perdu la vie, respectivement le 7 janvier 2006 et le 27 mars 2006.
 
 Les Etats membres de l’UE ont observé un silence complice face au black-out imposé par l’Etat turc et ont laissé mourir ces 122 militants. Ils sont par conséquent co-responsables de cette hécatombe. En tant que parents de détenus, en ce 8e anniversaire du début de la grève de la faim, nous renouvelons leurs revendications :
 
- Respect de la circulaire 45/1 qui prévoit la levée de l’isolement qui a causé la mort et mutilé d’innombrables détenus
- Respect du droit des détenus à se rencontrer pendant 10 heures
- Arrêt des tortures et hospitalisation des victimes de l’isolement et des autres mauvais traitements
- Respect du droit de visite des avocats et levée  des entraves à la défense
- Arrêt des confiscations de courriers, de périodiques et de livres. Respect du droit à l’information et arrêt des mesures arbitraires
 
Proches de détenus politiques de Turquie
Le 20 octobre 2007
Contact : prison_turquie@yahoo.fr
 
Envoyez vos courriels de protestation à:
Direction des maisons pénales et des maisons d’arrêt: E-Mail: cte@adalet.gov.tr
Directeur général, M. Suat Ali Ertosun: Fax: 0090.312.4146301 ; e-mail: ertosun@adalet.gov.tr
Ministre de la justice, M. Mehmet Ali Sahin : Tél. : 0090.312.417  77 70 ; Fax: 0090.312.419 33 70, e-mail: info@adalet.gov.tr

23 personnes risquent d'être condamnées à 3 000 ans


Exprimer une opinion politique, est encore en Turquie un délit sévèrement réprimé par la loi. En septembre 2006, l'Etat turc a mené des vagues d'arrestations dans les milieux politiques, syndicaux et associatifs d'orientation communistes, à travers tout le pays. En l'espace d'un mois, ce sont plus de 200 journalistes, syndicalistes, intellectuels, et militants associatifs et politiques qui ont été arrêtés. Un an après ces arrestations, plusieurs dizaines d'entre eux sont toujours incarcérés, dont 23 qui doivent comparaître le 26 octobre prochain à Istanbul. Pendant un an ni eux, ni leurs avocats n'ont pu avoir accès à leur dossier. Tout au long de cette période, avec l'aide de sa police et de ses unités spéciales, l'état bourgeois turc a essayé de créer de fausses preuves et des « documents » contre ces 23 détenus.

Finalement, un acte accusation long de 292 pages, monté de toutes pièces, a été présenté. Le procureur réclame des peines d'emprisonnement à vie pour Ibrahim Cicek, éditeur en chef du journal Atilim; Sedat Senoglu, le coordinateur d'informations de ce même journal Fusun Erdogan, coordinateur en chef de la station de radio Özgür; Ziya Ulusoy et Bayram Namaz, journalistes à Atilim; ainsi que Naci Güner, Arif Celebi, Sultan Ulusoy, Adem Serkan Gündogdu, Ali Hidir Polat, Seyfi Polat, Mehmet Ali Polat et Erkan Ozdemir; et des peines comprises entre 10,5 et 45 ans de prison pour Erkan Salduz, Turac Solak, Elif Almakca, Hatice Bolat, Fatma Siner, Hasan Ozan, Arzu Torun, Soner Cicek, Fethiye Ok et Bilgi Tagac. Ainsi, le total des peines que risquent ces journalistes et ces militants communistes est supérieur à 3000 ans d'emprisonnement

Par solidarité avec ces 23 prisonniers politiques, une délégation internationale composée d'avocats, de militants politiques, et de défenseurs des droits de l'Homme va se rendre à Istanbul pour assister au procès du 26 octobre en tant qu'observateurs.

A Bruxelles, un rassemblement de soutien sera organisé la veille du procès, le jeudi 25 octobre 15h00, devant le consulat de Turquie
devant le consulat de Turquie afin de dénoncer ce procès mascarade et de soutenir les personnes qui vont être jugées. (info@ collective-oi.org, 20 octobre 2007)

Ongoing Detention of Mayors and Human Rights Defenders

The Human Rights Association (IHD) in Turkey has issued the following press release about the arrest and detention of mayors from Democratic Society Party (DTP).

Mr. Osman Keser, who was elected as Mayor of Yakapınar Town in Yüreğir District in Adana from Democratic Society Party (DTP), was arrested because of his statement. The Mayor was put in prison. Then a tent was pitched, in the garden of the municipality hall, to support the Mayor.

Some of other mayors, who were also elected from DTP, visited the tent to show their solidarity with Mr. Osman Keser. These Mayors, who are Ms. Yurdusev Özsökmenler (Mayor of Bağlar Municipality in Diyarbakır), Mr. Muhsin Konur (Mayor of Silopi Municipality in Şırnak) and Mr. Emrullah Cin (Mayor of Viranşehir Municipality in Şanlıurfa) were also detained at the garden of Yakapınar Municipality hall by gendarmerie forces.

Protection of Human Rights can be accomplished by implementation of the principle of the rule of law. Detention (like in this case Mayor Mr. Osman Keser) or arrest of citizen, who uses his/her right of freedom of expression, Limiting personal liberties (detention of people), of various mayors, by violating personal liberty and security are against the principle of the rule of law.

These are unacceptable practises.

In addition, Mr. Ethem Açıkalın, who is the Chairperson of IHD Branch in Adana went to the Municipality hall to observe the incident and prepare a report on it, was also detained because of his human rights activities. He is still (08.10.2007) under blockade.

Detention and blockade are implementations that are against to “Declaration on Human Rights Defenders”.

IHD invites state organs to act in accordance with the rule of law. (ihd@ihd.org.tr, October 8, 2007)

La police tire sur des distributeurs de journaux à Istanbul

Dimanche après-midi, vers 14h. la police d’Istanbul a attaqué un groupe de militants du Front pour les droits et les libertés (Haklar ve Özgürlükler Cephesi, HÖC) occupés à vendre l’hebdomadaire de gauche « Yürüyüs » (La marche) dans le quartier de Yenibosna.

D’après les témoins oculaires, la police aurait ouvert le feu sans sommation. Suite aux tirs de la police à balles réelles, l’un des distributeurs de la revue, Ferhat Gerçek à peine âgé de 16 ans a été atteint dans le dos. Gravement blessé, Ferhat Gerçek a été transporté en ambulance maisplusieurs heures après cette vague de terreur, sa famille et ses amis ignorent toujours où il se trouve.

Par ailleurs, 14 membres de HÖC ont été interpellés par la police, particulièrement agressive, y compris à l’égard des badauds.

Suite à ces arrestations, une cinquantaine de membres de l’association pour les droits et les libertés fondamentaux (Temel Haklar ve Özgürlükler Dernegi) se sont réunis sur les lieux de l’incident pour protester contre la terreur policière. Les policiers ont alors riposté par des tirs de gaz lacrymogène. Pour se protéger, les manifestants ont dressé des barricades qu’un panzer de la police a forcées.

Les forces d’intervention spéciales de la police munies de masques à gaz et de matraques ont ensuite cerné le quartier, investi et saccagé les locaux de l’association pour les droits et les libertés fondamentaux. Plusieurs membres de l’association ainsi que de simples passants qui sortaient du marché avoisinant ont reçu des coups de matraque de la police.

Depuis le 2 juin 2007, date de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les devoirs et les pouvoirs de la police (loi n° 2559) qui accroît dangereusement ses compétences, de tels incidents se sont multipliés dans toutes les régions du pays, y compris dans les grandes métropoles comme Istanbul. (Ihlas Haber Ajansi IHA - www.halkinsesi.tv )

Freedom House  calls for civilian control over military

In the wake of Abdullah Gül's election as president, Turkey's government will need to push for further constitutional and legislative reforms to consolidate civilian control of the military as well as to improve freedom of speech and judicial independence, a US-based human rights watchdog said in a report.

While recent reforms have limited the once-powerful National Security Council (MGK) to an advisory role and removed military members from key political bodies, the army still retains disproportional influence over the political process, Freedom House said in an annual survey of government performance, "Countries at Crossroads," which was released on Tuesday.

Freedom House said election of Gül as president and the ongoing constitutional reform efforts are an opportunity to bring the military's role into line with universal standards in Turkey. "With Abdullah Gül's election to the presidency, the door is now open for a substantial rewriting of Turkey's constitution," said Roland Kovats, the director of Freedom House in Budapest. "In particular, it is time to remove those elements that limit freedom of speech and allow the military to easily intervene in political affairs, which are inconsistent with a developed democracy."

The report came just days after Chief of General Staff Gen. Yaşar Büyükanıt commented at a speech in İstanbul that the military was under "systematic attacks" and warned there was a limit to its recent "partial silence." He said the military would continue to defend basic tenets of the republic despite all efforts to the contrary.

"The August elections [of the president] have indicated that Turkish democracy has outgrown the need for the military's prominent role in politics," said Thomas O. Melia, the deputy executive director of Freedom House. "Kemal Atatürk's goal was for Turkey to become a Western-style democracy in which the military serves an elected civilian government, not the other way around," he added. The report also said Turkey has showed "slight declines" in the areas of civil liberties since 2005 and complained that, although it has made significant progress in a number of areas, thanks largely to the government's determinedly pro-EU reform agenda, its current constitution still "lacks the inclusiveness, the clearly defined rights and the limitations on state power that are crucial for democracy in a multicultural democracy such as this." 'Today's Zaman, October 4, 2007)

ECHR: Compensation for Human Rights Activist Birdal

The European Court of Human Rights (ECHR) has decreed that the punishment of Akin Birdal, former president of the Human Rights Association (IHD) and now MP for the pro-Kurdish Democratic Society Party (DTP) in Diyarbakir, for a speech he made on World Peace Day 12 years ago was a violation of the freedom of expression.

Birdal spoke at the United Communist Party branch in Mersin, southern Turkey, in September 1995. He said in his speech that the constitution of 12 September [i.e. the constitution created by the military junta after the military coup in 1980] did not protect Kurdish citizens. He was sentenced to five years imprisonment and a fine by a State Security Court in Adana in December 1998 and went to prison in 2000.

Although Birdal was finally acquitted in February 2005, he was not compensated for his time in prison, as a law concerned with such cases only came into effect in June 2005.

Birdal then appealed to the ECHR, quoting Article 10, which guarantees the freedom of expression, and Article 6/1, which is concerned with fair trials.

The ECHR, as in several cases before, said that it was normal to "doubt the neutrality and independence" of the State Security Courts, which included military members at that time.

It decreed unanimously that there had not been a fair trial.

The ECHR further evaluated Birdal's speech as a critical look at the situation in the Southeast of Turkey and concluded that, since the speech did not include incitement to violence, armed resistance or a revolution, the punishment for "inciting hatred and hostility" was "disproportionate for a legitimate purpose." The court decreed that there was no hate speech in the talk and sentenced Turkey to paying Birdal a total of 7,000 Euros compensation. (BIA news centre, Erol Onderoglu, October 3, 2007)

Médecins du Monde auprès des victimes du système carcéral 



Médecins du Monde, présent en Turquie depuis cinq ans, vient en aide aux victimes de la violence d'État. Après avoir exercé un soutien médical auprès des membres d'associations des droits de l'homme au contact avec cette violence, son action consiste aujourd'hui à effectuer des expertises sur les victimes du système carcéral. 



Une violence persistante malgré de récentes améliorations 

Même si quelques améliorations ont été constatées ces dernières années dans l'exercice carcéral, les gardes à vue et les emprisonnements donnent toujours lieu à des violences extrêmes, tortures systématiques, tant physiques que psychiques, viols...

Les arrestations sont souvent arbitraires, les peines généralement très lourdes. La perspective d'entrer un jour dans l’Union Européenne a certes modifié les lois turques dans le sens d'un meilleur respect des droits de l'homme, mais l'application de ces juridictions reste très déficiente et aléatoire. 

Des conséquences majeures sur la santé des populations carcérales 

La pratique des « jeûnes pour la mort » a provoqué plus de 115 décès durant ces dernières années. Parmi les survivants on relève de nombreuses séquelles neurologiques, pour la plupart irréversibles, liées à une avitaminose B1. En effet cette vitamine, indispensable au fonctionnement et au développement cérébral, n'était pas prescrite durant les premières années de ces grèves. 


Aujourd'hui que les exactions se sont faites plus discrètes et que cet apport médicamenteux est systématiquement respecté, c'est surtout à des séquelles psychiques que nous sommes confrontés.

L'activité et d'expertise exercée par les équipes de Médecins du Monde: 



Dans l'impossibilité de pénétrer à l'intérieur des lieux de détention, notre intervention s'exerce sur d'anciens prisonniers tout juste sortis de prison après y avoir purgé des peines prolongées, (10 à 15 ans de façon courante) ainsi qu'un régime d'isolement accompagné de multiples tortures. 

Notre équipe se compose de six membres, psychiatres et psychologues coutumiers de ces situations de violence, qui se relaient sur le terrain à intervalles réguliers. 

Une première expertise auprès de 10 anciens détenus, victime de graves séquelles neurologiques a été conduite il y a un an et demi en présence d'un professeur chef de service de neurologie, venu tout spécialement de France avec une équipe de Médecins du Monde. Ses constatations ont été adressées à la Cour Européenne des Droits de l'Homme et ont abouti à un certain nombre de sanctions. Un film de 52 minutes, sur support numérisé, retrace les principaux moments de cette expertise.

Une deuxième expertise est en cours qui a déjà recueilli une trentaine d'observations. Elle porte cette fois sur les séquelles psychiques observées chez des détenus politiques au sortir d'un emprisonnement ayant donné lieu à de multiples violences et à un régime d'isolement.

Ce dernier, sur pression de l'Europe, a été récemment encadré par une loi mais sa mise en application n'est encore que très déficiente et sporadique. Une prochaine équipe va partir pour recueillir encore quelques observations. 

(Contact Presse: Annabelle Quénet, Florence Priolet, 

Tél. 01 44 92 14 31/32, 
www.medecinsdumonde.org)

Un mort et quatre blessés dans deux attentats à Izmir

Deux attentats à la bombe ont fait un mort et quatre blessés mardi dans un même quartier d'Izmir, dans l'ouest de la Turquie sur le littoral égéen, ont annoncé les autorités turques.

Une première explosion vers 06H00 GMT d'un engin dissimulé dans un sac en plastique déposé devant un centre commercial dans le quartier de Sirinyer a blessé deux employés de nettoyage.

Moins de trois heures plus tard, une seconde déflagration provoquée par un engin placé sur la selle d'une motocyclette garée devant un marchand de tapis et une pharmacie, situés à une centaine de mètres de la première explosion, a fait un mort et deux blessés.

La victime est un vendeur ambulant de billets de loterie. Deux autres passants ont été légèrement blessés par des éclats de verre.

Les pompiers sont intervenus pour éteindre un incendie qui s'est déclaré dans le magasin de tapis.

Les vitres des magasins avoisinants ont été soufflées et la police a bouclé les lieux.

Après avoir visionné des bandes de caméras de surveillance, la police a établi que les bombes avaient été posées dans la nuit. "Nous pensons qu'il s'agit de bombes à retardement à base de plastic", un explosif très puissant, a déclaré le chef de la police d'Izmir Hüseyin Capkin.

La police recherche deux suspects, a rapporté l'agence de presse Anatolie.

Le ministre de la Défense Vecdi Gönül, qui se trouvait à Izmir, a changé son programme et s'est rendu sur les lieux du sinistre.

La première explosion s'est produite lorsque l'un des ouvriers a manipulé le sac pour le jeter dans une poubelle du complexe. Il a été grièvement blessé à la main et au pied et a été opéré, tandis que son collègue a eu une jambe fracturée, selon l'agence.

L'agence a cité des témoins selon lesquels le sac aurait été déposé à un arrêt de bus avant d'être déplacé par les nettoyeurs.

Les attentats n'ont pas encore été revendiqués.

Izmir est la troisième métropole de Turquie et abrite une importante communauté kurde. (AFP, 2 oct 2007)

Un policier frappe une femme médecin: la Turquie condamnée

Une femme médecin de 55 ans, injuriée, pincée, giflée et frappée par un commissaire de police en Turquie, recevra une indemnité de 7.000 euros pour dommages matériel et moral, a décidé mardi la Cour européenne des droits de l'Homme à Strasbourg.

Le 11 octobre 1994, sous le regard de ses patients présents dans la salle d'attente de son cabinet médical, Fahriye Cakiskan avait été emmenée au commissariat de Manisa (ouest) pour s'expliquer sur la vente -- semble-t-il sans autorisation -- de tickets pour un spectacle d'une association dont elle était membre.

Alors qu'elle s'entretenait avec le commissaire adjoint, un commissaire, avec qui elle avait déjà eu maille à partir précédemment, entra dans le bureau, la secoua, lui tira les cheveux, lui cracha au visage et lui tapa violemment sur la tête. Le médecin eut cinq jours d'arrêt de travail en raison d'un traumatisme crânien, d'ecchymoses et d'hématomes.

Le commissaire expliqua qu'il avait dû utiliser la force pour maîtriser cette femme surexcitée. Devant les tribunaux, un rapport de la police évoqua un certificat médical de complaisance entre confrères médecins et le policier échappa finalement aux poursuites "faute de preuves suffisantes".

Dans son arrêt, la Cour estime que la victime, battue au commissariat lors d'une convocation pour un simple problème administratif, a subi "un traitement avilissant, propre à inspirer des sentiments de peur et de vulnérabilité".

"Ce comportement porte atteinte à la dignité humaine", estiment les juges européens qui ont condamné les autorités turques à indemniser la victime.
(AFP, 2 oct 2007)

Pression sur les médias / Pressure on the Media

le 40e anniversaire de la revue Ant à la Foire du Livre d'Istanbul

Lors de la foire du livre d'Istanbul, le 27 octobre 2007, se déorulait une soirée exceptionnelle marquant le 40e anniversaire de la revue socialiste Ant, interdite par la junte du coup d'état de 1971, ainsi que le 30e anniversaire de la Maison d'édition Belge. A la conférence dirigée par Yalcin Yusufoglu, un des dirigeants du mouvement socialiste en Turquie, deux collaborateurs d'Ant, Faruk Pekin et Ragip Zarakolu ont évalué le rôle important de la revue Ant tant dans le mouvement socialiste que dans les médias progressistes de Turquie. Les deux fondateurs de la revue Ant, Dogan Özgüden et Inci Tugsavul, actuellement les dirigeants d'Info-Türk en exil, ont envoyé à la soirée le message commun suivant:

Message de Dogan Özgüden et İnci Tugsavul

Chers amis qui nous manquez depuis 36 ans…

Aujourd'hui, nous souhaiterions tant être parmi vous lors de la célébration de la 40e année de la revue Ant que nos chers amis et camarades Ragip et Faruk ont jointe à celle de la 30e année de la maison d'édition Belge.

Nous les voyons tous les deux de temps en temps quand ils passent à Bruxelles. Ces rencontres nous permettent de  rafraîchir nos souvenirs des jours de luttes et recherches communes.

40 ans ont passé depuis la fin décembre 1966 où nous avions célébré avec Yasar Kemal et Fethi Naci, deux autres fondateurs, la sortie du premier numéro d'Ant de la rotative de l'imprimerie historique Tan.

Il s'agissait d'une joie amère…

Au même endroit, 21 ans avant la parution d'Ant, en décembre 1945, une autre publication d’avant-garde, le journal Tan avait été réduit au silence par vandalisme sous le talon de fer du Kémalisme. Ensuite, les fondateurs du journal, Sabiha Sertel et Zekeriya Sertel avaient été contraints à l'exil politique sans retour.

En réalisant la revue Ant, notre souci principal était double :  faire entendre la voix de la classe ouvrière et être digne de l'héritage laissé par ceux qui ont, avant nous, lutté pour le même but.

C'est la raison pour laquelle, parmi les livres d'Ant que nous avons publiés, le "Géant aux yeux bleus" de Zekeriya Sertel et "Comme un roman" de Sabiha Sertel avaient une place exceptionnelle.

Lors de la lecture des originaux et épreuves du livre de Sabiha Sertel, nos yeux se voilaient de larmes et un noeud se formait dans notre gorge à la lecture de ce passage: "Nous n'avons même pas pu emporter un seul exemplaire de tous ceux que nous avons écrits ou publiés. Il était très douloureux de quitter ainsi notre pays où nous avons combattu pendant des années pour le bien de notre peuple. Lorsque je suis montée dans l'avion, mon coeur était brisé. Il ne s'agissait pas d'un départ comme les autres fois. Quand pourrais-je revoir mon pays si cher, mon peuple, mes amis, mes frères et soeurs?"

Vous le savez: elle n'a pas pu les revoir.

Et nous, pourrons-nous les revoir? On ne le sait pas.

Ce que nous savons par contre très bien, c’est que nous revivons aujourd'hui à Bruxelles, capitale européenne,les mêmes évènements  qu’il y a 40 ans,  alors que nous dirigeons la publication Info-Türk fondée en 1974.

Nous nous rappelons comment, dans les années 60', nous passions des nuits blanches à la rédaction d'Ant, avenue Ebusuud ou rue Basmusahip, en état d'alerte contre une éventuelle razzia des Loups Gris.

Aujourd'hui, dans nos locaux à quelques centaines de mètres de la Commission Européenne à Bruxelles, nous sommes, avec nos camarades kurdes, arméniens, assyriens, en état d'alerte contre la menace de razzia des Loups Gris.

Comme le faisaient, il y a quarante ans en Turquie, le ministre de l'Intérieur Faruk Sükan et ses consorts contre Ant, aujourd'hui à Bruxelles, l'ambassadeur de la République de Turquie désigne les institutions que nous dirigeons comme cibles pour les fascistes turcs.

Là ou ici…

Se poursuit la même lutte…

Ce qui distinguait Ant des autres était, non seulement son engagement à la cause de la classe ouvrière, mais aussi son combat contre le Kémalisme et le militarisme, pour l'égalité de tous les peuples de Turquie et pour la solidarité internationale.

Cette lutte que nous avons débutée avec Yasar Kemal et Fethi Naci s'est développée ensuite avec la contribution de Tilda Kemal ainsi que des éditeurs responsables : Yasar Ucar, Alpay Kabacali et Osman Saffet Arolat. Ceux-ci ont été emprisonnés après le coup d'état de 1971 pour leur contribution à Ant.

Les dernières années, Faruk Pekin, Ragip Zarakolu et d'autres jeunes camarades ont énormément contribué à la redynamisation d'Ant par l'élargissement de la vision internationaliste et l'accès aux sources du socialisme scientifique. Nous tenons à mentionner ici plus particulièrement le nom de Harun Karadeniz que nous avons perdu très jeune.

À côté de la contribution intellectuelle de tous ces amis, Ant était également l'oeuvre de ceux qui la composaient, imprimaient, reliaient, distribuaient et, bien entendu, de nos lecteurs qui cherchaient de nouveaux horizons dans la lutte socialiste.

Ant a été condamné au silence par le coup d'état de 1971.

Ragip Zarakolu et son épouse Ayse Zarakolu ont fondé la maison d'édition Belge qui a repris le relais tout en poursuivant, développant et approfondissant la ligne de combat d'Ant.

Depuis 30 ans à Bruxelles, nous suivons de près la lutte de Belge avec grande admiration.

Nous sommes très honorés que la célébration du 40e anniversaire d'Ant ait été jointe au 30e anniversaire de Belge.

Pour mieux valoriser la ligne progressiste que Belge poursuit, nous nous permettons de joindre à cette célébration commune l'anniversaire d'une autre publication: le 71e anniversaire du journal légendaire Tan de Sabiha et Zekeriya Sertel…

Nous vous embrassons tous.

Dogan Özgüden - Inci Tugsavul

Istanbul Kitap Fuari'nda Ant Dergisi'nin 40. Yildönümü

Istanbul Kitap Fuari etkinlikleri çerçevesinde 27 Ekim günü , 1971 yilinda askeri cunta tarafindan kapatilmis olan sosyalist Ant Dergisi'nin 40., Belge yayinlari'nin 30. kurulus yildönümleri nedeniyle bir anma toplantisi düzenlendi. Sosyalist hareketin seçkin simalarindan Yalçin Yusufoglu'nun yönettigi konferansta Ant'in yazarlarindan Faruk Pekin ve Ragip Zarakolu, derginin gerek Türkiye sosyalist hareketinde gerekse ilerici basin dünyasinda oynadigi önemli rolü degerlendirdiler.  Halen siyasal sürgünde bulunan Ant'in iki kurucusu ve halen Info-Türk yöneticisi Dogan Özgüden ve Inci Tugsavul da toplantiya asagidaki ortak mesaji gönderdiler:

Özgüden ve Tugsavul'un ortak mesaji

36 yıldır görüşemediğimiz değerli dostlar…

Bugün, sevgili dostlarımız ve kavga arkadaslarımız Ragıp'la Faruk'un büyük bir duyarlılıkla Belge'nin 30. yılı anmasına dahil ettikleri Ant'ın 40. yılı anmasında birlikte olmayı ne denli isterdik.

Her ikisiyle, aralıklı da olsa, Avrupa'ya gelişlerinde buluşup özlem giderebiliyor, birlikte arayış ve mücadele günlerimizin anılarını tazeliyebiliyoruz.

Ant'ın binbir zorlukla boğuşarak hazırladığımız ilk sayısının tarihsel Tan Matbaası'nın rotatifinden çıkışını Yaşar Kemal ve Fethi Naci'yle birlikte coşkuyla kutladığımız 1966 Aralığı'nın üzerinden tam 40 yıl geçti.

Ama bu buruk bir coşkuydu…

Aynı mekanda, Ant'in çıkışından tam 21 yıl önce, Aralık 1945'te, bir başka öncü yayın, Tan Gazetesi, Kemalist Dikta'nın demir ökçesi altında susturulmuş, ardından da kurucuları Sabiha Sertel ve Zekeriya Sertel yurt dışına siyasal göçe zorlanmıştı.

Ant'ı çıkartırken, işçi sınıfı hareketinin sesini duyurmak görevinin yanısıra bizden önce bu uğurda kavga verenlerin bize bıraktığı mirasa layık olabilme sorumluluğu yayın politikamıza hep yön verdi.

Bunun içindir ki, yayınladığımız Ant kitapları arasında Zekeriya Sertel'in "Mavi Gözlü Dev"i ile Sabiha Sertel'in "Roman Gibi"si ayrı bir yer tutuyordu.

Özellikle Sabiha Sertel'in kitabının orijinallerini, tashihlerini okurken şu cümlelere geldiğimizde boğazımıza bir düğüm oturur, gözlerimiz yaşarırdı: "Bütün yazdığımız eserlerden, dergilerden bir tek dahi yanımıza alamamıştık. Yıllar boyu halk uğruna savaştığımız vatanımızdan bu şekilde ayrılmak acı bir şeydi. Uçağın merdivenlerini ağır ağır çıkarken yüreğim burkuldu. Bu her zamanki gibi bir seyahata çıkış değildi. Çok sevdiğim memleketimi, halkımı, dostlarımı, kardeşlerimi acaba ne kadar zaman sonra görecektim?"

Göremedi…

Biz görebilecek miyiz, bilmiyoruz.

Bildiğimiz tek şey, Ant'ı çıkarttığımız 40 yıl öncesinde Istanbul'da yaşadığımız şeyleri bugün bir başka yayını, 1974'te kurduğumuz Info-Türk'ü yönetirken, Belçika'nın ve Avrupa'nın başkenti Brüksel'de aynen yaşamakta olduğumuz…

60'lı yıllarda İstanbul'da Bozkurtlar tarafından basılma tehdidine karşı Ant'ın Ebusuud Caddesi'ndeki ve Başmusahip Sokak'taki bürolarında nasıl sabahladığımızı anımsıyoruz.

Bugün de Kürt, Ermeni, Süryani dostlarımızla birlikte Avrupa Komisyonu'na birkaç yüz metre mesafedeki lokallerimizde yine Bozkurt sürülerinin baskın tehdidine karşı sabahlıyoruz.

Kırk yıl önce Türkiye'de İçişleri Bakanı Faruk Sükan ve benzerlerinin Ant'a yaptıkları gibi, bugün de Brüksel'de Türkiye Cumhuriyeti'nin Büyükelçisi, yönettiğimiz kurumları, Türk faşistlerine hedef gösteriyor.

Ama ha orası, ha burası…

Kavga sürüyor.

Sınıfsal tutumu yanında Ant'ı farklı kılan, onun Kemalizme' ve militarizme karşı, Türkiye halklarının hak eşitliği için, enternasyonalist dayanışma için verdiği mücadeleydi.

Yaşar Kemal ve Fethi Naci'yle birlikte başlattığımız bu mücadele, daha sonra Tilda'nın ve de 1970 Haziran'ına kadar Ant'ın sorumlu müdürlüğünü üstlenen ve bu nedenle 12 Mart döneminde özgürlüklerinden olan Yaşar Uçar, Alpay Kabacalı ve Osman Saffet Arolat'ın katkılarıyla gelişti.
 
Son yıllarında Ant'ın yeni bir dinamizm kazanmasında, bilimsel sosyalizmin kaynaklarına ulaşmasında ve enternasyonalist ufkunun genişlemesinde Faruk Pekin ve Ragip Zarakolu başta olmak üzere genç arkadaşların büyük rolü oldu. Örneğin genç yaşta yitirdiğimiz sevgili Harun Karadeniz.

Ant, ona düşünce ve yazılarıyla hayat verenlerin yanısıra, en az onlar kadar, onu büyük bir özveriyle dizenlerin, basanların, ciltleyenlerin, dağıtanların ve de tabii ki sosyalist mücadelede şablonların dışında yeni ufuklar arayan okurlarının eseriydi.

Ant 1971 Darbesi'yle susturuldu.

Ragıp Zarakolu ile sevgili eşi, değerli yayıncı Ayşe Zarakolu, Ant farklılığını ayakta tutan, onu daha da geliştiren ve derinleştiren Belge Yayınları'nı kurdular.

30 yıldır Belge Yayınları'nın kavgasını uzaktan takdirle izliyoruz.

Belge'nin 30. yıldönümüyle Ant'ın 40. yıldönümünün birlikte kutlanması bize gurur ve kıvanç veriyor.

Belge'nin sürdürdüğü devrimci yayın çizgisinin daha iyi vurgulanabilmesi için, bizler bu kutlamaya bir başka gazetenin yıldönümünü de katıyoruz.

Sertel'lerin efsanevi Tan Gazetesi'nin 71. yıldönümünü…

Hepinizi kucaklıyoruz.

Doğan Özgüden – İnci Özgüden

Journalists kept in jail, 3000 years prison demanded

The court case for Füsun Erdoğan, the broadcasting coordinator of Özgür (Free) Radio, who, after a police operation on 8 September 2006, which targeted the Marxist Leninist Communist Party, began on Friday (26 October). 22 others who were arrested in the same operation too were also present in the hearing.

After around fourteen months under arrest, the Istanbul 10th Heavy Penal Court did not release the defendants from jail. They will have to remain in prison for another four months until the next hearing on 28 February 2008.

Defense lawyer Özlem Gümüstas read a joint statement from all defense lawyers, protesting against contradictory decisions and practices during the investigation period. She also alleged serious illegalities during the investigation.

Defense lawyers not privy to all information

She added that the charges were not based on any proof, that the lawyers had not been given any evidence, could thus not prepare a defense, and that thus the right to defense was being violated.

The files of some of the defendants, including Erdogan, have been classified as secret, and thus the defense lawyers have not been able to examine the indictment. They have thus demanded extra time.

The court rejected the defense request for the defendants release and postponed the hearing for 28 and 29 February 2008.

Supporters in front of court building

On the day of the hearing, relatives and supporters of the defendants, both individuals and organisations, gathered before the court in Besiktas. Only relatives, lawyers and journalists were admitted into the court, which was heavily protected.

bianet reporter too was returned as the judges ordered that only journalists with "yellow press cards" would be admitted. Yellow press cards are allocated to journalists who have been approved by the Prime Ministerial General Directorate of Press, Broadcasting and Information.

Total of 3,000 years imprisonment, if guilty…

Up to total 40 years the prosecutor demands for the radio coordinator Erdogan. Other defendants are the editor-in-chief of the Atilim newspaper, Ibrahim Cicek, as well as editor Sedat Senoglu, former editor-in-chief Ziya Ulusoy and journalist Bayram Namaz, all from the same newspaper.

The 292-page indictment holds the 23 defendants responsible for 296 activities and is demanding a total of around 3,000 years imprisonment, with individual punishments ranging from 10.5 to 45 years. Some of the defendants are accused of "trying to force a change in the constitutional order."

The other defendants not named above are: Naci Güner, Arif Celebi, Sultan Ulusoy, Adem Serkan Gündogdu, Ali Hidir Polat, Seyfi Polat, Mehmet Ali Polat, Erkan Özdemir (all of whom are being tried with life sentences demanded), Erkan Salduz, Turac Solak, Elif Almakca, Hatice Bolat, Fatma Siner, Hasan Ozan, Arzu Torun, Soner Cicek, Fethiye Ok and Bigli Tagac. (BIA, Erol Önderoglu, October 29, 2007)

War Mongering, Not Reporting

"Ever since the attacks in Daglica (Hakkari) and the battles, it is possible to say that the media has been taken over by a strong language of violence, a threatening language," observes Yavuz Baydar, ombudsman for the national daily Sabah newspaper.
“Politicians rather than journalists”

"It is our duty to present true news, healthy analysis, and information and commnets which the people can evaluate. It is clear that [some journalists] have stopped being columnists and have become politicians. Without any concern for an analytical perspective, they have set to becoming the speakers of a political camp," he told bianet.

"You can see war agitation, indeed in some articles a war front, in the mainstream media."

“Violation of Article 216”

Baydar focuses particularly on the fact that some media institutions allow hate speech not only against the PKK, but against Kurds in general. This is particularly worrying as there have been reports of violence and discrimination against Kurds increasing radically across the country since the Daglica attacks, which took the lives of 12 Turkish soldiers.

Baydar interprets this stance as being incongruous with Article 216 of the new Turkish Penal Code, which punishes inciting the public to hatred and hostility against anyone due to "difference in social class, race, religion, religious sect, gender or regional origin" with up to three years imprisonment.

"This is clearly incitement to hatred and hostility of one part of society against another. To examine this is the duty of the prosecution. This is not censorship. If you did this in Germany or England, you would find yourself before court."

Giving the example of the court case against professors Baskin Oran and Ibrahim Kaboglu, Baydar says that the article has up to now been used "180 degrees away from its spirit", against writers and intellectuals.

“Cool-headed, neutral language”

He called on journalists to remember their responsibilities: "Whatever confirmed information comes into their hands, they must tell it to the people in the way it must be told." He called for a "cool-headed, neutral language."
Controversy over PKK photos

Baydar also points to the discrepancy among journalists regarding covering the soldiers kidnapped by the PKK:"One view is that they should not be published in order not to spread propaganda of a terrorist group, of armed radical groups. The other view is that the people have a right to be informed.

"In my opinion, the right to information is more important. But you do not necessarily have to publish the photos. You could describe in writing what is to be seen in the pictures. You could write the names of the soldiers and that they are alive and well..."

He pointed out that British newspapers published pictures of the British soldiers held by the Iranian forces, "because the soldiers' relatives, friends, and the public in general expected information."  (BIA, Tolga Korkut, October 29, 2007)


Les médias turcs provocateurs: Les mots peuvent tuer aussi

Devant les actes de violence perpétrés par les rebelles kurdes du PKK, les médias turcs ne se privent plus de mettre de l'huile sur le feu et de réclamer vengeance. Un discours de haine qui risque d'avoir des conséquences graves sur la paix civile en Turquie, estime Radikal.

La colère a de toute évidence atteint son comble aujourd'hui en Turquie. Dans tout le pays, on voit des manifestations où le PKK est conspué. Et le mouvement ne semble pas s'arrêter.

Exprimer sa colère de façon pacifique en pareille circonstance est tout à fait légitime. Néanmoins, il faut bien admettre que l'on assiste dans certains endroits à des manifestations qui n'ont rien de pacifique. Ainsi, dans plusieurs villes, on a vu des foules surexcitées s'en prendre à des immeubles hébergeant des bureaux du DTP [Parti pour une société démocratique, prokurde], parce que jugés proches du PKK. Dans certains cas, la police a pu intervenir à temps et les stopper. Mais, à d'autres endroits, les forces de l'ordre n'ont toutefois rien pu faire pour calmer cette furie. Dans l'une de nos grandes villes, un grand magasin, dont on pense qu'il était géré par un citoyen d'origine kurde, a été complètement dévasté. A Malatya, des jeunes, qui, paraît-il, se seraient réjouis de la mort des douze soldats turcs à la frontière irakienne, ont été lynchés. S'étaient-ils vraiment réjouis ? On n'en sait rien. Toujours est-il que la fureur de la population ne semble pas se calmer.

Il faut l'admettre. Cela fait déjà un certain temps que l'on est en train d'encourager la population à sortir dans la rue. On ne peut pas faire comme s'il n'y avait jamais eu de déclarations ou de tracts poussant les gens à exprimer leur colère de cette façon. Mais, désormais, il apparaît que cette colère représente un danger dès lors qu'elle peut être incontrôlable. C'est ainsi que, depuis quelques jours, d'importants responsables à plusieurs niveaux de l'Etat ont appelé la population à faire preuve de retenue. Tout d'un coup, notre Etat s'est rappelé des événements de Sivas, Corum et Kahramanmaras [pogromes anti-alévis qui ont fait des dizaines de morts dans les années 1970 et en 1993].

Il y a dans la rue, sur Internet et, plus grave encore, à la télévision, des gens qui sans aucun complexe parlent avec beaucoup de légèreté de mourir, de tuer et de faire la guerre. La facilité avec laquelle certains tiennent de telles discours empoisonnés fait vraiment froid dans le dos. Notre colère est-elle due à la perte de douze de nos enfants ou bien s'agit-il d'exprimer autre chose ? On entend ainsi "Donnons une bonne leçon à Barzani !" Mais au final, qui va donc devoir faire cela ? Qui va donner l'ordre d'aller se battre à des soldats dont certains ne reviendront pas ? Ceux qui tiennent ou écrivent ce genre de propos ?

Alors que la Turquie est entraînée par le PKK dans une situation particulièrement grave, pourquoi des discours jusque-là inaudibles se font-ils maintenant entendre ? Rappelez-vous, il n'y a pas si longtemps [dans les années 1990], l'armée turque n'osait même plus s'aventurer dans certaines portions du territoire turc, les assassinats extrajudiciaires étaient légion, la torture tournait à plein régime, des bébés étaient tués dans le ventre de leurs mères et des écoles étaient brûlées… Je ne dis pas que nous devons nous féliciter de la situation actuelle. Non, bien sûr, nous devons en finir avec ce terrorisme. Pour autant, ne nous rendons-nous pas compte que cette colère incontrôlée contribue encore plus que tout à nourrir le terrorisme ? Il est donc temps que ceux qui parlent et qui écrivent tiennent un langage plus humain. (Radikal, Ismet Berkan, 26 octobre 2007)
  
Trois journalistes français retenus 24 heures en garde à vue

Trois journalistes français - deux travaillant pour l'agence de télévision Capa et un pour le quotidien Le Monde - ont été retenus 24 heures en garde à vue par la gendarmerie turque près de la frontière irakienne, accusés d'avoir filmé des militaires turcs, a indiqué jeudi l'un d'entre eux à l'AFP.

Au passage du poste frontière turc d'Habur (sud-est), mercredi en milieu de journée, les douaniers ont exigé de visionner trois cassettes tournées dans le sud-est de la Turquie, ce que le cameraman de Capa, Marc de Banville, a refusé, a raconté à l'AFP Guillaume Perrier, pigiste du Monde en Turquie. Le cameraman était accompagné d'une collègue, Berivan-Estelle Vigoureux.

"Les douaniers se sont énervés, ils ont frappé le cameraman, lui ont cassé ses lunettes et arraché violemment son matériel", a-t-il ajouté.

Après visionnage des cassettes, les trois journalistes ont été transférés au poste de gendarmerie de Verimli où ils ont été placés en garde à vue, accusés d'avoir filmé des militaires. "Je ne comprenais pas ce qui m'était reproché. J'avais eu le malheur d'avoir partagé la voiture de mes deux collègues pendant une vingtaine de km", a expliqué Guillaume Perrier.

"Les gendarmes ont attendu la fin des 24 heures de garde à vue pour nous présenter à un procureur", a-t-il ajouté, précisant que ce dernier s'était excusé auprès de lui et avait parlé d'une "erreur" en ce qui le concernait.

Il a alors été libéré vers 16H00 jeudi (13H00 GMT), et ses deux confrères un peu plus tard. Selon M. Perrier, les trois cassettes des journalistes de Capa ont été confisquées ainsi qu'une caméra.

La situation est actuellement très tendue à la frontière turco-irakienne après les menaces d'intervention armée d'Ankara en Irak contre les rebelles kurdes. (AFP, 25 oct 2007)

Recent Censorship Violates Right to Be Informed

The Contemporary Journalists' Association (CGD) and the Turkish Journalists' Trade Union (TGS) have condemned the ban on radio and television broadcasts about the battles in the Daglica region of Hakkari (south-eastern Turkey) enforced by the Radio and Television Supreme Council (RTÜK) on Deputy Prime Minister Cemil Cicek's order. The justification for the ban was that "the people's morale would be negatively affected".

Ahmet Abakay, chair of the CGD, called the step a "dictate which is not seen in democracies" and a "clear and primitive act of censorship". He pointed out that in the face of the terrorism which it had not been able to prevent, the government was using anti-democratic means: "The AKP government wants to see the media under its control."

Abakay demanded that RTÜK reject the government's demand immediately: "However, RTÜK is not independent enough to do that. Most of the members of RTÜK are, because of the way the laws work, elected by the AKP and supporters of the government."

He argued that if the anti-democratic measure was carried out in order to prevent "the morale of the people from being negatively affected and the people being driven to helplessness and despair in the face of terrorist acts", then the Prime Minister and other members of the government should also not be shown on screen.

The TGS board accused the government of "violating press freedom and the people's right to be informed." It defined the measure as "censorship". The trade union criticised the fact that the inability of the government to solve the problem of terrorism was being covered up with this censorship.

It added that radio and television foundations had also been pressurised by public opinion for "reporting on the martyrs between entertainment programmes", and that they were not left much choice between this criticism and the RTÜK measure.

The TGS further called on broadcasting institutions to act responsibly by reporting on events in a manner which would not affect children's psychology, provoke anger or hatred, or praise violence.
(BIA news centre, Erol Önderoglu, October 24, 2007)

Daily Gündem’s Website Shut Down

A court order shot down the website of “Ozgur Gündem” newspaper over publishing the statements of PKK’s HPG, following the killing of 13 soldiers in Hakkari. Users trying to access the site find a banner “banned by court order”, yet which court and the date of the order is not known.

Gündem’s executive Ramazan Pekgöz said it was yet another example of censorship.

Newspaper was shut down for a month for “making propaganda for a terrorist organisation” on 9 October. İstanbul Criminal Court Num. 12 shut down the paper over the report of a campaign in support Ocalan.

Gündem was shut down on 6 March for 30 days, on 9 April for 2 weeks, on 12 July for 2 weeks, on 8 September for 30 days. Defence lawyers carried the matter to the European Court. The website continued broadcasting until 23 October.
(antenna-tr.org, October 24, 2007)

L'UE exige toujours une révision du code pénal

La présidence portugaise de l'UE et la Commission européenne ont de nouveau réclamé mercredi l'abrogation ou la révision de l'article 301 du code pénal turc qui a permis de poursuivre des dizaines d'intellectuels pour "insulte à l'identité turque".

"Nous sommes convaincus que pour assurer la liberté d'expression, il faut absolument révoquer ou en tous cas modifier l'article 301, qui est un article beaucoup trop vague", a déclaré le secrétaire d'Etat portugais aux Affaires européennes Manuel Lobo Antunes dans l'hémicycle du Parlement européen à Strasbourg.

"Il est important de faire des progrès dans ce domaine si on veut des progrès dans les négociations d'adhésion", a-t-il ajouté.

La Turquie a commencé le 3 octobre 2005 ses négociations d'adhésion à l'UE, qui pourraient durer au moins 15 ans. Mais en deux ans, seuls 4 des 35 chapitres qui jalonnent ces pourparlers ont été ouverts.

A deux semaines de son rapport annuel du 6 novembre sur les progrès de la Turquie dans sa marche vers l'UE, le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn, a lui aussi insisté sur la modification de l'article 301, qu'il réclame en vain depuis des mois, voire des années.

"La Commission salue le fait que le gouvernement ait mis la réforme de la Constitution en tête de son programme, dans le but d'améliorer la démocratie et d'étendre les libertés individuels", a-t-il noté.

"Mais cela ne doit pas conduire à un report de réformes qui sont nécessaires aujourd'hui de façon urgente, comme la révision du tristement célèbre article 301 du code pénal et d'articles équivalents", a ajouté M. Rehn.

De manière plus générale, il a appelé la Turquie à "donner une nouvelle impulsion au processus de réforme".

Mais il a souligné que pour que ces appels européens aux réformes aient un écho en Turquie, il fallait que l'UE tienne elle aussi ses promesses et que "tous les Etats membres" devaient donc "continuer à soutenir les négociations d'adhésion".

"Nous devons donc ouvrir de nouveaux chapitres sans délai", a insisté le commissaire, estimant que deux chapitres pourraient être ouverts "dans les semaines qui viennent". (AFP, 24 oct 2007)

Ankara interdit la diffusion de programmes sur une attaque du PKK

Le gouvernement turc a ordonné mardi au Conseil de surveillance de l'audiovisuel (RTÜK) d'interdire la diffusion de programmes "négatifs" concernant une attaque menée dimanche par des rebelles kurdes, qui ont tué 12 soldats.

La censure n'existe pas en Turquie, mais le Premier ministre peut d'après la loi demander l'arrêt de certains programmes "lors de situations dans lesquelles la sécurité nationale le requiert clairement ou quand le risque de trouble à l'ordre public est élevé".

Le RTÜK a cité une lettre du vice-Premier ministre Cemil Ciçek, ordonnant une interdiction de diffusion pesant sur "les émissions consacrées à l'attaque terroriste susceptibles d'avoir un impact négatif sur l'ordre public et le moral (...) en donnant l'impression d'une faiblesse des forces de sécurité". (AFP, 23 oct 2007)

BIA Quarterly Report: 125 People Tried For Their Expression

In the last three months, 125 people, mostly journalists, and six media agencies have been tried for activities which could be interpreted as being within the framework of the freedom of expression.

Although Articles 301 and 216 of the new Turkish Penal Code continue to worry people, national and international campaigns calling for justice are on the rise too.

A 19-page quarterly report for the months of July, August and September 2007 has been published by the BIA Media Monitoring Desk (see bianet's Turkish website). The full report will also be translated into English and published on this website.

The report contains information on 158 people and 82 court cases in domestic courts as well as the European Court of Human Rights (ECHR).

The monitoring desk reports the violations of press freedom under the headings "attacks and threats", "detentions and arrests", "trials and initiatives", "corrections and redress", "European Court of Human Rights", "reactions to censorship" and "implementations of RTÜK [the Radio and Television Supreme Council]" .

Articles 301 and 216

Article 301, which has cause more than a hundred people to find themselves in court since 1 June 2005, has been the reason for 15 trials of 22 people, mostly journalists, in the last three months.

Writer Emin Karaca, student Durmus Sahin, singer Ferhat Tunc, publishers Ragip Zarakolu and Mehmet Ali Vural, journalists Arat Dink and Serkis Seropyan, human rights activists Eren Keskin, Ferhat Bayindir, Hakan Tastan and Turan Topal still have to defend themselves against charges brought under Article 301.

Furthermore, the last three months have seen 12 people sentenced under Article 216 of the Penal Code (the former Article 312), referring to "incitement to hatred and hostility".

Do not write about "Turkish citizens" or "Kurdistan"

The Supreme Court of Appeals overturned the acquittal of Prof. Dr. Ibrahim Kaboglu and Prof. Dr. Baskin Oran, who had suggested the concept of "Turkish citizenship" [Türkiyelilik] instead of "Turkishness" [Türklük] in their Minority Rights Report. According to the new decree, a redefinition of minority would endanger the "unitary state and the indivisibility of the nation".

Yasin Yetisgen, owner and editor of the local Coban Atesi (Shepherd's Fire) newspaper in Gaziantep, has not only been in prison for writing that "Antep is an industrial city in the North of Kurdistan"; he is also on trial under Article 216.

Cartoonist sentenced

Prime Minister Recep Tayyip Erdogan has often targeted cartoonists by taking them to trial; finally, a mayor in Kocaeli managed to get cartoonist Muhammet Sengöz, of the "Özgür Kocaeli" (Free Kocaeli) newspaper sentenced for a caricature entitled "What is next mayor?". The sentence of 11 months and 20 days imprisonment was converted into a fine of 7,000 YTL.

Long detentions

The above mentioned Yasin Yetisgen and Erzurum student Durmus Sahin were both detained "as a precautionary measure". News editor Sait Bayram and reporter Firat Avci, of the Diyarbakir "Söz TV" were detained for one month after accusing a judge of corruption. 22 journalists and 6 media agencies have been sentenced to 10,246,000 YTL fines and 23 years, 10 months and 20 days imprisonment for "defamation" and "insults". In Europe there are no prison sentences in such situations.

Muzaffer Erdogdu, Taner Akcam, Ilhan Selcuk, Erdal Dogan, Hincal Uluc, Cüneyt Arcayürek, Yücel Sayman, Yakup Önal, Güngör Uras, Metin Münir and Sinan Kara are all facing compensation claims or the threat of imprisonment with this kind of charge.

A retired judge is demanding 100,000 YTL compensation from editor Nurgül Balcioglu of the Gaziantep Sabah newspaper. Balcioglu had criticised the judge's claim that "In nine out of ten murders, a woman is involved".

Former Naval Commander and retired General Özden Örnek is demanding that editor Alper Görmüs of the Nokta magazine be imprisoned for 6 years and 8 months for publishing a news item concerned with claims of a military coup.

Attacks and threats

In the last three months, five journalists have been attacked and four journalists have received threats. During the second quarter, which included the 1 May police violence, 17 journalists had been attacked and 6 had been threatened.

The report also writes about journalist Ali Bayramoglu, who first reported about the You Tube clip which combined nationalist singer Ismail Türüt's song "Plan, Don't Make a Plan" with a video clip glorifying the murder suspects of journalist Hrant Dink. It also writes about journalist Türker Alkan, who has been receiving death threats.

ECHR: More sentences, but lower sums

In the relevant period, the ECHR sentenced Turkey to a total of 14,500 Europs compensation in 32 cases of violations of the freedom of expression. Because most appeals to the ECHR had not specified any amounts, this sum is much lower than the 78,250 Euros of the second quarter.
Law on Terrorism

The report also writes about how the Law on Terrorism has been applied. After 23 people were arrested in "Operation Gaye", targeting the Marxist Leninist Communist Party (MLKP), Füsun Erdogan, broadcasting coordinator of "Özgür Radio" (Free Radio), Ibrahim Cicek and Sedat Senoglu, the editor-in-chief and publication coordinator for the "Atılım" newspaper respectively, will finally appear in court on 26 October, 14 months after their arrest.

Reporter Sebati Karakurt and editors Hasan Kilic and Necdet Tatlican of the Hürriyet newspaper have been sentenced to 455 YTL, 40,000 YTL and 20,000 YTL respectively for a feature report on a PKK camp on Kandil Mountain. Should the fines not be paid by 13 November, imprisonment is still possible.

In addition, the trial of 56 mayors from Kurdish cities continues. They had written to the Danish Prime Minister asking him not to close Roj TV, the satellite TV channel which is illegal in Turkey, but watched by many Kurds.

There are good news, too...

The Army Mutual Aid Foundation (OYAK) has withdrawn its demand of 10 million YTL compensation from Güngör Uras and Metin Münir.

A penal court in Mus, eastern Anatolia, has given  Mahsun, Fatih and Ferit Yilmaz suspended sentences of two years imprisonment each for threatening Emrullah Özbey, owner of the "Haber 49" (News 49) newspaper. The Yilmaz relatives had threatened Özbey because he had criticised their relative Medeni Yilmaz, an MP for the ruling Justice and Development Party (AKP). (BIA news centre, Erol Onderoglu, October 21, 2007)

Various writers, activists, journalists still facing prosecution

Before the Progress Report of the European Union, EU authorities had called for the abolition of Article 301, and Turkish government officials had signalled that changes were on the way.

However, Article 301 continues to be used to prosecute journalists, writers and human rights activists.

Bayindir: Acquitted and now retried

For instance, the prosecution has appealed against the acquittal of Ferhat Bayindir, the head of the Human Rights Association (IHD) branch in Batman, in the south-east of Turkey.

Lawyer Bayindir had taken on the case of Hasin Is, who had been killed in front of the Batman Municipality building two years ago. Bayindir himself was put on trial after a press statement he made on 16 June 2005. He was accused of "insulting the police force". While the Batman Heavy Penal court acquitted Bayindir on 4 October, prosecutor Zeki Yalcin took the case to the Supreme Court of Appeals.

Speaking at a hearing, Bayindir had said: "The press statement needs to be evaluated in terms of the freedom of expression and the right for defense. There was no criminal intention. I was defending my client's rights and the law."

Zarakolu and Tuygan still on trial

In another 301 case, publisher Ragip Zarakolu is still on trial for publishing the Turkish translations of Prof. Dr. Dora Sakayan's "An Armenian Doctor in Turkey", the memoirs of Dr Garabet Haceryan in Izmir, and George Jerjian's "The Truth Will Set Us Free". The translator of Sakayan's book, Atilla Tuygan, is also on trial.

At a hearing at a penal court in Istanbul on 3 October, a letter by author Jerjian was presented, but because he lives abroad, Zarakolu is still on trial.

The prosecution is demanding up to 7.5 years imprisonment for Zarakolu for "insulting and ridiculing the State and the Republic" and "insulting the memory of Atatürk". For translator Tuygan the prosecution is demanding up to six years imprisonment for "degrading Turkishness" and "insulting and ridiculing the army".

The case will continue on 5 December.

Karaca: On trial for five years

A third case under Article 301 is against Emin Karaca, writer for the journal "Yazin". He had criticised the army for executing student revolutionaries Deniz Gezmis, Yusuf Aslan and Hüseyin Inan.

Karaca's case, under Article 301/2, was continued on 3 October and the next hearing is on 27 November.

Karaca has been on trial for five years.  He was initially tried with Dogan Özgüden and Mehmet Emin Sert and was given a suspended prison sentence in September 2005.

The sentence was then converted to a 900 YTL fine. The court decision was then overruled by the Supreme Court of Appeals because of a technicality. Sert was then acquitted and Özgüden's file was separated from the case.

Tunc: Three years imprisonment demanded

Kurdish singer Ferhat Tunc has also been on trial for a long time. After writing an article entitled "A Revolutionary Leyla and a Song" in the "Yeniden Özgür" newspaper, published on 19 January 2004, he has been on trial for three years for "insulting and ridiculing the court."

Tunc had criticised the court case in which Leyla Zana and other former DEP MPs had been tried while in detention.

The court case will continue on 13 December. Both Tunc and Mehmet Colak, the editor of the newspaper, who lives abroad, are on trial. The prosecution is demanding a prison sentence of three years. (BIA news centre, Erol Onderoglu, October 19, 2007)

What is criminal, what is not?

As the line between what is criminal and what is not, moves very close to the line between what is liked and not liked, let us remember the European Court of Human Rights’ (ECHR) case law in Handyside case. Turkey accepted the jurisdiction of ECHR in 1989, and article 90/5 of Turkish Constitution accepts the European Convention of Human Rights (EHRC) as an upper norm/domestic law. European Court’s decision in Handyside case was based on EHRC. European Court stated:

Freedom of expression constitutes one of the essential foundations of [democratic] society, one of the basic conditions for its progress and for the development of every man. This right is applicable not only to ‘information’ or ‘ideas’ that are favourably received or regarded as inoffensive or as a matter of indifference, but also to those that offend, shock or disturb the State or any sector of the population”. These are the demands of pluralism, tolerance and broadmindedness without which there is no democratic society.

This Week's Striking and Troubling Examples:

Accused: Mehmet Pamak, Yusuf Tanriverdi

Court and Date of Hearing: Ankara 3th Criminal Court of First Instance, 23 October 2007 at 11:00 am

Introduction: Foundations Headquarters opened a case against ILKAV to close it down and also filed complaints against the speakers over the speeches of Mehmet Pamak and Yusuf Tanrıverdi at a panel discussion “Education System and Religion Classes in Official Ideology” organised by İLKAV on 03 December 2006. Ministry of State in charge of Foundations, M. Ali Şahin ordered Foundations Headquarters to act. A case has been opened against the two speakers with the charge of "insulting Republic and the military organisation of the state".

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